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Réglementation de la propriété intellectuelle : comment favoriser l’innovation sans la verrouiller ?

Les Echos – 8 novembre 2018 :

Avec des procès d’envergure sur la possible violation de brevets – comme celui en cours entre Apple et Qualcomm –, les risques de sanctions vertigineuses sont conséquents. Les entreprises doivent étendre leur protection d’inventions à l’international, et être des plus réactives, tant sur leur détention de brevets, que la gestion de la marque. Un encadrement qui se précise aussi en France avec la récente loi du secret des affaires.

Investir en R&D… et en sécurisation

S’il avait pu breveter l’ampoule à incandescence en 1879, est-ce que Joseph Swan aurait pu ravir la renommée à Thomas Edison sur cette brillante découverte ? C’est cependant une bataille judiciaire qui donna raison à Swan, même si la réputation de l’invention revint à Edison.

Les branches Recherche et Développement sécurisent plus que jamais – et au plus vite – les découvertes et innovations. Un coût conséquent, mais indispensable pour la croissance des entreprises, dont les enjeux financiers sont stratégiques. La sécurisation de brevets par les moyens légaux représentant un juteux marché aux inventeurs qui peuvent se protéger, en faire facturer l’usage aux tiers, mais également à des détenteurs qui n’en ont pas la paternité.

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Expérience utilisateur et outils de travail, vers une expérience collaborateur

Le Journal du Net – 19 novembre 2018 :

Après avoir travaillé sur l’expérience vécue par leurs clients, enjeu majeur pour maîtriser la conquête et la satisfaction des clients, les entreprises se recentrent désormais sur le quotidien de leurs employés. Elles s’emparent du sujet pour proposer une véritable expérience du collaborateur

Avec l’émergence de technologies de rupture et l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché des biens & services de consommation, les comportements des clients sont devenus plus volatiles. Rapidement, les entreprises se sont approprié cette évolution de comportement des consommateurs pour proposer un concept d’expérience vécue au client. Netflix, AirBnb, Uber, proposent par exemple des plateformes avec une ergonomie très fluide et un service client réactif, afin que l’acte de consommation soit le plus agréable possible.

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Regtech : aller au-delà de l’intégration dans les systèmes bancaires

L’Agefi – 8 novembre 2018 :

Avec leurs solutions innovantes en gestion des contraintes réglementaires et en traitement des données, les « Regtech » – mot-valise hérité de « réglementaire » et « technologie » – apparaissent comme les derniers acteurs technologiques incontournables du secteur bancaire. Cependant, leur intégration dans les systèmes bancaires amène à s’interroger sur l’incapacité du secteur à développer en interne des solutions adaptées à ses problématiques.

La promotion des technologies financières sera l’un des enjeux du sommet du G20 qui aura lieu en Argentine du 30 novembre au 1er décembre prochains. Une politique attendue par le secteur bancaire, qui a de plus en plus recours

aux regtech pour répondre aux nouvelles normes internationales de sécurité. Plus qu’un atout, la technologie financière est ici nécessaire à l’évitement de sanctions financières importantes. A cette nécessité de mise en conformité, les regtech constituent une première solution, mais provisoire.

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Développement de l’e-commerce en Afrique: une dynamique entre désert économique et jungle digitale

Ecommercemag.fr – 24 octobre 2018

Alors que plusieurs pays d’Afrique subsaharienne constituent des marchés prometteurs pour l’e-commerce, ces régions se heurtent encore à des difficultés d’ordre logistique et structurel.

Avec l’émergence d’une classe moyenne évaluée à 22 millions de ménages et un taux de croissance démographique atteignant 3 à 4% chaque année selon le FMI, les pays d’Afrique subsaharienne présentent des caractéristiques qui en font des marchés prometteurs, mais qui demeurent difficiles à exploiter. Aujourd’hui, cette région constitue une des dernières zones à résister à la croissance de l’e-commerce.

Drainée par les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, lesquels représentent un marché au potentiel colossal pour les entreprises, l’Afrique subsaharienne reste particulièrement hermétique à l’e-commerce. Devenu une évidence à l’échelle mondiale, le paiement en ligne en est encore à ses premiers balbutiements sur cette partie du continent. Face à un taux de bancarisation global inférieur à 20% (chez les adultes de plus de 15 ans) et un taux de pénétration d’Internet avoisinant les 30%, les commerçants peinent à atteindre la grande majorité des consommateurs d’un continent où de nombreux obstacles freinent leur développement.

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Le mailing papier n’a pas dit son dernier mot

Stratégies – 17 septembre 2018

Face à la prolifération des emailings promotionnels, les marques peuvent avoir intérêt à privilégier la communication sur papier pour se démarquer. Certes plus coûteux, ce canal peut aussi s’avérer bien plus efficace.

Tandis que la majorité des marques s’évertuent à trouver comment innover, comment surprendre le consommateur, quel contenu diffuser, quel canal digital exploiter…, d’autres marques misent sur un fondamental du marketing direct : le mailing papier. 93% des Français lisent le courrier promotionnel qu’ils reçoivent, selon une étude TNS Sofres, alors que le taux d’ouverture moyen d’un email est d’environ 20%. Les marques ont donc, à priori, davantage de chances d’être lues par courrier que par email. Le mailing n’est pas mort, bien au contraire.

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Le digital peut-il sauver l’agriculture française ?

L’Usine Nouvel – 9 septembre 2018 :

Quelques jours après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, Arnaud Baloche, consultant pour Tallis Consulting, évoque l’avenir de l’agriculture française et plus précisément les enjeux d’intégrer le digital à l’agriculture.

24 juillet 2018, la seizième étape du Tour de France est brusquement interrompue par un barrage d’agriculteurs locaux. Cette énième manifestation montre bien la grande détresse des agriculteurs français dans un marché toujours plus compétitif avec des coûts d’exploitation élevés, des aides financières à la baisse, des contraintes réglementaires renforcées, et des conditions de travail toujours plus difficiles.

Le gouvernement Macron a prévu un plan à horizon 2020 pour sauver le secteur et l’ensemble de la biodiversité française. Après le déblocage de 1.1 milliard d’euros sur 5 ans voté en avril dernier pour financer le développement du bio en France, le gouvernement prévoit dans son plan de continuer dès la rentrée à activer d’ultimes mesures comme la gestion de l’artificialisation des sols pour réduire l’impact sur les terres agricoles, l’interdiction du glyphosate, des nouvelles négociations commerciales pour mettre fin à la guerre des prix entre tous les acteurs de la filière ou encore la transparence sur les prix. Le récent départ surprise de Nicolas Hulot, ex-Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, montre bien la difficulté de réformer à la fois le secteur agricole et le secteur écologique sans impacté l’un ou l’autre.

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Politiques d’investissements internationaux, impacts sur l’économie numérique

Economie Matin – 13 août 2018 :

Dans la course à l’innovation et la création des nouveaux modèles commerciaux, la transformation digitale a profondément bouleversé les pratiques du commerce mondial, permettant l’avènement d’une nouvelle forme d’économie digitale qui repose essentiellement sur les données numériques, les technologies numériques et l’infrastructure numérique.

En effet, grâce à ces trois composantes, la transformation digitale a modifié les modèles organisationnels et commerciaux traditionnellement connus dans les industries, provoquant ainsi la montée d’une nouvelle réorganisation de l’économie mondiale et la création de nouvelles formes d’entreprises et d’industries à travers le monde.

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Les GAFAM ou la cartellisation du numérique

Economie Matin – 12 août 2018

Les GAFAM, nous en parlons souvent de façon très positive mais ne passons-nous pas trop vite sur l’étendue de leur influence sur notre quotidien ? Ces titans du numérique ont réussi en quelques années à créer un écosystème balisant nos sphères professionnelles et personnelles. Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont rapidement compris et anticipé les possibilités du web au point de devenir incontournables, indétrônables mais également incontrôlables.

En effet, la technologie et la bonne santé des GAFAM reposent sur l’interdépendance qui les lie. Aucune de ces entreprises n’aurait pu devenir aussi présente dans nos vies sans l’utilisation des outils fournis par les autres. Amazon par exemple, est en passe de devenir le leader mondial du retail. C’est en s’appuyant sur le numérique qu’un réseau de supply chain virtuel a pu être mis en place réduisant ainsi les coûts de fonctionnement des réseaux de distribution physique et permettant de ce fait de pouvoir acheter partout et tout le temps simplement grâce à un smartphone. Le client voit ses possibilités améliorées et son expérience renforcée.

C’est notamment grâce à ce socle solide que de nouvelles offres ont pu apparaître telles que celles proposées par les NATU (Netflix, AirBnB, Tesla, Uber). La puissance des GAFAM et les possibilités numériques permettent à de nouveaux acteurs d’entrer sur de nouvelles industries. C’est ici que réside toute la puissance des GAFAM puisque qu’avec leurs technologies, elles peuvent être actives en parallèle sur de nombreux marchés et industries. Si d’un côté on peut se satisfaire de la fluidification des industries en place, ne devrait-on pas s’inquiéter de l’existence de géants ne répondant à aucune loi ou État ?

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Quand l’enceinte connectée remplace le chariot du supermarché

LSA – 17 juillet 2018 :

Ces freins à la consommation sont aujourd’hui petit à petit levés grâce la technologie pour faire naître le retail connecté. Comme le montre les dernières alliances entre Amazon et Monoprix ou Carrefour et Google, le monde de la grande distribution s’ouvre aux GAFA. Selon OC&C, le business de la commande par la voix avoisinerait les 40 milliards d’euros en 2020 dans le monde contre 2 milliards en 2017. L’enjeu est donc crucial pour les distributeurs, surtout que, selon GfK 54% des Français seraient « très intéressés » par les enceintes connectées dotées d’assistants vocaux.

Google Home est l’enceinte connectée la plus répandue aujourd’hui en France : 20% des Français déclarent la connaitre.

Dans ce marché naissant, la place de leader sera avant tout une question de maîtrise technologique et de diffusion du standard et cela, Carrefour l’a bien compris en annonçant ces derniers jours un partenariat avec Google. Mais avant Carrefour, Monoprix avait déjà lancé son application Google Home. En effet, en novembre 2017, Monoprix a lancé une application Google Home permettant au client de dicter à l’enceinte sa liste de courses qui peut être directement envoyée sur le site du distributeur ou en magasin. Cette utilisation était alors complètement innovante, positionnant ainsi le distributeur comme explorateur d’un nouveau service aux consommateurs. Cette expérience était certes innovante, à ceci près, qu’il est impossible de commander directement via Google Home. Ce manque majeur a eu raison de l’outil et l’a remisé à la rubrique « gadget technologique ».

Quelques mois après, Carrefour revient sur le champ défriché par Monoprix et annonce cette fois, la possibilité d’accomplir un cycle d’achat complet via Google Home. Ainsi, Carrefour utilise la solution d’intelligence artificielle de Google pour maximiser son hyper-proximité client et s’introduire au sein même de son foyer. Chacun pourra désormais avoir un point de contact avec Carrefour à son domicile et effectuer ses courses uniquement avec la voix. La réception des achats se fera via un retrait en magasin ou via un système de livraison à domicile pour les zones couvertes par le service qui sont pour l’heure encore très réduites. Seuls les consommateurs de certaines grandes agglomérations sont ainsi éligibles au service même si le distributeur revendique un positionnement tout public. Cette petite révolution retail cache en revanche, une déconvenue majeure pour le client ; celle d’une très forte réduction de l’offre.

L’usage de la voix réduit l’offre

En effet, dans ce mouvement de la commande par la voix, l’offre adressée par les distributeurs sera automatiquement réduite, voire orientée. Les distributeurs affirment analyser les habitudes de leur client pour lui fournir le produit habituellement consommé à ceci près que, compte-tenu des contraintes de choix extrêmement poussés, seul un assortiment restreint de produits ne peut être éligible à la commande. Par exemple, une notion simple de « yaourts aux fruits » peut entraîner de nombreuses questions pour sélectionner la marque, le type de conditionnement, les saveurs … Par conséquent, le distributeur orientera de facto la consommation vers un paniers de produits limité. En l’absence d’indications précises, le distributeur pourra même choisir à la place du client. Cette rationalisation de l’offre profitera par ailleurs aux distributeurs, lesquels pourront ainsi monétiser la présence des marques dans cette shortlist, sorte de « e-tête-de-gondole ». Cette capacité à limiter l’offre permettra en outre de rationaliser la supply chain en diminuant les surfaces de stockage et les profondeurs de stocks associés. Par exemple, Fnac-Darty ne proposera que 500 références dans son catalogue Google Home en 2019. Ce système serait donc encore plus avantageux pour les distributeurs que le e-commerce classique, sous couvert d’une « simplification » et une fluidité pour le client.

Une fois la commande réalisée, arrive l’étape du paiement. Une nouvelle fois, aucune contrainte pour le consommateur via une expérience « sans couture » c’est-à-dire une carte bleue pré-enregistrée comme nous en avons désormais l’habitude. Au lancement des offres, une confirmation sur smartphone sera nécessaire. En revanche, nous pouvons tout à fait imaginer se passer de cette étape lorsque l’intelligence artificielle procédera à identification de la voix. Cette expérience sans couture, retire un passage psychologique essentiel pour le consommateur : l’acte de paiement. Une telle fluidité du process génère chez le client une sensation de quasi-gratuité et d’immédiateté inégalée qui va reconduire plus facilement à l’utilisation inconsciente du système et accessoirement à une augmentation du panier moyen dépensé ; la fidélisation voire la captativité client étant ainsi assurée.

Même si à court terme, l’utilisation de l’enceinte connectée ressemble grandement à une expérimentation, il n’empêche que des tendances lourdes s’annoncent dans le secteur retail avec des changements de paradigmes dans la manière d’adresser le consommateur. La démocratisation des enceintes connectées va automatiquement augmenter l’audience de ce type de service. En revanche, les distributeurs, auxquels les Français sont culturellement attachés, ne doivent pas oublier que leurs clients ne sont pas uniquement dans les grandes métropoles et ainsi augmenter la « fracture servicielle » que peut ressentir une grande partie des consommateurs vivant notamment en zone rurale.

Par Nicolas Rebet consultant Senior du cabinet Tallis Consulting

 

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Arbitrage Vidéo, Goal Line Technology, Big Data… Comment le digital s’impose au coeur du football

En Russie, jusqu’à la grande finale de la France ce 15 Juillet, la Coupe du monde de Football 2018 bat son plein. Un événement planétaire considéré par les spécialistes comme l’an 1 du football 2.0. A l’époque du foot business, Abdel Hamid Wael et Mathieu Alonso, consultants pour Tallis Consulting, décryptent pour L’Usine Nouvelle les pratiques et les enjeux de ce marché très prometteur.

Samedi 16 juin 2018. L’Équipe de France affronte l’Australie. Après 55 minutes de jeu, Antoine Griezmann est fauché dans la surface australienne. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, l’arbitre consulte la vidéo avant d’accorder un penalty. Il a été guidé par ses assistants. Ceux-ci, après visionnage du ralenti, lui indiquent que la faute est réelle.