Le métier de prévisionniste bousculé par les Data Scientist

Point de vente.fr – le 28 mai 2021 :

Construire une prévision de vente juste n’est pas un art divinatoire mais nécessite de prendre des hypothèses valides, d’appliquer des méthodes appropriées et d’avoir une démarche rigoureuse et collaborative.

D’abord, déterminer les éléments qui influencent la prévision : les facteurs endogènes propres à chaque produit (cycle de vie, saisonnalité, activité promotionnelle…), les facteurs exogènes (environnement concurrentiel, météo …). Ensuite, extrapoler les ventes passées à partir de modélisations plus ou moins sophistiquées. Enfin, affiner la prévision par une approche plus qualitative, basée sur l’expérience des acteurs (connaissance de l’évolution du marché, phénomènes de cannibalisation…).

Énergies renouvelables et déséquilibre du réseau : comment réduire les coûts grâce à la data ?

Environnement Magazine.fr – le 01 mars 2021 :

L’enjeu pour les entreprises qui vendent de l’électricité de source renouvelable est de minimiser les coûts et de réduire les erreurs de prédictions sur le marché Day-ahead. Franck Tiokeng, consultant pour le cabinet de conseil Square, évoque ainsi la data comme principal levier de réduction des coûts.

L’émergence des sources d’énergies alternatives comme les énergies renouvelables est à l’origine de nouveaux défis pour la production d’électricité. Pour faire face au caractère volatile de celles-ci et mieux appréhender les risques qui y sont liés, la data peut se révéler être un outil indispensable aux acteurs du secteur énergétique.

La data dans le football, le futur entraineur 2.0 ?

Sport & Stratégies – numéro du 5 octobre :

Si au cours de la dernière décennie la data est devenue un outil incontournable des entreprises dans le pilotage d’activité et la prise de décisions stratégiques, elle s’est aussi invitée à la table des dirigeants du monde sportif. Depuis de nombreuses années, son usage dans les sports US et particulièrement en NBA est omniprésent. Cette tendance s’exporte de plus en plus dans les clubs de football professionnels européens. Nombre de tirs et pourcentage de possession sont des statistiques désormais bien connues du grand public. Mais dans la course frénétique aux résultats, l’exploitation des données par les clubs va bien au-delà.

La data, outil d’amélioration des performances physiques

Les premières images de joueurs de football portant des gilets trackers GPS sont apparues lors des stages de pré-saison. Il est aujourd’hui courant d’en apercevoir lors du traditionnel « échange de maillots » à l’issue du coup de sifflet final. Le préparateur physique suit désormais, à l’entrainement comme en match, l’évolution du rythme cardiaque de chaque joueur, le nombre de kilomètres parcourus et de sprints à haute intensité. Des données factuelles précieuses lorsque l’on sait que le résultat final d’un match altère parfois la perception des analyses.

Urgence sur l’exploitation de la donnée de santé : entre utilitarisme et éthique

Les Echos – le 23 juillet 2020 :

La lutte contre le Covid-19 exige de prendre des mesures exceptionnelles. En Chine et en Corée du Sud, les ressources technologiques et les informations personnelles issues du Big Data sont mobilisées et utilisées. Elles servent à connaître les déplacements des individus malades pour aider les autorités et les populations à les identifier. En France, si le respect des données personnelles est garanti par un véritable arsenal juridique, la question d’exploiter les données de santé comme une arme, en ces temps de grave crise sanitaire, se pose.

La gestion des données de santé en France

Coronavirus : la théorie des graphes pour organiser le retour dans les salles de classe.

Economie Matin – le 02 juin 2020 :

Comme indiqué par le Premier Ministre, Edouard Philippe, lors de son allocution du 28 avril, la réouverture des classes se fera progressivement pour les quelques 12 millions d’élèves français, et ce à partir du 12 mai prochain. Ces mesures, bien que nécessaires, demanderont une organisation conséquente et très complexe, afin d’assurer à la fois la santé des protagonistes, mais également un suivi optimal des enseignements.
Le gouvernement a d’ailleurs fait parvenir aux directeurs d’établissement 63 pages d’un protocole sanitaire à suivre, et ce uniquement sur des aspects sanitaires, il n’y est pas fait mention de la réalité d’occuper ou de laisser jouer les enfants dans les cours de récréation, ni du suivi ou rattrapage du programme scolaire avant fin juin.

Afin de croiser toutes ces informations, les directeurs d’établissements se transforment à leur tour en vrais Data Scientist ! L’usage de la data est de plus en plus fréquent durant cette période de crise, et peut s’avérer très utile au travers de nombreuses applications. Pour répondre au défi d’organisation des établissements scolaires, la théorie des graphes pourrait-elle leur venir en aide ?

Assurance Auto : stratégie de la data comme levier majeur de différenciation face à l’arrivée des constructeurs sur le marché de l’assurance.

Riskassur – le 13 mai 2020 :

Le constructeur américain Tesla, leader sur le segment des véhicules autonomes et affichant une entrée fracassante sur celui des véhicules premium avec son modèle 3 (150 000 véhicules aux USA rien qu’en 2019) a lancé la commercialisation de sa propre police d’assurance afin de garantir l’utilisation de ses véhicules en toute sécurité. Pourquoi cette annonce de la part d’un constructeur automobile ? Est-ce annonciateur d’un changement de stratégie pour les compagnies d’assurance ?

Les primes actuelles restent très élevées pour ce type de véhicule car l’incertitude quant à leur avenir (fiabilité technologique ou nouvelle règlementation) freine les compagnies d’assurance actuelles à développer de nouvelles offres compétitives. Ajouter à cela le coût technologique des composants intégrés et la complexité de prise en charge en cas d’accidents en mode « autonome » renforcent ce sentiment. Ainsi, en facilitant l’accès à cette technologie avec des prix compétitifs (en moyenne 30% moins cher) que les assureurs traditionnels, Tesla tente de convertir des clients encore hésitants.

Dans ce brouillard, des acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies recherchent des opportunités business avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos véhicules. Ce développement technologique ouvre la porte du secteur auto et de l’assurance à de nouveaux acteurs pour permettre la proposition de nouvelles offres.

Comment l’intelligence artificielle va pénétrer les habitudes des Français.

Revue Banque – le 22 avril 2020 :

L’intelligence artificielle, dont beaucoup de particuliers se méfient encore, peut pourtant s’avérer utile pour étoffer les services de Personal Finance Management et rendre plus attractive ces applications.

Plusieurs études récentes (Mindfintech 2018 et 2019, Square 2019) montrent que les fonctionnalités d’agrégation et de Personal Finance Management (PFM) tendent à se généraliser, tant sur les applications bancaires que sur les applications dédiées à la gestion budgétaire (Linxo, Bankin, Budget Insight…). De la catégorisation des dépenses à l’analyse budgétaire et au coaching financier, le panorama de ces fonctionnalités nouvelles ne cesse de s’élargir et l’ensemble des acteurs du marché proposent finalement une offre assez homogène.

La France à l’heure du traçage numérique : enjeux et dérives.

ITRnews – le 29 avril 2020 :

Alors que l’Union Européenne fait face à la “plus grande mise à l’épreuve” de son histoire selon Angela Merkel, la France cherche des solutions pour sortir de cette crise sanitaire sans précédent. En l’absence de vaccin ou d’un traitement ayant prouvé son efficacité, l’un des projets du gouvernement pour mettre un terme au confinement serait d’utiliser la géolocalisation des personnes contaminées par le Covid-19. Ce pistage numérique massif de la population a en effet été éprouvé dans plusieurs pays tels que la Corée du Sud, Singapour ou encore en Israël. Cette pratique soulève cependant des interrogations en matière de respect de la vie privée et d’utilisation ultérieure des données collectées… Une mise au clair de Michaël Naccache et Axelle Ettner – Groupe Square.

D’un point de vue strictement pratique, le fait de pouvoir géolocaliser et identifier les personnes infectées par le Covid-19 présente un double avantage : il permet à la fois de circonscrire les foyers infectieux tout en s’assurant du strict respect des mesures de confinement. À ce titre, huit opérateurs téléphoniques européens ont d’ores et déjà accepté de communiquer les données de géolocalisation de leurs clients mobiles à la Commission Européenne. Parmi eux, Orange, premier opérateur télécom français, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), assurait qu’il ne fournirait que des données agrégées et donc anonymisées par le biais des antennes relais.

RGPD, vie privée et données personnelles, à l’épreuve de la crise sanitaire.

Economie Matin – le 22 avril 2020 :

Lundi 16 mars 2020, pour la première fois en France, tous les téléphones portables ont reçu un SMS du Gouvernement relayant les mesures exceptionnelles prises pour lutter contre la propagation du Covid-19.
80 millions de messages ont ainsi été envoyés, alors même que le numéro de téléphone d’un individu constitue une donnée personnelle au regard du Règlement Général pour la Protection des Données (RGPD).

Respect ou contournement du RGPD ?

Si le RGPD met en place des mesures contraignantes vis-à-vis de la protection des données personnelles, il prévoit néanmoins des cas dans lesquels leur traitement est autorisé, malgré l’absence de consentement de l’individu. Ainsi, l’article 6 prévoit que « Le traitement n’est licite que si, et dans la mesure où, au moins une des conditions suivantes est remplie : (…) le traitement est nécessaire à la sauvegarde des intérêts vitaux de la personne concernée ou d’une autre personne physique ou le traitement est nécessaire à l’exécution d’une mission d’intérêt public ou relevant de l’exercice de l’autorité publique dont est investi le responsable du traitement ».

D’une segmentation statique à dynamique, une évolution nécessaire

Emarketing – 2 mars 2020

Les banques et les assurances ont un enjeu stratégique majeur: l’étude des comportements des consommateurs afin de perfectionner leur relation client. Cela entraîne l’évolution des segmentations selon Sandra Renaudeau et Alexandre Dupont, consultants pour Square, groupe de conseil international.

Les secteurs de la banque et de l’assurance ont pour enjeu stratégique, depuis de nombreuses années, l’étude des comportements des consommateurs au service d’une relation client toujours plus qualitative et personnalisée. Dans le cadre de ces travaux, l’évolution des critères de segmentation est identifiée comme un axe stratégique majeur à saisir pour ces entreprises. Les souhaits des clients ont fortement évolué ces dernières années, et le temps de la segmentation de masse est révolu, laissant place à un dialogue individualisé avec le consommateur. La segmentation se doit donc de suivre ces évolutions et d’opérer les changements nécessaires à sa transformation. D’une segmentation statique à une segmentation dynamique, comment les nouveaux paradigmes de la relation client influent sur la segmentation ?