De nouveaux business models vecteurs de dynamisme et de croissance en entreprise.

Finyear – le 23 décembre 2020 :

Une entreprise dynamique est une entreprise qui se remet en question sur tout et tout le temps. Les crises, les changements ou les nouveaux développements technologiques impactent notre vision du futur et ces évènements ponctués d’informations stimulent l’innovation. Les nouvelles tendances de consommation, les nouvelles technologies, se dressent favorablement vers une recherche de confort et de contrôle personnel, les deux leitmotivs du consommateur pour 2020, selon les recherches réalisées par le fournisseur d’études de marché Euromonitor International.

Les entreprises qui savent dès aujourd’hui tirer profit de ces signaux sauront relever les nouveaux défis dans l’avenir. Prenons l’exemple des banques. Elles ont aujourd’hui un avantage concurrentiel dans le traitement des données récoltées, qu’elles portent sur le cycle de vie, le mode de vie ou encore la relation avec les clients. Les banques expérimentent de nouveaux niveaux de transformations avec le digital mais restent vulnérables à d’autres types de disruptions dans le futur portées sur l’exploitation des données. Plus de la moitié des français sont prêts à privilégier des produits ou services hautement personnalisés mais restent cependant soucieux des données personnelles récoltées pour plus d’un tiers d’entre eux.

Comment se démarquer sur le marché et quels sont les vecteurs d’innovation pour les banques ?

En changeant de modèle traditionnel et procédant à un changement de mentalité massif, les banques pourront développer des activités pertinentes avec un réel impact sur leur positionnement et leur marge.
Nous pourrions presque croire que les industries possèdent une relation plus étroite avec les clients finaux, parce qu’elles proposent un produit tangible, a contrario des institutions bancaires qui offrent des services plus complexes. Mais il est aussi plus facile de lier le processus d’innovation aux industries qu’au monde bancaire, car le secteur est plus étroitement lié au cycle de vie du produit.

La banque peut donc adopter aisément une logique quasi « industrielle », fondée sur les données qu’elle récolte et dont le marché reconnait la valeur.

Elle a également la légitimité de suivre cette logique en tant qu’institution financière à part entière à contrario des GAFA, qui échappent au Règlement Général sur la protection des données personnelles. Cette confiance invite les banques à penser à un nouveau business model pour rester dans la course et stimuler la croissance.

Quels sont les défis principaux constatés ?

Certaines grandes banques françaises ont déjà recours aujourd’hui à des investissements stratégiques porteurs d’innovation, pour pallier des contraintes financières ou réglementaires. D’autres banques désireuses de transformer leur stratégie d’achats interne, s’associent aux spécialistes des solutions de place de marché sur Internet, qui s’adressent aussi bien aux acteurs du B2C qu’aux acteurs du B2B.

Le défi technologique

Les banques doivent faire face à une pression réglementaire croissante et à un marché de start-ups peu mature. Au niveau Européen, le contrôle des transactions et l’automatisation des processus KYC restent les catégories les plus représentées parmi les Regtechs (37% étude Mind Fintech), alors que les préoccupations des établissements financiers se multiplient. Sans surprise, la dynamique des Fintechs françaises est ainsi mise à rude épreuve avec seulement 600M€ de levés de fonds en 2019 (Nouvel Observatoire de la Fintech), alors que pendant ce temps, les marchés britannique et américain, gobent facilement des milliards de dollars d’investissements. Un gap considérable, faute d’investissements mais aussi d’une tendance culturelle bien française peu flexible aux mutations et aux changements. Un propos à nuancer, puisque certaines banques ont déjà un oeil tourné vers l’avenir et s’interrogent de plus en plus sur l’optimisation de leurs processus achats, grâce aux différentes stratégies compétitives et innovantes proposées par les leaders des Marketplaces sur internet, comme Mirakl, qui a déjà remporté 25 clients internationaux au cours du premier semestre 2020 et lancé 18 nouvelles marketplaces, (Les Echos, Septembre 2020).

Le défi structurel et stratégique

Amener l’industrie bancaire à s’interroger sur la viabilité d’un projet constitue déjà un excellent réflexe dans sa transformation. Dans un écosystème plus stimulant, fondé sur la confiance tissée au fil du temps avec sa clientèle, elle sera d’autant plus capable de rivaliser avec les géants du secteur industriel.
Dans la course à la compétition, certaines institutions bancaires se projettent déjà vers une culture plus intrapreneuriale, porteuse de nouveaux projets par la co-création de nouvelles technologies « In-House ». En effet, ces initiatives stratégiques et économiques, permettent aux banques de garder la main sur les technologies dont elles seront à minima utilisatrices, au mieux distributrices. C’est un moyen pour elles d’innover tout en stimulant de nouveaux leviers de croissance, en passant du rôle traditionnel de gestionnaire des moyens de paiement au rôle d’intrapreneur, capables de réagir vite pour s’adapter aux nouvelles tendances du marché.

L’opportunité de croissance de ces technologies peut être sans limite mais prendre en considération l’organisation structurelle reste la condition sine qua non pour que ces technologies internes ou externes portent leurs fruits. En effet, une technologie basée sur une mauvaise qualité de données sera vouée à l’échec. C’est pourquoi il est important pour les banques aujourd’hui de repenser avant tout leur modèle interne en prenant en compte leurs écosystèmes dans le cadre d’une stratégie d’innovation globale. Cela se fera en analysant avec précision leurs besoins tout en évaluant leurs objectifs et les ressources internes disponibles avant même d’intégrer une nouvelle technologie. Co-créer pour mieux se transformer, voilà une nouvelle devise assumée, qui permet aujourd’hui de se démarquer de la concurrence tout en apportant sa propre singularité.

Par Daniela Brinzea, consultante Square

 

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