Le métier de prévisionniste bousculé par les Data Scientist

Point de vente.fr – le 28 mai 2021 :

Construire une prévision de vente juste n’est pas un art divinatoire mais nécessite de prendre des hypothèses valides, d’appliquer des méthodes appropriées et d’avoir une démarche rigoureuse et collaborative.

D’abord, déterminer les éléments qui influencent la prévision : les facteurs endogènes propres à chaque produit (cycle de vie, saisonnalité, activité promotionnelle…), les facteurs exogènes (environnement concurrentiel, météo …). Ensuite, extrapoler les ventes passées à partir de modélisations plus ou moins sophistiquées. Enfin, affiner la prévision par une approche plus qualitative, basée sur l’expérience des acteurs (connaissance de l’évolution du marché, phénomènes de cannibalisation…).

CAS CLIENT SQUARE – E-commerce alimentaire : production d’une solution clef en main.

Un acteur français majeur de la grande distribution a décidé d’accélérer le développement de son activité e-commerce alimentaire dans un contexte de forte concurrence et de forte demande client (par ailleurs accélérée par la crise sanitaire). La préparation des commandes e-commerce se réalisait, avant le projet, quasi-exclusivement sur la surface du point de vente : ce mode de préparation manuelle dit « Store picking » arrive rapidement à saturation (faible productivité, gêne des clients du magasin occasionnée par les chariots de picking), et offre généralement une qualité de service faible.

Le périmètre de la mission se déclinait sur plusieurs volets : stratégie, modèle opérationnel cible (Process/Système/Compétences/Structure/Flux) et mise en œuvre opérationnelle.

Dans quelle mesure les métiers de la supply chain sont-ils compatibles avec le télétravail ?

Décision-Achats.fr – le 03 novembre 2020 :
Afin d’identifier le degré d’applicabilité du travail à distance pour les métiers de la supply chain, tâchons de les classer selon trois catégories complémentaires les unes des autres…
Grève des transports, Covid-19. Deux événements venus perturber notre quotidien en 2020, démocratisant l’usage du travail à distance. Dans quelles mesures le télétravail est-il applicable aux métiers des supply chain, et quelles solutions déployer pour le faciliter et le rendre possible?

Le compte carbone industriel, voire individuel : une nécessité légitime face à l’enjeu climatique.

Environnement Magazine – le 02 juillet 2020 :

Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 remet en question nos modèles économiques, Claire Laurent et Camille Villard, tous deux consultants pour le cabinet Square, estiment qu’il faudrait créer « un compte carbone pour les entreprises et les individus pour garantir une solidarité climatique plus efficace et plus juste​ ».

Le Covid-19 aura mis en exergue plusieurs faiblesses de nos modèles économiques. Cette crise sanitaire, dont l’impact économique va s’inscrire sur la durée, est à mettre en parallèle avec une éventuelle crise climatique future. En effet, toutes deux sont systémiques – leurs impacts ne tiennent pas compte des frontières, non-stationnaires – les analyses passées du marché ne suffisent pas pour faire des projections, et non linéaires – leurs conséquences socio-économiques sont disproportionnées à l’image du dépassement des capacités d’accueil des hôpitaux.

Les supply chains ont montré leurs limites.

Supply Chain Magazine – Avril & Mai :

En privant temporairement la Chine, l’Europe et les Etats-Unis d’une grande partie de leurs activités économiques et industrielles, le COVID-19 aura mis en évidence les faiblesses et limites des Supply Chains actuelles.

En effet, les tendances générales du monde des affaires ainsi que les pratiques logistiques les plus avancées (la délocalisation, l’externalisation, la réduction du nombre de fournisseurs, la réduction du cycle de vie des produits, le Lean management, le Juste-A-Temps…) ont créé de longues chaînes d’entreprises interconnectées plus efficientes mais également plus vulnérables aux accidents et à leurs effets en cascade.

Des Supply Chains insuffisamment résilientes

Les perturbations des flux physiques qui peuvent survenir dans la Supply Chain sont imprévisibles et rares mais souvent désastreuses. En raison de la mondialisation, l’origine d’une perturbation peut se situer de l’autre côté du globe et impacter ainsi l’ensemble d’une activité.

La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Stimulons l’innovation pour faire de l’économie circulaire un pari gagnant.

Finyear – le 11 avril 2020 :

Les périodes de crises sont propices aux changements de paradigmes : les entreprises cherchent de nouveaux marchés, à développer de nouveaux avantages concurrentiels et de nouveaux schémas organisationnels. Bref elles cherchent à sortir de la crise plus fortes qu’elles y sont entrées et à se prémunir des suivantes.

Le modèle de l’économie circulaire est une alternative au modèle actuel de production et de consommation : il apporte des solutions judicieuses qui, portées par l’innovation, constituent un cercle vertueux. Ce concept suscite un intérêt croissant parmi les entreprises, les politiciens et les citoyens puisque l’économie circulaire apparaît comme une alternative qui permet de supprimer le lien entre la croissance économique, la consommation de ressources et la dégradation de l’environnement. Il s’agit d’une option prometteuse, capable de résoudre les problèmes environnementaux tout en créant de nouvelles opportunités commerciales.

Assurer la survie du pays : la chaîne logistique est un maillon indispensable

LSA – le 01 avril 2020 :

A l’heure où le corps médical est inquiet et en colère face à la pénurie de masques, le sujet de l’approvisionnement met de façon évidente en lumière le caractère tout aussi vital de la logistique. Regards croisés de Solenn Laplanche et Sarah Azria de Square.

Alors que le monde entier affiche son soutien aux personnels soignants, en applaudissant en coeur à 20h à la fenêtre ou encore sur les réseaux sociaux, d’autres acteurs moins visibles restent tout autant mobilisés afin d’assurer la survie du pays.
Aussi, quand Emmanuel Macron assure dans son allocution du 16 mars 2020 que « des masques seront livrés dans les pharmacies dès demain soir », c’est bien du maillon logistique dont il est question. A l’heure où le corps médical est inquiet et en colère face à la pénurie de masques, le sujet de l’approvisionnement met de façon évidente en lumière le caractère tout aussi vital de la logistique.

Est-il déjà trop tard pour organiser une logistique de sortie de crise ?

Décision-Achats.fr – le 30 mars 2020 :

Fermeture des frontières, quarantaine, confinement, fermeture des points de vente non essentiels, distance réglementaire d’un mètre entre tous les individus… Comment imaginer maintenir une chaîne logistique dans ce contexte ?

Cela semble impossible. Le Covid-19 a paralysé, au niveau mondial, les usines, les entrepôts, les transports ferroviaires, routiers, maritimes… Et aucune entreprise française ou internationale n’était préparée à une crise sanitaire d’une aussi grande ampleur.

Ce blocage de la logistique et du transport aurait sans doute pu être mieux anticipé, directement, au vu de la multiplication des crises sanitaires comme le SRAS ou le H5N1, ou indirectement, au vu de l’augmentation du nombre de catastrophes naturelles. Il n’est cependant pas encore trop tard pour préparer la reprise d’activité qui aura lieu dans quelques semaines ou dans quelques mois. Les entreprises auront, en effet, de nombreux défis à relever lorsqu’elles devront relancer leur chaîne logistique.

N’est-il pas urgent de fabriquer à proximité des consommateurs ?

La croix – le 19 mars 2020 :

Le rapatriement de la production en France est un sujet qui revient régulièrement dans l’actualité. La pandémie actuelle a entraîné l’arrêt des approvisionnements en provenance de l’usine du monde, la Chine, et a mis les entreprises françaises face aux inconvénients et conséquences d’une production délocalisée. Sans aucun doute, nous pouvons affirmer que cette crise sera l’élément déclencheur de la remise en cause des choix stratégiques de fabrication des nouveaux produits dans les pays à bas coût de main d’œuvre, décidés pendant ces dernières décennies.

Quatre crises se succèdent.

La première crise est politique. En Syrie, en 2019, les occidentaux (les Américains en premier) ont pour la première fois depuis plusieurs générations « laissé tomber » un allié. Les Kurdes qui, au sol, ont triomphé avec de lourdes pertes de « l’État islamique », n’ont plus été soutenus. Le contrat de confiance est définitivement rompu. Personne ne peut plus avoir confiance dans la garantie occidentale de la défense des routes internationales. Personne ne peut garantir les flux internationaux de marchandises.