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Le modèle économique américain est-il viable ?

Economie Matin – 17 mai 2018 :

La première puissance économique mondiale se porte au mieux : un taux de chômage au plus bas, une croissance du PIB retrouvée et une réforme fiscale saluée par les entreprises et les investisseurs.
Tout semble réuni pour que les Etats-Unis redeviennent le moteur de la croissance planétaire à condition que les erreurs du passé aient été comprises et que les chiffres publiés reflètent bien la réalité.

Une économie à plein régime

Un taux de chômage au plus bas depuis 17 ans

L’année 2017 a été marquée par une baisse du chômage aux Etats-Unis. Celui-ci est passé de 4,8% à 4,1% entre janvier et décembre 2017. Cette baisse sur la période représente une réduction de 926 000 chômeurs pour atteindre un total de 6,7 millions. Un niveau si bas n’avait pas été constaté depuis 2001 et peut être considéré comme une situation de plein emploi où seul un chômage structurel est représenté. Ce faible niveau de chômage montre la bonne santé de l’économie américaine et du marché de l’emploi.

Une croissance du PIB retrouvée

Après une année 2016 décevante avec une croissance du PIB enregistrée à 1,5%, 2017 permet de renouer avec une croissance annuelle de 2,3%. En plus de ce regain, les Etats-Unis devraient profiter de la mise en place de la Tax Reform pour stimuler leur croissance économique. La réforme fiscale du siècle devrait inciter les entreprises américaines à favoriser les investissements dans le pays et augmenter le salaire des employés, deux éléments vecteurs de croissance.

L’économie américaine semble donc solide mais des nuances sont à apporter pour prendre en compte des variables ignorées par les statistiques. Il est intéressant d’analyser la qualité des emplois créés permettant un taux de chômage si bas ainsi que la dette globale détenue par le pays pour comprendre la croissance.

Des nuances à apporter

Dégradation du marché du travail

Un taux de chômage en baisse est un bon indicateur économique mais ne tient pas compte de la qualité des emplois. En août 2017 le chômage américain était de 4,4% soit 0,3 point de plus qu’en janvier 2018. Selon Statista, le nombre d’employés est passé de 153,6 à 152,9 millions, voyant celui à temps partiel augmenter de 26,2 à 27,4 millions et celui à temps plein diminuer de 127,4 à 125,4 millions. Les individus en fin de droit permettent de faire baisser le taux de chômage.

Il est également intéressant d’observer le taux de pauvreté qui touche 43 millions d’Américains (14%) avec un seuil défini à environ 30% du salaire médian. La France a un taux de pauvreté égal à 14% en prenant en compte 60% du salaire médian. Selon U.S. Census Bureau, 5,8% de la population se trouve dans une situation d’extrême pauvreté c’est-à-dire qu’ils gagnent moins de 50% de la limite de revenu déterminant le seuil. Le nombre de SDF est lui en hausse de 0,7% sur un an atteignant des sommets à Los Angeles (+75% en 6 ans selon L.A. Times) et New York (+4,1%).

L’évolution du taux de chômage montre une amélioration de l’emploi aux Etats-Unis mais la réalité présage d’une paupérisation de la population voyant les emplois à temps partiel et le nombre de pauvres augmenter. Partant de ce constat, comment expliquer un tel niveau de croissance ?

Une dette globale historique

En 2017, l’endettement des ménages américains dépassait pour la première fois son niveau atteint lors de la crise de 2008 avec plus de 13 000 milliards de dollars selon The New York Times. Ce niveau d’endettement intrigue par sa rapide évolution. Les prêts étudiants ont plus que doublé en 10 ans atteignant 1400 milliards de dollars. Les crédits à la consommation (revolvings et automobiles) dépassent 2 100 milliards et connaissent une accélération historique (+5,7 et +7,1% en 2017) accompagnée d’une hausse de 20% des défauts sur cartes de crédit. Les prêts immobiliers représentent la majeure partie de l’endettement des ménages avec 9 900 milliards. En ajoutant la dette des entreprises, la dette privée américaine s’élève à près de 200% du PIB en 2017.

Les Etats-Unis détiennent également une dette publique au plus haut depuis 1947 avec 20 250 milliards en 2017 soit 108% du PIB et un déficit public qui augmente chaque année. La dette globale représente 308% du PIB. Les Etats-Unis semblent entrer dans une spirale de la dette dont il sera difficile de se défaire au vu de l’importance des montants et de leur progression. Comment éviter le point de non-retour ?

Les pistes pour résorber l’endettement

Durcir les conditions d’octroi de crédit

La dette des ménages s’est envolée en 2017. Afin de maitriser cet endettement, il serait nécessaire de durcir les conditions d’octroi de crédit pour améliorer la qualité des emprunteurs et réduire le taux de défaut. La dernière crise financière majeure a été déclenchée car la qualité des emprunteurs n’était pas prise en compte et il serait malvenu qu’une seconde crise éclate pour cette raison.

Penser long terme

La recherche de la croissance à tout prix incite les gouvernements à favoriser une croissance de court terme plutôt que de long terme. Cette inadéquation entre mandats présidentiels et réalité économique fait gonfler l’endettement du pays sans amélioration notable des facteurs de production. La croissance obtenue peut alors être vue comme une sorte de feu de paille qu’il faut constamment alimenter, creusant un peu plus l’endettement. Il faudrait donc sortir de cette vision court-termiste pour favoriser les investissements dans l’éducation, la R&D ou tout type d’investissement productif permettant de stabiliser l’économie même si les effets se font attendre.

L’économie américaine fonctionne à plein régime avec un taux de croissance élevé et un taux de chômage bas. Cependant, la qualité de ses emplois et l’endettement général du pays se dégradent dangereusement. Aujourd’hui les crédits semblent jouer le rôle d’assistance respiratoire à la croissance et il sera nécessaire que le gouvernement et les entreprises relancent la croissance de long terme tout en réduisant l’endettement avant que la situation ne devienne insolvable.

Par Vincent Mandato consultant Senior du cabinet ADWAY

 

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Cybercriminalité, menaces et contre-Attaque

Silicon.fr – 18 avril 2018 :

Alors que l’actualité récente met en avant l’exposition des gouvernements aux cyberattaques, force est de constater que les entreprises ne sont pas moins menacées, faisant même souvent partie du scénario du crime….

Les entreprises ont une pression forte et concrète : huit sur dix ont été victime d’une attaque. La plus répandue est la fraude au président (59%) qui consiste à convaincre le collaborateur d’effectuer en urgence un virement à un tiers pour obéir à un prétendu ordre du dirigeant. Elle est suivie de la cyberfraude (57%), de la fraude aux fournisseurs (56%), de l’usurpation d’identité (29%) et de la fraude aux faux clients (25%). Selon certains spécialistes, il y a plus de chances d’être victime d’un délit en ligne que dans la vie réelle.

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Réglementation contrôle interne vs Croissance des banques

Finyear – 4 avril 2018 :

Une sanction inédite est tombée le 2 février dernier : la banque centrale des Etats-Unis (FED) a interdit à Wells Fargo, l’une des principales banques américaines, de dépasser 1 950 milliards de dollars d’actif (somme qu’elle avait à son bilan à la fin de l’exercice 2017), tant qu’elle n’aura pas modifié de manière «suffisante» son mode de gouvernance et son système de contrôle interne.

Avant cela, l’institution financière s’était déjà vue condamnée à de lourdes sanctions financières. 3,5 millions de comptes fictifs avaient en effet été ouverts entre 2002 et le printemps 2017 par certains de ses salariés cherchant à toucher des primes liées à la vente de nouveaux produits aux clients. Il a ensuite été découvert que la banque avait fait payer des primes d’assurance superflues à plus d’un demi-million de clients sur leurs crédits automobiles. Ces agissements avaient alors conduit au licenciement de 5 300 employés et à une amende de 185 millions de dollars (164 millions d’euros) pour l’institution.

Cette nouvelle décision de la FED se révèle donc un véritable coup de massue pour Wells Fargo et pose de manière générale la question de savoir jusqu’où peut conduire la mise en application de la réglementation sur le contrôle interne, à l’échelle nationale et internationale.

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La blockchain et la transformation des opérations de paiement : vers la fin des intermédiaires et des coûts associés

Point Banque – avril 2018 :

La technologie blockchain continue de faire parler d’elle et de ses potentielles utilisations, soutenues par l’augmentation du nombre des transactions et les évolutions surprenantes des multiples cryptomonnaies (ou cryptoactifs), notamment au cours des derniers mois de 2017. Tel est le cas du bitcoin et de l’ether qui ont atteint des niveaux record.

Les nouvelles formes de transaction et d’échange de cryptomonnaies introduites par la blockchain ouvrent de nouvelles opportunités pour la transformation des opérations de paiements. De nombreuses applications sont en cours d’exploration qui visent à tirer profit de la nature généraliste de la technologie blockchain. Elles impliquent son utilisation dans des processus divers au sein des transactions de paiement. Plusieurs acteurs économiques, notamment dans le secteur du e-commerce, ont manifesté un intérêt grandissant pour l’identification des aspects du traitement post-trade qui pourraient bénéficier du potentiel de la blockchain, à travers la réduction du temps d’exécution des transactions et leurs règlements. L’objectif est d’augmenter la vitesse et l’efficacité des opérations qui influencent la durée des cycles de règlement.

Le potentiel de la blockchain sera exploité tout autant pour réduire les coûts liés aux services intermédiaires et au back-office, notamment les procédures manuelles ou les doublons à éliminer.

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Réorganisation ou innovation des centres d’appels ? Vers une relation client 3.0

Les Echos – 1er avril 2018 :

Le mois dernier, la presse annonçait le déclenchement d’une enquête pour licenciements abusifs au sein des centres d’appels de Free, société du groupe Illiade. Au-delà du fait social, cette nouvelle est emblématique du le décalage croissant entre deux approches culturelles et managériales : la standardisation et l’innovation.

Deux réponses différentes à une même question, quelle que soit entreprise : comment acquérir et fidéliser une clientèle dans un environnement hyper concurrentiel où s’accélère l’évolution des technologies et des comportements humains ?

Les centres d’appels ont jusqu’alors répondu par une stratégie de réduction de coûts dont les actions se sont traduites par un évitement des appels à « faible valeur ajoutée » et par la délocalisation dans des pays à plus faibles coûts.

L’objectif était clair : rendre les conseillers autonomes, multitâches et réduire les coûts. Au final, le résultat de cette stratégie est sans appel : une perte de confiance des clients qui ne supportent plus le manque d’authenticité.

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Croissance économique : se garder de tout triomphalisme

Les Echos – 29 mars 2018 :

La croissance du PIB en 2017 atteint 2 %, selon l’Insee. Faut-il s’en réjouir ? Non, car elle repose sur des bases fragiles.

Depuis 2008, cela faisait quasiment une décennie que nous traversions un désert de croissance. Si on en croit notre gouvernement, plusieurs indicateurs conjoncturels sont au vert et nous nous dirigeons vers une période plus «faste». Avant de nous jeter à corps perdu dans ce sentiment d’optimisme, nous devons y regarder d’un peu plus près.

Les chiffres de l’Insee de la croissance 2017 (+2 %) allant même au-delà des prévisions s’expliquent par la conjonction de plusieurs facteurs. D’abord, la croissance française est tirée par un dynamisme mondial de toutes les économies : zone euro, Etats-Unis, mais aussi Japon et pays émergents.

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Grande distribution et numérique : repenser l’accessibilité des produits

Les Echos – 27 mars 2018 :

L’accélération de la transformation numérique oblige les points de vente de la grande distribution, mais aussi les plates-formes de e-commerce, à faciliter l’accessibilité de leurs produits.

Avec la signature en mars d’un partenariat entre Monoprix et Amazon sur la livraison express à Paris, et les annonces phares sur la restructuration chez Carrefour en début d’année, les géants de la distribution font tous face à l’épineuse question de la restructuration de leurs points de vente.

En ligne de mire, l’accélération de la transformation numérique, le perfectionnement de la gestion des coûts et des circuits de distribution, dans des réseaux déjà très concurrentiels. Pour cause, un système vieillissant et ne convenant plus aux usages et attentes des consommateurs, dont le temps et l’accessibilité sont les mots clés.

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Blockchain Technology and the internet of things (iot): what does it all mean for insurance industry ?

AGEFI Luxembourg in April 2018

Introduction: Current state of the insurance market

Insurance whether mandatory, offering peace of mind, or necessary to protect ourselves and our assets is an essential part of most financial decisions. However, conventionally the insurance industry ranks at the top as one of the most paper heavy professions. Digitalization and automation can revolutionize the insurance industry. Blockchain technology and IoT give access to an unprecedented technological landscape to insurers in the way that it can reshape the insurance market structure. Now more than ever, provided these new age tools the insurance industry can keep up with the modernization of their environments.

BLOCKCHAIN: THE ADDED VALUE

The blockchain technology is mostly associated with cryptocurrencies which is just the tip of the iceberg in terms of potential. Blockchain is a decentralized, openly shared and distributed digital ledger technology. This ground-breaking technology eliminates huge amounts of record-keeping through efficient digitization, reduces administrative costs through optimization and ultimately kicks operations into a much higher gear.

Smart insurance contracts instead of traditional insurance contracts

The insurance policy is a contract between the insurer and the insured. It outlines the terms and conditions which the insurer is legally responsible for upon the agreed terms. The insurance policy contracts are operated in a centralized database, which has been the model of insurance. In this dynamic, there are more administrative costs associated with the business process. Additionally, in some case the involvement of third-party intermediaries (insurance brokers or insurance agents). This aspect works in the favor of consumers in alleviating conflicts of interests arising by third party’s participation (preferred insurance providers or administrators of benefits).

Powered in blockchain technology, a smart contract is a digitally signed customizable agreement between two or more parties containing specific instructions given to them, and all transactions are traceable and irreversible. It has the ability to initiate responsive actions when predefined conditions are met without any human intervention. Every single transaction between two parties automatically generates a record on the digitally enabled distributed ledger. In turns because of this mechanism the authenticity can be verified by the entire community. This added value falls right into mitigating risks of fraud associated with insurance. Moreover, the automated variable would allow virtually instantaneous payments resulting a claim as well as remove delays associated with insurance subscriptions or desired changed by the customer.

Fizzy by AXA one of the first practical business case

In terms of blockchain implementation, last year AXA managed to be the first insurance company to market a parametric insurance offer based on the blockchain technology. Last September they launched a new product that relies on the Ethereum blockchain. The insurance covers flight delays with an automated and effortless claim payment based on flight statistics. Hence the product, called Fizzy, is being pitched as “smart insurance”. Fizzy benefits from a 100% digitalized and secured subscription process. It offers complete transparency about the payment that would be received in case of a delay longer than 2 hours and most importantly does not require any paper trail nor justification or even action from the subscriber. The payment is automatically made based on the flight statistics, which are already public and fed in real-time. The benefits of digitalization, in terms of instantaneity, reliability and user friendliness speak for themselves. The product is still in this early stage being tested on the transatlantic flights from / to Paris CDG to / from the US, but they are planning on a worldwide coverage for 2018. Also, we can hope for an incoming reduction of the subscription delay, which is currently 15 days ahead of the flight. Blockchain both insures the integrity of the self-executing parameter-based smart contracts and allows low-cost deployment. All these new developments were unavailable until the arrival of IoT and blockchain.

THE INTERNET OF THINGS (IOT)

The internet of things can virtually and instantly connect nearly every type of consumer device. This technological progress enables the collection of more detailed and more specific data in a way that wasn’t possible in the past. Historically, insurance companies have relied on an outdated underwriting model to assess their pricing premiums. The IoT platform allows basing rates directly on individual characteristics instead of a more general population sample. Insurance companies can more accurately calculate insurance rates based on case by case basis rather than generic tendencies. This introduces usage-based insurance (UBI), which provides new tools that completely change the work methodology, the relationship with the customers and how products are structured and delivered.

Usage-based insurance (UBI)

With the progressive digitalization of all services and the introduction of UBI insurance companies can attain a never before reached level of customer-centricity. For example, auto insurers can track the precise number of kilometers driven and calculate your policy rate accordingly. Therefore, as a collateral effect it also creates an incentive for the customer to be more attentive to their driving habits and consider even balancing with car sharing options. Insurers can use the IoT tool to build a closer relationship with their customers by adapting existing products and influence customers’ behavior. Another example is wearable activity tracker to record physical activity or health habits. The health giant Aetna started back in 2016 health initiatives and offers the Apple Watch to their customers for a small charge.

Blockchain and IoT, the demand for web developers, data miners, and data engineers continues to grow. Due to the volume of data now available, there is need for the information to be analyzed and assimilated into useful metrics. The demand for web-specific technical skills has increased over the years thanks to the popularity of new technology and the milestone we have achieved. With these new players we can expect a more dynamic insurance industry over the coming years.

CONCLUSION

In this new ecosystem, we can forecast new customer expectations, increasingly fierce competition, new laws that resonate with customer data protection (IDD, GDPR). However, it will not change the core business of insurance which relies on forecasting and calculating the premiums but the rapidly changing market and technological conditions are presenting insurers with an unparalleled range of strategic and operational challenges. Down the line it might prompt rigorous expectations from regulators and standards but ultimately ameliorate the consumer experience.

By Frederic LorainAnta Sylla consultants at Initio

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Les influenceurs sont morts, vive les influenceurs !

E-marketing – 22 mars 2018 :

Grâce à l’avènement des réseaux sociaux, le marketing d’influence est devenu ces dernières années un levier important de communication dans la stratégie digitale des entreprises. Mais tous les influenceurs ne se valent, et surtout tous ne correspondent pas forcément à votre cible. État des lieux.

Les influenceurs, ces nouveaux leaders d’opinions, influencent le comportement d’achat principalement des jeunes consommateurs appartenant à la catégorie des millennials (15-35 ans), en postant du contenu notamment sur les réseaux sociaux ou les blogs. Selon le magazine Challenges, le budget alloué aux influenceurs aux États-Unis serait de 1 milliard de dollars et l’importance de cette somme suffit pour comprendre l’ampleur du sujet. Être influenceur est aujourd’hui un métier à part entière, il en existe pour tout type de secteur et les entreprises sont friandes de ces nouvelles stars nées.

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“Considerable Shift” Towards Crypto Regulation in the EU

Cryptonews – 21 mars 2018 :

  • The AML Directive has enhanced the rules in terms of customer due diligence and risk assessment.
  • Additional regulations are under way.

Recent decisions by the European Commission show a considerable shift from the laissez-faire approach towards fintech regulation, including blockchain and cryptocurrency, in the EU, Brice Boland, Manager Senior at Initio, a business consultancy firm, told Cryptonews.com.

EU commissioners are now pushing for an amended version of the EU’s Fourth Anti-Money Laundering Directive (4 AMLD), as its current version is not well adapted to the ongoing growth of cryptocurrencies, Boland added.

« After the amendment comes into force, professionals and especially exchange services between virtual and fiat currencies and custodian wallet providers will have to comply, which includes, of course, compliance with the regulations in their country of incorporation, » explains Boland. « Furthermore, all the services linked to cryptocurrencies will need to be registered to the AML authority of their jurisdiction. »