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Face à la contrefaçon des médicaments, de nouvelles solutions dans lesquelles il est urgent d’investir

L’Usine Nouvelle – 22 juillet 2018 :

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la contrefaçon des médicaments est devenue un business beaucoup plus lucratif et moins régulé que le trafic de drogue, alerte Anais Querrien, consultante du groupe Tallis. Mais les nouvelles technologies pour lutter contre sont là.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le trafic mondial de médicaments est aujourd’hui 20 fois plus rentable que la vente d’héroïne : pour 100 euros investis, cette dernière en rapporte 2 000 euros ; les médicaments contrefaits jusqu’à 50 000 euros. On estime aujourd’hui qu’1 médicament vendu sur 10 est contrefait ; ce chiffre peut atteindre 7 sur 10 dans certains pays, notamment en Afrique.

Ce business très juteux prend de l’essor depuis plusieurs années et la lutte anti-contrefaçon est devenue une priorité majeure pour les états, les autorités de santé et les laboratoires pharmaceutiques.

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Quand l’enceinte connectée remplace le chariot du supermarché

LSA – 17 juillet 2018 :

Ces freins à la consommation sont aujourd’hui petit à petit levés grâce la technologie pour faire naître le retail connecté. Comme le montre les dernières alliances entre Amazon et Monoprix ou Carrefour et Google, le monde de la grande distribution s’ouvre aux GAFA. Selon OC&C, le business de la commande par la voix avoisinerait les 40 milliards d’euros en 2020 dans le monde contre 2 milliards en 2017. L’enjeu est donc crucial pour les distributeurs, surtout que, selon GfK 54% des Français seraient « très intéressés » par les enceintes connectées dotées d’assistants vocaux.

Google Home est l’enceinte connectée la plus répandue aujourd’hui en France : 20% des Français déclarent la connaitre.

Dans ce marché naissant, la place de leader sera avant tout une question de maîtrise technologique et de diffusion du standard et cela, Carrefour l’a bien compris en annonçant ces derniers jours un partenariat avec Google. Mais avant Carrefour, Monoprix avait déjà lancé son application Google Home. En effet, en novembre 2017, Monoprix a lancé une application Google Home permettant au client de dicter à l’enceinte sa liste de courses qui peut être directement envoyée sur le site du distributeur ou en magasin. Cette utilisation était alors complètement innovante, positionnant ainsi le distributeur comme explorateur d’un nouveau service aux consommateurs. Cette expérience était certes innovante, à ceci près, qu’il est impossible de commander directement via Google Home. Ce manque majeur a eu raison de l’outil et l’a remisé à la rubrique « gadget technologique ».

Quelques mois après, Carrefour revient sur le champ défriché par Monoprix et annonce cette fois, la possibilité d’accomplir un cycle d’achat complet via Google Home. Ainsi, Carrefour utilise la solution d’intelligence artificielle de Google pour maximiser son hyper-proximité client et s’introduire au sein même de son foyer. Chacun pourra désormais avoir un point de contact avec Carrefour à son domicile et effectuer ses courses uniquement avec la voix. La réception des achats se fera via un retrait en magasin ou via un système de livraison à domicile pour les zones couvertes par le service qui sont pour l’heure encore très réduites. Seuls les consommateurs de certaines grandes agglomérations sont ainsi éligibles au service même si le distributeur revendique un positionnement tout public. Cette petite révolution retail cache en revanche, une déconvenue majeure pour le client ; celle d’une très forte réduction de l’offre.

L’usage de la voix réduit l’offre

En effet, dans ce mouvement de la commande par la voix, l’offre adressée par les distributeurs sera automatiquement réduite, voire orientée. Les distributeurs affirment analyser les habitudes de leur client pour lui fournir le produit habituellement consommé à ceci près que, compte-tenu des contraintes de choix extrêmement poussés, seul un assortiment restreint de produits ne peut être éligible à la commande. Par exemple, une notion simple de « yaourts aux fruits » peut entraîner de nombreuses questions pour sélectionner la marque, le type de conditionnement, les saveurs … Par conséquent, le distributeur orientera de facto la consommation vers un paniers de produits limité. En l’absence d’indications précises, le distributeur pourra même choisir à la place du client. Cette rationalisation de l’offre profitera par ailleurs aux distributeurs, lesquels pourront ainsi monétiser la présence des marques dans cette shortlist, sorte de « e-tête-de-gondole ». Cette capacité à limiter l’offre permettra en outre de rationaliser la supply chain en diminuant les surfaces de stockage et les profondeurs de stocks associés. Par exemple, Fnac-Darty ne proposera que 500 références dans son catalogue Google Home en 2019. Ce système serait donc encore plus avantageux pour les distributeurs que le e-commerce classique, sous couvert d’une « simplification » et une fluidité pour le client.

Une fois la commande réalisée, arrive l’étape du paiement. Une nouvelle fois, aucune contrainte pour le consommateur via une expérience « sans couture » c’est-à-dire une carte bleue pré-enregistrée comme nous en avons désormais l’habitude. Au lancement des offres, une confirmation sur smartphone sera nécessaire. En revanche, nous pouvons tout à fait imaginer se passer de cette étape lorsque l’intelligence artificielle procédera à identification de la voix. Cette expérience sans couture, retire un passage psychologique essentiel pour le consommateur : l’acte de paiement. Une telle fluidité du process génère chez le client une sensation de quasi-gratuité et d’immédiateté inégalée qui va reconduire plus facilement à l’utilisation inconsciente du système et accessoirement à une augmentation du panier moyen dépensé ; la fidélisation voire la captativité client étant ainsi assurée.

Même si à court terme, l’utilisation de l’enceinte connectée ressemble grandement à une expérimentation, il n’empêche que des tendances lourdes s’annoncent dans le secteur retail avec des changements de paradigmes dans la manière d’adresser le consommateur. La démocratisation des enceintes connectées va automatiquement augmenter l’audience de ce type de service. En revanche, les distributeurs, auxquels les Français sont culturellement attachés, ne doivent pas oublier que leurs clients ne sont pas uniquement dans les grandes métropoles et ainsi augmenter la « fracture servicielle » que peut ressentir une grande partie des consommateurs vivant notamment en zone rurale.

Par Nicolas Rebet consultant Senior du cabinet Tallis Consulting

 

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Arbitrage Vidéo, Goal Line Technology, Big Data… Comment le digital s’impose au coeur du football

En Russie, jusqu’à la grande finale de la France ce 15 Juillet, la Coupe du monde de Football 2018 bat son plein. Un événement planétaire considéré par les spécialistes comme l’an 1 du football 2.0. A l’époque du foot business, Abdel Hamid Wael et Mathieu Alonso, consultants pour Tallis Consulting, décryptent pour L’Usine Nouvelle les pratiques et les enjeux de ce marché très prometteur.

Samedi 16 juin 2018. L’Équipe de France affronte l’Australie. Après 55 minutes de jeu, Antoine Griezmann est fauché dans la surface australienne. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, l’arbitre consulte la vidéo avant d’accorder un penalty. Il a été guidé par ses assistants. Ceux-ci, après visionnage du ralenti, lui indiquent que la faute est réelle.

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La Ligue de football professionnelle met Canal plus en position de hors jeu

La Ligue de football professionnelle (LFP) a créé un séisme dans le monde du football en écartant Canal plus diffuseur historique des matchs de Ligue 1 de football au profit de Mediapro une société espagnole détenue par un fond d’investissement chinois. Au total la LFP va engranger 1,153 milliard d’euros par saison, soit une augmentation de 60% du montant des droits télévisuels. Cette inflation des droits TV est la conséquence d’une meilleure attractivité de la Ligue 1 avec l’arrivée de joueurs ayant le statut de star mondiale tel que Neymar arrivé au Paris Saint Germain l’été dernier.

Une baisse significative du nombre d’abonnés

La situation de Canal plus et ses 5 millions d’abonnés se dégrade depuis plusieurs années car le groupe doit faire face à une forte concurrence, comme celle du géant Netflix. Les recettes publicitaires de Canal plus ont chuté passant de 159 millions d’euros à 16 millions d’euros depuis la suppression de la diffusion des principales émissions diffusées en clair et considérées comme la vitrine de la chaîne. La perte de plus d’un million d’abonnés en 5 ans a conduit le groupe à engager une stratégie de baisse des prix de l’abonnement de 40 euros à 20 euros par mois. Canal plus va également proposer une offre adressée aux jeunes de moins de 26 ans à 10 euros par mois pour attirer de nouveaux abonnés jusque-là attirés par l’offre de Netflix.

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Un système de notation ? Pas sans règlementation

De la scolarité à l’âge adulte, la notation est partie prenante de notre schéma de pensée. La multiplication des usages des données personnelles doit interpeller sur les limites de ce fonctionnement.

Être l’objet d’une notation ne nous est pas inconnu : de l’enfance jusqu’à l’obtention de multiples diplômes, nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises de poser cette fameuse question : « T’as eu combien ? ». Cela nous permet d’évaluer notre niveau à l’école en fonction de la réponse de chacune des personnes interrogées. Ce principe d’évaluation s’étend au-delà du cadre scolaire, puisqu’il s’applique également au sein d’institutions financières lors de processus d’octroi de crédits.

A la vue des prouesses technologiques dont nous sommes spectateurs, l’apparition d’applications mobiles diverses et variées collectant nos données personnelles dès leurs installations sur nos smartphones, tablettes, etc. confère un tout autre sens au système de notation tel que nous le connaissons actuellement.
Dans quelles mesures un cadre règlementaire doit-il être renforcé afin de nous préserver des effets pervers découlant de ces innovations ?

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RCI Bank & Services, une captive qui surperforme ?

Le succès industriel de l’Alliance Renault – Nissan – Mitsubishi, confirmé ces derniers jours premier constructeur automobile mondial devant les empires Toyota et Volkswagen, tend à faire oublier la contribution toute particulière de sa captive financière RCI Bank & Services dont le succès devrait inspirer certains acteurs bancaires européens.

Grande distribution, automobile, les captives financières se sont multipliées depuis le début des années 80. Pour accélérer leur développement commercial, les constructeurs se sont pour la plupart dotés de gammes de produits bancaires leur permettant d’un côté de faciliter le financement de leur réseau de distributeurs (financement de flotte, financement de trésorerie, etc.) et de l’autre côté de faciliter l’accession au produit automobile pour les ménages à travers le crédit à la consommation affecté ou non affecté. Le statut de ces entités leur a également permis de limiter les intermédiaires bancaires et donc les frais & commissions associés. Ces acteurs du financement spécialisé, nettement moins médiatisés que les établissements ayant pignon sur rue, ont été particulièrement confrontés, après la crise financière de 2007-2008, au renforcement des exigences réglementaires à partir de 2010 qui ont notamment pesé sur la liquidité.

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Les robots humanoïdes dans le secteur bancaire : véritable atout ou gadget supplémentaire ?

Aussi loin que l’on se souvienne, on s’est tous imaginé, au moins une fois, avoir pour ami un robot capable de nous sortir de toutes les situations. Qu’il s’agisse de l’homme de fer blanc, de C3PO, de Terminator, d’Optimus Prime ou encore des robots du film iRobots, ces différents personnages nous ont toujours fascinés tant par leur personnalité que par les différents services qu’ils pouvaient rendre à l’Homme.

Même si ces derniers ne sont que fiction, on assiste aujourd’hui à une réelle émergence de ce que l’on appelle les robots humanoïdes. Ces robots à la morphologie presque humaine (tête, torse, bras et jambes) séduisent de plus en plus d’entreprises dans de nombreux secteurs d’activité comme la grande distribution, le tourisme, l’événementiel,….

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Que faut-il retenir du Forum de l’OCDE ?

Les Echos – 1 juin 2018 :

Le Forum de l’OCDE s’est tenu les 28 et 29 mai. Quels sont les enseignements à tirer de ces deux jours de conférences et de débats ?

C’est donc en présence de trois présidents de la République (Colombie, France et Lituanie) que des échanges publics ont eu lieu sur l’avenir du multilatéralisme lors du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ouvert le 29 mai; placé sous le signe de la refonte du multilatéralisme. Que faut-il, alors, retenir de ce Forum 2018 ?

La croissance mondiale en pleine forme

Selon les dernières prévisions de l’OCDE, la croissance mondiale devrait s’élever à 4 % cette année. On peut estimer que l’on a mis 10 ans à gommer les effets de la dernière crise financière, mais que la pente est maintenant définitivement remontée. L’OCDE table sur une croissance de 1,9 % pour la France en 2018 et 2019 alors qu’elle était de 2 % en 2017, selon l’Insee. Pour le G20, elle devrait être 4 %, selon l’OCDE.

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Fermetures d’agences bancaires : faut-il s’inquiéter de l’avenir des conseillers ?

Depuis 2015 les banques annoncent successivement leur objectif de réduire leur nombre d’agences physiques en réponse à l’accélération du digital. Société Générale, BPCE, LCL, BNP Paribas, les déclarations de fermetures à horizon 2020 interrogent forcément sur le sort des salariés du réseau. Dans un tel contexte, quelles perspectives s’offrent aux conseillers ?

Un métier qui évolue mais qui ne disparaît pas

L’erreur est de croire qu’avec le numérique le métier de conseiller va disparaître ou va se réduire à un conseiller à distance alors même que les défis, à relever dès demain par les banques, nécessiteront plus que jamais des conseillers qualifiés et de proximité. De façon générale, nous tendons vers une économie de service et d’usage où il n’est plus seulement question de placer des produits financiers et d’assurer la vie courante d’un compte. Les clients sont certes en attente d’autonomie sur certaines opérations basiques mais ont une exigence croissante sur la qualité de service. Ils attendent de leur banque de la disponibilité, de la réactivité, de l’efficacité même dans les opérations complexes de type patrimoniales, des offres adaptées et évolutives, de la reconnaissance et de l’écoute. Bien qu’il y ait eu des améliorations considérables ces dernières années en terme d’expérience client, la concurrence reste rude dans le domaine et devient un vrai levier d’acquisition, par exemple dans le cas d’une souscription à un crédit, certains clients n’hésitent plus à intégrer dans leurs critères de sélection la qualité de la relation client, les outils digitaux et plus seulement le taux. Les challenges seront donc d’embarquer les futurs conseillers dans cette culture du service, ils seront même les ambassadeurs et les pivots des nouvelles expériences que souhaitent proposer les banques. Cela implique pour ces dernières d’investir plus que jamais dans l’accompagnement et la formation des conseillers vers les attendus de leur nouveau rôle, à savoir délivrer une expérience de qualité, mais aussi de les impliquer dans la conception des nouveaux parcours clients et leur donner les moyens d’assurer la qualité de service attendues.

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Les organisations « opale », de simples utopies ?

Le Journal du Net – 2 mai 2018 :

L’arrivée sur le marché du travail des générations Y & Z, et globalement l’évolution des consciences à l’échelle sociétale, amène à prolonger l’analyse des différentes formes d’organisation avec les apports de Frédéric Laloux et son concept d’ « organisation opale ».

Henry Mintzberg théorisa en 1982 l’analyse des différentes formes d’organisations en donnant une grille de lecture structurée et complète de tous les secteurs d’activité avec son ouvrage intitulé Structure et Dynamique des Organisations. L’arrivée sur le marché du travail de la génération Z, et globalement l’évolution des consciences à l’échelle sociétale, amène à prolonger l’analyse des différentes formes d’organisation avec les apports de Frédéric Laloux et son concept d’organisation opale.

Plus organique, avec une exigence forte autour des valeurs, et la conscience que les talents individuels peuvent participer à la puissance d’un collectif uni autour d’une raison d’être ; l’organisation opale semble être un modèle organisationnel à considérer pour répondre aux nouveaux enjeux des organisations de tous secteurs d’activité, en même temps qu’elle peut sembler utopiste de par ses dynamiques sous-jacentes.