Grèves, Covid-19 : les réseaux sociaux d’entreprise ont enfin le vent en poupe.

Actuel RH  – le 28 mai 2020 :

Dans cette chronique, Mathilde Taillez, Projet Manager chez Square, augure d’un renouveau des réseaux sociaux d’entreprise avec les grèves et la crise sanitaire traversée par la France.

Depuis plusieurs mois, les Français sont confrontés à des situations qui modifient profondément leur façon de travailler avec notamment la recrudescence, puis la mise en place généralisée du travail à distance. Qu’il s’agisse des grèves survenues en fin d’année 2019 ou de l’épidémie du Covid-19 qui frappe la France depuis début mars, les employeurs et employés doivent redoubler d’efforts et d’imagination pour travailler et communiquer différemment lors de telles périodes. Bien qu’elles puissent être difficiles à vivre sur le plan personnel et/ou professionnel, ces périodes restent néanmoins propices à l’utilisation d’outils nouveaux ou jusqu’alors sous exploités comme le réseau social d’entreprise (RSE).

Les supply chains ont montré leurs limites.

Supply Chain Magazine – Avril & Mai :

En privant temporairement la Chine, l’Europe et les Etats-Unis d’une grande partie de leurs activités économiques et industrielles, le COVID-19 aura mis en évidence les faiblesses et limites des Supply Chains actuelles.

En effet, les tendances générales du monde des affaires ainsi que les pratiques logistiques les plus avancées (la délocalisation, l’externalisation, la réduction du nombre de fournisseurs, la réduction du cycle de vie des produits, le Lean management, le Juste-A-Temps…) ont créé de longues chaînes d’entreprises interconnectées plus efficientes mais également plus vulnérables aux accidents et à leurs effets en cascade.

Des Supply Chains insuffisamment résilientes

Les perturbations des flux physiques qui peuvent survenir dans la Supply Chain sont imprévisibles et rares mais souvent désastreuses. En raison de la mondialisation, l’origine d’une perturbation peut se situer de l’autre côté du globe et impacter ainsi l’ensemble d’une activité.

Pertes d’exploitation : sur fond de solidarité, la guerre commerciale.

Argus de l’assurance – le 18 mai 2020 :

Tous les coups sont-ils permis ? Après avoir battu pavillon commun, une discorde semble aujourd’hui naitre à bord du paquebot assurance. Certains bancassureurs, par leurs décisions unilatérales d’indemniser les pertes d’exploitation, s’attirent les foudres de leurs pairs assureurs. Comment interpréter cet acte ? Solidarité ou opportunité commerciale ?

1 pour tous, tous pour 1 !

« Les assureurs ne peuvent hélas pas faire de miracle avec l’argent qu’on leur a confié. », ainsi s’exprimait la fédération française de l’assurance, par la voix de sa présidente Florence Lustman, le 2 avril dernier. Montrée du doigt pour sa passivité, la profession, par la voix de sa fédération, annonce jour après jour de nouvelles mesures de solidarité : mise en place d’un programme d’investissement global d’au moins 1.5 Mds €, mesures extracontractuelles à hauteur de 1.75 Mds € pour les populations et entreprises les plus exposées, proposition de création d’un régime d’assurance contre les risques sanitaires majeurs, contribution de 400 millions€ au fonds public d’aide des professionnels. Les assureurs font bloc et affichent leur solidarité à la nation.

Pandémie numérique, dans l’ombre du Covid-19 ?

Journal du Net – le 25 mai 2020 :

La crise sanitaire a eu pour conséquence l’explosion des cyber-attaques. Entités publiques, organisations internationales, entreprises privées ou particuliers, tous sont frappés par la virulence de la cybercriminalité.

À l’heure où acteurs publics et privés planchent sur l’instauration d’un mécanisme de couverture des risques systémiques de type pandémie, le moment n’est-il pas venu de préparer nos économies aux conséquences d’une pandémie numérique ?

Assurance Auto : stratégie de la data comme levier majeur de différenciation face à l’arrivée des constructeurs sur le marché de l’assurance.

Riskassur – le 13 mai 2020 :

Le constructeur américain Tesla, leader sur le segment des véhicules autonomes et affichant une entrée fracassante sur celui des véhicules premium avec son modèle 3 (150 000 véhicules aux USA rien qu’en 2019) a lancé la commercialisation de sa propre police d’assurance afin de garantir l’utilisation de ses véhicules en toute sécurité. Pourquoi cette annonce de la part d’un constructeur automobile ? Est-ce annonciateur d’un changement de stratégie pour les compagnies d’assurance ?

Les primes actuelles restent très élevées pour ce type de véhicule car l’incertitude quant à leur avenir (fiabilité technologique ou nouvelle règlementation) freine les compagnies d’assurance actuelles à développer de nouvelles offres compétitives. Ajouter à cela le coût technologique des composants intégrés et la complexité de prise en charge en cas d’accidents en mode « autonome » renforcent ce sentiment. Ainsi, en facilitant l’accès à cette technologie avec des prix compétitifs (en moyenne 30% moins cher) que les assureurs traditionnels, Tesla tente de convertir des clients encore hésitants.

Dans ce brouillard, des acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies recherchent des opportunités business avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos véhicules. Ce développement technologique ouvre la porte du secteur auto et de l’assurance à de nouveaux acteurs pour permettre la proposition de nouvelles offres.

L’investissement ESG : un besoin d’uniformisation ?

L’info durable – le 20 mai 2020 :

Les institutions financières ont commencé à engager un travail d’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs opérations et dans leurs organisations.

Différents facteurs expliquent cet engouement parmi lesquels le contexte réglementaire, avec notamment l’obligation pour les contrats d’assurance vie multisupports d’intégrer des fonds disposant d’un label social ou environnemental suite à la loi PACTE. Sans oublier un intérêt accru de la part des investisseurs pour des produits responsables. De plus, plusieurs études ont également démontré des liens entre ce type d’investissement et de meilleures performances financières ainsi que des résultats plus constants (optique risk management).

Lutte contre la fraude et protection des données : un dilemme pour l’Etat ?

Journal du Net – le 15 mai 2020 :

L’article 154 du projet de loi de finances de 2020 autorise les administrations fiscales et douanières à collecter nos données personnelles disponibles sur internet, et à les exploiter dans le but d’identifier des fraudes. Promulguée en décembre 2019, c’est une première pour la France, où la sécurité des données a toujours été une priorité.

Cette lutte est un sujet sur lequel investit l’Etat depuis 2014, notamment avec l’embauche de data scientists, pour croiser de nouvelles sources de données, mieux exploiter les informations mises à disposition et de mieux appréhender des données toujours plus volumineuses. L’an dernier, dix milliards d’euros ont été récupérés par l’Etat grâce à ces équipes, l’enjeu est donc considérable. On peut donc se demander si la priorisation de cette lutte se fera-t-elle au détriment de notre vie privée sur les réseaux sociaux ? Que ce soit la montre que l’on vend sur Leboncoin, la photo de notre bolide sur Instagram… Devrons-nous justifier toutes ces publications auprès de l’Etat pour ne pas être perçu comme un fraudeur ?

Données massives et réglementation actuelle

Après les multiples scandales qui ont éclatés au sujet de l’exploitation de nos données personnelles, à l’instar de l’affaire Cambridge Analytica, nous savons que de grands acteurs les utilisent. Et ce avec notre accord qu’ils obtiennent par les conditions d’utilisation : ils peuvent ainsi conserver certaines de nos données personnelles et tout ce que nous communiquons chaque jour. En effet, chaque “Like” ou “Partage” d’une publication de nos influenceurs préférés est une source d’informations sur nous-même, récupérée et analysée par les sites pour nous cibler.

La France vers la création d’un régime de catastrophes sanitaires.

Riskassur – le 07 mai 2020 :

Le 27 mars 2020, la sénatrice de Paris Catherine DUMAS et plusieurs de ses collègues déposent au bureau du Sénat la proposition de loi n°394 tendant à la création d’une assurance liée aux menaces sanitaires graves. Le texte milite pour l’instauration d’un régime de catastrophes sanitaires, tendant à préparer l’économie française aux conséquences d’une prochaine crise. Néanmoins, il est important de s’interroger sur l’efficacité d’un tel régime face à des événements systémiques futurs.

La faillite de l’ancien monde et la nécessaire création d’un régime d’exception pour les risques sanitaires

A l’occasion des 28èmes rencontres du Risk Management du 5 au 7 février 2020, l’AMRAE[1] dévoile un sondage aux résultats étonnants : 70% des grandes entreprises n’ont pas de couverture pertes d’exploitation sans dommages ; seuls 30% sont assurés via une extension de garantie à couverture limitée. Avec le COVID-19, ce système s’écroule sous le poids des conséquences économiques.

Coronavirus : le défi d’une Europe plus forte, unie et solidaire.

Economie Matin – le 15 mai 2020 :

Le 9 mai, date anniversaire de la «déclaration Schuman», représente la journée de l’Europe et symbolise l’unité et la paix. L’Europe, à travers ses institutions (Commission, Banque Centrale, Parlement) a déjà agi massivement pour lutter contre la crise sanitaire et sauver l’économie (3 400 milliards d’euros ont été levés par les États membres et la Banque centrale européenne).
Cependant, son avenir demeure incertain. Comme l’indiquait solennellement Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie : «L’avenir de la zone euro et de l’Union européenne se joue dans la réponse que nous apporterons à la crise du coronavirus». C’est pourquoi l’Europe doit être plus unie et solidaire pour affronter cette crise.

De réelles avancées et une réaction encourageante…

La nécessité d’un « après » mondialisé.

Les Echos – le 14 mai 2020 :

En 1996 l’économiste américain prix Nobel d’économie Paul Krugman publiait un ouvrage intitulé «La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre-échange». Déjà, à cette époque, l’économiste affirmait que le libre-échange n’était pas responsable de tous les maux des économies occidentales, à savoir le chômage de masse et la désindustrialisation.

Vingt-quatre ans plus tard, l’émergence de la crise sanitaire actuelle fait de la mondialisation le bouc émissaire idéal. Pour l’historien Franck Snowden, la Covid-19 est «la grande maladie de la mondialisation. Un virus peut être à Jakarta le matin et le soir avec vous à Paris».

Le ralentissement des échanges mondiaux aura des impacts pour tous les pays. Nous voyons déjà apparaître des risques de pénurie alimentaires pour les pays en voie de développement. De même la chute des échanges commerciaux entraînera le déclassement social de millions de travailleurs issus de la classe moyenne dans le monde. Et contrairement aux idées reçues, la Chine, symbole de la mondialisation, subira au même titre que les puissances occidentales, les répercussions de la crise due au nouveau coronavirus.