Volkswagen, affaire Kerviel, Enron : pourquoi l’histoire se répète ?

Les Echos – 24 novembre 2015 :

Afin de pouvoir faire face au scandale des moteurs truqués, le n°1 mondial des constructeurs a annoncé cette semaine une réduction et une réorientation de ses investissements pour 2016. Le groupe Volkswagen ne pouvait savourer plus longtemps cette place de leader âprement gagnée sur General Motors et Toyota, dans une lutte planétaire féroce et dans un contexte de marché en surcapacité de production.

Le scandale Volkswagen résulte d’une simple équation présentée au directoire : investir plusieurs centaines de millions d’euros dans le développement d’un nouveau moteur conforme au seuil d’émissions aux USA (2 fois plus bas qu’en Europe) ou surfer sur un bon vieux moteur diesel amorti et éprouvé. Le schéma de décision s’est vite orienté sur ce rafistolage d’apparence à l’aide d’une astuce logicielle. La supercherie a étonnamment tenu très longtemps (7 ans, l’enquête en cours le dira) face aux différents contrôles, mais comme toute manipulation, le pot aux roses finit par être découvert de façon fortuite. La chute n’en est pas moins vertigineuse…