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Les Investissements Socialement Responsables : reflet d’une prise de conscience durable ou simple artifice marketing ?

Les Echos – 27 mai 2016 :

Les évènements historiques et géopolitiques, catalyseurs des ISR… Historiquement, les Investissements Socialement Responsables trouvent leur origine dès le XIIIe siècle aux États-Unis au travers d’un mouvement religieux protestant (les Quakers) qui interdit à ses membres d’investir et de tirer profit dans des opérations liées à l’industrie de l’armement et à l’esclavage.

Historiquement, les Investissements Socialement Responsables trouvent leur origine dès le XIIIe siècle aux États-Unis au travers d’un mouvement religieux protestant (les Quakers) qui interdit à ses membres d’investir et de tirer profit dans des opérations liées à l’industrie de l’armement et à l’esclavage. Plus tard, dans les années 20, d’autres congrégations religieuses, notamment les anabaptistes, refusent toute forme d’investissement dans ce qu’ils appellent les sin stocks (les actions du péché) : alcool, jeux, tabac. L’investissement socialement responsable n’est que très embryonnaire et progresse alors très lentement jusqu’à la fin des années 60.

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Areva : l’État sans courage

L’Express  – 25 mai 2016 :

Croissance incontrôlée, scandale UraMin, diversifications hasardeuses… Tout s’est passé comme si l’actionnaire de référence du groupe nucléaire n’avait jamais réussi à faire entendre sa voix auprès de ses dirigeants.

Et dire qu’en 2005, lorsqu’il est arrivé à la tête du groupe nucléaire russe Rosatom, Sergueï Kirienko rêvait de ressembler au leader incontesté du secteur, un certain Areva… Aujourd’hui, Rosatom rayonne sur la planète nucléaire. Ses réacteurs n’ont rien à envier à ses homologues occidentaux, il en construit même une trentaine dans le monde. A l’inverse, le fabricant français vit les heures les plus sombres de son histoire : pertes abyssales, projet industriel à la dérive (Finlande), scandales financiers (UraMin)…

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Banques et Fintech : Antagonisme ou Synergie ?

Avant toute chose que sont les fintech ? Les fintech (contraction des mots Finance et Technologie) sont des start-ups innovantes qui se situent dans le secteur de la banque, de l’assurance et plus généralement de la finance. Elles ont pour particularité de repenser les services bancaires traditionnels sous le prisme de la technologie. On les retrouve entre autre dans les secteurs du financement participatif (ulule, kiss kiss bank bank…), la gestion de patrimoine (Yomoni, Fundshop, WeSave…), les outils de paiement (Payname, slimpay, lepotcommun…).

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Lutte contre la corruption : la loi du minimum

Le Monde – 18 mai 2016 :

Le projet de loi Sapin 2 ne dépasse guère les standards internationaux de base sur cette question, même s’il étend leur application aux entreprises de taille intermédiaire.

Mise à l’index pour ses mauvais résultats en matière de lutte contre la corruption, la France devrait prochainement améliorer son score dans les classements des organisations non gouvernementales (ONG) grâce à la loi Sapin 2. Celle-ci va en effet faciliter les poursuites pénales dans les affaires de corruption et de trafic d’influence impliquant des agents publics étrangers. Signataire en 1997 de la convention de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)sur la lutte contre la corruption, la France avait été épinglée en 2014: aucune entreprise n’y avait été condamnée depuis 1997! Sur ce point, la loi devrait corriger la situation, après dix-neuf ans d’attente.

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La websérie, nouveau format de communication des banques?

Stratégies – 12 mai 2016 :

La banque et l’humour, paradoxe? Non. Les banques utilisent un nouveau format pour communiquer différemment et rendre les produits et services bancaires plus «sexy», notamment auprès des jeunes. Zoom sur les webséries.

Les jeunes, la rentabilité de demain pour les banques

Capter des jeunes pour entretenir une relation long terme. Une cible compliquée à séduire, habituellement insensible aux produits bancaires et qui reste attachée à la banque des parents. C’est donc via des webséries que les banques tentent de séduire ce segment. Les youtubeurs, humoristes qui créent leurs vidéos sur la plateforme de Google via leur chaîne, disposent d’une grande audience auprès des jeunes. La chaîne Norman fait des vidéos compte 7 427 778 abonnés, et la chaîne de Cyprien 8 887 371. En observant ce phénomène, les banques se sont appropriées un canal, en créant des sketchs avec ces nouvelles stars du web.

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Projet de loi El Khomri : et si les clés de la gestion de projet et de la conduite du changement en entreprise avaient été utilisées ?

Dans l’univers de l’entreprise, ce projet de loi s’apparenterait sans nul doute à un projet sensible voire stratégique, ne serait-ce que par l’ampleur de la rupture qu’il génère d’un point de vue culturel. Alors que ce projet semble réunir contre lui une importante majorité (67% des Français se disant opposés à la loi selon le sondage Odoxa du 3 mars dernier), certaines clés de la gestion de projet et de la conduite du changement, utilisées habituellement en entreprise, auraient certainement pu aider à changer les choses.

L’objet de cet article n’a clairement pas pour objectif de juger du fond. Nous nous limiterons ici à utiliser ce cas d’école en le passant au filtre de la gestion de projet : une entreprise nommée Etat avec Madame El Khomri comme chef de projet de la nouvelle loi travail.

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Conduire le changement à l’ère digitale : remettre les doigts dans le cambouis des organisations

Les Echos – 9 mai 2016 :

BNP Paribas a présenté jeudi 14 avril en Comité central d’entreprise un plan de départs volontaires dans sa banque de financement et d’investissement (BFI) en France. Dans le même temps, 221 postes seront créés sur des compétences nouvelles, liées notamment au digital et à l’industrialisation des métiers de marché et de financement sur les marchés.

Il s’agit notamment de recruter des spécialistes de la Blockchain ou des Data Scientists. À l’instar de LCL ou de la Société Générale, pour ne parler que du trio historique, la « digitalisation » apparaît ainsi de prime abord comme une réponse aux contraintes concurrentielles, d’ailleurs de nature différente, découlant aussi bien de l’anticipation des prochaines exigences réglementaires – Bâle IV – et le surcroît d’exigence en capital de ces métiers (règles liées aux risques opérationnels, au ratio plancher sur les modèles internes, à la pondération des positions de marché), et la volonté de connaître et d’accompagner le client de bout en bout (Big data, nomadisme, etc.).