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Vers une ubérisation du marché de l’art ?

Le Monde – 13 décembre 2018 :

Artistes, experts, galeries et salles de ventes ne sont pas à l’abri de la mutation numérique.

Le marché de l’art entame une mutation tardive, mais exponentielle, exploitant avec ingéniosité les avancées technologiques les plus puissantes et facilitant le processus de vente, jusqu’à outrepasser certains intervenantsclés. Assistons nous à un phénomène d’ubérisation du marché ? Depuis sa popularisation dans les années 1990, les acteurs de la grande consommation ont très vite perçu la puissance d’Internet, rendant accessibles des produits à un public difficile à atteindre et contournant les intermédiaires, alors partie intégrante de la chaîne de distribution.

Le secteur de l’art, plus attaché à ses traditions, a eu plus de mal à en percevoir les bénéfices. Mais, depuis quelques années, il s’ouvre à ces nouvelles pratiques pour s’adresser en direct à une audience plus large familiarisée avec le numérique, et proposer une offre élargie, globalisée et compétitive. Les progrès technologiques, le développement de la blockchain et les avancées en matière de sécurisation des données suffirontils à lever les dernières craintes et généraliser le phénomène ?

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Les monnaies locales citoyennes : pierre angulaire de l’économie circulaire

Economie Matin – 9 décembre 2018

En réponse aux diverses crises financières observées ces dernières décennies et face à l’impuissance ressentie des populations envers leurs gouvernements, des initiatives telles que la mise en place d’un système monétaire alternatif avec pour but de développer une économie sociale et solidaire tout en favorisant un commerce et une production de proximité ont connu le jour.

Depuis plusieurs années, aux quatre coins de l’Hexagone, près d’une quarantaine de monnaies locales légalement reconnues sont en circulation. Nous pouvons citer l’EUSKO dans le Pays basque créée fin janvier 2013 ou encore la PECHE née à Montreuil en île de France en 2014. Une étude de l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) affirme que les monnaies locales complémentaires représentent un point de levier favorisant l’adoption de comportements vers une consommation plus écologique, donc durable.

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La méthode Didier Deschamps, c’est surtout défendre et valoriser le travail de ses collaborateurs

Courrier Cadres – 5 décembre 2018

Après la victoire de l’équipe de France de football à la Coupe du monde, les tentations de faire le parallèle entre les onze joueurs tricolores et le staff d’une entreprise refont surface. Comme Aimé Jacquet avant lui, Didier Deschamps (désormais plongé dans les qualifications pour l’Euro 2020), n’échappe pas au parallèle managérial.

Longtemps moqué, critiqué, l’actuel sélectionneur des Bleus, aujourd’hui victorieux, se voit désormais auréolé de toutes les vertus. La culture de la gagne. Pourtant s’il existe des similitudes entre la gestion d’une équipe de haut niveau et celle d’une entreprise, gare aux raccourcis. Pour Aurélien Bandu, “Google, champion absolu de la nouvelle économie, a utilisé la méthode de management OKR (objective and key results – méthode basée sur la définition d’objectifs précis avec mesures associées partagée à tous les collaborateurs de l’organisation) pour fédérer l’ensemble de ses collaborateurs autour d’une vision et d’objectifs communs. Avec les résultats que l’on connaît !” Une méthode que le senior manager, spécialisé en pilotage et transformation des organisations chez Viatys Conseil, associe directement à Didier Deschamps. “Ne pourrions-nous pas imaginer le sélectionneur dessiner sur un tableau noir, entouré de son staff, ce genre de schéma, au moment de se lancer dans les qualifications pour la coupe du monde ?”

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Le G20 sur la banquise entre Buenos Aires et Osaka

Les Echos – 5 décembre 2018 :

Le week-end dernier, à l’occasion du G20 de Buenos Aires, la presse s’est largement fait l’écho de l’accord entre la Chine et les États-Unis qui atténue la guerre commerciale. On peut à peine parler d’armistice en l’espèce, tout au plus d’une trêve.

Cette situation est à mettre en parallèle avec un élément de la déclaration du G20 qui a été aussi largement repris par la presse : les dirigeants réunis au G20 s’engagent à lancer un processus de réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui devra se concrétiser à l’occasion du prochain G20 à Osaka.

Force est de constater qu’en dépit des désaccords sur la question du climat, il y ait eu une belle unanimité pour se mettre d’accord sur la réforme de cette institution. Ça ne vous rappelle rien ?

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Lean management, entreprise libérée : même combat ?

Cadre et Dirigeant Magazine – 3 décembre 2018 :

Les concepts de Lean management et d’entreprise libérée reposent sur une philosophie commune associant responsabilisation des collaborateurs et humilité du management. Comprendre ce socle conceptuel partagé devrait permettre de ne pas reproduire les erreurs du passé, en faisant subir à l’entreprise libérée le même sort que celui réservé au Lean. Décryptage par une experte.

Le Lean management, développé par Toyota, a connu son heure de gloire dans les années 1990 grâce à une étude (1) publiée par le MIT(2). Aujourd’hui, le concept est tombé en désuétude. Il est plombé par des résultats souvent inférieurs aux attentes et une image de cost cutting. Seule planche de salut pour le Lean management, des approches modernisées telles que le Lean Start-up ou le Lean Design reprennent ses grands principes et les mixent avec d’autres méthodes pour les remettre au goût du jour.

Depuis cinq ans, les chefs d’entreprise et les consultants en management se tournent plutôt vers le concept d’entreprise libérée. En favorisant autonomie, épanouissement et flexibilité, il répondrait mieux aux attentes des Millenials (3). Pourtant, les concepts fondamentaux du Lean management et ceux de l’entreprise libérée ne sont pas si éloignés que ça. Ils présentent même de nombreuses similitudes. Passons donc au-delà des effets de mode et regardons ce qui rapproche ces deux méthodes de management.

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Lutte contre l’évasion fiscale : que retenir du nouveau décret ?

Le Courrier Financier – 29 novembre 2018

L’évasion fiscale porte préjudice aux budgets des gouvernements par le monde. Les gouvernements ont misé sur le système bancaire par lequel transitent les flux monétaires pour lutter contre ce fléau. Les enjeux portent sur la conciliation de la mise en œuvre de ce nouveau dispositif et le maintien de la qualité de la relation client des institutions financières et de leurs clients.

L’évasion fiscale constitue un sujet technique et éminemment politique consistant à se soustraire à l’impôt ou à en réduire le montant dans son pays d’origine en transférant « secrètement » une partie ou la totalité de ses revenus. Le scandale sur la divulgation des documents confidentiels appelé « Panama Papers » a mis en lumière une nouvelle fois plusieurs agissements de fraudes, optimisations et évasions fiscales d’entreprises et de personnalités influentes.

Dans le cadre d’un durcissement de la réglementation liée à la fraude fiscale, nous voyons aujourd’hui émerger le décret d’application relatif à la transmission à l’administration de la liste des titulaires de comptes financiers n’ayant pas remis aux institutions financières les informations prévues au II de l’article 1669 AC du code général des impôts (n°2018-569 du 3 juillet 2018). Celui-ci entre en vigueur le 1er novembre 2018 ; ce court délai de mise en œuvre ne laisse que peu de temps aux établissements financiers pour mener à bien les campagnes de communication auprès de leurs clients.

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L’Instant Payment, une révolution dans le monde du paiement ?

C-Banque – 23 novembre 2018 :

Le déploiement de l’Instant Payment s’accélère. Après le raccordement du groupe BPCE en avril, Crédit Mutuel Arkéa en juillet et le futur déploiement chez BNP Paribas et Société Générale en novembre, le paiement instantané serait en passe de devenir le nouveau moyen de paiement en vogue.

Certes, c’est une directive européenne qui a poussé la mise en place du SEPA Instant Credit Transfer (SCTInst), ou « virement instantané » en français, mais les banques y ont également trouvé de nombreux atouts : délai d’exécution de 10 secondes, irrévocabilité, disponibilité 24h/24, plafond de 15 000 euros et surtout un vrai moyen de s’affranchir de la domination des schemes de paiement (Visa et MasterCard) et de proposer une véritable alternative à la carte bancaire.

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La tokenization peut-elle disrupter le marché ?

Le Courrier Financier – 21 novembre 2017 :

La tokenisation est devenue un nouveau moyen de convertir un actif en un jeton numérique sur une blockchain. Le monde de la finance est très enthousiaste quant aux possibilités infinies offertes par l’utilisation de crypto-actifs pour transférer des actifs réels sur des chaînes de blocs tout en conservant les caractéristiques fondamentales des actifs sous- jacents.

Les marchés financiers regorgent d’actifs de différents types : actions, crédits d’émission de CO2, immobilier, pétrole, etc. La plupart de ces actifs sont difficiles à diviser ou à transférer d’un acteur à un autre. En permettant la division d’un actif illiquide, les investisseurs pourront avoir accès à des actifs financiers liquides à l’avenir.

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Réglementation de la propriété intellectuelle : comment favoriser l’innovation sans la verrouiller ?

Les Echos – 8 novembre 2018 :

Avec des procès d’envergure sur la possible violation de brevets – comme celui en cours entre Apple et Qualcomm –, les risques de sanctions vertigineuses sont conséquents. Les entreprises doivent étendre leur protection d’inventions à l’international, et être des plus réactives, tant sur leur détention de brevets, que la gestion de la marque. Un encadrement qui se précise aussi en France avec la récente loi du secret des affaires.

Investir en R&D… et en sécurisation

S’il avait pu breveter l’ampoule à incandescence en 1879, est-ce que Joseph Swan aurait pu ravir la renommée à Thomas Edison sur cette brillante découverte ? C’est cependant une bataille judiciaire qui donna raison à Swan, même si la réputation de l’invention revint à Edison.

Les branches Recherche et Développement sécurisent plus que jamais – et au plus vite – les découvertes et innovations. Un coût conséquent, mais indispensable pour la croissance des entreprises, dont les enjeux financiers sont stratégiques. La sécurisation de brevets par les moyens légaux représentant un juteux marché aux inventeurs qui peuvent se protéger, en faire facturer l’usage aux tiers, mais également à des détenteurs qui n’en ont pas la paternité.

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L’euro-croissance bientôt troisième pilier de l’assurance vie ?

Le Revenu – 10 novembre 2018 :

L’assurance vie est le véhicule d’épargne préféré des français du fait de sa fiscalité avantageuse, sa grande liquidité et surtout pour la sécurité offerte par les fonds en euros. Cependant celui-ci demeure de moins en moins attrayant en raison de la baisse de sa rentabilité. Dans ce contexte, le fonds euro-croissance, lancé en 2014, a une carte à jouer.

L’assurance vie représente une capitalisation totale d’environ 1.700 milliards d’euros dont 82% sont placés sur le fonds le plus sécurisant pour l’épargnant, le fonds en euros.

Celui-ci peut constituer le support unique d’un contrat d’assurance vie (mono-support) ou être accompagné d’unités de compte (multi-supports) plus rentables mais souvent plus risqués car leur taux de rémunération est soumis aux fluctuations du marché.