La data dans le football, le futur entraineur 2.0 ?

Sport & Stratégies – numéro du 5 octobre :

Si au cours de la dernière décennie la data est devenue un outil incontournable des entreprises dans le pilotage d’activité et la prise de décisions stratégiques, elle s’est aussi invitée à la table des dirigeants du monde sportif. Depuis de nombreuses années, son usage dans les sports US et particulièrement en NBA est omniprésent. Cette tendance s’exporte de plus en plus dans les clubs de football professionnels européens. Nombre de tirs et pourcentage de possession sont des statistiques désormais bien connues du grand public. Mais dans la course frénétique aux résultats, l’exploitation des données par les clubs va bien au-delà.

La data, outil d’amélioration des performances physiques

Les premières images de joueurs de football portant des gilets trackers GPS sont apparues lors des stages de pré-saison. Il est aujourd’hui courant d’en apercevoir lors du traditionnel « échange de maillots » à l’issue du coup de sifflet final. Le préparateur physique suit désormais, à l’entrainement comme en match, l’évolution du rythme cardiaque de chaque joueur, le nombre de kilomètres parcourus et de sprints à haute intensité. Des données factuelles précieuses lorsque l’on sait que le résultat final d’un match altère parfois la perception des analyses.

Urgence sur l’exploitation de la donnée de santé : entre utilitarisme et éthique

Les Echos – le 23 juillet 2020 :

La lutte contre le Covid-19 exige de prendre des mesures exceptionnelles. En Chine et en Corée du Sud, les ressources technologiques et les informations personnelles issues du Big Data sont mobilisées et utilisées. Elles servent à connaître les déplacements des individus malades pour aider les autorités et les populations à les identifier. En France, si le respect des données personnelles est garanti par un véritable arsenal juridique, la question d’exploiter les données de santé comme une arme, en ces temps de grave crise sanitaire, se pose.

La gestion des données de santé en France

Coronavirus : la théorie des graphes pour organiser le retour dans les salles de classe.

Economie Matin – le 02 juin 2020 :

Comme indiqué par le Premier Ministre, Edouard Philippe, lors de son allocution du 28 avril, la réouverture des classes se fera progressivement pour les quelques 12 millions d’élèves français, et ce à partir du 12 mai prochain. Ces mesures, bien que nécessaires, demanderont une organisation conséquente et très complexe, afin d’assurer à la fois la santé des protagonistes, mais également un suivi optimal des enseignements.
Le gouvernement a d’ailleurs fait parvenir aux directeurs d’établissement 63 pages d’un protocole sanitaire à suivre, et ce uniquement sur des aspects sanitaires, il n’y est pas fait mention de la réalité d’occuper ou de laisser jouer les enfants dans les cours de récréation, ni du suivi ou rattrapage du programme scolaire avant fin juin.

Afin de croiser toutes ces informations, les directeurs d’établissements se transforment à leur tour en vrais Data Scientist ! L’usage de la data est de plus en plus fréquent durant cette période de crise, et peut s’avérer très utile au travers de nombreuses applications. Pour répondre au défi d’organisation des établissements scolaires, la théorie des graphes pourrait-elle leur venir en aide ?

Assurance Auto : stratégie de la data comme levier majeur de différenciation face à l’arrivée des constructeurs sur le marché de l’assurance.

Riskassur – le 13 mai 2020 :

Le constructeur américain Tesla, leader sur le segment des véhicules autonomes et affichant une entrée fracassante sur celui des véhicules premium avec son modèle 3 (150 000 véhicules aux USA rien qu’en 2019) a lancé la commercialisation de sa propre police d’assurance afin de garantir l’utilisation de ses véhicules en toute sécurité. Pourquoi cette annonce de la part d’un constructeur automobile ? Est-ce annonciateur d’un changement de stratégie pour les compagnies d’assurance ?

Les primes actuelles restent très élevées pour ce type de véhicule car l’incertitude quant à leur avenir (fiabilité technologique ou nouvelle règlementation) freine les compagnies d’assurance actuelles à développer de nouvelles offres compétitives. Ajouter à cela le coût technologique des composants intégrés et la complexité de prise en charge en cas d’accidents en mode « autonome » renforcent ce sentiment. Ainsi, en facilitant l’accès à cette technologie avec des prix compétitifs (en moyenne 30% moins cher) que les assureurs traditionnels, Tesla tente de convertir des clients encore hésitants.

Dans ce brouillard, des acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies recherchent des opportunités business avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos véhicules. Ce développement technologique ouvre la porte du secteur auto et de l’assurance à de nouveaux acteurs pour permettre la proposition de nouvelles offres.

Lutte contre la fraude et protection des données : un dilemme pour l’Etat ?

Journal du Net – le 15 mai 2020 :

L’article 154 du projet de loi de finances de 2020 autorise les administrations fiscales et douanières à collecter nos données personnelles disponibles sur internet, et à les exploiter dans le but d’identifier des fraudes. Promulguée en décembre 2019, c’est une première pour la France, où la sécurité des données a toujours été une priorité.

Cette lutte est un sujet sur lequel investit l’Etat depuis 2014, notamment avec l’embauche de data scientists, pour croiser de nouvelles sources de données, mieux exploiter les informations mises à disposition et de mieux appréhender des données toujours plus volumineuses. L’an dernier, dix milliards d’euros ont été récupérés par l’Etat grâce à ces équipes, l’enjeu est donc considérable. On peut donc se demander si la priorisation de cette lutte se fera-t-elle au détriment de notre vie privée sur les réseaux sociaux ? Que ce soit la montre que l’on vend sur Leboncoin, la photo de notre bolide sur Instagram… Devrons-nous justifier toutes ces publications auprès de l’Etat pour ne pas être perçu comme un fraudeur ?

Données massives et réglementation actuelle

Après les multiples scandales qui ont éclatés au sujet de l’exploitation de nos données personnelles, à l’instar de l’affaire Cambridge Analytica, nous savons que de grands acteurs les utilisent. Et ce avec notre accord qu’ils obtiennent par les conditions d’utilisation : ils peuvent ainsi conserver certaines de nos données personnelles et tout ce que nous communiquons chaque jour. En effet, chaque “Like” ou “Partage” d’une publication de nos influenceurs préférés est une source d’informations sur nous-même, récupérée et analysée par les sites pour nous cibler.

Course à la data : comme un air de déjà-vu.

Journal du Net – le 30 avril 2020 :

Il est évident qu’un nouveau modèle économique, axé sur la numérisation et la donnée, est à venir. Cependant, en dehors du peloton de tête des GAFAM, les investissements sont là mais les profits se font désirer.

Grande glorieuse de ces 10 dernières années, la cellule tech composée de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft voit sa réputation mise à rude épreuve. La société civile et les organisations mondiales contestent de plus en plus le monopole que ces entreprises exercent sur les données personnelles du monde entier.

Éthiquement, la précarité de leurs engagements sociétaux et environnementaux questionne. Néanmoins, après une décennie de croissance ininterrompue, la confiance semble solide quant à leurs performances futures.

COVID 19 et protection des données : quand les stratégies de déconfinement amènent à une inextricable situation.

Le Journal du Net – le 28 avril 2020 :

Bien qu‘en vigueur depuis le 25 mai 2018, des pans entiers du Règlement Générale de la Protection des Données doivent encore être mis en application au sein de différents secteurs d’activité en France. Néanmoins, la situation actuelle liée au COVID 19 complique la finalisation de son application par de nombreux acteurs.

Les mesures exceptionnelles prises pour lutter contre le COVID 19 par les différents gouvernements contraignent la majorité des populations à limiter leurs déplacements au strict minimum. Dans certains pays, ce confinement est d’ores et déjà renforcé par le traçage numérique des déplacements des populations notamment en Corée du Sud, ou encore Singapour.
Des solutions de traçage sont actuellement en étude dans les pays européens dans lesquels s’applique le RGPD, et notamment en France où le gouvernement réfléchit à lancer une application de suivi de déplacements.
Mais cela est-il en conformité avec le Règlement Général de la Protection des Données européen ?

La bonne exploitation des données ou la mort de l’assurance connectée.

Journal du net – le 27 février 2020 :

Vous conduisez prudemment, vous prenez soin de vos effets personnels, vous pratiquez une activité sportive régulière, et pourtant vous payez votre assurance au même prix que ceux qui sont moins scrupuleux que vous dans leur mode de vie.

Face à ce préjudice, la tendance à l’« hypersonnalisation » des contrats d’assurance a ouvert la voie à une batterie d’objets connectés exploitant vos données personnelles et comportementales tout en redessinant le modèle économique des assureurs.

Automobile, Habitation et Santé, trois des grands marchés assurantiels exposés se sont fixés comme objectif de positionner l’assureur dans une logique de prévention plutôt que d’indemnisation.