La 4e dimension du management : le management de projet

Si, à la fin des années 90s, Blake et Mouton ont pu prolonger leur célèbre grille managériale en intégrant la troisième dimension que constitue le style du leadership, ils n’ont toutefois pas eu le temps de constater l’accélération vertigineuse du changement dans nos Organisations du XXIème siècle. Ainsi le « mode projet » est désormais au cœur de la vie d’entreprise et nous proposons de poursuivre leur analyse par l’intégration de cette dynamique fondamentale que constitue le management de projet : véritable 4e dimension du management.

« Il n’y a point d’entreprise plus difficile, plus douteuse, ni plus dangereuse que celle de vouloir introduire un nouvel ordre des choses » (Nicolo Machiavelli). Fort de cette précieuse mise en garde, tournons ensemble les rouages de la mécanique du management de projet pour mieux comprendre cette dimension non plus parallèle, mais essentielle à l’Entreprise.

Volkswagen : erreur de stratégie ou erreur stratégique ?

Au-delà de la dimension réglementaire du scandale Volkswagen (Cf. l’article d’Adrien Aubert dans La Tribune du 29 septembre), cette affaire est un véritable cas d’école en termes de stratégie d’entreprise et des théories qui la sous-tendent, comme celles des parties-prenantes et de l’intelligence économique.

Le client Roi est mort, vive le régulateur !

Comment Volkswagen, une entreprise si économiquement performante, a pu faire une telle contre-performance alors même que la qualité mécanique, la sécurité de ses voitures et la satisfaction des clients n’ont pas été remises en cause ? Rappelons d’abord que le régulateur n’a fait qu’accomplir sa mission en sanctionnant une irrégularité. La responsabilité de ce « scandale » et de ses conséquences afférentes repose donc sur Volkswagen. Ceci constitue une excellente matière à réflexion pour discerner l’erreur de stratégie ou l’erreur stratégique commise.