Vers une régulation verte de la publicité : une vraie bonne idée ?

CBnews – le 21 juillet 2020 :

La proposition d’une nouvelle loi encadrant les pratiques en matière de publicité, émanant d’une des idées de la convention citoyenne, suggère de limiter la promotion aux fins commerciales des produits et services dont l’impact environnemental serait défavorable à la lutte contre le réchauffement climatique. Une idée qui pourrait sembler attrayante sur le papier mais opérationnellement loin d’être évidente.

POURQUOI EST-CE QUE LA PUBLICITÉ POLLUE ?

L’impact environnemental de la publicité provient des supports utilisés d’une part et des contenus véhiculés d’autre part.

La continuité bancaire à l’épreuve du Covid-19.

Finyear – le 23 mars 2020 :

Il est sans doute bien trop tôt pour tirer tous les enseignements possibles de la crise mondiale sur la façon dont les services bancaires ont pu assurer leur continuité mais plusieurs constats surgissent déjà, avec le plus souvent des motifs de satisfaction.

La gestion de la continuité d’activité constitue une exigence règlementaire pour l’activité bancaire depuis de nombreuses années ; elle est notamment formalisée dans l’arrêté du 3 novembre 2014 pour établir les grands principes de la pérennité du service bancaire au sens du financement de l’économie et notamment de l’accès aux opérations courantes pour les entreprises et les particuliers.

[Avis d’expert] Reportings réglementaires : pas de désescalade

DAF-mag – 19 avril 2019 :

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) vient de finaliser le cadre général du reporting applicable à partir de la fin d’année 2019 et, comme il fallait s’y attendre, de nouvelles exigences viennent alourdir une charge déjà conséquente.

On appelle ça un marronnier : il est de bon ton de critiquer cette propension franco-européenne à renforcer son arsenal réglementaire, en illustrant ce fardeau par quelques chiffres effrayants. L’actualité en regorge et les dirigeants d’entreprises ne sont pas les derniers à réclamer un choc de simplification, a minima sur le plan administratif. Et pourtant ce n’est pas le sens de l’histoire, qui semble irrémédiablement orientée vers un encadrement toujours plus marqué des activités économiques, et ce à plus forte raison lorsque celles-ci touchent à la sphère financière.

Après plusieurs itérations avec les associations professionnelles de la place, ce qui a induit une prolongation des négociations jusqu’à début décembre 2018, l’EBA a diffusé en ce début d’année 2019 les évolutions détaillées des exigences applicables aux banques en matière de reporting règlementaire, reporting qui est au coeur de la supervision bancaire telle qu’annoncée intrusive et intransigeante par son gouverneur lors des voeux annuels. Pour l’EBA, une supervision intransigeante passe nécessairement par une analyse détaillée de la situation financière des établissements bancaires. Et, en toute logique, lorsque les règles prudentielles ou les standards comptables évoluent, cela doit se refléter dans les états réglementaires publiés chaque trimestre.

RCI Bank & Services, une captive qui surperforme ?

Le succès industriel de l’Alliance Renault – Nissan – Mitsubishi, confirmé ces derniers jours premier constructeur automobile mondial devant les empires Toyota et Volkswagen, tend à faire oublier la contribution toute particulière de sa captive financière RCI Bank & Services dont le succès devrait inspirer certains acteurs bancaires européens.

Grande distribution, automobile, les captives financières se sont multipliées depuis le début des années 80. Pour accélérer leur développement commercial, les constructeurs se sont pour la plupart dotés de gammes de produits bancaires leur permettant d’un côté de faciliter le financement de leur réseau de distributeurs (financement de flotte, financement de trésorerie, etc.) et de l’autre côté de faciliter l’accession au produit automobile pour les ménages à travers le crédit à la consommation affecté ou non affecté. Le statut de ces entités leur a également permis de limiter les intermédiaires bancaires et donc les frais & commissions associés. Ces acteurs du financement spécialisé, nettement moins médiatisés que les établissements ayant pignon sur rue, ont été particulièrement confrontés, après la crise financière de 2007-2008, au renforcement des exigences réglementaires à partir de 2010 qui ont notamment pesé sur la liquidité.

La croissance française boostée par des fintechs ?

A l’heure d’une première forme d’embellie des indicateurs économiques, 2 études distinctes, menées en 2016 par Intrum Justitia, spécialiste du recouvrement de créances, et Euler Hermès, mettent en évidence le laxisme de la France dans le domaine des délais des paiements. Une situation en passe d’évoluer sous la pression réglementaire mais aussi avec le retour au premier plan du métier d’affactureur grâce à des innovations numériques.

Les délais de paiement abusifs coûtent près de 16Md€ aux PME françaises chaque année. Concrètement, une défaillance d’entreprise (de moins de 5 ans) sur quatre est due à des difficultés de trésorerie notamment liées aux retards dans la perception des revenus. Une situation qui explique en partie le boom du marché de l’affacturage ces dernières années, ce métier encore souvent méconnu qui consiste pour une entreprise à céder ses factures clients à un acheteur qui avance donc de la trésorerie en contrepartie d’une prime sur la gestion des factures (et des inévitables impayés).

Les banques, moteur de la lutte contre le réchauffement climatique ?

Les Echos – 23 novembre 2017 :

Le modèle économique de la banque traditionnelle étant attaqué de toute part, son salut pourrait provenir de l’opportunité offerte par la mutation profonde de la société, mutation forcée par l’accélération du changement climatique.

N’en déplaise aux derniers climato-sceptiques, le réchauffement de la planète oblige les sociétés et les économies à se repenser en profondeur pour continuer à exister. C’est donc une phase d’adaptation de nos modes de vie qui s’ouvre désormais à nous, et cette adaptation passe nécessairement par une transformation énergétique globale, depuis notre culture de l’énergie pas chère autorisant certains gâchis jusqu’à notre approche industrielle du cycle de consommation (production, acheminement, stockage, usage, recyclage). Il convient donc d’étudier le financement de cette transformation dont le coût s’avère encore difficile à estimer aujourd’hui – la seule certitude concerne celle sur l’état des finances publiques qui ne seront à peu près d’aucune aide significative au secteur privé.

Industrie auto : une innovation peut en cacher une autre

L’innovation n’est pas toujours celle que l’on croit. Alors qu’Elon Musk, la superstar mégalo qui prétend révolutionner le secteur automobile, peine à masquer sous une communication extravagante les déconvenues (au premier rang desquelles figurent la sécurité et la qualité) que rencontre tout constructeur cherchant à grossir vite, des innovations majeures et à moindre coût en provenance de la vieille Europe pourraient faire taire les cassandres du bon vieux moteur thermique.

Innovant, Tesla l’est sûrement, et dans plusieurs domaines, depuis la conception des châssis et des habitacles jusqu’à ses techniques de commercialisation ou encore sa contribution sur le développement du réseau de bornes de recharges. Mais ses concurrents ne se tournent pas les pouces. En particulier l’industrie du vieux continent qui ne souhaite pas rater le prochain virage énergétique.

La banque en ligne est-elle vraiment incontournable ?

Les Echos – 22 mai 2017 :

À l’heure du lancement imminent d’Orange Bank, les activités de banque en ligne se sont imposées, sur le papier, comme incontournables dans le secteur bancaire. Avant que le dernier arrivé ne nous fasse mentir, ce marché demeure un pari sur le (très) long terme tant sa pénétration sur le marché des produits et services financiers progresse lentement et sa rentabilité financière peine à s’affirmer.

À la fin des années 90, nombre d’analystes voyaient en l’éclosion des premières activités en ligne l’avenir de la banque, qui allait devoir s’adapter de toute urgence sous peine d’être gobée par de nouveaux acteurs ambitieux. Au début des années 2010, l’apparition des premières « fintechs » a fait planer une ombre similaire. En réalité, cette industrie lourde qu’est la banque s’est adaptée et a pris sous son aile les évolutions qui auraient pu la mettre en danger, pour moderniser son offre, ses pratiques, son infrastructure et son organisation interne tournée vers la valeur apportée au client.

Le marché de la cyber-assurance : risqué pour les assureurs ?

Les Echos – 28 mars 2017 :

Le cyber-risque est devenu central pour nos économies, nos industries et nos services. En 2015, le nombre de cyberattaques recensées a progressé de 38 % dans le monde, et de 51 % en France.

En parallèle de ce phénomène, les budgets de cyber-sécurité des entreprises ont significativement augmenté en 2015 : le marché de la cyber sécurité représente aujourd’hui 77 milliards de dollars et devrait atteindre entre 130 et 170 milliards de dollars d’ici 2020.

Néanmoins, les résultats de la dernière étude du Lloyds sont édifiants : 50 % des dirigeants européens d’entreprises de plus de 250 M$ CA ne connaissant pas les solutions proposées par l’assurance contre les cyberattaques et 92 % des entreprises européennes étudiées mentionnent avoir été victimes d’une cyber-intrusion. Pour autant, seulement 42 % des entreprises estiment qu’elles pourraient de nouveau être victimes de telles attaques.