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Nivellement par le bas ou par le haut : les risques des réglementations

Les Echos – 23 novembre 2015 :

A l’heure du très attendu choc de simplification du cadre professionnel et législatif français, les projets de lois s’accumulent, se suivent… et ne se remplacent pas assez souvent.

La simplification, un vœu pieu en opposition frontale avec le sacro-saint principe de précaution qui soulève le débat quasi-philosophique du besoin de définir les limites de la légalité et de la liberté économique.

La simplification, oui mais pas pour tout le monde.

Dire que les entités financières ont vu leur cadre réglementaire évoluer et se renforcer est un doux euphémisme qui ravive en permanence la question de la place de l’Etat dans l’économie et plus particulièrement dans le financement de l’économie et la sécurisation des acteurs financiers. Dans ce jeu politique qui oppose un lobby bancaire à un superviseur, symbole de la bureaucratie européenne, et à des politiques totalement étrangers à la gestion opérationnelle d’une entreprise privée, symbole de la vraie fracture sociale, légiférer est un jeu dangereux qui pénalise tout le monde, rassure certains, et parfois coûte cher.

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Volkswagen, affaire Kerviel, Enron : pourquoi l’histoire se répète ?

Les Echos – 24 novembre 2015 :

Afin de pouvoir faire face au scandale des moteurs truqués, le n°1 mondial des constructeurs a annoncé cette semaine une réduction et une réorientation de ses investissements pour 2016. Le groupe Volkswagen ne pouvait savourer plus longtemps cette place de leader âprement gagnée sur General Motors et Toyota, dans une lutte planétaire féroce et dans un contexte de marché en surcapacité de production.

Le scandale Volkswagen résulte d’une simple équation présentée au directoire : investir plusieurs centaines de millions d’euros dans le développement d’un nouveau moteur conforme au seuil d’émissions aux USA (2 fois plus bas qu’en Europe) ou surfer sur un bon vieux moteur diesel amorti et éprouvé. Le schéma de décision s’est vite orienté sur ce rafistolage d’apparence à l’aide d’une astuce logicielle. La supercherie a étonnamment tenu très longtemps (7 ans, l’enquête en cours le dira) face aux différents contrôles, mais comme toute manipulation, le pot aux roses finit par être découvert de façon fortuite. La chute n’en est pas moins vertigineuse…

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Banque de détail : d’une logique de réseau à une logique de distribution

Les Echos – 11 novembre 2015 :

Les profonds changements intervenus depuis quelques années dans le secteur bancaire, portés par la transformation digitale, conduisent les grands acteurs à faire évoluer leur modèle historique de banque de réseau.

Avec une diversité de profils clients allant du digital natif entièrement autonome au non- initié attaché au modèle relationnel traditionnel, les banques sont confrontées à la nécessité de repenser leur organisation pour s’adapter. Comment l’offre des banques doit évoluer pour intégrer ses changements et réussir une approche omnicanal pertinente ? Quelles inspirations peuvent-ils puiser dans d’autres secteurs confrontés à des problématiques similaires ?

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Le digital rend-il vraiment toutes les entreprises plus performantes ?

Xerfi Canal TV a reçu Jean-Marc Zuliani, Senior Manager chez VIATYS Conseil, membre du groupe Square, pour s’interroger sur le lien – pas forcément évident – qu’il y a entre investissement dans le digital et performance de l’entreprise. Mais est-il encore pertinent de se poser cette question à l’heure d’un succès comme Google ou encore Uber ?

Une interview menée par Thibault Lieurade.

 

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Volkswagen : erreur de stratégie ou erreur stratégique ?

Au-delà de la dimension réglementaire du scandale Volkswagen (Cf. l’article d’Adrien Aubert dans La Tribune du 29 septembre), cette affaire est un véritable cas d’école en termes de stratégie d’entreprise et des théories qui la sous-tendent, comme celles des parties-prenantes et de l’intelligence économique.

Le client Roi est mort, vive le régulateur !

Comment Volkswagen, une entreprise si économiquement performante, a pu faire une telle contre-performance alors même que la qualité mécanique, la sécurité de ses voitures et la satisfaction des clients n’ont pas été remises en cause ? Rappelons d’abord que le régulateur n’a fait qu’accomplir sa mission en sanctionnant une irrégularité. La responsabilité de ce « scandale » et de ses conséquences afférentes repose donc sur Volkswagen. Ceci constitue une excellente matière à réflexion pour discerner l’erreur de stratégie ou l’erreur stratégique commise.