Comment la réforme européenne sur la protection des données va impacter les banques et assurances ?

En mai 2018, la nouvelle réforme européenne sur la protection des données entrera en vigueur. Elle vise à augmenter et faciliter le contrôle des données personnelles des citoyens européens, données manipulées en permanence par les banques et assurances.

Le Parlement Européen vote la réforme sur la protection des données

Après plus de quatre ans de travaux, le Parlement Européen a finalement voté en avril 2016 une réforme majeure sur la protection des données des citoyens européens (Règlement général sur la protection des données ou RGPD). Cette réforme vient remplacer la directive établie en 1995,  date à laquelle internet en était encore à ses balbutiements. La directive sera applicable dans tous les pays de l’UE deux ans après sa publication au Journal officiel, soit en mai 2018. D’ici là, l’ensemble des états membres devront avoir traduit le règlement dans leur législation nationale.

Interview de Jérémy Girard, co-fondateur de Fiduceo, fintech leader français des solutions de gestion de finances personnelles en ligne (PFM ou Personal Finance Management), achetée et intégrée à Boursorama en 2015

Jérémy Girard, co-fondateur de Fiduceo

Qu’est-ce que Fiduceo ?

Fiduceo est une fintech née de la fusion de 2 start-up : la première, que j’avais moi-même créée, proposait de l’agrégation de documents, et la seconde, créée par Pierre Villeroy de Galhau et David Godat, offrait un outil de gestion des finances à ses clients.

Nous avons réuni nos savoir-faire respectifs en 2012 pour créer Fiduceo. Notre ambition : simplifier la gestion administrative et financière des français. Fiduceo développait et fournissait des outils technologiques optimisant la relation bancaire en ligne tels que l’agrégation de comptes bancaires et de documents, la catégorisation automatique des dépenses, le coffre-fort numérique et le service d’alertes personnalisables.

Boursorama souhaitait proposer un espace bancaire unique et mobile en France par la richesse de ses fonctionnalités. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler avec la Banque en 2014 et qu’en 2015, nous rejoignions le Groupe.

Aujourd’hui, ce sont 15 collaborateurs qui travaillent sur la solution au sein de Boursorama.

La blockchain, technologie révolutionnaire, mais parle-t-on des impacts à long terme ?

Les Echos – 9 juin 2016 :

La crypto-monnaie bitcoin a longuement été critiquée par les banques et les leaders d’entreprise lors de son apparition en 2009 avec la blockchain. Retour de situation, car aujourd’hui le protocole du bitcoin « chaîne de Bloc » intéresse… Effectivement même si la technologie blockchain est née avec la monnaie numérique, son utilisation va bien au-delà et ses champs d’exploitation sont gigantesques.

Enjeux pour les banques ?

Nombreuses sont les banques qui souhaitent implémenter cette technologie révolutionnaire. Selon une étude réalisée auprès de 200 banques mondiales par IBM, 65 % d’entre elles prévoient de débuter un projet de mise en place de la plateforme commune avant 2020 et 15 % pour fin 2017.

Depuis des années les banques d’Investissements aussi bien que les banques de détail accentuent leurs plans d’économie par des réductions de coûts qui s’effectuent à travers la mutualisation, la baisse des effectifs, et les délocalisations visant notamment à compenser la hausse des coûts règlementaires et de transformation digitale.

La mise en place d’une plateforme blockchain pourrait donc être un moyen de répondre à ces objectifs et faire réaliser aux banques encore plus d’économie ?

Le secteur bancaire investit et n’a pas fini d’investir dans la technologie blockchain. La plateforme pourrait les aider à réduire leurs coûts d’infrastructure et à réaliser des économies potentielles à hauteur de 10 milliards d’euros par an.

Nombreuses questions tournent autour de son intégration au sein des processus métiers : une automatisation des fonctions supports des banques à travers la plateforme avec pour but principal la diminution des cycles de décision et processus administratifs, l’automatisation et l’optimisation du traitement des données, un contrôle plus efficient, des règlements plus rapides, et l’éventuelle suppression des tiers de confiance.

La décentralisation d’activités vers la blockchain pourrait donc retourner le secteur financier et les métiers supports en occuperaient le premier rang.

En effet, les métiers opérationnels, métiers de la compliance, onboarding, chargés de reporting, Business Opération pourraient assister à une réduction majeure de leurs coûts d’au moins 50 %, selon une étude menée par IBM.

Ce qui laisse place à la question du risque de diminution des effectifs dû à une automatisation des tâches. Même si aujourd’hui un grand nombre d’acteurs affirment que celle-ci pourrait conduire à la création de nouveaux emplois avec un fort besoin de « spécialistes blockchain », notamment dans le domaine de la sécurité, les métiers supports sont-ils à risque ?

Le secteur va devoir s’adapter à ce nouveau paradigme comme il l’a toujours fait. Il y aura des restructurations, mais ce sera une opportunité offerte aux acteurs du secteur pour rester plus proche de leurs clients banque ; comme vient de l’annoncer la Société Générale dans son plan de transformation en enrichissant la relation qu’ils entretiennent avec leurs partenaires et collaborateurs pour apporter davantage de valeur aux clients dans l’ensemble des métiers du groupe.

Par Stéphanie Gehin, consultante Senior du cabinet VERTUO conseil

Les méthodologies de travail innovantes au service d’une nouvelle expérience citoyen ?

Le Journal du Net : 9 juin 2017

Ces dernières années, une transformation profonde a été amorcée dans le monde de l’entreprise, portée par la nécessité de s’adapter à un monde qui change. Airbnb, Booking Uber… Les acteurs de la nouvelle économie ont bouleversé les règles en remettant le client, et plus généralement l’humain, au cœur du processus de création de valeur.

Il ne s’agit pas d’une logique purement philanthropique ou idéaliste mais d’une simple prise de conscience. La valeur créée par l’humain pour l’humain doit nécessairement être centrée… sur l’humain.

Sévèrement bousculés par cette nouvelle vague, les grands acteurs de l’économie traditionnelle ont été contraints de revoir leurs vieux standards de fonctionnement et notamment une logique de décision top-down, n’impliquant que très rarement, ou alors très (trop) tard, les collaborateurs terrain, et encore moins… les clients.

Industrie auto : une innovation peut en cacher une autre

L’innovation n’est pas toujours celle que l’on croit. Alors qu’Elon Musk, la superstar mégalo qui prétend révolutionner le secteur automobile, peine à masquer sous une communication extravagante les déconvenues (au premier rang desquelles figurent la sécurité et la qualité) que rencontre tout constructeur cherchant à grossir vite, des innovations majeures et à moindre coût en provenance de la vieille Europe pourraient faire taire les cassandres du bon vieux moteur thermique.

Innovant, Tesla l’est sûrement, et dans plusieurs domaines, depuis la conception des châssis et des habitacles jusqu’à ses techniques de commercialisation ou encore sa contribution sur le développement du réseau de bornes de recharges. Mais ses concurrents ne se tournent pas les pouces. En particulier l’industrie du vieux continent qui ne souhaite pas rater le prochain virage énergétique.

Intrapreuneur statut de demain ?

Comment développer l’intrapreneuriat, éviter la fuite des cerveaux, favoriser le dynamisme des entreprises et leur croissance ?

« Je monte ma start-up ! ». Qui n’a pas aujourd’hui dans son entourage une personne qui a, ou va créer, sa propre entreprise ? L’aventure tente de plus en plus de jeunes actifs mais pas seulement, on comptabilise plus de 12 000 start-up crées en Île-de-France d’après le magazine Capital (c’est plus que Londres ou Berlin). Les barrières psychologiques sont tombées, les carrières dans les grands groupes séduisent de moins en moins, les étudiants qui entrent dans le marché du travail ont aujourd’hui des envies de liberté, d’être leur propre patron et rêve de success story à la Airbnb ou BlaBlaCar qui a réussi à lever 117 millions d’euros en 2015. Venir travailler en jean/tee-shirt dans des bureaux cools à la déco « hypsterisante » faite de meubles chinés, où les réunions se font autour du babyfoot est devenu un symbole de réussite.

Trading Haute Fréquence : cadence et décadence

Eric Hunsader est un justicier des temps modernes : il passe son temps à traquer les cas de malversations sur les marchés financiers. Son ennemi préféré? Le trading haute fréquence (THF). En mars 2016, il s’est vu récompensé à auteur de 750 000$ par la SEC pour avoir mis en lumière un cas de fraude sur le New York Stock Exchange.

Comment en est-on arrivé à une situation où les autorités réglementaires ont besoins de lanceurs d’alerte comme Eric Hunsader ?

Depuis les années 2000, la multiplication des bourses et des plateformes de trading ainsi que le passage à un système de cotation décimalisée ont rendus les marchés financiers rapides et efficients. Revers de la médaille, les transactions sont devenues plus opaques et de nouveaux prédateurs attirés par l’appât du gain sont alors apparus: les firmes de trading haute fréquence.

RegTechs – The Regulatory Toolkit

Since the 2008 financial crisis, regulators around the world have been reshaping the financial environment. Each year, compliance to the new set of rules leads to rising costs, and can be a burden to small and big players. RegTechs offer fully developed solutions to handle the requirements and help transform the regulations into opportunities.

The current regulatory environment is propitious for Regtech development, with more and more institutions facing tougher requirements each year on KYC, AML, reporting… The list is getting long and the budgetary impacts significant. In these tough times and with the support of regulators, Regtechs try to bring some fresh air thanks to their innovative solutions. Yet, changing things doesn’t come without its challenges, developing an innovative solution isn’t a walk in the park and implementing one may be a source of trouble too.

Read the complete white paper « REGTECHS – The Regulatory Toolkit » by Jerome Erovic, consultant at Initio Luxemburg.