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Le défi chinois au marché européen

Les Echos – 23 janvier 2017 :

Quinze ans après son adhésion à l’OMC, la Chine apparaît comme la puissance commerciale-clé de la mondialisation. Admise à reculons dans le libre échange mondial, son statut particulier d’économie non marchande devait expirer une fois les réformes attendues réalisées.

Entre temps, l’Union européenne (UE) a subi les crises économiques et la désindustrialisation, laissant la Chine développer une puissance commerciale qui la place aujourd’hui en position de force. Or, sa conformité aux engagements de l’OMC laisse à désirer et défavorise les entreprises européennes. L’UE est au pied du mur.

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Les accords de libre échange, un modèle dépassé

La Tribune – 23 décembre 2016 :

L’aventure rocambolesque de la signature du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) entre l’Union européenne (UE) et le Canada a montré, entre autres, combien les accords de libre échange sont controversés.

Les Etats-Unis vont se retirer du TPPA (Trans Pacific Partnership Agreement). Donald Trump l’a annoncé le 21 novembre : il réalise ainsi une promesse de campagne. Sans Washington, cet accord de libre échange, qui implique onze pays riverains du Pacifique, perd singulièrement de son envergure. L’avenir dira s’il s’agit des prémisses d’une politique protectionniste ou d’un gage électoraliste vite expédié. Il reste que le libre échange est contesté dans les économies occidentales, les mêmes qui l’on sans cesse promu depuis l’après guerre.

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Malgré l’accord, le Ceta est un échec démocratique pour l’Europe

Les Echos – 27 octobre 2016 :

La Wallonie a longtemps refusé le Ceta. Cela illustre à quel point l’UE peine à négocier des accords commerciaux correspondant aux attentes de ses populations.

C’est presque fait, et ce fut difficile. Une position commune de la Belgique sur le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta) a été arrêtée, ce qui pourrait permettre sa signature prochaine , a affirmé ce jeudi 27 octobre le Premier ministre belge, Charles Michel. La Wallonie, une région belge, avait opposé son veto à un accord sur le Ceta.

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Brexit : la guerre des places financières

Les Echos – 7 octobre 2016 :

Le constat unanime du Brexit est que la City de Londres va perdre en influence et en ressources. Paris et Francfort ont tout à gagner.

Le rapprochement entre les bourses de Londres et de Francfort tombe mal dans le contexte du vote britannique sur le Brexit . Voulue par les actionnaires, la fusion de Deutsch Börse et du London Stock Exchange poursuit son processus en dépit du vote britannique. Créer un leader mondial des opérations de marché est en ligne avec leur vision globalisée des marchés et l’état de la concurrence américaine et asiatique. Néanmoins, le contexte actuel renforce les opposants à cette fusion, qui y voient une concentration excessive des activités de courtage. Les autorités européennes n’ont pas encore validé l’opération .

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Bâle IV : normer c’est gagner

Les Echos – 5 septembre 2016 :

Les propositions du Comité de Bâle (dites « Bâle IV ») sont dans la ligne de mire du lobby bancaire. Les prémisses de ce changement normatif s’annoncent comme autant de menaces pour le secteur bancaire européen. Le 12 juillet, le Conseil « EcoFin » de l’Union européenne a été l’occasion de liguer les intérêts européens.

Avant même sa traduction juridique, le champ normatif apparaît de plus en plus comme un théâtre d’affrontement autonome. Imposer son modèle est la stratégie de tous.

L’art d’exporter des contraintes

Le Sénat a voté une résolution le 18 juin dernier pour contester les propositions de réforme du Comité de Bâle. Le courroux sénatorial s’est polarisé sur le marché du crédit immobilier. L’une des conséquences possibles des propositions du Comité de Bâle serait la standardisation des modèles de crédits immobiliers : à la clef, une diminution des risques pour les banques. Mais, dans la ligne de mire des sénateurs, il y a le risque de taux. Le modèle français repose majoritairement sur le cautionnement et la solvabilité des emprunteurs, avec un niveau d’impayés très bas et des taux fixes. Le modèle fait consensus.

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Le Brexit ou l’art de faire comme avant

Les Echos – 23 août 2016 :

Aberrant, l’article 50 du Traité de Lisbonne abandonne le processus juridique de sortie de l’Union européenne au sortant. L’empressement n’est pas d’actualité : les haut-le-cœur politiques de la rupture étant passés, c’est maintenant l’heure de conserver patiemment les intérêts britanniques. L’Union européenne attendra : elle l’a voulu.

L’agenda de ces dames

Si les dirigeants des institutions européennes répètent en boucle combien le vote britannique est irréversible et le marché commun un tout non négociable, Londres et Berlin ont toutefois une lecture commune du contexte. Leurs économies sont très liées et leurs agendas politiques internes les poussent à une communauté d’intérêts. Theresa May va matérialiser le rêve des « Brexiters », mais elle hérite d’un Royaume-Uni en recomposition politique et dont la souveraineté économique est incertaine.

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Royaume-Uni : l’aléa souverain

Les Echos – 30 juin 2016 :

Tempête boursière, turbulences politiques et incertitudes sont le lot du récent « Brexit ». La Reine et la Patrie sont sauves, mais isolées. Le prix de cette indépendance est incertain et impose au Gouvernement britannique de reconsidérer les tenants et aboutissants de sa souveraineté économique.

Albion, l’orgueilleuse

L’Europe est un projet global d’association d’États, dont l’objet n’a jamais été d’être une seule zone de libre-échange. Ce n’est ni l’esprit ni la lettre des traités. Le projet européen n’avait pas le même sens de chaque côté de la Manche. Le « Brexit » clarifie les trajectoires. À bien des égards, il apparaît comme un piège épineux pour le Gouvernement britannique. Avant le vote, la souveraineté économique britannique a été discutée à Bruxelles en position de force : le nationalisme persévérant du UKIP a aidé David Cameron à alimenter la peur européenne de perdre une grande économie.

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Livre sterling : une anomalie dans le referendum

Les Echos – 24 juin  2016 :

L’imminence du referendum britannique a dopé l’intérêt pour l’Euro et le dollar américain. Et pour cause, le risque d’effondrement de la Livre sterling n’est pas théorique. Sans exagérer les conséquences de ce risque, il est évident que l’économie britannique sera impactée globalement.

Livre sterling contre Euro : ce jeu de spéculation est le résumé du désaccord de fond qui se cristallise aujourd’hui dans ce referendum. Mais l’arbre cache la forêt…

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Lutte contre la corruption : la loi du minimum

Le Monde – 18 mai 2016 :

Le projet de loi Sapin 2 ne dépasse guère les standards internationaux de base sur cette question, même s’il étend leur application aux entreprises de taille intermédiaire.

Mise à l’index pour ses mauvais résultats en matière de lutte contre la corruption, la France devrait prochainement améliorer son score dans les classements des organisations non gouvernementales (ONG) grâce à la loi Sapin 2. Celle-ci va en effet faciliter les poursuites pénales dans les affaires de corruption et de trafic d’influence impliquant des agents publics étrangers. Signataire en 1997 de la convention de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)sur la lutte contre la corruption, la France avait été épinglée en 2014: aucune entreprise n’y avait été condamnée depuis 1997! Sur ce point, la loi devrait corriger la situation, après dix-neuf ans d’attente.

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Transaction pénale : la corruption se paie

Les Echos – 22 mars 2016 :

La loi « Sapin » qui sera présentée en Conseil des ministres le 30 mars prochain annonce une innovation dans le droit pénal des affaires : les faits de corruption commis par les entreprises pourront se régler par une transaction alignée sur le chiffre d’affaires.

La perspective d’un procès pour corruption mené contre une entreprise va devenir théorique. Mais les bons comptes ne feront pas forcément les bons amis : l’entreprise fautive devra intégrer un surveillant externe.