La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Covid-19 : une opportunité pour l’investissement socialement responsable ?

Carenews – le 07 mai 2020 :

Pour Thibault Le Boudec, consultant chez Square, la crise que nous traversons doit être l’occasion pour les investisseurs de changer de stratégie. Plus résilients et performants à long terme, les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) sont une solution pour créer un cercle économique vertueux.
L’arrêt presque total d’une multitude de secteurs a paralysé notre économie. Toutes les Bourses mondiales ont chuté d’une manière impressionnante. De telles baisses de valeurs n’avaient pas été observées depuis 2007-2008 lors de la crise des subprimes.

Paradoxalement, du point de vue d’un investisseur, que ce soit un épargnant ou un investisseur institutionnel, ces temps de crises constituent une opportunité. En effet, il existe plusieurs types de stratégie d’investissement. Néanmoins, l’objectif reste globalement le même : sécuriser son investissement et en tirer profit au maximum, que ce soit à court, moyen ou long terme.

La DRH au coeur de l’action pendant et post-confinement.

Actuel RH – le 06 mai 2020 :

Pour Evelyne Arulraj, consultante au sein du cabinet conseil Square, le confinement est l’occasion pour les DRH de repenser et d’accélérer la digitalisation de leurs missions. Ils ne doivent pas non plus oublier d’associer très étroitement les managers à la gestion de la crise et du déconfinement.
Largement sollicitée par la mise en place du travail à distance, l’application de l’activité partielle et l’intégration de nombreuses mesures sanitaires, la direction des ressources humaines doit d’ores et déjà se préparer à un nouveau challenge : accompagner l’ensemble de son personnel à la reprise progressive de l’activité tout en veillant à la sécurité et au maintien des emplois.

Cette quarantaine aura de lourdes conséquences dans les entreprises que ce soit sur l’activité, sur le fonctionnement ou sur le plan humain. La fonction RH aura donc un rôle primordial à assurer pour accompagner ses collaborateurs dans les meilleures conditions et poursuivre sa digitalisation dont la crise est un fort accélérateur.

Coronavirus : la télémédecine, un outil précieux pour les patients et les soignants.

Hospitalia – le 30 avril 2020 :

Depuis sa mise en place suite au décret du 19 octobre 2009, la télémédecine restait jusqu’ici une pratique marginale au sein du corps médical. Face à la conjoncture sanitaire actuelle, l’usage de la téléconsultation a connu une forte croissance car le personnel soignant a dû s’adapter afin de continuer à proposer une offre de soins en cette période de pandémie due au virus Covid-19.

À l’origine imaginée pour répondre à la déficience d’offre de soins ou apporter une solution aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, la télémédecine constitue aujourd’hui une réponse au défi auquel est confronté le secteur médical. Elle représente une autre manière de soigner avec les mêmes exigences de qualité et de sécurité, et elle englobe cinq actes que sont la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance et la régulation médicale. Le personnel médical doit juger de la pertinence d’une téléconsultation, le médecin peut ainsi estimer qu’elle n’est pas adaptée à la situation clinique du patient. À l’heure actuelle, elle constitue une alternative efficace afin de limiter les contacts physiques et de lutter contre la propagation du virus.

Course à la data : comme un air de déjà-vu.

Journal du Net – le 30 avril 2020 :

Il est évident qu’un nouveau modèle économique, axé sur la numérisation et la donnée, est à venir. Cependant, en dehors du peloton de tête des GAFAM, les investissements sont là mais les profits se font désirer.

Grande glorieuse de ces 10 dernières années, la cellule tech composée de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft voit sa réputation mise à rude épreuve. La société civile et les organisations mondiales contestent de plus en plus le monopole que ces entreprises exercent sur les données personnelles du monde entier.

Éthiquement, la précarité de leurs engagements sociétaux et environnementaux questionne. Néanmoins, après une décennie de croissance ininterrompue, la confiance semble solide quant à leurs performances futures.

La France à l’heure du traçage numérique : enjeux et dérives.

ITRnews – le 29 avril 2020 :

Alors que l’Union Européenne fait face à la “plus grande mise à l’épreuve” de son histoire selon Angela Merkel, la France cherche des solutions pour sortir de cette crise sanitaire sans précédent. En l’absence de vaccin ou d’un traitement ayant prouvé son efficacité, l’un des projets du gouvernement pour mettre un terme au confinement serait d’utiliser la géolocalisation des personnes contaminées par le Covid-19. Ce pistage numérique massif de la population a en effet été éprouvé dans plusieurs pays tels que la Corée du Sud, Singapour ou encore en Israël. Cette pratique soulève cependant des interrogations en matière de respect de la vie privée et d’utilisation ultérieure des données collectées… Une mise au clair de Michaël Naccache et Axelle Ettner – Groupe Square.

D’un point de vue strictement pratique, le fait de pouvoir géolocaliser et identifier les personnes infectées par le Covid-19 présente un double avantage : il permet à la fois de circonscrire les foyers infectieux tout en s’assurant du strict respect des mesures de confinement. À ce titre, huit opérateurs téléphoniques européens ont d’ores et déjà accepté de communiquer les données de géolocalisation de leurs clients mobiles à la Commission Européenne. Parmi eux, Orange, premier opérateur télécom français, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), assurait qu’il ne fournirait que des données agrégées et donc anonymisées par le biais des antennes relais.

Covid-19 : économie mondiale sous perfusion, est-ce suffisant pour les marchés financiers ?

Finyear – le 29 avril 2020 :

La mise en place du confinement partiel ou total dans divers pays a entraîné un fort ralentissement voire un arrêt de plusieurs secteurs de l’économie. De ce fait, pour pallier aux effets négatifs du confinement sur l’économie et les marchés financiers, les États et les Banques Centrales ont annoncé de fortes injections de liquidités. Mais toutes ces mesures sont-elles efficaces et surtout, suffisantes ?

Une des conséquences liée au Covid-19 est la baisse des perspectives économiques mondiales. Les dernières prévisions de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), présentées le 2 mars 2020, montrent que la croissance mondiale chute à 2,4% contre 2,9% selon les prévisions publiées en novembre 2019 pour l’année 2020. Ces prévisions étant basées sur des données à fin février, soit avant l’annonce de la mise en place des mesures de confinement en Europe et aux États-Unis, ces dernières seront vraisemblablement revues une nouvelle fois à la baisse lors de la prochaine révision. En effet, les communiqués du FMI et l’évolution des indicateurs économiques de mars 2020, qui atteignent des niveaux très faibles, voire historiquement bas, laissent présager une récession mondiale qui pourrait être pire que celle de 2008.

Financer la sobriété carbone : quels sont les enjeux de la stratégie de relance ?

Le Courrier Financier – le 29 avril 2020 :

En cette période de sortie de crise du Covid-19, les enjeux économiques semblent prendre toute la place. Reprise économique et transition énergétique sont-ils compatibles ? Comment la stratégie de relance peut-elle intégrer le financement de la sobriété carbone ? L’analyse de Guilhem Ventura, consultant senior chez Groupe Square.

Dans son discours du 13 avril, le Président de la République a posé les bases d’une stratégie et d’une planification autour de la sobriété carbone et de la résilience face aux crises à venir. Ces quelques mots probablement choisis à dessein suffisent à susciter l’attention sur le climat et à s’interroger sur les enjeux sous-jacents.

COVID 19 et protection des données : quand les stratégies de déconfinement amènent à une inextricable situation.

Le Journal du Net – le 28 avril 2020 :

Bien qu‘en vigueur depuis le 25 mai 2018, des pans entiers du Règlement Générale de la Protection des Données doivent encore être mis en application au sein de différents secteurs d’activité en France. Néanmoins, la situation actuelle liée au COVID 19 complique la finalisation de son application par de nombreux acteurs.

Les mesures exceptionnelles prises pour lutter contre le COVID 19 par les différents gouvernements contraignent la majorité des populations à limiter leurs déplacements au strict minimum. Dans certains pays, ce confinement est d’ores et déjà renforcé par le traçage numérique des déplacements des populations notamment en Corée du Sud, ou encore Singapour.
Des solutions de traçage sont actuellement en étude dans les pays européens dans lesquels s’applique le RGPD, et notamment en France où le gouvernement réfléchit à lancer une application de suivi de déplacements.
Mais cela est-il en conformité avec le Règlement Général de la Protection des Données européen ?

Télétravail et organisation des entreprises : pourquoi le COVID-19 va changer la donne.

Entreprendre.fr – le 24 avril 2020 :

La crise actuelle a pris tout le monde de court, et a surtout changé beaucoup d’habitudes dues à la limitation des déplacements au strict nécessaire, imposant pour de nombreux salariés le travail à distance.

Il y a huit ans, la loi n°2012-387 du 22 mars 2012 définissait les dispositions légales du télétravail en France. Il est fort à parier que la plupart des entreprises (petites, moyennes et grandes) ne pensaient pas devoir être prêtes à y recourir de manière si massive et dans un temps imparti si court. D’autant que les enjeux sont énormes.

La mise en place du télétravail dans une entreprise doit prendre en compte différents paramètres

Tout d’abord, une des règles de base du télétravail est qu’il doit être mis en place de telle sorte que les missions de l’entreprise puissent être accomplies de manière efficace. Il convient ainsi de s’assurer que l’ensemble des données nécessaires à chacun des collaborateurs soient accessibles et que tous les moyens de communication et de partage d’information soient fournis.