Nouveaux risques systémiques, crise capacitaire, crise de confiance : crise sur le marché de l’assurance ?

RiskAssur – le 24 février 2021

Principal investisseur institutionnel de l’UE avec plus 10 300 Mds € investis dans l’économie en 2018, le marché de l’assurance fait face à des difficultés laissant présager des changements profonds dans le secteur. Entre crise de confiance dans la relation assureur-assuré, hausses tarifaires, émergence de nouveaux risques systémiques, et frilosité accrue sur certains risques, le marché de l’assurance fait-il face à une nouvelle crise ?

Captives d’assurance : vers la démocratisation ?

RiskAssur Hebdo – le 07 janvier 2021 :

« Il n’y aura pas d’assurance pandémie obligatoire. Il y aura la faculté, pour tous ceux qui le souhaitent, de se constituer des provisions qui bénéficieront d’un régime fiscal particulièrement avantageux, qui leur permettront tout simplement de mettre de l’argent de côté dans les temps où les choses vont bien. ». En plein confinement, cette annonce du ministre Bruno Le Maire le 7 décembre dernier a eu pour effet de remettre la gestion individuelle des risques d’entreprises au cœur du débat. Cette annonce pourrait marquer la renaissance d’un outil jusqu’ici peu connu : la captive d’assurance.

Taux bas : défis et enjeux pour l’épargne de demain.

Agefi Actifs – le 22 novembre 2020 :

« (…) Les taux bas sont nécessaires, et vont durer (…), nous devrons ensemble nous y adapter », ainsi clôturait François Vilheroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France lors de son discours à la FFA du 25 octobre dernier à l’occasion de la 11ème conférence internationale de l’assurance. Il affirmait ensuite « La nouveauté n’est donc pas les taux bas, ni même les taux négatifs : elle est que ces taux bas doivent durer, compte tenu du refroidissement économique mondial ».

Ce contexte a des conséquences notables sur le marché de l’assurance, et notamment les branches longues telles que l’épargne-retraite. La gestion de ces branches dans un contexte de taux bas soumet les distributeurs d’assurance à de nouveaux enjeux : opérer un partage de risque progressif entre assureurs et épargnants, tout en proposant des perspectives d’investissements préservant l’attractivité du marché de l’épargne.

La RSE, nouvel eldorado de la profitabilité des entreprises ?

Entreprendre.fr – le 14 septembre 2020 :

Du XIXème siècle aux années 2000, en passant par les mouvements sociaux des années 60, le rôle de l’entreprise a évolué, intégrant progressivement des objectifs autres que la profitabilité, et devenant un véritable réceptacle des doléances socio-environnementales. Cependant, autrefois perçus comme une contrainte, la prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans la conduite de l’activité – ou RSE – se révèle être une terre d’opportunités par laquelle transite de plus en plus d’entreprises.

La progressive intégration des enjeux sociaux-environnementaux dans la stratégie des entreprises

De la construction des cités ouvrières du XIXe siècle à l’amélioration de l’environnement de travail des ouvriers du XXème siècle, l’aspiration sociale, voire paternaliste de l’entreprise est un concept pluricentenaire. Cette aspiration – volontariste – s’est, au fil des décennies, muée en complément – nécessaire – à l’incapacité des gouvernants à pourvoir aux doléances sociales des gouvernés.

Covid-19 et ubérisation : le Roi est mort, vive le Roi ?

Journal du Net – le 30 juin 2020 :

Selon une étude de l’OFCE, les ménages français ont perdu 11 milliards de revenus disponibles du fait du ralentissement de l’activité. En première ligne, les salariés ubérisés ont été les premières victimes.

Pourtant, du point de vue des entreprises, on assiste durant cette crise à un bond des recrutements de freelances, notamment du côté des enseignes de grande distribution en quête d’allègement de masse salariale. Alors, comment expliquer cela ? Schizophrénie de part et d’autre ou simple réalité économique ? Ce modèle est-il viable sur le long terme ?

Demain, nos retraites gérées par des fonds de pension ?

Economie Matin – le 13 juin 2020 :

Le Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire ou FRPS, est un véhicule juridique dédié à la gestion des retraites professionnelles par capitalisation. Promus par les pouvoirs publics pour leur capacité à contribuer au financement de l’économie sur la durée, ces organismes sont pourtant peu plébiscités par les acteurs français de la retraite. Comment l’expliquer, alors que ces entités juridiques offrent aux acteurs un cadre prudentiel des plus souples ? Ont-ils réellement leur place dans la gestion des retraites françaises ?

Les fonds de pension : une construction d’essence européenne !

L’avènement des FRPS part du constat du désavantage des acteurs locaux par rapport à leurs homologues européens. Au sein de l’UE, les retraites professionnelles sont gérées par des fonds de pension ou par des sociétés d’assurance. Le cadre prudentiel souple des fonds de pension a conduit certains pays membres à les adopter pour gérer leurs retraites, comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Pertes d’exploitation : sur fond de solidarité, la guerre commerciale.

Argus de l’assurance – le 18 mai 2020 :

Tous les coups sont-ils permis ? Après avoir battu pavillon commun, une discorde semble aujourd’hui naitre à bord du paquebot assurance. Certains bancassureurs, par leurs décisions unilatérales d’indemniser les pertes d’exploitation, s’attirent les foudres de leurs pairs assureurs. Comment interpréter cet acte ? Solidarité ou opportunité commerciale ?

1 pour tous, tous pour 1 !

« Les assureurs ne peuvent hélas pas faire de miracle avec l’argent qu’on leur a confié. », ainsi s’exprimait la fédération française de l’assurance, par la voix de sa présidente Florence Lustman, le 2 avril dernier. Montrée du doigt pour sa passivité, la profession, par la voix de sa fédération, annonce jour après jour de nouvelles mesures de solidarité : mise en place d’un programme d’investissement global d’au moins 1.5 Mds €, mesures extracontractuelles à hauteur de 1.75 Mds € pour les populations et entreprises les plus exposées, proposition de création d’un régime d’assurance contre les risques sanitaires majeurs, contribution de 400 millions€ au fonds public d’aide des professionnels. Les assureurs font bloc et affichent leur solidarité à la nation.

Pandémie numérique, dans l’ombre du Covid-19 ?

Journal du Net – le 25 mai 2020 :

La crise sanitaire a eu pour conséquence l’explosion des cyber-attaques. Entités publiques, organisations internationales, entreprises privées ou particuliers, tous sont frappés par la virulence de la cybercriminalité.

À l’heure où acteurs publics et privés planchent sur l’instauration d’un mécanisme de couverture des risques systémiques de type pandémie, le moment n’est-il pas venu de préparer nos économies aux conséquences d’une pandémie numérique ?

La France vers la création d’un régime de catastrophes sanitaires.

Riskassur – le 07 mai 2020 :

Le 27 mars 2020, la sénatrice de Paris Catherine DUMAS et plusieurs de ses collègues déposent au bureau du Sénat la proposition de loi n°394 tendant à la création d’une assurance liée aux menaces sanitaires graves. Le texte milite pour l’instauration d’un régime de catastrophes sanitaires, tendant à préparer l’économie française aux conséquences d’une prochaine crise. Néanmoins, il est important de s’interroger sur l’efficacité d’un tel régime face à des événements systémiques futurs.

La faillite de l’ancien monde et la nécessaire création d’un régime d’exception pour les risques sanitaires

A l’occasion des 28èmes rencontres du Risk Management du 5 au 7 février 2020, l’AMRAE[1] dévoile un sondage aux résultats étonnants : 70% des grandes entreprises n’ont pas de couverture pertes d’exploitation sans dommages ; seuls 30% sont assurés via une extension de garantie à couverture limitée. Avec le COVID-19, ce système s’écroule sous le poids des conséquences économiques.

COVID-19 : DSK livre son analyse !

Economie matin – le 12 mai 2020 :

Crise économique, conséquences politiques, géopolitique et défi climatique, Dominique Strauss-Kahn rompt le silence et livre aux colonnes de Politique Internationale sa longue analyse des enjeux présents et à venir de la crise COVID-19.

« Cette récession ne ressemble que très partiellement à celles que nous avons connues parce qu’elle mêle un choc sur l’offre et un autre sur la demande ». Récession : le terme est posé. Dès les premières lignes, l’ancien patron du FMI esquisse les traits d’une situation selon lui « exceptionnelle et si dangereuse ». L’exceptionnelle dangerosité de la situation prend essor dans la « simultanéité des chocs d’offre et de demande », engendrant des millions de pertes d’emplois d’Américains et d’Européens.