Brexit et compensation OTC : des incertitudes toujours présentes.

Economie Matin – le 25 octobre 2020 :

Après avoir longtemps occupé le devant de la scène, les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne semblent avoir été éclipsées par la crise du COVID-19. Suspendues début mars du fait de l’urgence sanitaire, les négociations ont pourtant rapidement repris par visio-conférence afin de poursuivre la recherche d’un compromis sur un nombre important de désaccords.

Alors que fin juin était la date limite pour toute décision de l’UE et du Royaume-Uni de prolonger la période de transition, les parties prenantes ne se sont à ce jour pas accordées sur un tel prolongement, maintenant ainsi la date d’effet du Brexit au 1er janvier 2021. Un prolongement de la période de transition était en fait inacceptable pour le Royaume-Uni, qui souhaite dès le 1er janvier retrouver sa liberté de régulation et ne pas être lié aux mesures et couteux plans de relance de l’UE.

La perspective d’un no deal et ses incertitudes que cela engendre continuent pourtant de peser sur les économies de part et d’autre de la Manche. En ce qui concerne les services financiers, la City et les principales places européennes suivent de près les développements réglementaires et ajustent et mettent en œuvre leurs plans de continuité afin d’en limiter les impacts. Les régulateurs européens ont également anticipé ce scénario et mis en place un certain nombre de mesures, de sorte que les acteurs britanniques et continentaux ne soient pas durement impactés dans la fourniture de services d’investissements transfrontaliers. A ce stade la principale zone d’ombre porte sur les infrastructures de marché, et notamment sur la compensation des instruments dérivés de gré à gré (dits dérivés OTC). C’est en effet sur ce domaine d’activité que les places européennes peinent à s’accorder, faute d’une position commune.

L’affacturage, grand gagnant post-Covid, sous conditions.

AGEFI Hebdo – Semaine du 15 au 21 octobre :

2018 a été une année record pour l’affacturage en France : 40 000 entreprises y ont eu recours, pour un montant de 320,4 milliards d’euros, faisant au passage de la France le premier pays européen en la matière et le deuxième mondial, derrière la Chine. L’affacturage, pour plusieurs raisons, se présente comme un des principaux bénéficiaires de l’après-crise : mais est-il pour autant complètement prêt ?

Une réelle solution pour les entreprises

L’affacturage est une offre destinée à toutes les entreprises. Elle leur permet de céder le recouvrement de leurs créances (en intégralité ou en partie) à un établissement spécialisé. Ces établissements, aussi appelés factors, procèdent alors à un financement de manière anticipée et se chargent ensuite des procédures de recouvrement auprès des clients de leur client, au risque de supporter leur éventuelle insolvabilité.

Et si vous placiez votre argent dans une bonne bouteille de vin ?

Les Echos – le 14 octobre 2020 :

En cette période de taux négatif et de volatilité des marchés, le vin fait office de placement alternatif aussi prestigieux que les oeuvres d’art ou la haute joaillerie, écrit dans une tribune Paul Perez, consultant senior chez Square.
Le vin a toujours été un objet de convoitise depuis l’installation des premiers pieds de vigne en Bourgogne au Ier siècle av. J.-C. La situation actuelle, avec des taux négatifs, une forte volatilité des marchés financiers alliée au manque de perspective, incite de plus en plus de particuliers à rechercher des actifs décorrélés des marchés. Le vin est considéré comme un placement alternatif prestigieux tout comme les oeuvres d’art, les voitures de collections, ou la haute joaillerie et horlogerie.

La data dans le football, le futur entraineur 2.0 ?

Sport & Stratégies – numéro du 5 octobre :

Si au cours de la dernière décennie la data est devenue un outil incontournable des entreprises dans le pilotage d’activité et la prise de décisions stratégiques, elle s’est aussi invitée à la table des dirigeants du monde sportif. Depuis de nombreuses années, son usage dans les sports US et particulièrement en NBA est omniprésent. Cette tendance s’exporte de plus en plus dans les clubs de football professionnels européens. Nombre de tirs et pourcentage de possession sont des statistiques désormais bien connues du grand public. Mais dans la course frénétique aux résultats, l’exploitation des données par les clubs va bien au-delà.

La data, outil d’amélioration des performances physiques

Les premières images de joueurs de football portant des gilets trackers GPS sont apparues lors des stages de pré-saison. Il est aujourd’hui courant d’en apercevoir lors du traditionnel « échange de maillots » à l’issue du coup de sifflet final. Le préparateur physique suit désormais, à l’entrainement comme en match, l’évolution du rythme cardiaque de chaque joueur, le nombre de kilomètres parcourus et de sprints à haute intensité. Des données factuelles précieuses lorsque l’on sait que le résultat final d’un match altère parfois la perception des analyses.

Épargne : gagnez plus en aidant les entreprises grâce au crowdfunding ?

Le Revenu – le 18 octobre 2020 :

Le crowdfunding, ou financement participatif, est une source de financement alternative intéressante pour les entreprises et un nouveau placement potentiellement attrayant pour les épargnants. S’il ne manque pas d’atouts, ce nouveau modèle a aussi ses limites. L’analyse de Matthieu Neige, consultant chez Square.
L’avènement des réseaux sociaux et la possibilité d’échanger avec autrui sur internet a eu de multiples fruits et applications inédites : le secteur de la finance n’a pas échappé à la règle avec la création des plateformes de financement participatif.

Si le don a été le fer de lance du financement participatif à ses débuts, l’activité de prêt s’est imposée au fil du temps et est devenue la vitrine du financement participatif en France.

Car si une activité connaît un succès, pourquoi ne pas la transformer en une source de création de valeur ?

Comment la banque pousse ses clients à réduire leur empreinte carbone.

MoneyVox – le 07 octobre 2020 :

En 2018, la première carte bancaire capable d’estimer l’empreinte carbone de son utilisateur était lancée par Doconomy. Dans les traces de cette pionnière, les acteurs bancaires français grands publics effectuent eux aussi leurs premiers pas vers un nouveau rôle : une forme de coach carbone particulier.

Comment les services bancaires peuvent-ils apporter un conseil environnemental à leurs clients ? Le principe est d’apparence très simple : estimer leur empreinte carbone individuelle en termes d’émissions de gaz à effets de serre équivalents CO2 (GES), puis des conseils pour leur permettre de la réduire. Deux moyens d’actions sont proposés aux clients : la modification de leurs comportements d’achat, ainsi que l’investissement dans des projets de réduction de l’empreinte carbone (ex : rénovation énergétique).

Assurance pandémie : pourquoi est-ce si compliqué ?

Agefi hebdo – du 24 au 30 septembre :

De nombreux professionnels l’ont appris à leurs dépens : alors qu’ils paient régulièrement une prime d’assurance couvrant leur éventuelle perte d’exploitation, cette dernière n’a le plus souvent pas été indemnisée au moment de la crise du coronavirus. La raison : la pandémie est couramment une cause contractuelle d’exclusion de la couverture par l’assurance. Depuis, tout le monde s’accorde sur le fait qu’un dispositif conséquent doit être mis en place pour pallier la défaillance du système à protéger efficacement ces professionnels.

Des solutions faciles ?

S’il y a accord sur le principe, la mise en œuvre pose plus de difficultés.