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Une digitalisation au service de la décentralisation est-elle possible ?

Le Monde – Le 03 octobre 2019 :

Alors que l’Etat tente de redonner davantage d’autonomie aux régions, vingt des quarante plus grandes entreprises françaises conservent leurs sièges à Paris. Un chiffre qui monte à trente-trois si l’on prend en compte toute l’Ile de France. Avec près de la moitié des postes de cadre situés dans la capitale, doit-on se réjouir de l’attractivité de Paris ou bien s’interroger sur l’importance de la centralisation en France ? Le digital pourrait favoriser la décentralisation, mais au contraire, il semble renforcer le contrôle de Paris sur ses provinces.

Paris bondé, Paris cher, Paris désagréable ?

Paris est la grande gagnante de l’exode rural, un flux migratoire qui a largement contribué à vider de nombreuses régions de leurs forces vives. Historiquement, la capitale centralise toute l’activité économique, administrative et sociale française. Elle attire toujours plus de jeunes afin d’alimenter le marché de l’emploi en pleine croissance.

A l’instar d’une majorité de mégalopoles, Paris est victime de son succès. Les retours de bâton sont plus problématiques : densité urbaine, augmentation du coût de la vie et des loyers, déconnexion d’avec la nature. Ajoutons à cela ce sentiment diffus qu’habiter dans le béton entre en contradiction avec les aspirations des êtres biologiques que nous sommes. De même, s’engager dans une fuite en avant dans le seul but de maintenir son niveau de vie créée un certain nombre de pathologies (burn-out, anxiété chronique, etc.). Du point de vue du parisien « de souche », c’est le prix à payer pour vivre dans la ville Lumière. Pour les autres, c’est un compromis difficilement acceptable, à condition bien sûr d’être en position de réellement choisir son avenir.

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Bankin’, Linxo… Les agrégateurs ont-ils encore un avenir ?

Cbanque.com – le 06 septembre 2019 :

Les agrégateurs de compte permettent de visualiser dans une seule application l’ensemble de ses comptes bancaires et mouvements associés. Depuis quelques mois, ces services s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités qui les transforment en véritables coachs financiers. Quel futur se dessine pour ces acteurs ?
Un seul geste pour une vue globale de tous vos comptes et la catégorisation parfaite de vos flux, le tout dans une application à l’expérience utilisateur optimale : telle était l’offre initiale des agrégateurs de comptes.

Un service initial prometteur…

Cette promesse a permis aux leaders du marché, Bankin’ et Linxo, de séduire respectivement 3,3 millions et 2,8 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à d’autre acteurs notables tels que Budget Insight, Fiduceo, Wishizz, LaFinBox, de s’imposer sur le marché de l’agrégation. Pour profiter du service, l’utilisateur sélectionne ses banques dans la liste d’établissements proposés et renseigne ses identifiants. L’agrégateur prend alors le relais et récolte les informations bancaires grâce à la technique dite du « web scrapping » (comprenez l’extraction des données d’un site web, en l’occurrence l’espace client de la banque).

L’adoption des agrégateurs est en grande partie portée par l’amélioration de l’expérience utilisateur permise par un parcours fluide, des fonctionnalités bien pensées et une interface attractive. Ce modèle a rapidement attiré les grandes banques de détail (rachat de Fiduceo par Boursorama, entrée au capital de Linxo par le Crédit Agricole). Les agrégateurs se sont également orientés vers la proposition aux grands groupes bancaires de leurs solutions en « marque blanche », c’est-à-dire que leur technologie est utilisée par la banque sans mention affichée du fournisseur. D’avantage concurrentielle, l’agrégation de compte est alors devenue une fonctionnalité courante, proposée par la plupart des acteurs financiers.

Si la nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 Janvier 2018, a pour objectif de favoriser l’accès des données bancaires aux acteurs tiers, elle s’avère en pratique moins intéressante que prévu pour les agrégateurs. En effet, la DSP2 rend obligatoire pour les banques d’ouvrir leurs « API » (les interfaces qui permettent à un acteur de rendre disponibles des données à d’autres acteurs) ou bien d’en créer. L’objectif est de mettre fin au recours obligé au scrapping, trop peu sécurisé. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les utilisateurs, rassurés sur leurs données, cette évolution prive les agrégateurs de leur principal axe de différenciation à savoir la capacité à identifier et exploiter, dans l’intérêt du client, la bonne donnée. Pour séduire un éventail d’utilisateurs plus large encore, un nouvel effort d’innovation conduit donc les agrégateurs à se positionner sur une extension de leur créneau : le coaching financier.

…Et une montée en valeur prévisible

Pour la majorité des acteurs du marché, l’agrégation de comptes n’est pas la seule offre proposée. Elle a été un premier « pied dans la porte » chez l’utilisateur, toujours avec l’ambition de proposer une gamme plus large de services. Cela a commencé par l’assistance à la gestion budgétaire, permettant de toucher une cible large. Catégorisation des postes de dépenses, représentation graphique actuelle et passée, évolution, solde prédictif pour la fin du mois, notifications en cas de transaction élevée ou de solde dangereusement bas. Le modèle « Freemium » permet à Linxo, par exemple, de proposer ses fonctionnalités de base gratuitement et de faire payer les plus avancées.

La suite logique est bien sûr d’aller encore plus loin dans ce modèle de conseil au quotidien en devenant un vrai coach financier. Alertes, articles contextualisés, simulateurs, propositions de renégociation de crédits, d’assurance, montants épargnables, conseil de souscription à de nouveaux produits, les fonctionnalités proposées ont désormais une portée éducationnelle et commerciale. Basées sur les moments de vie de l’utilisateur avec une personnalisation toujours plus fine, elles éclairent l’utilisateur sur ses choix financiers futurs.

De fait les agrégateurs proposent peu à peu des services financiers proches des néobanques. Linxo et Bankin’ proposent par exemple une fonctionnalité de virements vers certaines grandes banques de la place. Un pas de plus a été franchi par Linxo en juin lorsque la fintech a annoncé pour 2020 la possibilité pour ses utilisateurs d’ouvrir un compte de paiement associé à une carte Visa, entièrement paramétrable depuis l’application. Deux tendances se dessinent donc pour les agrégateurs qui s’orientent soit vers un positionnement de coach financier, soit de néobanque.

Quelle perspective à long terme ?

On peut alors s’interroger ; quelle sera la stratégie adoptée par les concurrents de Linxo ? Le modèle plateforme de services financiers type néobanque est-il la finalité vers laquelle tous les acteurs du secteur vont se diriger ? Ou bien choisiront-ils d’asseoir leur positionnement de coach budgétaire et financier ?

Diagnostiquer les besoins des utilisateurs et proposer des recommandations personnalisées en temps réel répond certes à une attente désormais établie. Cependant, ce sont là des projets complexes à mener techniquement (il faut bâtir des algorithmes de recommandation les plus fins possibles) et dont la qualité en termes d’expérience utilisateur est crucial.

A l’inverse, les acteurs qui choisiront de basculer vers un modèle de néobanque se heurteront aux mêmes problématiques de confiance, mais également à un marché saturé par la concurrence de tous les acteurs émergents ou déjà établis. Dans ce contexte comment trouver une rentabilité sur une modèle aussi concurrentiel ?

Le point commun entre tous les agrégateurs est que chacun a cherché à augmenter sa taille rapidement et à acquérir un maximum d’utilisateurs. Certains ont été rachetés, d’autres gardent leur indépendance en proposant de nouveaux modèles de tarifications et en élargissant leurs catalogues de fonctionnalités pour innover en continu sur le service rendu.

In fine, pérenne ou non, les agrégateurs suivent le même chemin que la majorité des fintechs (rachat ou passage à un modèle de plateforme de services) et poussent les banques à aller plus loin dans leur réponse aux besoins des utilisateurs via la valorisation intelligente des données bancaires dont elles disposent.

Par Albane Even, consultante du Groupe Square

 

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Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

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L’objet connecté en entreprise : un ami qui vous veut du bien ?

Chef d’Entreprise – le 31 juillet 2019 :

Les objets connectés se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

L’IoT des objets est en plein boom avec 7 milliards d’objets connectés en service en 2018 et plus de 21,5 milliards en 2025 selon le cabinet IoT Analytics. Après avoir inondé le marché des particuliers, ces technologies se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés. L’objectif affiché est d’assurer de meilleures conditions de travail en anticipant leurs besoins via des bracelets, casques ou applications connectées mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

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Quand open source et cloud font bon ménage

Journal du Net – le 09 juillet 2019 :

Alors qu’il y a encore quelques années le Cloud Computing était inconnu de tous, il représente désormais un enjeu majeur du secteur de la high-tech.
Par sa simplicité et son efficacité, le nuage a su s’imposer comme un outil essentiel à même de transformer profondément nos usages, tant personnels que professionnels. Il se voit cependant être à l’origine d’un autre phénomène jusqu’alors contre-nature, à savoir l’ouverture des géants de la technologie à l’open-source.
Si cette évolution silencieuse en passe de devenir une révolution est lourde de sens, il est de raison de s’interroger quant aux motivations d’un tel mariage.

« Linux is a cancer »

Steve Ballmer, ancien CEO de Microsoft, avait ces mots très durs lorsqu’il parlait de Linux et plus généralement de l’open source en 2001.
A l’époque, la vision de ce type de solutions était bien plus négative qu’aujourd’hui pour les plus grands acteurs du marché informatique. Des concurrents aisément accessibles et libres de droits face à des softwares vendus, parfois au prix fort, cela fait quelque peu désordre. Heureusement pour les deux parties, la situation a bien changé.

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Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

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L’intelligence artificielle : un robot empathique en guise de conseiller bancaire ?

JDN – le 17 juin 2019 :

L’IA commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Pour une sphère aussi intime que celle de l’argent, il est indispensable pour les clients d’avoir une relation de confiance avec leurs conseillers financiers. En 2018, 64% des français affirment avoir confiance en leur banque selon une étude menée par le cabinet Deloitte. L’intelligence artificielle commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Les IA d’aujourd’hui

Aujourd’hui, les banques adoptent de plus en plus l’intelligence artificielle pour accompagner leur force de vente sur différentes tâches : prise de contact, analyse des risques, réglementation, détection de fraude etc. Conçus à partir du machine learning*, ces robots intelligents évoluent de façon autonome dans notre environnement et se montrent de plus en plus performants au fil du temps. Outils de traduction, de recherche et d’analyse, assistants virtuels, chatbots : ces différentes formes d’IA permettent aux conseillers de libérer du temps sur des tâches répétitives au profit d’opérations plus complexes et permettent une première prise en charge plus rapide des consommateurs. Les conseillers bancaires peuvent alors se concentrer sur la connaissance de leurs clients, proposer des offres personnalisées et ainsi mieux les satisfaire.

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Les 3 types d’entreprises face à l’innovation, l’exemple de la réalité virtuelle

Alliancy – le 17 mai 2019 :

Il existe 3 types d’entreprises face à l’innovation : Les novatrices, les suiveuses et les rebelles qui tentent de s’opposer à celles qui innovent. Comment se situe la vôtre ?

Les novatrices de la réalité virtuelle

Les entreprises qui innovent peuvent avoir vocation à répondre à une demande du marché en créant un service nécessaire à de nombreux utilisateurs. Dans ce cas-là, elles doivent se positionner très rapidement à cause de la concurrence et c’est à celle qui aura répondu le plus rapidement et de la meilleure façon au besoin qui remportera la mise.

Ces entreprises peuvent aussi innover en essayant de créer un besoin. Cela est essentiel pour essayer d’obtenir un monopole au moins à court terme. C’est cependant beaucoup plus difficile et bien plus risqué. Prenons l’exemple de la réalité virtuelle, Oculus VR avec l’Oculus a tenu ce rôle en inventant la version moderne de cette technologie.

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Les nouvelles réalités de la consommation virtuelle

Journal du net – 26 avril 2019 :

Les résultats du e-commerce en 2018 ne cessent de s’améliorer et pourtant les adeptes du magasin physique persistent et résistent.

Durant le Black Friday 2018, force est de constater que le commerce en ligne ou e-commerce a été privilégié par les Français : le volume global des commandes en ligne est en hausse de 34 % par rapport à 2017, selon le Webloyalty Panel. Cette hausse doit être relativisée par une stabilité des fréquentations dans les points de vente physiques. Nous pouvons donc ici dissocier deux types de consommateur : celui qui privilégie le gain de temps des achats en ligne et celui qui préfère l’expérience physique (visuel, touché, ouïe et odeur) des produits proposés. Face à cette confrontation la réalité virtuelle, qui nous immerge dans un univers virtuel, et la réalité augmentée, qui enrichie l’expérience du réel, créent une nouveauté sur le marché du commerce de détail.

Pouvons-nous considérer ce troisième canal comme un concurrent aux deux premiers ? Ou, au contraire, est-ce un nouveau moyen de développement pour le e-commerce et/ou les magasins physiques ? Nous pouvons également nous demander si cette nouvelle technologie n’est pas tout simplement la suite logique du e-commerce ?

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Le nouveau business des micro-influenceurs

Stratégie – 18 mars 2019 :

Face à la remise en cause de la publicité traditionnelle par les consommateurs, les marques sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers le marketing d’influence. Avec plus de 3 milliards d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux au niveau mondial, les micro-influenceurs sont un levier de communication à ne pas négliger.

Le marketing d’influence, qui vise à utiliser le potentiel de recommandation des influenceurs, s’impose aujourd’hui comme incontournable dans les stratégies de communication des marques. En effet, de nombreux investissements ont été réalisés en marketing d’influence, avec un budget en constante augmentation : en 2018, 52% des marques ont augmenté leur budget d’influence marketing par rapport à 2017, et 74% prévoient une augmentation pour 2019. Toutefois, le phénomène se répète et les consommateurs tendent à saturer des actions de marketing d’influence, à l’instar du marketing traditionnel. Les raisons ? Une multiplication des posts sponsorisés, un agacement des internautes face aux publications trop similaires des internautes sur les réseaux comme Instagram, qu’ils souhaiteraient par ailleurs plus encadrés afin de renforcer la transparence des influenceurs sur le sujet.