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L’innovation systémique, nouvel eldorado ?

Silicon.fr – le 25 novembre 2019 :

Fort de 3,8 milliards d’euros déjà levés depuis janvier 2019, nous pourrions penser que la France se mue en Startup Nation. Oui, mais voilà que nos entrepreneurs, intrapreneurs et décideurs ne se détachent toujours pas d’un paradigme erroné. Ce dernier laisse à penser que la valeur de l’innovation vient de la grande invention, de l’expérience client d’exception : des qualités intrinsèques d’une nouvelle proposition. A travers trois cas, voyons en quoi cette vision est simpliste.

Leçon d’Edison : fédérer puis concevoir

Leçon d’Edison : fédérer puis concevoir Ces trente dernières années, les chercheurs en Sociologie de l’innovation ont démontré que le succès d’une invention tenait moins à sa valeur intrinsèque qu’à l’adaptation du cadre socio-technique lui servant de berceau. C’est notamment en analysant la dynamique d’Innovation d’Edison qu’ils découvrent une logique contre-intuitive. En effet, avant d’étudier la faisabilité technique de ses projets, celui-ci prenait soin de multiplier les déclarations et conférences de presse afin de susciter l’intérêt.

Tout en martelant sa vision, Edison préparait l’opinion : l’électricité remplacera le gaz et sa mise en réseau bonifiera la vie. A chaque confrontation, Edison mesurait l’adoption de ses concepts.

Comme l’écrivent Akrich, Callon et Latour1 dès 1988 : « Par quoi croyez-vous qu’Edison commence ? Par la fin, bien évidemment. Il met avec application la charrue avant les bœufs. Pourquoi se lancer en effet dans une entreprise difficile si personne n’y croit ». Quand l’opinion est assez mûre, Edison lève le voile sur ses inventions, qui sont alors co-construites, adaptées puis adoptées. Le réel enjeu n’était autre que la création d’un consensus sur leur utilité : les intérêts des différentes parties prenantes évoluaient pour converger.

L’audace d’Elon Musk chez Tesla : vendre puis produire

A la manière d’Edison, l’équipe dirigeante de Tesla prépare l’opinion à l’émergence de son objet innovant. Elon Musk développe une stratégie de refonte d’écosystème, allant de l’agrégation croissante d’alliés, au maillage d’un réseau de partenaires innovants au service de son innovation, jusqu’à une révision technique du contexte.

La première décision d’importance d’Elon Musk impactant la conception du roadster Tesla est d’en revoir son esthétique afin de le présenter au monde lors d’une manifestation à Santa Clara en juillet 2006. L’entrepreneur y attire la presse, des célébrités et le gouverneur de Californie. Alors que ces véhicules sont des prototypes, Elon Musk les propose en précommande à des leaders d’opinion tels que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google.

Ce faisant, Elon Musk construit un réseau d’alliés et teste l’adoption de l’innovation en même temps qu’il la conçoit. En tout, trente personnes s’engagent à en acheter moyennant 90.000 dollars l’unité. Mi-2007, Tesla renouvelle son expérimentation à Santa Monica au « Pebble Beach Concours d’Elegance ». En vue d’enrôler plus de porte-paroles, Elon Musk créé un club qui permet à ses adhérents de précommander une voiture via une cotisation de 100.000 dollars.

Pour rallier à sa vision des décideurs, Elon Musk associe à son projet de nouveaux acteurs inconnus du monde de l’automobile. Il embauche des experts tels que Diarmuid O’Connell, un ancien consultant et conseiller politique expert en dépendances énergétiques. C’est ainsi que l’équipe fait converger les intérêts de la Startup avec ceux de l’État américain.
Tesla, prônant une mobilité durable qui participe à la fin de l’air du pétrole, obtient du Ministère de l’Energie un prêt de 465 millions de dollars en janvier 2010. Il s’en suit l’entrée en Bourse le 29 juin 2010 avec une levée de 226 millions de dollars. C’est seulement en 2012 que le développement du Model S s’achève.

Face à une telle adhésion et capacité financière, Elon Musk peut mailler les États-Unis de bornes de recharges et propose le cadre socio-technique favorable à l’émergence de ses voitures électriques. Comme Edison auparavant, Tesla aménage un contexte favorable à l’innovation.

La stratégie sans faille d’Apple : attendre puis conquérir

Du côté d’Apple, l’important n’est pas tant de tirer le premier, que de s’associer à des partenaires innovants pour proposer un bien déclassant l’existant. Le MPMan fut le tout premier lecteur MP3 portable lancé en 1998 par l’entreprise SaeHan. Pourtant c’est l’iPod sorti en 2001 qui s’impose comme la référence. Si les concepts sont comparables à l’origine, ce qui a tout d’abord fait la différence en faveur de l’iPod est l’intégration de la technologie FireWire qui permet une vitesse de transfert supérieure à l’USB alors utilisé par le MPMan.

En second temps, afin d’accélérer la pénétration de marché de l’iPod dès 2003, Apple annonce iTunes Music Store. L’enjeu est de simplifier et libérer la consommation de musique. Ici, Apple passe d’une logique produit à une logique de plateforme en élargissant son écosystème par de nouveaux partenariats, notamment avec les labels discographiques. En 2008, l’iPod représente 48% de part de marché des lecteurs MP3. Lorsque l’iPhone sort en 2007, il n’est pas non plus le premier smartphone vendu.

Le Nokia 9000 avec sa connexion internet apparait en 1996, suivi en 2002 du Sony Ericsson P800 doté d’une caméra. A nouveau, le succès passera par la reconfiguration de l’écosystème existant afin que l’offre émerge dans les meilleures conditions. De facto, des partenariats sont signés avec des sociétés de Télécommunication afin qu’elles proposent des infrastructures permettant une expérience fluide.

Apple signe notamment un partenariat avec AT&T. En parallèle, la conception s’ouvre à des développeurs extérieurs à Apple pour enrichir l’offre du futur iPhone d’une multitude d’applications. La stratégie consiste à migrer les fidèles d’iPod vers l’iPhone. Cette logique d’expansion de l’écosystème est la même de l’iPhone à l’iPad, puis pour l’AppleCard et Apple Arcade en 2019.

L’effet waouh ne suffit pas, la compétition se joue aussi par l’innovation systémique

L’obsession de nombreux innovateurs est de réaliser un produit qui surprendra si bien le consommateur qu’il s’exclamera « waouh !». Cette quête n’est pourtant plus gage de réussite car insuffisante face à l’innovation systémique. Par leurs innovations, les équipes d’Edison, de Tesla ou d’Apple, ont déstabilisé des alliances et des filières, détruit des paradigmes de production, brisé des règles tacites de marché, rendu obsolètes des offres grâce à des stratégies inclusives d’acteurs innovants.

C’est ce que David J. Teece nomme « l’innovation systémique ». Pour perdurer, l’enjeu est désormais moins de maitriser la technique que de savoir bâtir des écosystèmes d’innovation. C’est-à- dire intégrer et gérer des alliés qui sauront innover sur leurs métiers et déstabiliser le cadre socio-technique existant au bénéfice d’une innovation commune.

Par Tony Da Motta Cerveira, consultant Square

 

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Une digitalisation au service de la décentralisation est-elle possible ?

Le Monde – Le 03 octobre 2019 :

Alors que l’Etat tente de redonner davantage d’autonomie aux régions, vingt des quarante plus grandes entreprises françaises conservent leurs sièges à Paris. Un chiffre qui monte à trente-trois si l’on prend en compte toute l’Ile de France. Avec près de la moitié des postes de cadre situés dans la capitale, doit-on se réjouir de l’attractivité de Paris ou bien s’interroger sur l’importance de la centralisation en France ? Le digital pourrait favoriser la décentralisation, mais au contraire, il semble renforcer le contrôle de Paris sur ses provinces.

Paris bondé, Paris cher, Paris désagréable ?

Paris est la grande gagnante de l’exode rural, un flux migratoire qui a largement contribué à vider de nombreuses régions de leurs forces vives. Historiquement, la capitale centralise toute l’activité économique, administrative et sociale française. Elle attire toujours plus de jeunes afin d’alimenter le marché de l’emploi en pleine croissance.

A l’instar d’une majorité de mégalopoles, Paris est victime de son succès. Les retours de bâton sont plus problématiques : densité urbaine, augmentation du coût de la vie et des loyers, déconnexion d’avec la nature. Ajoutons à cela ce sentiment diffus qu’habiter dans le béton entre en contradiction avec les aspirations des êtres biologiques que nous sommes. De même, s’engager dans une fuite en avant dans le seul but de maintenir son niveau de vie créée un certain nombre de pathologies (burn-out, anxiété chronique, etc.). Du point de vue du parisien « de souche », c’est le prix à payer pour vivre dans la ville Lumière. Pour les autres, c’est un compromis difficilement acceptable, à condition bien sûr d’être en position de réellement choisir son avenir.

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Bankin’, Linxo… Les agrégateurs ont-ils encore un avenir ?

Cbanque.com – le 06 septembre 2019 :

Les agrégateurs de compte permettent de visualiser dans une seule application l’ensemble de ses comptes bancaires et mouvements associés. Depuis quelques mois, ces services s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités qui les transforment en véritables coachs financiers. Quel futur se dessine pour ces acteurs ?
Un seul geste pour une vue globale de tous vos comptes et la catégorisation parfaite de vos flux, le tout dans une application à l’expérience utilisateur optimale : telle était l’offre initiale des agrégateurs de comptes.

Un service initial prometteur…

Cette promesse a permis aux leaders du marché, Bankin’ et Linxo, de séduire respectivement 3,3 millions et 2,8 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à d’autre acteurs notables tels que Budget Insight, Fiduceo, Wishizz, LaFinBox, de s’imposer sur le marché de l’agrégation. Pour profiter du service, l’utilisateur sélectionne ses banques dans la liste d’établissements proposés et renseigne ses identifiants. L’agrégateur prend alors le relais et récolte les informations bancaires grâce à la technique dite du « web scrapping » (comprenez l’extraction des données d’un site web, en l’occurrence l’espace client de la banque).

L’adoption des agrégateurs est en grande partie portée par l’amélioration de l’expérience utilisateur permise par un parcours fluide, des fonctionnalités bien pensées et une interface attractive. Ce modèle a rapidement attiré les grandes banques de détail (rachat de Fiduceo par Boursorama, entrée au capital de Linxo par le Crédit Agricole). Les agrégateurs se sont également orientés vers la proposition aux grands groupes bancaires de leurs solutions en « marque blanche », c’est-à-dire que leur technologie est utilisée par la banque sans mention affichée du fournisseur. D’avantage concurrentielle, l’agrégation de compte est alors devenue une fonctionnalité courante, proposée par la plupart des acteurs financiers.

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Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

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L’objet connecté en entreprise : un ami qui vous veut du bien ?

Chef d’Entreprise – le 31 juillet 2019 :

Les objets connectés se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

L’IoT des objets est en plein boom avec 7 milliards d’objets connectés en service en 2018 et plus de 21,5 milliards en 2025 selon le cabinet IoT Analytics. Après avoir inondé le marché des particuliers, ces technologies se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés. L’objectif affiché est d’assurer de meilleures conditions de travail en anticipant leurs besoins via des bracelets, casques ou applications connectées mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

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Quand open source et cloud font bon ménage

Journal du Net – le 09 juillet 2019 :

Alors qu’il y a encore quelques années le Cloud Computing était inconnu de tous, il représente désormais un enjeu majeur du secteur de la high-tech.
Par sa simplicité et son efficacité, le nuage a su s’imposer comme un outil essentiel à même de transformer profondément nos usages, tant personnels que professionnels. Il se voit cependant être à l’origine d’un autre phénomène jusqu’alors contre-nature, à savoir l’ouverture des géants de la technologie à l’open-source.
Si cette évolution silencieuse en passe de devenir une révolution est lourde de sens, il est de raison de s’interroger quant aux motivations d’un tel mariage.

« Linux is a cancer »

Steve Ballmer, ancien CEO de Microsoft, avait ces mots très durs lorsqu’il parlait de Linux et plus généralement de l’open source en 2001.
A l’époque, la vision de ce type de solutions était bien plus négative qu’aujourd’hui pour les plus grands acteurs du marché informatique. Des concurrents aisément accessibles et libres de droits face à des softwares vendus, parfois au prix fort, cela fait quelque peu désordre. Heureusement pour les deux parties, la situation a bien changé.

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Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

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L’intelligence artificielle : un robot empathique en guise de conseiller bancaire ?

JDN – le 17 juin 2019 :

L’IA commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Pour une sphère aussi intime que celle de l’argent, il est indispensable pour les clients d’avoir une relation de confiance avec leurs conseillers financiers. En 2018, 64% des français affirment avoir confiance en leur banque selon une étude menée par le cabinet Deloitte. L’intelligence artificielle commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Les IA d’aujourd’hui

Aujourd’hui, les banques adoptent de plus en plus l’intelligence artificielle pour accompagner leur force de vente sur différentes tâches : prise de contact, analyse des risques, réglementation, détection de fraude etc. Conçus à partir du machine learning*, ces robots intelligents évoluent de façon autonome dans notre environnement et se montrent de plus en plus performants au fil du temps. Outils de traduction, de recherche et d’analyse, assistants virtuels, chatbots : ces différentes formes d’IA permettent aux conseillers de libérer du temps sur des tâches répétitives au profit d’opérations plus complexes et permettent une première prise en charge plus rapide des consommateurs. Les conseillers bancaires peuvent alors se concentrer sur la connaissance de leurs clients, proposer des offres personnalisées et ainsi mieux les satisfaire.

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Les 3 types d’entreprises face à l’innovation, l’exemple de la réalité virtuelle

Alliancy – le 17 mai 2019 :

Il existe 3 types d’entreprises face à l’innovation : Les novatrices, les suiveuses et les rebelles qui tentent de s’opposer à celles qui innovent. Comment se situe la vôtre ?

Les novatrices de la réalité virtuelle

Les entreprises qui innovent peuvent avoir vocation à répondre à une demande du marché en créant un service nécessaire à de nombreux utilisateurs. Dans ce cas-là, elles doivent se positionner très rapidement à cause de la concurrence et c’est à celle qui aura répondu le plus rapidement et de la meilleure façon au besoin qui remportera la mise.

Ces entreprises peuvent aussi innover en essayant de créer un besoin. Cela est essentiel pour essayer d’obtenir un monopole au moins à court terme. C’est cependant beaucoup plus difficile et bien plus risqué. Prenons l’exemple de la réalité virtuelle, Oculus VR avec l’Oculus a tenu ce rôle en inventant la version moderne de cette technologie.

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Les nouvelles réalités de la consommation virtuelle

Journal du net – 26 avril 2019 :

Les résultats du e-commerce en 2018 ne cessent de s’améliorer et pourtant les adeptes du magasin physique persistent et résistent.

Durant le Black Friday 2018, force est de constater que le commerce en ligne ou e-commerce a été privilégié par les Français : le volume global des commandes en ligne est en hausse de 34 % par rapport à 2017, selon le Webloyalty Panel. Cette hausse doit être relativisée par une stabilité des fréquentations dans les points de vente physiques. Nous pouvons donc ici dissocier deux types de consommateur : celui qui privilégie le gain de temps des achats en ligne et celui qui préfère l’expérience physique (visuel, touché, ouïe et odeur) des produits proposés. Face à cette confrontation la réalité virtuelle, qui nous immerge dans un univers virtuel, et la réalité augmentée, qui enrichie l’expérience du réel, créent une nouveauté sur le marché du commerce de détail.

Pouvons-nous considérer ce troisième canal comme un concurrent aux deux premiers ? Ou, au contraire, est-ce un nouveau moyen de développement pour le e-commerce et/ou les magasins physiques ? Nous pouvons également nous demander si cette nouvelle technologie n’est pas tout simplement la suite logique du e-commerce ?