La bonne exploitation des données ou la mort de l’assurance connectée.

Journal du net – le 27 février 2020 :

Vous conduisez prudemment, vous prenez soin de vos effets personnels, vous pratiquez une activité sportive régulière, et pourtant vous payez votre assurance au même prix que ceux qui sont moins scrupuleux que vous dans leur mode de vie.

Face à ce préjudice, la tendance à l’« hypersonnalisation » des contrats d’assurance a ouvert la voie à une batterie d’objets connectés exploitant vos données personnelles et comportementales tout en redessinant le modèle économique des assureurs.

Automobile, Habitation et Santé, trois des grands marchés assurantiels exposés se sont fixés comme objectif de positionner l’assureur dans une logique de prévention plutôt que d’indemnisation.

L’API dans l’open banking, retour à la dure réalité

Economie matin – le 19 février 2020 :

L’API est au centre de l’Open Banking et c’est bel et bien la notion charnière qui va permettre, dans un cadre réglementé, le partage des données entre les banques traditionnelles et les TPP.
Techniquement une API (Application Programming Interface) est un moyen de communication qui permet de fournir des données de façon structurée. Cela permet à deux systèmes d’information complètement hétérogènes de pouvoir s’échanger simplement des données à l’instar du web scrapping qui est une méthode unilatérale où l’on récupère de l’information et qui est quant à elle éparpillée et non structurée.

Avant la mise en place de la feuille de route de la DSP2 du 13 janvier 2018, les banques refusaient toutes négociations avec les agrégateurs en ce qui concerne l’ouverture des données en prétextant la non sécurisation des méthodes de récupération du web scrapping.
Le gouvernement allait encore plus loin en souhaitant, au nom de la cybersécurité, que les Fintechs Françaises arrêtent le plus rapidement possible d’utiliser cette technique.
En mettant un cadre avec les APIs, le régulateur a voulu redonner aux banques la main sur leurs données tout en maintenant un environnement concurrentiel porté par les Fintechs.
Une fois ces APIs mises en place, elles doivent être mises à disposition des TPP (Third Party Providers). Ainsi, ils n’ont plus d’autres choix que de les utiliser et surtout de mettre fin aux méthodes de web scrapping.