Braver l’incertitude par l’organisation innovante

L’usine nouvelle – le 22 mars :

Covid-19, dévissage du cours du brut, protectionnisme, en ce temps de perturbations et de fortes incertitudes toutes les entreprises pour être pérennes n’auront pas d’autres choix que d’investir intelligemment et innover.  Le monde étant plus que jamais imprédictible, il devient clé d’être à la fois réflexif et pro-actif. Nous proposerons ici une suite de questions pour orienter l’action stratégique.

L’intrapreneuriat, briser le miroir aux alouettes.

Journal du Net – le 17 mars 2020 :

Il ne se passe pas un mois sans qu’un nouveau challenge intrapreneurial émerge en grande entreprise à l’image des programmes d’intrapreneuriat de la Société Générale, d’Engie ou Danone. Les articles fleurissent et avec eux l’envie pour de nombreux cadres de devenir intrapreneures. Pourtant l’intrapreneuriat peut être trompeur à de nombreux égards. Tantôt leurre pour cadres ambitieux, tantôt boîte à fauve pour l’Innovation de la grande entreprise en silos, voyons comment viser l’efficience en débutant par dépasser fantasme et mythe.

L’innovation systémique, nouvel eldorado ?

Silicon.fr – le 25 novembre 2019 :

Fort de 3,8 milliards d’euros déjà levés depuis janvier 2019, nous pourrions penser que la France se mue en Startup Nation. Oui, mais voilà que nos entrepreneurs, intrapreneurs et décideurs ne se détachent toujours pas d’un paradigme erroné. Ce dernier laisse à penser que la valeur de l’innovation vient de la grande invention, de l’expérience client d’exception : des qualités intrinsèques d’une nouvelle proposition. A travers trois cas, voyons en quoi cette vision est simpliste.

Leçon d’Edison : fédérer puis concevoir

Leçon d’Edison : fédérer puis concevoir Ces trente dernières années, les chercheurs en Sociologie de l’innovation ont démontré que le succès d’une invention tenait moins à sa valeur intrinsèque qu’à l’adaptation du cadre socio-technique lui servant de berceau. C’est notamment en analysant la dynamique d’Innovation d’Edison qu’ils découvrent une logique contre-intuitive. En effet, avant d’étudier la faisabilité technique de ses projets, celui-ci prenait soin de multiplier les déclarations et conférences de presse afin de susciter l’intérêt.

Tout en martelant sa vision, Edison préparait l’opinion : l’électricité remplacera le gaz et sa mise en réseau bonifiera la vie. A chaque confrontation, Edison mesurait l’adoption de ses concepts.

Comme l’écrivent Akrich, Callon et Latour1 dès 1988 : « Par quoi croyez-vous qu’Edison commence ? Par la fin, bien évidemment. Il met avec application la charrue avant les bœufs. Pourquoi se lancer en effet dans une entreprise difficile si personne n’y croit ». Quand l’opinion est assez mûre, Edison lève le voile sur ses inventions, qui sont alors co-construites, adaptées puis adoptées. Le réel enjeu n’était autre que la création d’un consensus sur leur utilité : les intérêts des différentes parties prenantes évoluaient pour converger.

Design Thinking : et si on le remettait à sa place ?

Silicon.fr – le 12 juin 2019 :

Le Design Thinking semble répondre à tous les problèmes. Mais lorsqu’il est vidé de sa rigueur, le processus peut vite devenir contre-productif.

Voilà dix ans qu’a été publié l’ouvrage Change by design de Tim Brown.

Depuis, le Design Thinking a été largement diffusé en France. Ces deux petits mots ont ouvert un marché et la demande n’a cessé de croître.

Les organisations ont de plus en plus intégré le Design Thinking à leurs méthodes de travail, soit directement dans leurs équipes, soit par l’intermédiaire de consultants.
Le Design Thinking semble répondre à tous les problèmes, et ne pas y recourir a tout l’air d’une bévue managériale.

Devant un tel enthousiasme, le temps d’une page, voyons cependant en quoi le Design Thinking, lorsqu’il est vidé de sa rigueur, peut vite devenir contre-productif.

10 erreurs qui plombent nos dynamiques d’innovation

Maddyness – 18 avril 2019 :

Avoir une politique d’innovation, c’est bien. Le mener à bien, c’est mieux. Certaines erreurs, relativement courantes, plombent les efforts des directions de l’innovation. Tony Da Motta Cerveira, consultant en stratégie pour le cabinet Conseil Square, liste les faux-pas à éviter.

Rentabiliser et intensifier la dynamique d’Innovation tient de la survie en hypercompétition. Pourtant les performances des dynamiques d’Innovation sont souvent décevantes. Quel paradoxe : les sciences de gestion apportent des propositions de plus en plus fines et pourtant les pratiques des entreprises demeurent grossières. Tentons de rapprocher les deux visions et gagnons en performance en débusquant nos erreurs plombantes.