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Le G20 sur la banquise entre Buenos Aires et Osaka

Les Echos – 5 décembre 2018 :

Le week-end dernier, à l’occasion du G20 de Buenos Aires, la presse s’est largement fait l’écho de l’accord entre la Chine et les États-Unis qui atténue la guerre commerciale. On peut à peine parler d’armistice en l’espèce, tout au plus d’une trêve.

Cette situation est à mettre en parallèle avec un élément de la déclaration du G20 qui a été aussi largement repris par la presse : les dirigeants réunis au G20 s’engagent à lancer un processus de réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui devra se concrétiser à l’occasion du prochain G20 à Osaka.

Force est de constater qu’en dépit des désaccords sur la question du climat, il y ait eu une belle unanimité pour se mettre d’accord sur la réforme de cette institution. Ça ne vous rappelle rien ?

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Lean management, entreprise libérée : même combat ?

Cadre et Dirigeant Magazine – 3 décembre 2018 :

Les concepts de Lean management et d’entreprise libérée reposent sur une philosophie commune associant responsabilisation des collaborateurs et humilité du management. Comprendre ce socle conceptuel partagé devrait permettre de ne pas reproduire les erreurs du passé, en faisant subir à l’entreprise libérée le même sort que celui réservé au Lean. Décryptage par une experte.

Le Lean management, développé par Toyota, a connu son heure de gloire dans les années 1990 grâce à une étude (1) publiée par le MIT(2). Aujourd’hui, le concept est tombé en désuétude. Il est plombé par des résultats souvent inférieurs aux attentes et une image de cost cutting. Seule planche de salut pour le Lean management, des approches modernisées telles que le Lean Start-up ou le Lean Design reprennent ses grands principes et les mixent avec d’autres méthodes pour les remettre au goût du jour.

Depuis cinq ans, les chefs d’entreprise et les consultants en management se tournent plutôt vers le concept d’entreprise libérée. En favorisant autonomie, épanouissement et flexibilité, il répondrait mieux aux attentes des Millenials (3). Pourtant, les concepts fondamentaux du Lean management et ceux de l’entreprise libérée ne sont pas si éloignés que ça. Ils présentent même de nombreuses similitudes. Passons donc au-delà des effets de mode et regardons ce qui rapproche ces deux méthodes de management.

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Lutte contre l’évasion fiscale : que retenir du nouveau décret ?

Le Courrier Financier – 29 novembre 2018

L’évasion fiscale porte préjudice aux budgets des gouvernements par le monde. Les gouvernements ont misé sur le système bancaire par lequel transitent les flux monétaires pour lutter contre ce fléau. Les enjeux portent sur la conciliation de la mise en œuvre de ce nouveau dispositif et le maintien de la qualité de la relation client des institutions financières et de leurs clients.

L’évasion fiscale constitue un sujet technique et éminemment politique consistant à se soustraire à l’impôt ou à en réduire le montant dans son pays d’origine en transférant « secrètement » une partie ou la totalité de ses revenus. Le scandale sur la divulgation des documents confidentiels appelé « Panama Papers » a mis en lumière une nouvelle fois plusieurs agissements de fraudes, optimisations et évasions fiscales d’entreprises et de personnalités influentes.

Dans le cadre d’un durcissement de la réglementation liée à la fraude fiscale, nous voyons aujourd’hui émerger le décret d’application relatif à la transmission à l’administration de la liste des titulaires de comptes financiers n’ayant pas remis aux institutions financières les informations prévues au II de l’article 1669 AC du code général des impôts (n°2018-569 du 3 juillet 2018). Celui-ci entre en vigueur le 1er novembre 2018 ; ce court délai de mise en œuvre ne laisse que peu de temps aux établissements financiers pour mener à bien les campagnes de communication auprès de leurs clients.

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L’Instant Payment, une révolution dans le monde du paiement ?

C-Banque – 23 novembre 2018 :

Le déploiement de l’Instant Payment s’accélère. Après le raccordement du groupe BPCE en avril, Crédit Mutuel Arkéa en juillet et le futur déploiement chez BNP Paribas et Société Générale en novembre, le paiement instantané serait en passe de devenir le nouveau moyen de paiement en vogue.

Certes, c’est une directive européenne qui a poussé la mise en place du SEPA Instant Credit Transfer (SCTInst), ou « virement instantané » en français, mais les banques y ont également trouvé de nombreux atouts : délai d’exécution de 10 secondes, irrévocabilité, disponibilité 24h/24, plafond de 15 000 euros et surtout un vrai moyen de s’affranchir de la domination des schemes de paiement (Visa et MasterCard) et de proposer une véritable alternative à la carte bancaire.

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La tokenization peut-elle disrupter le marché ?

Le Courrier Financier – 21 novembre 2017 :

La tokenisation est devenue un nouveau moyen de convertir un actif en un jeton numérique sur une blockchain. Le monde de la finance est très enthousiaste quant aux possibilités infinies offertes par l’utilisation de crypto-actifs pour transférer des actifs réels sur des chaînes de blocs tout en conservant les caractéristiques fondamentales des actifs sous- jacents.

Les marchés financiers regorgent d’actifs de différents types : actions, crédits d’émission de CO2, immobilier, pétrole, etc. La plupart de ces actifs sont difficiles à diviser ou à transférer d’un acteur à un autre. En permettant la division d’un actif illiquide, les investisseurs pourront avoir accès à des actifs financiers liquides à l’avenir.

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Réglementation de la propriété intellectuelle : comment favoriser l’innovation sans la verrouiller ?

Les Echos – 8 novembre 2018 :

Avec des procès d’envergure sur la possible violation de brevets – comme celui en cours entre Apple et Qualcomm –, les risques de sanctions vertigineuses sont conséquents. Les entreprises doivent étendre leur protection d’inventions à l’international, et être des plus réactives, tant sur leur détention de brevets, que la gestion de la marque. Un encadrement qui se précise aussi en France avec la récente loi du secret des affaires.

Investir en R&D… et en sécurisation

S’il avait pu breveter l’ampoule à incandescence en 1879, est-ce que Joseph Swan aurait pu ravir la renommée à Thomas Edison sur cette brillante découverte ? C’est cependant une bataille judiciaire qui donna raison à Swan, même si la réputation de l’invention revint à Edison.

Les branches Recherche et Développement sécurisent plus que jamais – et au plus vite – les découvertes et innovations. Un coût conséquent, mais indispensable pour la croissance des entreprises, dont les enjeux financiers sont stratégiques. La sécurisation de brevets par les moyens légaux représentant un juteux marché aux inventeurs qui peuvent se protéger, en faire facturer l’usage aux tiers, mais également à des détenteurs qui n’en ont pas la paternité.

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L’euro-croissance bientôt troisième pilier de l’assurance vie ?

Le Revenu – 10 novembre 2018 :

L’assurance vie est le véhicule d’épargne préféré des français du fait de sa fiscalité avantageuse, sa grande liquidité et surtout pour la sécurité offerte par les fonds en euros. Cependant celui-ci demeure de moins en moins attrayant en raison de la baisse de sa rentabilité. Dans ce contexte, le fonds euro-croissance, lancé en 2014, a une carte à jouer.

L’assurance vie représente une capitalisation totale d’environ 1.700 milliards d’euros dont 82% sont placés sur le fonds le plus sécurisant pour l’épargnant, le fonds en euros.

Celui-ci peut constituer le support unique d’un contrat d’assurance vie (mono-support) ou être accompagné d’unités de compte (multi-supports) plus rentables mais souvent plus risqués car leur taux de rémunération est soumis aux fluctuations du marché.

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Paris 2024 : Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Sport Stratégie – 29 octobre 2018

Le 23 juin 2015, le CIO retient la France comme candidate à l’organisation des J.O. 2024. Deux ans plus tard, le 13 septembre 2017, elle se la voit attribuer, ce qui divise le peuple en deux écoles. Ce rêve tant attendu pourrait se transformer en cauchemar… En proposant un projet plus mirobolant que les autres, Paris n’a-t-il pas connu le phénomène de winner’s curse (ou malédiction du vainqueur de l’enchère) ? La question est posée par Émilien Andrieux du cabinet Adway Conseil. En exclusivité pour Sport Stratégies, le consultant livre son analyse.

DES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES AVANTAGEUSES

Sur le papier, le projet Paris 2024 intéresse car il s’appuie sur 95% (1) de sites déjà existants ou temporaires avec un budget prévisionnel annoncé de 6,6 milliards d’euros (3,6 milliards d’euros pour l’organisation des jeux et 3 autres liés à la construction des équipements et aux investissements). Certes, le budget prévisionnel pour cet événement paraît important mais les retombées économiques varieront entre 5,3 milliards et 10,7 milliards d’euros (2). Cette plus-value devrait profiter au secteur de la construction (de 1 à 1,8 milliard d’euros), ainsi qu’à celui du tourisme (de 1,4 à 3,5 milliards d’euros) grâce aux 500 000 visiteurs attendus. De plus, la création d’au moins 120 000 emplois en Île-de-France pourrait profiter aux entreprises partenaires qui réaliseraient des gains importants comme les propriétaires d’appartements qui verraient les loyers augmenter. De même, cet événement rassemblera 4,8 milliards de téléspectateurs à travers le monde. Les images télévisées (re)donneront envie aux téléspectateurs de découvrir la France et les communes accueillant les Jeux verront leur notoriété grandir à l’international.

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Le bien être au travail une fausse bonne idée ?

Le Journal du Net – 17 octobre 2018 :

Reed Hastings, l’un des fondateurs de Netflix est actuellement en train de co-rédiger un livre sur « les succès de Netflix », soulignant un certain nombre de leviers et d’actions relevant de nouveaux modes de management et d’organisation.

L’occasion pour nous de remettre en question un modèle de croyances et de revoir les caractéristiques du désormais très célèbre « Bien-Être au Travail » (BET) tout en essayant de comprendre son fonctionnement.

Le bien-être au travail n’est pas une idée neuve

Souriez ! Mangez 5 fruits et légumes par jour ! Détendez-vous ! Soyez spontané ! Soyez heureux ! Autant d’injonctions qui tournent en boucle dès que nous ouvrons les yeux. BIEN-ETRE. Deux petits mots et un concept devenu désormais la nouvelle coqueluche des collaborateurs et des entreprises. Il s’impose dans le paysage des organisations, mais de quoi s’agit-il vraiment ? D’une véritable démarche structurée ou de poudre de perlimpinpin ?

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La banque en pleine mutation

Economie Matin – 8 octobre 2018

Le secteur bancaire évolue constamment et ce depuis plusieurs années, aujourd’hui nous parlons même de « révolution bancaire ». Le bouleversement lent et difficile de ce secteur devenu très concurrentiel peut s’expliquer par des facteurs structurels et conjoncturels qui viennent modifier le modèle économique des banques et ainsi impactés directement les institutions, collaborateurs et consommateurs. Comment se caractérise cette mutation et quels en sont ses effets sur notre société ?

La révolution du numérique en plein essor

De quelle façon cette révolution impacte-t-elle les ressources humaines ?

Le secteur bancaire français était jusqu’en 2012 un solide pilier dans le domaine du recrutement (21 000 personnes recrutées en 2012 – Source : Les Échos). Pourtant, cette même année marque un véritable tournant en matière d’emplois. Depuis 2011, selon l’Association Française des Banques (AFB), des milliers d’emplois disparaissent avec un recul beaucoup plus marqué dans les banques de réseaux puisque représentant près de la moitié des emplois. Le taux d’embauche ne cesse de reculer et cette tendance va continuer à s’accentuer.