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Le risque opérationnel, l’enjeu réglementaire phare pour les néo-banques

Journal du net – 26 septembre 2019 :

Depuis une dizaine d’années, avec l’essor de la digitalisation et notamment celle des services financiers, nous assistons à la naissance de nouveaux acteurs sur le marché bancaire français et européen : les néo-banques. Ces établissements, proposant des services financiers de type dépôts et moyens de paiement, ont, pour la plupart, reçu une licence bancaire dans l’Union Européenne. A l’instar des deux plus connues au niveau européen, N26 et Revolut, elles ne proposent que très marginalement des services de crédit, tout du moins sur le marché français, et n’effectuent pas d’opérations de marché, à l’inverse des banques traditionnelles.

Ainsi, dans le cadre de la réglementation bâloise, qui vise à couvrir, par un niveau minimum de fonds propres, les risques auxquels les banques sont exposées, et du fait de leurs activités spécifiques ces établissements ne sont pas, ou peu, soumis aux risques de crédit et de marché. Cependant, leur exposition au risque opérationnel pourrait représenter un enjeu majeur. Dans la réglementation bâloise, ce risque opérationnel se définit par un risque de perte liée à une défaillance des procédures, du personnel ou des systèmes internes. Concrètement, cela prend donc en compte les risques fraudes, de dysfonctionnement des systèmes et des processus ou encore de dommages corporels. Sur ces problématiques-là, les néo-banques sont bel et bien exposées, et peut-être plus encore que les banques traditionnelles. Sans un cadre adapté et des investissements correctement positionnés, ce qui fait la force des néo-banques aujourd’hui pourrait bien devenir une faiblesse.