Banque de détail : d’une logique de réseau à une logique de distribution

Les Echos – 11 novembre 2015 :

Les profonds changements intervenus depuis quelques années dans le secteur bancaire, portés par la transformation digitale, conduisent les grands acteurs à faire évoluer leur modèle historique de banque de réseau.

Avec une diversité de profils clients allant du digital natif entièrement autonome au non- initié attaché au modèle relationnel traditionnel, les banques sont confrontées à la nécessité de repenser leur organisation pour s’adapter. Comment l’offre des banques doit évoluer pour intégrer ses changements et réussir une approche omnicanal pertinente ? Quelles inspirations peuvent-ils puiser dans d’autres secteurs confrontés à des problématiques similaires ?

Le digital rend-il vraiment toutes les entreprises plus performantes ?

Xerfi Canal TV a reçu Jean-Marc Zuliani, Senior Manager chez VIATYS Conseil, membre du groupe Square, pour s’interroger sur le lien – pas forcément évident – qu’il y a entre investissement dans le digital et performance de l’entreprise. Mais est-il encore pertinent de se poser cette question à l’heure d’un succès comme Google ou encore Uber ?

Une interview menée par Thibault Lieurade.

 

Volkswagen : erreur de stratégie ou erreur stratégique ?

Au-delà de la dimension réglementaire du scandale Volkswagen (Cf. l’article d’Adrien Aubert dans La Tribune du 29 septembre), cette affaire est un véritable cas d’école en termes de stratégie d’entreprise et des théories qui la sous-tendent, comme celles des parties-prenantes et de l’intelligence économique.

Le client Roi est mort, vive le régulateur !

Comment Volkswagen, une entreprise si économiquement performante, a pu faire une telle contre-performance alors même que la qualité mécanique, la sécurité de ses voitures et la satisfaction des clients n’ont pas été remises en cause ? Rappelons d’abord que le régulateur n’a fait qu’accomplir sa mission en sanctionnant une irrégularité. La responsabilité de ce « scandale » et de ses conséquences afférentes repose donc sur Volkswagen. Ceci constitue une excellente matière à réflexion pour discerner l’erreur de stratégie ou l’erreur stratégique commise.

Le Titre-Restaurant dématérialisé : des habitudes à bousculer

Plus de cinquante ans après son introduction en France, le Titre-Restaurant a du mal à se moderniser et à emprunter le virage de la dématérialisation. Les raisons évoquées sont souvent liées aux contraintes d’utilisation du titre qui, en version digitale, ne pourra plus être utilisé aussi librement. Pourtant, avec plus de 750 millions de titres émis pour une valeur totale de plus de 5 milliards d’euros par an et une croissance annuelle supérieure à 2 %, il représente une belle opportunité de modernisation du système social français.

Non, le numérique ne remet pas fondamentalement en cause le métier de banquier

Xerfi Canal TV a reçu Adrien Aubert, Senior manager chez Vertuo Conseil, pour parler de la transformation numérique dans la banque. Selon Adrien Aubert, les banques font face à de nouveaux défis, mais ce n’est finalement qu’une évolution de plus parmi les nombreuses que le métier a déjà connu. Plus exactement, les banques sont en passe de reprendre le lead sur le changement qui s’opère actuellement.

Une interview menée par Thibault Lieurade.

L’Areva de la dernière chance

L’Usine Nouvelle – 21 octobre 2015 :

L’activité de construction et de maintenance de réacteurs nucléaires d’Areva est mise à l’abri d’EDF. Mais le reste de la société ? Son modèle économique devra compenser un manque de fonds.

La chute d’Areva a commencé en 2008. À l’époque, Anne Lauvergeon annonçait la construction d’une flotte d’EPR en Afrique du Sud… Mais la démission du président sud-africain Thabo Mbeki [pris dans une affaire de corruption, ndlr] en septembre 2008 a mis fin aux rêves de grandeur d’Areva », résume, déprimé, un ancien du groupe. Les difficultés se sont enchaînées : recapitalisation ratée, guerre avec EDF, feuilleton de la succession d’Anne Lauvergeon à la tête du groupe, retards et difficultés des chantiers EPR en Finlande et en France… Depuis sept ans, le fleuron du nucléaire souffre. Alors que le groupe débute sa nouvelle vie, amputé de sa branche Areva NP dédiée à la conception et à la construction de réacteurs, qui passera dans l’orbite d’EDF à l’été 2016, on peut légitimement se demander si Areva a encore un avenir. « Notre projet est de bâtir un leader mondial des matières nucléaires, résilient face aux difficultés du marché à court terme et capable de saisir les opportunités de croissance à long terme, notamment en Asie », rassure Philippe Knoche, le directeur général.

BIG DATA : où en sommes-nous ?

« Big Data », cette expression déchaîne les passions au sein des DSI et des Directions Marketing.

Au-delà de la volonté d’être précurseur sur le marché et de ne pas rater le tournant « Big Data », les sociétés de toutes tailles cherchent comment appréhender cette nouvelle tendance sans se laisser déconcerter par l’inconnue qu’elle engendre.

Dans une volonté première de participer à l’amélioration de la connaissance du client tout en respectant l’aspect privé des informations qui lui appartiennent, la machine à lancer est de grande ampleur. Ce volume considérable de données que nous sommes actuellement capables de collecter, bien supérieur à celui des mois passés, ne représente cependant qu’un volume marginal vis-à-vis de ce que nous serons capable de créer et de récolter demain.

Faire face à l’ennui au travail: un défi de plus pour la ministre du travail!

Le Huffington Post – 28 septembre 2015 :

Myriam El Khomri nommée ministre du travail, la révision des 35 heures ou encore la stabilité du chômage au deuxième trimestre : les sujets liés au travail ne cessent d’occuper les agendas de l’exécutif. Mais ces problématiques semblent omettre la question des conditions de travail, notamment celle du bore out qui touche de nombreux salariés…

Un tableur Excel ouvert sur son écran d’ordinateur, une pile de dossiers empilée sur son bureau ou encore des conversations téléphoniques que l’on éternise volontairement… Voici, entre autres, comment des collaborateurs tentent de masquer qu’ils n’ont rien à faire ! Maintenir la motivation et la productivité de ses collaborateurs… Un pari difficile à tenir pour les entreprises. Un tiers des salariés européens déclarent ne pas avoir assez de travail pour combler leur journée : leur volume d’inactivité quotidien varierait entre 2 heures à une journée…

Quand la Big Pharma rencontre le Big Data

Les Echos – 29 septembre 2015 :

A l’instar du partenariat noué ce mois-ci entre Sanofi et Google, de plus en plus de passerelles existent entre les grands noms du Net et de la pharmacie. Ces derniers commencent seulement à percevoir le potentiel des données collectées auprès des patients.

Au début du mois, Sanofi et la division sciences de la vie de Google annonçaient la mise en place d’une collaboration « pour améliorer la prise en charge et les résultats cliniques des personnes atteintes de diabète ». L’idée était de combiner les compétences « de Sanofi en matière de traitements et de dispositifs médicaux à l’expertise de Google en matière d’analyse de données, d’électronique miniaturisée » pour « développer de nouveaux outils de gestion du diabète et permettre de nouveaux types d’intervention », de la mesure de la glycémie sanguine à la collecte d’informations rapportées par les patients, en passant par le suivi de l’observance des traitements.

Volkswagen : symptôme de l’étouffement règlementaire ?

La Tribune – 29 septembre 2015 :

L’hypocrisie du cycle d’homologation, qui amène à valider des consommations impossibles à reproduire dans la circulation courante, conduit les constructeurs à prendre des mesures extrêmes parfois au détriment de toute forme de légalité et de conscience citoyenne. 

Depuis plusieurs années, la prise de conscience de l’effet des activités humaines sur le réchauffement climatique a amené les politiques à lutter toutes voiles dehors contre les émissions de CO2. De façon assez classique, des normes et des incitations fiscales ont bouleversé l’offre et par extension la demande. Ainsi, dans l’industrie des transports privés et l’industrie automobile en particulier, le marché européen a atteint une Diésélisation sans précédent, souvent sans une analyse économique suffisante pour en démontrer la rentabilité. Or, les progrès technologiques qui ont mis ce type de propulsion sur le devant de la scène ont eu d’autres conséquences sur l’émission de particules directement néfastes pour la santé.