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Un système de notation ? Pas sans règlementation

De la scolarité à l’âge adulte, la notation est partie prenante de notre schéma de pensée. La multiplication des usages des données personnelles doit interpeller sur les limites de ce fonctionnement.

Être l’objet d’une notation ne nous est pas inconnu : de l’enfance jusqu’à l’obtention de multiples diplômes, nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises de poser cette fameuse question : « T’as eu combien ? ». Cela nous permet d’évaluer notre niveau à l’école en fonction de la réponse de chacune des personnes interrogées. Ce principe d’évaluation s’étend au-delà du cadre scolaire, puisqu’il s’applique également au sein d’institutions financières lors de processus d’octroi de crédits.

A la vue des prouesses technologiques dont nous sommes spectateurs, l’apparition d’applications mobiles diverses et variées collectant nos données personnelles dès leurs installations sur nos smartphones, tablettes, etc. confère un tout autre sens au système de notation tel que nous le connaissons actuellement.
Dans quelles mesures un cadre règlementaire doit-il être renforcé afin de nous préserver des effets pervers découlant de ces innovations ?

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RCI Bank & Services, une captive qui surperforme ?

Le succès industriel de l’Alliance Renault – Nissan – Mitsubishi, confirmé ces derniers jours premier constructeur automobile mondial devant les empires Toyota et Volkswagen, tend à faire oublier la contribution toute particulière de sa captive financière RCI Bank & Services dont le succès devrait inspirer certains acteurs bancaires européens.

Grande distribution, automobile, les captives financières se sont multipliées depuis le début des années 80. Pour accélérer leur développement commercial, les constructeurs se sont pour la plupart dotés de gammes de produits bancaires leur permettant d’un côté de faciliter le financement de leur réseau de distributeurs (financement de flotte, financement de trésorerie, etc.) et de l’autre côté de faciliter l’accession au produit automobile pour les ménages à travers le crédit à la consommation affecté ou non affecté. Le statut de ces entités leur a également permis de limiter les intermédiaires bancaires et donc les frais & commissions associés. Ces acteurs du financement spécialisé, nettement moins médiatisés que les établissements ayant pignon sur rue, ont été particulièrement confrontés, après la crise financière de 2007-2008, au renforcement des exigences réglementaires à partir de 2010 qui ont notamment pesé sur la liquidité.

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Mettre ses salariés au sport… ça rapporte

Le Journal du Net – 15 juin 2018 :

Tables de ping pong, panneaux de basket, voire terrains de tennis ou piscine intérieure pour les groupes du Cac 40. Nombreuses entreprises investissent dans des équipements sportifs. Et le ROI est au rendez-vous.

Les équipements sportifs semblent avoir définitivement intégré l’environnement des entreprises. Certaines proposent de véritables campus sportifs extérieurs à leurs salariés, comme la BNP à Louveciennes qui dispose d’aménagements incluant des salles de réunions mais aussi 13 courts de tennis, 1 parcours de santé, 1 terrain de football, 3 tables de ping-pong…

D’autres entreprises intègrent directement des équipements dans leurs bâtiments comme Total dans ses tours de la Défense avec des terrains de squash et une piscine olympique. Si ces équipements peuvent être un véritable atout en termes d’attractivité et de valorisation de la marque employeur, ils sont également un vecteur de bien-être durable en entreprise.

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Après le G7 : comment sortir de la guerre commerciale ?

Les Echos – le 13 juin 2018 :

C’est un sommet du G7 qui s’achève donc aussi mal qu’il avait commencé. C’est dans un contexte de guerre commerciale que se sont réunis les leaders des principales économies de la planète, Chine et Inde exceptées. Cette « guerre » avait été déclarée au sujet de barrières douanières sur l’aluminium et l’acier. Le G7 se termine par une volte-face des Américains qui se désolidarisent de la déclaration commune.

De fait, le sommet du G7 avait tourné à un G6+1, mais finalement l’espoir d’une reprise du dialogue était permis puisqu’on avait abouti à un communiqué en 28 points qui comportait notamment ces deux phrases : « Nous nous engageons à moderniser l’OMC pour la rendre plus équitable dans les plus brefs délais. Nous nous efforçons de réduire les obstacles tarifaires, les obstacles non tarifaires et les subventions. » La guerre commerciale avait-elle trouvé une issue ? Tout semblait pouvoir emprunter la voie de l’apaisement jusqu’aux déclarations de Justin Trudeau et aux tweets de Donald Trump.

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Protectionnisme : et si l’Europe tentait le rapport de force ?

Economie Matin – 8 juin 2018 :

Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a pris un ensemble de mesures visant à protéger certains secteurs de l’économie américaine. Ce nouveau positionnement économique revendiqué par Washington tranche vivement avec l’attitude d’une Europe qui a toujours semblé impuissante à protéger son marché intérieur.

Il n’avait eu de cesse de le marteler pendant sa campagne : « L’Amérique d’abord ». Depuis, celui qui est devenu le 45e Président des Etats-Unis, est passé à plusieurs reprises des paroles aux actes afin de protéger le marché américain du flot des importations. Les dernières mesures protectionnistes annoncées par l’administration américaine concernant la taxation de l’acier et de l’aluminium n’ont pas manqué de faire réagir vivement les principaux partenaires économiques des Etats-Unis.

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Les GAFA : entre vecteur d’innovation et générateur de risques

Le Journal du Net – 5 juin 2016 :

Les géants du web représentés par l’acronyme GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) figurent tous dans le top 10 (dont trois sur le podium) des capitalisations boursières sur le Nasdaq, la bourse américaine spécialisée dans les nouvelles technologies.

Concomitamment à ce bilan, force est de constater que les scandales les concernant ne manquent pas. Les soupçons d’ingérence de la Russie dans l’élection américaine via la manipulation des réseaux sociaux ou plus récemment l’affaire « Cambridge Analytica » concernant la fuite de données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook en sont de parfaits exemples

En réponse à la multiplication de ce type d’affaires, le cadre réglementaire évolue, tant sur la protection des individus que sur la fiscalité.

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Blockchain and insurance: the next revolution

Blockchain is a distributed ledger that is broadly discussed as a technology with huge innovation potential in all areas of financial services. To date, the majority of usage cases of this technology are in the banking arena. We can refer to several publications available on Initio’s blog regarding the impact of blockchain technology and the usage of crypto currencies in financial services.

However, the blockchain technology also offers potential use cases for insurers that include innovating insurance products and services for growth, increasing effectiveness in fraud detection, pricing and reducing administrative cost. In these application areas insurers could address some of the main challenges they are facing today – such as limited growth in mature markets and cost reduction pressures.

While the insurance industry (in terms of technology adoption) lags behind banking, it is nevertheless uniquely positioned to benefit from blockchain technology. Blockchain can address the competitive challenges many incumbents face, including poor customer engagement, limited growth in mature markets, and the trends of digitization. In the following, we will outline one of the most promising insurance-related use case that will increase effectiveness and reduce cost by automating key processes

For several years, the Belgian insurance market was behind on the digital revolution while banking sector had been working hard in digitalizing their services across entities and platforms to meet the demand from users for a full digital financial experience. Insurance companies have been delaying this evolution while controlling their risks and focusing on their profits. The digital evolution was mostly aimed at improving the digital process for their main selling channels: brokers and banks. They have therefore developed platforms to ease the process for subscriptions, customer management, financial integration and reducing paper works. In addition, some companies have developed mobile applications allowing users to see their insurances or contact their company for claims. These applications did not meet the expected success amongst final customers and are not even updated to follow the actual digital market trends.

Read the complete white paper « Blockchain and Insurance: the next revolution » by Jorge Toral, consultant at Initio

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Que faut-il retenir du Forum de l’OCDE ?

Les Echos – 1 juin 2018 :

Le Forum de l’OCDE s’est tenu les 28 et 29 mai. Quels sont les enseignements à tirer de ces deux jours de conférences et de débats ?

C’est donc en présence de trois présidents de la République (Colombie, France et Lituanie) que des échanges publics ont eu lieu sur l’avenir du multilatéralisme lors du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ouvert le 29 mai; placé sous le signe de la refonte du multilatéralisme. Que faut-il, alors, retenir de ce Forum 2018 ?

La croissance mondiale en pleine forme

Selon les dernières prévisions de l’OCDE, la croissance mondiale devrait s’élever à 4 % cette année. On peut estimer que l’on a mis 10 ans à gommer les effets de la dernière crise financière, mais que la pente est maintenant définitivement remontée. L’OCDE table sur une croissance de 1,9 % pour la France en 2018 et 2019 alors qu’elle était de 2 % en 2017, selon l’Insee. Pour le G20, elle devrait être 4 %, selon l’OCDE.

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Change management: how to deal with the human impact ?

In his groundbreaking 1970 book: “Future Shock”, Alvin Toffler argued that accelerating change in technology and society causes in most of us what he coined an ‘information overload’. This leads to stress and feeling of being overwhelmed – a future shock. On an individual level, in our private lives, adoption of new technology is voluntary and led mainly by trends, our friends and acquaintances. But in organizations, workplaces, new technologies, structures and work methods are dictated by a need and by management. A soft conflict between individuals, teams and organizations is to be expected, unless carefully managed.

In addition, globalization and constant innovation of technology results in a constantly evolving business environment. Phenomena such as social media and mobile adaptability have revolutionized business and these effects is an ever-increasing need for change, and therefore change management. The growth in technology also has a secondary effect of increasing the availability and therefore accountability of knowledge. Easily accessible information has resulted in unprecedented scrutiny from shareholders and the media and pressure on management.

With the business environment experiencing so much change, organizations must then learn to become comfortable with change as well. Therefore, the ability to manage and adapt to organizational change is an essential ability required in the workplace today. Yet, major and rapid organizational change is profoundly difficult because the structure, culture, and routines of organizations often reflect a persistent and difficult-to-remove « imprint » of past periods, which are resistant to radical change even as the current environment of the organization changes rapidly.

Read the complete white paper « Change Management: How to deal with the human impact ? » by Jorge Toral, consultant at Initio

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Fermetures d’agences bancaires : faut-il s’inquiéter de l’avenir des conseillers ?

Depuis 2015 les banques annoncent successivement leur objectif de réduire leur nombre d’agences physiques en réponse à l’accélération du digital. Société Générale, BPCE, LCL, BNP Paribas, les déclarations de fermetures à horizon 2020 interrogent forcément sur le sort des salariés du réseau. Dans un tel contexte, quelles perspectives s’offrent aux conseillers ?

Un métier qui évolue mais qui ne disparaît pas

L’erreur est de croire qu’avec le numérique le métier de conseiller va disparaître ou va se réduire à un conseiller à distance alors même que les défis, à relever dès demain par les banques, nécessiteront plus que jamais des conseillers qualifiés et de proximité. De façon générale, nous tendons vers une économie de service et d’usage où il n’est plus seulement question de placer des produits financiers et d’assurer la vie courante d’un compte. Les clients sont certes en attente d’autonomie sur certaines opérations basiques mais ont une exigence croissante sur la qualité de service. Ils attendent de leur banque de la disponibilité, de la réactivité, de l’efficacité même dans les opérations complexes de type patrimoniales, des offres adaptées et évolutives, de la reconnaissance et de l’écoute. Bien qu’il y ait eu des améliorations considérables ces dernières années en terme d’expérience client, la concurrence reste rude dans le domaine et devient un vrai levier d’acquisition, par exemple dans le cas d’une souscription à un crédit, certains clients n’hésitent plus à intégrer dans leurs critères de sélection la qualité de la relation client, les outils digitaux et plus seulement le taux. Les challenges seront donc d’embarquer les futurs conseillers dans cette culture du service, ils seront même les ambassadeurs et les pivots des nouvelles expériences que souhaitent proposer les banques. Cela implique pour ces dernières d’investir plus que jamais dans l’accompagnement et la formation des conseillers vers les attendus de leur nouveau rôle, à savoir délivrer une expérience de qualité, mais aussi de les impliquer dans la conception des nouveaux parcours clients et leur donner les moyens d’assurer la qualité de service attendues.