Dématérialisation des processus bancaires, quand transformation numérique rime avec transition énergétique

Economie matin – le 28 janvier 2020 :

Définitions
La dématérialisation est un processus complet qui est pensé dès le départ comme numérique et non papier. La vocation de la dématérialisation est donc de tendre vers le « zéro papier », impliquant des signatures électroniques, mais aussi un workflow de traitement informatisé. Une organisation qui met en place ce type de démarche s’oriente vers une dimension digitale.
La transition énergétique désigne l’ensemble des transformations du système de production, de distribution et de consommation d’énergie effectuées, dans le but de le rendre plus écologique. Elle vise à transformer un système énergétique pour diminuer son impact environnemental.
Vers une transformation numérique à « marche forcée » du secteur financier
Dans un contexte concurrentiel tendu avec l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs tels que les Fintechs, néobanques et GAFA1, les banques ont entamé depuis les années 2000 une profonde mutation afin de repenser leurs activités sous le prisme des nouvelles technologies. Ainsi, les parcours client 100% digitalisés avec ouverture de compte en moins de 10 minutes, les offres de services accessibles via smartphone ou les parcours de crédits immobiliers intégrant la signature électronique, sont désormais largement répandus dans le milieu. C’est toute la partie front office du process bancaire qui a évolué afin de répondre aux besoins d’un client de plus en plus, voire exclusivement, connecté dans ses habitudes de consommation.
Alors que la première phase de transformation avait pour principal objectif la satisfaction client et la volonté de se différencier sur un marché saturé et mature, la seconde fait essentiellement écho à une problématique d’efficacité opérationnelle.
En effet, ces dernières années ont vu s’accroitre la volonté du régulateur de surveiller le rôle des banques dans différents domaines dits sensibles tels que la lutte contre le terrorisme, le blanchiment d’argent ou la fraude et l’évasion fiscale. La démultiplication des contrôles et traitements réglementaires imposés, programmes FATCA2 et TRACFIN3 pour ne citer qu’eux, ont eu pour conséquence directe une importante hausse de l’activité en middle et back office. La crainte des sanctions financières couplée à une incapacité structurelle à intégrer cette charge supplémentaire, ont conduit les banques à repenser globalement leurs fonctionnements internes. De nombreux chantiers « EDI » (Echange de Données Informatisés4) se sont mis en place avec pour objectif d’absorber plus de demandes et de raccourcir les délais de réponse, transformant radicalement les processus métier existant. Effet immédiat : aux gains de productivité escomptés s’ajouta une diminution drastique du volume de papier consommé, utilisé jusqu’alors comme vecteur principal d’information à chaque étape du traitement bancaire.

Le comportement client : une donnée clé pour segmenter le marché de l’assurance

AGEFI Hebdo – le 23 janvier 2020 :

Les compagnies d’assurance s’orientent aujourd’hui vers une stratégie d’hyper-segmentation, proposant des offres sur mesure et adaptées à chaque individu. Avec l’explosion du Big Data et du Smart Data, les entreprises ont accès à une large variété de données comportementales, leur permettant ainsi, d’affiner à l’extrême leurs critères de segmentation.

Les objets connectés au service de l’hyper-segmentation

Bracelets, balances, ceintures, caméras : les objets connectés ont envahi notre quotidien et permettent aux acteurs de récolter et mutualiser un volume croissant de données. Une mine d’or pour les assureurs, qui ont ainsi la possibilité de suivre l’évolution du risque d’un individu en temps réel.

La SNCF affûte ses armes en prévision de l’ouverture du rail français

Le Monde – le 16 janvier 2020 :

Depuis le 3 décembre 2019, le rail français, second moyen de transport en France et troisième marché européen, a l’obligation d’accueillir des opérateurs privés sur le marché national du transport de personnes, mettant fin à plus de 82 ans de monopole de la Société nationale de chemin de fer (SNCF).

Rendue obligatoire par l’Union européenne en décembre 2016, cette ouverture à la concurrence âprement combattue par la France agite le monde du rail français et attise déjà les convoitises. Après plus de trois ans et demi de vives négociations, le « quatrième paquet » ferroviaire, qui impose la libéralisation du rail européen, a ouvert à la concurrence les services dits conventionnés tels que les TER ou les Intercités. Pour les services commerciaux tels que les TGV, cette libéralisation commencera à partir du 14 décembre 2020.

La France a longuement négocié pour continuer à protéger, dans les faits, son marché monopolistique. Ainsi, pour le marché des TER, le recours à des appels d’offres publics ne sera obligatoire qu’à partir de 2023, soit trois ans après la libéralisation officielle du rail. Il sera même possible, pour les régions les plus réfractaires, de signer jusqu’à la veille de l’ouverture réelle à la concurrence des contrats de délégation de service publique de 10 ans, repoussant ainsi la libéralisation à 2033…

Emailing: bien cibler son audience aide aussi à préserver la planète !

emarketing.fr – le 15 janvier 2020 :

Plus d’un milliard de tonnes de CO2 est généré, chaque année, par les e-mails. Gage de performance, le ciblage et donc la segmentation pourraient réduire cet impact environnemental. C’est l’argument choc d’Axelle Boyer, consultante MOA chez S’team Management, dans cette tribune en exclusivité.

Segmenter sa base de données: pourquoi est-ce important?

C’est un fait, avoir un public bien ciblé est l’une des clés de la réussite d’une stratégie marketing. Pour les plus sceptiques, voici un petit rappel des principales raisons. Affiner son audience pour communiquer efficacement Une bonne segmentation permet de passer d’une communication de masse à une communication personnalisée, et de délivrer le bon message à la bonne personne. De plus, cela représentera un gage de sérieux auprès de votre audience et s’avérera bénéfique pour vos campagnes à venir.

Attend-on vraiment de son assureur qu’il soit innovant ?

Journal du Net – le 21 janvier 2020 :

Le marché de l’assurance connait une véritable révolution ! La concurrence s’accroit avec l’arrivée de nouveaux acteurs de l’assurtech et les modes de consommation (mobilité, besoin d’instantanéité, etc) évoluent à vitesse grand V, ce qui pousse les grandes institutions à s’adapter rapidement aux nouveaux usages et aux nouveaux acteurs. Mais concrètement, un assureur doit-il vraiment être innovant pour satisfaire sa clientèle ?

Pour commencer, il est important de comprendre que l’innovation est privilégiée par tous les genres, tous les âges et toutes les catégories socio-professionnelles chez les consommateurs. Cependant, l’innovation est souvent réduite à une dimension simplement technologique. A l’opposé d’un gadget, il est primordial qu’elle réponde à un besoin. C’est pourquoi les innovations les plus plébiscitées sont surtout celles qui facilitent le parcours client. Parmi elles, on retrouve la signature électronique qui a véritablement bouleversé les parcours clients dans le secteur assurantiel et bancaire. Sans forcément être leader de l’innovation, il est important de ne pas perdre de vue les nouveautés. L’innovation a surtout pour but d’attirer de nouveaux clients. La proposition d’un nouveau produit ou service donne un avantage concurrentiel qui peut favoriser le changement de produit/service ou de fournisseur chez le client. C’est principalement cette raison qui pousse les assureurs à investir dans la recherche et le développement.

L’optimisme au travail, naïf ou innovant?

Focus RH – le 15 janvier 2020 :

Chaque jour, les sondages, les unes de journaux ou les conversations au café le rappellent : la France n’est pas une terre d’optimisme. La sphère professionnelle n’échappe pas à cette attitude, bien au contraire. Normal ? Demandons-nous donc si cette posture est bien la plus rationnelle pour l’entreprise ou si au contraire l’optimisme n’est pas un mode de pensée parfaitement en phase avec les objectifs de notre époque.

L’optimisme, un regard mal interprété

Avant tout, il est important de rappeler ce qu’est l’optimisme. Le Larousse le définit comme « la confiance dans l’issue favorable d’une situation ».

A lire ces mots, nous pouvons légitimement nous demander pourquoi les optimistes sont si mal perçus en France. D’évidence il y a un vrai malentendu.

Souvent considéré comme un individu naïf et insouciant, l’optimisme est vu comme quelqu’un de déconnecté du monde ; un grand enfant, un peu rêveur, qui n’a pas la mesure des choses. Winston Churchill disait pourtant « Le pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité. L’optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté ».

Optimisme et réalisme ne doivent donc pas être dissociés. Nous parlons bien d’une conscience du réel et d’une projection positive dans le futur. Mais Churchill était anglais. S’il a certes démontré que l’optimisme pouvait porter son peuple jusqu’à la victoire, il n’a pas réussi à vaincre les préjugés français, même au sein de nos entreprises d’habitude si ouvertes à la pensée anglo-saxonne.

Smart Contract et assurance : menace ou opportunité pour l’intermédiation ?

Riskassur – N°600 :

Les 17 et 18 septembre derniers ont eu lieu les traditionnels rendez-vous des Journées du Courtage. Cet événement, ayant réuni 180 professionnels et plus de 10 000 visiteurs, a été le terreau d’échanges autour des sujets d’actualités touchant l’assurance et le courtage.

Cependant, certains sujets majeurs pour la profession tels que la blockchain ainsi que ses impacts n’ont que peu été évoqués. Or, depuis son émergence en 2008 en tant qu’élément de base des cryptomonnaies, la blockchain et ses applications s’étendent aujourd’hui à tous les domaines, et notamment à l’assurance. La disruption engendrée par cette technologie n’est pas sans effet sur les business models, processus et pratiques traditionnelles de l’assurance.

Le smart contract : opportunité pour les assureurs, menace pour les intermédiaires ?

Le smart contract fait partie, avec le transfert d’actifs et la constitution de registres de traçabilité des actifs, des 3 applications possibles de la blockchain en assurance. En effet, le smart contract ou contrat intelligent est un protocole informatique exécutant de manière autonome, grâce à un tiers de confiance appelé « oracle », des conditions sommairement définies par ses concepteurs. Sur un contrat d’assurance, lesdites conditions peuvent être, par exemple, celles du déclenchement de la garantie.

Green Bonds : mieux comprendre le produit financier star de la transition énergétique

Finyear – le 07 janvier 2020 :

Lors de la COP21 de Paris en 2015, 195 pays se sont engagés à limiter le réchauffement climatique à 2°C au-dessus de la température préindustrielle (voire 1,5 °C si possible) d’ici 2050. Sous la contrainte des mises à jour des scénarios climatiques de plus en plus alarmants, la capacité de nos leaders politiques à tenir leur engagement est au cœur des débats et des attentes de la société civile.

Dans ce contexte, la France, s’affiche en exemple et s’est fixée pour objectif d’atteindre une consommation d’énergie renouvelable représentant 32% de sa consommation totale d’ici 2027. Pour rappel, ce même pourcentage s’élevait à 14% en 2016. Cet objectif à un coût : 20 milliards d’euros par an jusque 2030 (au minimum).

La France doit ainsi se donner les moyens de ces ambitions et réaliser les investissements nécessaires. Les appels aux fonds publics et privés se multiplient sollicitant les institutions publiques, les fonds privés et les épargnants Ainsi, il se crée dans notre société, un engouement et une émulation autour des investissements responsable et plus largement autours de la Finance Durable. C’est en effet un concept parfois complexe à comprendre pour l’épargnant puisqu’il regroupe bien plus que seulement du financement de transition énergétique.