Quels types d’innovations à mener pour endiguer la crise écologique ?

Environnement Magazine – le 16 juillet 2020 :

Stéphane Pailler, consultant senior chez Square, revient sur deux projets récents portés par des dirigeants d’entreprises et une association afin de baisser l’empreinte carbone de la France.

Depuis la crise sanitaire du Covid-19, les gouvernements, Think tank et autres organismes au niveau européen commencent à regarder d’un œil encore plus averti les dégâts anthropiques de l’économie actuelle sur l’environnement. Il est maintenant impensable de penser économie sans écologie si nous voulons laisser un futur vivable à nos enfants. Mais malgré le fait que certaines idées soient complémentaires ou diamétralement opposées, elles ont un point commun, celui de l’innovation.

L’API dans l’open banking, retour à la dure réalité

Economie matin – le 19 février 2020 :

L’API est au centre de l’Open Banking et c’est bel et bien la notion charnière qui va permettre, dans un cadre réglementé, le partage des données entre les banques traditionnelles et les TPP.
Techniquement une API (Application Programming Interface) est un moyen de communication qui permet de fournir des données de façon structurée. Cela permet à deux systèmes d’information complètement hétérogènes de pouvoir s’échanger simplement des données à l’instar du web scrapping qui est une méthode unilatérale où l’on récupère de l’information et qui est quant à elle éparpillée et non structurée.

Avant la mise en place de la feuille de route de la DSP2 du 13 janvier 2018, les banques refusaient toutes négociations avec les agrégateurs en ce qui concerne l’ouverture des données en prétextant la non sécurisation des méthodes de récupération du web scrapping.
Le gouvernement allait encore plus loin en souhaitant, au nom de la cybersécurité, que les Fintechs Françaises arrêtent le plus rapidement possible d’utiliser cette technique.
En mettant un cadre avec les APIs, le régulateur a voulu redonner aux banques la main sur leurs données tout en maintenant un environnement concurrentiel porté par les Fintechs.
Une fois ces APIs mises en place, elles doivent être mises à disposition des TPP (Third Party Providers). Ainsi, ils n’ont plus d’autres choix que de les utiliser et surtout de mettre fin aux méthodes de web scrapping.

Open Banking : la sécurité, le casse-tête des banques ?

Le Courrier Financier – le 03 septembre 2019 :

La deuxième directive européenne des services de paiement (DSP2) aurait dû s’appliquer à partir de septembre 2019. En France, les banques et les sites d’e-commerce européennes ont obtenu un nouveau délai jusqu’en 2022. Quels sont les casse-tête techniques auxquels le secteur doit faire face ? Quelle place les Fintechs vont-elles occuper dans ce nouveau marché ? Stéphane Pailler, Senior Consultant du Groupe Square, partage son analyse.

La principale force des banques traditionnelles réside dans la confiance qu’elles ont obtenue de leurs clients. Cette confiance s’établit notamment par la notion de proximité, avec un conseiller qui les accompagne dans leurs choix financiers à chaque étape de leur vie. En d’autres mots, un sentiment de sécurité. Avec l’Open Banking, les conseillers deviennent virtuels, les concurrents se multiplient et les données des banques sont accessibles de tous.