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Faillites bancaires…et à la fin, les particuliers payent

La Tribune – 28 Janvier 2016 :

La cacophonie actuelle autour des frais de tenue de comptes nous fait oublier l’entrée en vigueur du mécanisme de résolution unique au 1er janvier 2016, s’appliquant aux faillites bancaires. Simple coïncidence ou orchestration parfaite ? Au menu, la possible ponction des comptes des particuliers, qui sale l’addition autrement que la facturation des comptes courants, laquelle n’était finalement qu’une légère mise en bouche !

Est-il encore besoin de rappeler l’ampleur des politiques d’endettement public qui devaient tenter de sauver l’activité économique post crise des subprimes ? Ces tactiques court-termistes se sont traduites dans certains pays européens par une explosion des dépenses partiellement financée par le levier fiscal. Il n’est pas totalement infondé de considérer que les contribuables ont alors indirectement assumé le coût (et aujourd’hui le coup) de la crise pour le compte de certaines banques. Ils sont désormais mis plus directement en première ligne avec l’entrée en vigueur de la « Banking Recovery and Resolution Directive » (BRRD), complétée du règlement « Single Resolution Mechanism », dernières briques de l’Union Bancaire, après le mécanisme de supervision bancaire en place depuis fin 2014, voulue en réponse politique aux déficiences de l’encadrement des activités financières des années 2000.

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Chute de la bourse chinoise : Quels enjeux économiques à moyen terme ?

Depuis le début 2016, les bourses chinoises inquiètent les acteurs économiques mondiaux car les pertes liées à ces indices sont assez impressionnants (-10% lors de la première semaine de 2016) ; les bourses atteignent même leur plus bas depuis Septembre 2015.

Les autorités chinoises essayent de circoncire ce mouvement qui pourrait avoir des conséquences néfastes et provoquer une véritable guerre des monnaies à moyen terme. Illustration faite, le jeudi 07 janvier 2016, de la fermeture prématurée des différentes places chinoises après avoir chutées de 7,32% ; les autorités veulent à tout prix éviter un krach boursier qui pourrait être fort dommageable pour son économie.
Ces nouveaux troubles venant de l’Empire du milieu a des répercutions au niveau mondial, avec l’affectation des bourses Européennes (notamment le CAC 40, les Indices boursiers Norvégiens, Suédois, Danois, Espagnol) et Asiatiques (indices Japonais et Hong Kongais).

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Le modèle des soldes est-il mort ?

Les Echos – 20 janvier 2016 :

Les soldes ont constitué un modèle de vente des stocks et de promotion des magasins pendant des décennies. Le déclin relatif des ventes en période de soldes laisse néanmoins présager un abandon de ce modèle, qui fait face à la terrible concurrence de la vente en ligne.

Il est loin le temps où les gens se massaient devant les grilles des grands magasins et se ruaient à l’intérieur à la recherche de la bonne affaire à ne pas manquer le premier jour des soldes à la première heure…loin le temps des demandes de RTT, ce fameux premier mercredi de janvier ou juin : les règles du jeu du commerce ont changé radicalement ces dernières années. Et cette tendance ne fait que s’accentuer.
Pourquoi Ventes privées, Black Friday, promotions, réductions, liquidations, déstockages, pré-soldes, opérations commerciales récurrentes – les 3J des Galeries Lafayette, les 8 Jours en OR du Printemps, les 6 jours du Bazar pour le BHV, les TBM du Bon Marché… pour ne citer que celles des grands magasins –, il n’y a désormais plus cette attente exacerbée des soldes qui marquait un vrai tournant dans les comportements d’achat des consommateurs.

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La course aux brevets d’Airbus : une stratégie gagnante d’innovation

La Tribune – 14 janvier 2016 :

Anticipant la montée en puissance de son nouveau concurrent chinois, le groupe accélère le rythme de l’innovation et de dépôts de brevets.

Le 24 novembre 2015, les Etats-Unis validaient le brevet déposé par Airbus un an plus tôt proposant un avion modulaire composé d’une part d’une cabine amovible avec sa soute entièrement configurable et d’autre part du reste de l’appareil : le cockpit, les ailes, les moteurs, les roues et la queue. L’idée est d’adapter le système des conteneurs déposés sur les poids lourds pour faire gagner un temps précieux entre le débarquement et l’embarquement des passagers, qui dure en moyenne une trentaine de minutes. La course à l’optimisation du temps des vols des aéronefs est une question économique ; l’immobilisation d’un avion coûte environ et en moyenne un peu plus de 20 000 Euros par jour.

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Gestion de la liquidité : et si la prochaine crise bancaire était règlementaire ?

Après les turbulences observées au cours de la crise des subprimes en 2007 et la crise souveraine de 2011, le monde bancaire traverse aujourd’hui un nouveau type de crise : une réglementation stricte, un environnement économique et social sous tension, un business model en péril…

Les banques tentent, tant bien que mal, de suivre la cadence imposée tout en essayant de transformer leur activité : un pari difficile, exigeant, et le plus souvent sans récompense à l’arrivée car signifiant une perte de rentabilité.

Et si l’on en croit l’ACPR et le comité de Bâle, la mise en place des normes réglementaires risque encore de s’accélérer dans les prochaines années. Et si nous étions tout simplement au bord d’une crise « réglementaire » ?

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Comptes courants : la facturation en question

Les Echos – 15 janvier 2016 :

La généralisation de la facturation des comptes courants en France en 2016 suscite des interrogations. Pourquoi ces frais ? Sont-ils légitimes ?

Malgré une fin d’année 2015 et un début d’année 2016 largement et malheureusement marqués par des sujets de société, un sujet économique a refait surface une nouvelle fois : celui des frais bancaires, encore et toujours. En effet, différentes annonces de banques françaises autour de la facturation des comptes courants ont suscité interrogations et réactions, certaines associations comme l’AFUB (Association Française des Usagers des Banques) se positionnant même en faveur d’une intervention du ministre des Finances sur le sujet.

Une facturation qui se généralise

Cette facturation des comptes courants au sein des établissements bancaires français, certes amorcée il y a quelques années, prend dernièrement un nouveau virage. Après les sept fédérations du Crédit Mutuel en octobre dernier, BNP Paribas et la Société Générale facturent la tenue des comptes courants depuis le 1er janvier.

LCL suivra, courant 2016, ainsi que certaines caisses régionales des différents groupes mutualistes : à titre d’exemple la Caisse d’Épargne Île-de-France, dernière Caisse d’Épargne ne facturant pas la tenue de compte, fera désormais payer ce service.

Il s’agit d’un mouvement massif et visible qui entraîne par conséquent des réactions. Il est vrai que l’on peut se demander pourquoi cela intervient après que les différents gouvernements qui se sont succédé depuis des années ont par ailleurs œuvré pour la réduction des frais bancaires imposés aux Français, car, rappelons-le, la détention d’un compte courant est nécessaire pour percevoir son salaire.

Pourquoi une telle tendance aujourd’hui, à contre-courant et de manière relativement concomitante des établissements bancaires français : clients et associations de consommateurs s’interrogent.

Une décision mal expliquée

Si la décision de beaucoup d’établissements bancaires français de facturer la tenue des comptes courants apparaît comme une tendance relativement uniforme, on ne peut pas en dire autant des tarifs appliqués, ni même des raisons évoquées par chacune d’elles.

Certaines parlent de la gestion quotidienne de ces comptes et de la qualité de service, d’autres d’investissements dans la modernisation du réseau et dans le digital, voire de la lutte contre la fraude ou encore de la sauvegarde du réseau et des emplois : de quoi laisser les clients perplexes.

Certains établissements mettent en avant le fait que cette facturation, pour la tenue du compte courant, ne s’appliquera pas aux jeunes, ni aux clients dits fragiles, ni même aux clients titulaires d’une offre groupée de services (package). Concernant les packages, le sujet reste sensible, car certaines banques l’ont presque imposé à l’ouverture de compte avec un certain nombre de produits et services, peu voire pas utilisés par les clients.

Des sources de revenus de plus en plus faibles pour la banque de détail

En réalité, beaucoup de raisons ont conduit à la mise en place de ces frais et principalement la baisse du PNB sur deux types d’opérations. Tout d’abord, le crédit immobilier avec la faiblesse persistante des taux d’intérêt, voire leur renégociation, qui a entamé les marges.

Ensuite, la facturation des incidents liés au fonctionnement du compte, qui est de plus en plus encadrée et de moins en moins rémunératrice. En effet, après la gratuité instaurée pour les clients dits fragiles, la gratuité des virements et prélèvements, le plafonnement des commissions d’intervention suite à la loi bancaire de 2013, c’est récemment le plafonnement des frais pour compte inactif qui a été introduit par la loi Eckert.
Les banques se voient quasi contraintes de trouver d’autres sources de revenus récurrents. Enfin, il ne faut pas perdre de vue une autre réalité économique : le compte courant français est un compte chèque. Les banques fournissent donc un moyen de paiement gratuit à leurs clients et ce moyen de paiement entraîne un coût de traitement élevé et surtout, il résiste. On annonce sa disparition imminente depuis plus d’une décennie, mais le chèque demeure bel et bien là et ses coûts de traitement doivent être couverts, d’une manière ou d’une autre.

Rappelons d’ailleurs que, la facturation du chèque, sujet un moment mis sur la table en contrepartie d’une rémunération du compte courant, ne verra sans doute jamais le jour.

Un écart tarifaire qui se creuse

Les banques en ligne ne facturent pas la tenue du compte. La différence de facturation va donc encore s’accroître entre banques traditionnelles facturant désormais massivement ce service et banques en ligne ne le facturant pas et multipliant offres de bienvenue et gratuité.

Mais il ne faut pas s’y tromper : ces dernières sélectionnent en fait leurs clients qui doivent justifier d’un certain niveau de revenus et les domicilier afin de pouvoir ouvrir un compte dans une banque en ligne à des conditions avantageuses. Idem pour la carte bancaire qui est gratuite sous conditions de revenus ou d’épargne confiée.

Aujourd’hui, les revenus perçus ou les avoirs détenus par les clients déterminent donc le prix payé pour disposer d’un compte et d’une carte bancaire, certains clients restant « captifs » des banques traditionnelles.
Dans un écosystème mouvant, où beaucoup d’acteurs aux modèles disruptifs ont pour objectif de concurrencer les banques sur certaines de leurs activités, il est fort à parier que le « bruit ambiant » autour de ce sujet n’aura pas aidé nos banquiers à redorer leur blason.

Par ailleurs, au moment où Orange officialise son projet Orange Banque et annonce par la voix de son PDG, Stéphane Richard, vouloir devenir le « Free de la banque », le sujet des frais bancaires a encore de beaux jours devant lui…

Karim Terbeche, Project Manager du cabinet VERTUO Conseil

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L’uberisation de la banque : fantasme ou réalite ?

Phénomène et terminologie qui inondent nos médias et notre quotidien, depuis le début de l’année 2015, l’ « uberisation » semble pouvoir se propager à tous les secteurs d’activité y compris à celui de la banque.

L’ « uberisation » pourrait se définir comme l’émergence de nouveaux acteurs qui disposent d’une innovation en rupture avec les modèles traditionnels. Les acteurs traditionnels verraient ainsi leur part de marché et leur position dominante se réduire au profit de ces nouveaux entrants et tout cela dans un délai extrêmement bref.

L’industrie bancaire qui jusqu’alors apparaissait comme un secteur protégé et parfaitement étanche se trouve confronté à une nouvelle concurrence. Depuis plusieurs années, de nouveaux acteurs technologiques que l’on appelle les « FinTech » – contraction de Finance et Technologie -, arrivent sur ce secteur, à l’image du service de paiement en ligne Paypal, mais sans vraiment pour le moment compromettre le monopole des acteurs bancaires historiques.

Est-ce qu’une nouvelle start-up ou entreprise FinTech issue du numérique peut venir remettre en cause les modèles d’affaires établis dans le secteur bancaire ? Une ou plusieurs start-ups peuvent-elles venir bouleverser l’establishment des grands acteurs bancaires en France ?

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Pilotage financier sans budget

« Budgéter, c’est piloter » c’est pourquoi l’enjeu principal du budget est d’atteindre les objectifs fixés par la direction du groupe et les actionnaires. Il est défini par une cible et permet de déterminer les paramètres sensibles de l’activité d’une entreprise et d’ajuster les prévisions de revenus et de coûts.

Pour la direction du contrôle de gestion d’une entreprise énergétique, le budget a aussi pour fonction « de rassurer le management car il fixe des limites et permet de les sensibiliser à la gestion de leur activité à travers la fixation d’objectifs chiffrés.». Pour toutes ces vertus le budget est aujourd’hui l’outil de référence du pilotage financier.

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La gestion de campagne, une brique incontournable du CRM

La gestion de campagnes marketing permet de piloter des actions marketing, de les planifier (e-mailing, mailings, télémarketing, SMS, salon événementiel….), de les suivre, de les analyser sous un angle statistique, en adaptant et personnalisant les messages, notamment, à l’aide d’outils qui permettent de questionner la base de données clients. Le but est, de cibler les personnes appropriées, en améliorant la relation avec chaque client et de les inciter à l’achat.

C’est une brique incontournable dans l’édifice du CRM. Le CRM regroupe l’ensemble des dispositifs ou opérations de marketing ou de supports ayant pour but d’optimiser la qualité de la relation client, de fidéliser et de maximiser le chiffre d’affaires ou la marge par client. Le CRM regroupe à la fois des techniques d’analyse de données clients, des opérations marketing et des opérations de support. Il s’agit d’exploiter tous les canaux possibles dès lors que nous disposons de la donnée client en base. Ainsi, la gestion de campagnes se place plutôt à la fin d’un processus CRM. Une fois la base de données clients étudiée et segmentée, le plan de campagnes et le programme de fidélité actés, les équipes procèdent aux ciblages décidés et suivent leurs évolutions et résultats.