0 comments on “Design Thinking : et si on le remettait à sa place?”

Design Thinking : et si on le remettait à sa place?

Silicon.fr – le 12 juin 2019 :

Le Design Thinking semble répondre à tous les problèmes. Mais lorsqu’il est vidé de sa rigueur, le processus peut vite devenir contre-productif.

Voilà dix ans qu’a été publié l’ouvrage Change by design de Tim Brown.

Depuis, le Design Thinking a été largement diffusé en France. Ces deux petits mots ont ouvert un marché et la demande n’a cessé de croître.

Les organisations ont de plus en plus intégré le Design Thinking à leurs méthodes de travail, soit directement dans leurs équipes, soit par l’intermédiaire de consultants.
Le Design Thinking semble répondre à tous les problèmes, et ne pas y recourir a tout l’air d’une bévue managériale.

Devant un tel enthousiasme, le temps d’une page, voyons cependant en quoi le Design Thinking, lorsqu’il est vidé de sa rigueur, peut vite devenir contre-productif.

0 comments on “Les normes de sécurité de la DSP2 : un frein à l’open banking ?”

Les normes de sécurité de la DSP2 : un frein à l’open banking ?

JDN – le 29 mai 2019 :

Les fintech voient le niveau de sécurité de la nouvelle directive européenne sur les services de paiement comme une entrave à l’ouverture des données bancaires.

En septembre 2019, les standards techniques (Regulatory technical standards – RTS) de la DSP2 devront être appliqués. Face aux exigences, agrégateurs et autres tiers de paiement (TPP) continuent de batailler pour les abaisser avant la date fatidique. Ils reprochent aux banques d’avoir imposé des normes nuisibles à l’expérience du client et au final à l’essor de l’open banking. Or leurs arguments vont à l’encontre de la condition sine qua none du succès de ce nouveau modèle économique, la protection des données financières échangées.

Des règles d’authentification forte en harmonie avec la technologie et son utilisation

La DSP2 rend obligatoire l’authentification forte. Désormais accéder à un service de paiement à distance nécessite d’une personne de fournir une information connue d’elle seule, une preuve de possession d’un objet défini et une caractéristique personnelle unique. Par exemple, respectivement, un mot de passe, l’identifiant unique de son mobile et son empreinte digitale. L’authentification d’un utilisateur est considérée comme forte si à minima deux de ces trois composantes sont réunies.

0 comments on “BOURSE 2019 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS ?”

BOURSE 2019 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS ?

Economie Matin – le 23 mai 2019 :

Après un mois de décembre très difficile sur les marchés, le début d’année 2019 a pris tout le monde à contrepied. Mais cette euphorie pourrait être de courte durée au vu de plusieurs évènements prévus dans le calendrier. Le premier politique, avec l’arrivée de plusieurs échéances dont les législatives européennes, municipales en Allemagne et régionales en Italie. Le second économique, avec un risque de baisse de la croissance au niveau mondial.

Une montée des populismes et des mouvements nationalistes en Europe

En mai 2019 les élections européennes présenteront un risque politique important. On assiste à travers l’Europe à une montée des populismes ainsi que des mouvements nationalistes : en Bavière où la CSU, alliée d’Angela Merkel, a essuyé un revers historique dans une élection régionale, en Italie le gouvernement actuel est composé d’une alliance improbable entre extrême gauche et extrême droite, en Hongrie avec la réélection de Viktor Orbán proche du Parti Populaire Européen, en France ou les sondages indiquent que le Rassemblement National, parti de Marine Le Pen, obtiendrait près de 24% des voix au premier tour du scrutin, contre 18% pour la majorité présidentielle.

0 comments on “Un an de RGPD : l’heure du premier bilan”

Un an de RGPD : l’heure du premier bilan

Les Echos – le 21 mai 2019 :

Le 25 mai dernier, le règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD) entrait en vigueur après quatre ans de négociations législatives. Son objectif : harmoniser la protection de la vie privée des citoyens européens.

L’autre ambition, plus politique mais non moins cruciale : faire du Vieux Continent l’innovateur en matière juridique à l’heure où la technologie ne cesse de rendre le droit obsolète. Sans prétendre ici à un bilan exhaustif, autorisons-nous un regard distancié sur cette année passée et quelques perspectives pour l’avenir.

0 comments on “Adieu Bangalore ! Avec le nearshore les services informatiques se rapprochent de la France”

Adieu Bangalore ! Avec le nearshore les services informatiques se rapprochent de la France

ITRNews – le 21 mai 2019 :

La délocalisation des services informatiques vers l’Inde, entamée il y a une vingtaine d’années, est aujourd’hui complétée par un nouveau modèle privilégiant les pays proches et qui séduit le marché français : le nearshore. Amazon, Natixis, ou Volkswagen ouvrent aujourd’hui des centres de service au Portugal, au Maroc ou en Roumanie. L’avenir des services informatiques est-il chez nos voisins ? Arthur Wetzel, consultant Square, nous propose son point de vue :

Un complément à l’offshore

Le phénomène de délocalisation des services informatiques en Inde est plus que jamais d’actualité : le secteur emploie aujourd’hui plus de 4 millions de personnes, générant un chiffre d’affaires de 135 milliards d’euros à l’export1. Hormis les évènements conjoncturels (taux de change, politique américaine, etc.) la tendance ne fléchit pas. En revanche ces délocalisations restent souvent limitées à des activités à faible valeur ajoutée : support, maintenance, améliorations d’applications embarquées. La gestion de projets complexes quant à elle, reste localisée dans les pays d’origine. Si l’intérêt en termes de coûts directs est indéniable, les difficultés de communication et l’écart culturel dans les projets délocalisés ont mis en évidence un besoin accru de coordination, augmentant de fait les couts indirects. Cela nous interroge donc : dans un contexte de complexification des problématiques et de généralisation des méthodes Agile, l’émergence d’un modèle de proximité permet-elle d’adresser ces limites ?

0 comments on “The road to a greener finance?”

The road to a greener finance?

Agefi – Mai 2019 :

After twenty years of building a legislative framework to enhance the stability of the financial sector, regulators are not willing to let go of the pressure. Now that the European and national authorities have been granted the necessary powers to shape the financial landscape, regulators are looking beyond crisis prevention:the next regulation aims to fuel change for a greener society.

The Action Plan for Financing Sustainable Growth

In March 2018, the European Commission published the Action Plan for financing sustainable growth. It details future legislative work to steer the financial sector towards the COP 21 goals set by the Paris Accords in 2015. To meet these targets in greenhouse gas emission cuts, renewable energy and energy savings, the financing gap is estimated to 270 Bln per year, in addition to current investment level(1). The plan aims to reorientate investment flows towards these sustainable development needs, improve sustainability in risk management, and increase transparency and long-termism in corporate governance.

First, the commission will introduce a taxonomy, labels and standards to help investors identify financial products that support sustainable targets. The plan also includes a list of amendments to current regulations: Benchmark and Credit Rating Agency regulations, IDD and MiFID II. This will impact benchmark and index providers, financial advisory, Credit rating agencies, institutional investors and asset managers, who will have to take into consideration ESG factors in their methodology and decision processes. Finally, the action plan aims to foster long-term strategies in corporate governance, by improving non-financial information in corporate reporting and including environmental considerations in the prudential framework. It will also take a critical approach to new accounting standards whether these have a positive or negative impact on environment.

Nine months later, during the COP24 in Katowice, a record 415 institutional investors, managing over 32 trillion $, urged world governments to accelerate the changes to achieve low carbon transition and other environment targets set by COP21’s agreement in Paris. Investors call for an acceleration of private sector investment into the low carbon transition and phasing out of thermal coal power and fossil fuel subsidies worldwide. This recommendation clearly echoes with the EC action plan to guide investment flows toward sustainable investment supports. Finally, the call also advocates an improvement of climate related financial disclosures. The current focus of corporate reporting on financial information is no longer sufficient. Investors now want to get the global picture, including environmental, social and human capital aspects.

Two elements clearly stand out from these announcements. To promote a greener finance, the investors and the industry need a reliable and transparent definition and classification for sustainable financial products, and a corporate reporting that goes beyond financial figures.

A taxonomy of sustainable investments

Since a couple of decades, financial performance is not the only criteria to evaluate the success of an investment strategy. Individual and institutional investors increasingly take into account ethical, environmental and philanthropic factors into their investment decision process. ESG products are definitely a growing market for product manufacturers. Independent rating providers such as MSCI, Sustainalytics, … assess issuers on a number of ESG criteria, used by investors to select products aligned with their strategy

But ESG comes in many flavors. A basic approach is to screen out undesirable companies that are not deemed socially or environmentally responsible, including tobacco, alcohol or oil industries, arm manufacturers. A more positive approach consists in actively seeking for enterprises that, by their policies and strategy choices, achieve environmental and/or social targets. The latter requires a more information and in-depth analysis of the corporate strategy and actions. It also achieves better results in identifying sustainable investments. As an example, biodiesel companies are considered as sustainable and usually pass the ESG screening, while fossil oil companies do not. But some biodiesel producers have a larger carbon footprint than their “dirty” competitors because they use food crops.

Furthermore, national authorities interpretation of ESG criteria also differ from country to country. This patchwork of constraints slows down the development of sustainable cross border products.

Consequently, a European Ecolabel for financial products would be welcomed by the industry. Though, some questions remain open: it is still unclear whether the ecolabel will focus on environmental aspects (as its name suggests) and leave out social criteria. The approach is also under debate, the industry advocates for a descriptive approach that focus on transparency and processes rather than strict limitations in the product development. Such a positive approach is believed to achieve a better allocation of capital flows and it would also leave larger room for interpretation and competition.

The industry also points out that the level of available information to perform the due diligence required by the positive approach is not always sufficient. This analysis requires more than financial figures. This is why the improvement of corporate reporting is necessary to promote green investment.

Beyond financial reporting

The goal of integrated reporting is to offer stakeholders a complete story about corporate performance. By enhancing its reporting with tangible values, firms can influence shareholders and other stakeholders positively, and help building a longterm management approach. The idea is not new: integrated reporting is being increasingly adopted by companies and countries. It is mandatory in South Africa and Brazil, and encouraged in Europe. In France, ESG and climate policy reporting mandatory since 2016. However, it is by nature much more complex to unify integrated reporting across industries than financial reporting, so no benchmark or standard is set for the moment. Consequently, it is still tempting to use integrated reporting as a communication and marketing vector rather than the transparency tool it should be. The number of initiatives developed to promote integrated reporting and non-financial and environment related disclosures is growing : the Climate disclosure standards Board (CDSB), the Global Reporting initiative (GRI), the International integrated reporting council (IIRC), the Sustainability accounting standards board (SASB)… Well-known standard organizations like ISO and IASB also derived their own interpretation.

This patchwork of standards and approaches has mostly brought confusion. A common project called “the corporate reporting dialogue(2)” was started in 2018 to align the frameworks with the recommendations of the task force for climate related Financial Disclosures (TCFD) . The TCFD, created by FSB, published a recommendation report in June 2017(3), based on 4 principles:

This ongoing dialogue project analyses the scope of each framework, and the definition of materiality. The initial output of this project is expected by Q3 2019 and no doubt it will serve as basis for the work of the European commission. In any case, the regulation has to set a compelling standard to bring transparency in corporate reporting, which can be prejudicial to their reputation. If not, integrated repoting may remain yet another component of greenwashing communication, and be useless to promote a greener finance.

1) See EIB, ‘Restoring EU competitiveness’, 2016. The estimate, until 2020, include investments in modernising transportation and logistics, upgrading energy networks, increasing energy savings, renewables, improving resource management, including water and waste
2) http://corporatereportingdialogue.com/
3) https://www.fsb-tcfd.org/wp-content/uploads/2017/06/FINAL-2017-TCFD-Report-11052018.pdf

Par Thomas Dufresne, consultant du Groupe Square

 

 

0 comments on “Les 3 types d’entreprises face à l’innovation, l’exemple de la réalité virtuelle”

Les 3 types d’entreprises face à l’innovation, l’exemple de la réalité virtuelle

Alliancy – le 17 mai 2019 :

Il existe 3 types d’entreprises face à l’innovation : Les novatrices, les suiveuses et les rebelles qui tentent de s’opposer à celles qui innovent. Comment se situe la vôtre ?

Les novatrices de la réalité virtuelle

Les entreprises qui innovent peuvent avoir vocation à répondre à une demande du marché en créant un service nécessaire à de nombreux utilisateurs. Dans ce cas-là, elles doivent se positionner très rapidement à cause de la concurrence et c’est à celle qui aura répondu le plus rapidement et de la meilleure façon au besoin qui remportera la mise.

Ces entreprises peuvent aussi innover en essayant de créer un besoin. Cela est essentiel pour essayer d’obtenir un monopole au moins à court terme. C’est cependant beaucoup plus difficile et bien plus risqué. Prenons l’exemple de la réalité virtuelle, Oculus VR avec l’Oculus a tenu ce rôle en inventant la version moderne de cette technologie.

0 comments on “Une loi « Fake News », pour quoi faire?”

Une loi « Fake News », pour quoi faire?

L’Agefi – Le 02 mai 2019 :

Alors que l’Assemblée nationale se penche sur une nouvelle version de la loi sur la manipulation de l’information (également appelée « loi Fake News »), le sujet fait débat.

Déjà deux propositions de loi soumises et deux rejets du Sénat en juillet et novembre dernier. La raison ? La définition même d’une fausse information, qui manque de clarté, et les implications d’une telle loi pour la société. Les fake news (ou « infox ») sont de fausses informations propagées dans le but de tromper un auditoire et de faire de l’audience. En langage juridique, elles sont définies comme « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvu d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable ». L’avènement des médias numériques donne une nouvelle dimension à leur rayonnement.

Les auteurs de fake news, difficilement identifiables, veillent à fabriquer des sujets suffisamment accrocheurs et crédibles pour s’assurer qu’ils seront partagés sur la Toile au plus vite. Ils inventent des complots, répandent des rumeurs, dénoncent de faux scandales, et laissent la magie du Web agir pour faire gonfler leur rémunération à l’audience.

0 comments on “Les nouvelles réalités de la consommation virtuelle”

Les nouvelles réalités de la consommation virtuelle

Journal du net – 26 avril 2019 :

Les résultats du e-commerce en 2018 ne cessent de s’améliorer et pourtant les adeptes du magasin physique persistent et résistent.

Durant le Black Friday 2018, force est de constater que le commerce en ligne ou e-commerce a été privilégié par les Français : le volume global des commandes en ligne est en hausse de 34 % par rapport à 2017, selon le Webloyalty Panel. Cette hausse doit être relativisée par une stabilité des fréquentations dans les points de vente physiques. Nous pouvons donc ici dissocier deux types de consommateur : celui qui privilégie le gain de temps des achats en ligne et celui qui préfère l’expérience physique (visuel, touché, ouïe et odeur) des produits proposés. Face à cette confrontation la réalité virtuelle, qui nous immerge dans un univers virtuel, et la réalité augmentée, qui enrichie l’expérience du réel, créent une nouveauté sur le marché du commerce de détail.

Pouvons-nous considérer ce troisième canal comme un concurrent aux deux premiers ? Ou, au contraire, est-ce un nouveau moyen de développement pour le e-commerce et/ou les magasins physiques ? Nous pouvons également nous demander si cette nouvelle technologie n’est pas tout simplement la suite logique du e-commerce ?

0 comments on “[Avis d’expert] Reportings réglementaires : pas de désescalade”

[Avis d’expert] Reportings réglementaires : pas de désescalade

DAF-mag – 19 avril 2019 :

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) vient de finaliser le cadre général du reporting applicable à partir de la fin d’année 2019 et, comme il fallait s’y attendre, de nouvelles exigences viennent alourdir une charge déjà conséquente.

On appelle ça un marronnier : il est de bon ton de critiquer cette propension franco-européenne à renforcer son arsenal réglementaire, en illustrant ce fardeau par quelques chiffres effrayants. L’actualité en regorge et les dirigeants d’entreprises ne sont pas les derniers à réclamer un choc de simplification, a minima sur le plan administratif. Et pourtant ce n’est pas le sens de l’histoire, qui semble irrémédiablement orientée vers un encadrement toujours plus marqué des activités économiques, et ce à plus forte raison lorsque celles-ci touchent à la sphère financière.

Après plusieurs itérations avec les associations professionnelles de la place, ce qui a induit une prolongation des négociations jusqu’à début décembre 2018, l’EBA a diffusé en ce début d’année 2019 les évolutions détaillées des exigences applicables aux banques en matière de reporting règlementaire, reporting qui est au coeur de la supervision bancaire telle qu’annoncée intrusive et intransigeante par son gouverneur lors des voeux annuels. Pour l’EBA, une supervision intransigeante passe nécessairement par une analyse détaillée de la situation financière des établissements bancaires. Et, en toute logique, lorsque les règles prudentielles ou les standards comptables évoluent, cela doit se refléter dans les états réglementaires publiés chaque trimestre.