Paris et les JOP 2024 : entre environnement et innovation

Les Echos – 27 novembre 2017 :

La France sait être au rendez-vous quand elle est attendue : rien que sur les deux dernières années, nous en avons eu la preuve avec la COP21 en 2015, puis avec l’Euro 2016 de football.

Depuis le 13 septembre, la question se pose de savoir quelle étape supplémentaire sera franchie pour 2024 avec les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) à Paris.

La ville de Paris, ses représentants, ses habitants, et plus généralement les Français, attendent avec impatience les JOP de 2024 en France (1). Le succès du dossier français a été porté par de très nombreux sportifs et par la classe politique, y compris le Président de la République Emmanuel Macron (2). Avant cette décision, le projet avait déjà été reconnu par les experts du Comité International Olympique (CIO) comme étant de très grande qualité (3).

Crise du sport mondial, vers plus de règlementation ?

Après les cas de dopages russes et l’accumulation d’affaires dans le sport, la question de renforcer les réglementations, d’affirmer la place des institutions et leur capacité de sanction doit être posée. Après la banque-finance et ses milliards d’actifs, le « sport-business » et ses dérives doit-il subir lui aussi une profonde mutation ?

L’Euro 2016 de Football en France et les JO à Rio, ces fêtes du sport mondialement suivies nous ont procuré de belles émotions en ces temps troubles. Pour les pays hôtes, ce sont des retombées financières, mais aussi des polémiques. Un exemple, l’exclusion des JO 2016 d’athlètes russes suite à la découverte de fraudes et tromperies organisées par leurs fédérations et le gouvernement.

Cette affaire ne fait que confirmer une tendance à l’augmentation des scandales sportifs ces derniers temps : dopage, attributions malhonnêtes, paris illégaux ou fraude fiscale. Nous sommes face à des évènements mondiaux et multi-disciplines qui prennent de l’ampleur. Face à cette situation, un parallèle pourrait être fait avec la crise de 2008. Ces scandales financiers ont fini par conduire à une refonte du secteur de la finance : un changement des mentalités complété par la mise en place de gendarmes garants du bon déroulé des activités.