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Blockchain et transition énergétique : une cohabitation impossible ?

environnement-magazine.fr – 16 septembre 2016

David Rodrigues revient sur le rôle de la blockchain dans la transition énergétique. « Perçue comme un gouffre énergétique, la technologie blockchain pourrait se révéler être une alliée pour le développement d’initiatives favorables à notre environnement », estime-t-il.

Les nouvelles évolutions technologiques sont souvent mises en opposition au défi de la transition énergétique. Pourtant, utilisée à bon escient, l’innovation pourrait être indispensable à l’atteinte des Objectifs de développement durable en apportant de la transparence, de l’agilité et un suivi en temps réel de la consommation des différentes ressources. L’une des innovations les plus marquante et controversée de ces dernières années est la technologie blockchain.

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Les autorités de régulation font front commun contre LIBRA

Entreprendre – 13 septembre 2019 :

L’histoire consacre les lydiens, peuple grec d’Asie mineure, comme les inventeurs de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Parallèlement, leur roi, le légendaire Midas, est le protagoniste d’un funeste destin et l’archétype même de l’avidité et des effets destructeurs que celle-ci peut produire. A la lumière de ces mythes, nous serions tentés d’en déduire un lien structurel, presque psychique, entre la monnaie, son accumulation, et la recherche du pouvoir hégémonique.

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Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?

L’Agefi – 12 septembre 2019 :

Dix ans après la crise, selon une étude de la Fédération Française de l’Assurance, le coût cumulé des sinistres liés à la sécheresse devrait augmenter de plus de 160% sur les 25 prochaines années. Après un été entre épisodes caniculaires, sécheresse et orages dévastateurs, ces statistiques révèlent un risque croissant pour les professionnels, les particuliers mais aussi les assureurs.

Les premières victimes de la sécheresse sont les agriculteurs qui font face aux fortes températures, aux faibles précipitations et aux restrictions d’eau. Autant de facteurs qui détériorent les cultures et aboutissent à des pertes de chiffre d’affaires considérables. Les agriculteurs peuvent cependant être indemnisés, en étant couvert par des assurances multirisques climatiques. Toutefois, ces couvertures assurantielles sont encore jugées insuffisantes notamment en raison des exclusions. Comme pour beaucoup d’assurances, des franchises sont appliquées et les indemnisations ne sont versées qu’à partir d’un seuil de perte de 30%.

Les dommages aux biens des personnes sont croissants, les habitations peuvent être endommagées voire détruites par les incendies ou l’assèchement des sols, et donc rendues inhabitables. Les conditions de prise en charge sont assez strictes : l’état de catastrophe naturelle doit être déclaré pour qu’une indemnisation soit possible et le délai de déclaration est court. Ces sinistres s’étendent malheureusement souvent au-delà de la zone géographique déclarée, laissant les particuliers sans recours. Les sinistres ne touchent pas seulement les biens mais aussi les personnes, à tel point que les assureurs sont appelés à indemniser via des contrats de santé ou de prévoyance pour les cas les plus graves.

Les épisodes caniculaires sont souvent suivis d’épisodes très orageux, provoquant des inondations. En 2018, les tempêtes Carmen et Eleanor ont fortement touché la France. Les catastrophes se multiplient et les enjeux deviennent financiers pour les assureurs qui doivent se couvrir à leur tour. Une de leurs réactions assez probable des assureurs est une hausse des primes, pour faire face aux indemnisations croissantes. L’évolution dans les typologies de sinistres peut également amener des réponses plus commerciales, conduisant à améliorer le taux de couverture des agriculteurs, dans la mesure où seul un tiers de la profession agricole étant couvert. Pour les particuliers, des garanties supplémentaires peuvent également voir le jour pour couvrir de nouvelles typologies de sinistres (comme de nouvelles options dans les contrats multirisques habitation).

Enfin, le rôle de l’Etat pour prévenir en cas de sinistres demeure essentiel. Il peut agir sur les zones de construction, en limitant les installations dans les zones à risques. A posteriori, le gouvernement peut débloquer des aides pour venir en aide aux sinistrés. Pour la sécheresse de 2019, des démarches sont entamées afin que certains départements soient classés en « calamité agricole » et bénéficient ainsi de d’aides financières. Compte tenu de la fréquence et la répétition des sinistres climatiques, une coopération entre l’Etat et les assureurs apparaît comme indispensable. Le débat dépasse même le territoire national et devrait se porter au niveau européen pour tenter d’avoir des résultats significatifs.

Par Thibaut le Garrec, consultante du Groupe Square

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Bankin’, Linxo… Les agrégateurs ont-ils encore un avenir ?

Cbanque.com – le 06 septembre 2019 :

Les agrégateurs de compte permettent de visualiser dans une seule application l’ensemble de ses comptes bancaires et mouvements associés. Depuis quelques mois, ces services s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités qui les transforment en véritables coachs financiers. Quel futur se dessine pour ces acteurs ?
Un seul geste pour une vue globale de tous vos comptes et la catégorisation parfaite de vos flux, le tout dans une application à l’expérience utilisateur optimale : telle était l’offre initiale des agrégateurs de comptes.

Un service initial prometteur…

Cette promesse a permis aux leaders du marché, Bankin’ et Linxo, de séduire respectivement 3,3 millions et 2,8 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à d’autre acteurs notables tels que Budget Insight, Fiduceo, Wishizz, LaFinBox, de s’imposer sur le marché de l’agrégation. Pour profiter du service, l’utilisateur sélectionne ses banques dans la liste d’établissements proposés et renseigne ses identifiants. L’agrégateur prend alors le relais et récolte les informations bancaires grâce à la technique dite du « web scrapping » (comprenez l’extraction des données d’un site web, en l’occurrence l’espace client de la banque).

L’adoption des agrégateurs est en grande partie portée par l’amélioration de l’expérience utilisateur permise par un parcours fluide, des fonctionnalités bien pensées et une interface attractive. Ce modèle a rapidement attiré les grandes banques de détail (rachat de Fiduceo par Boursorama, entrée au capital de Linxo par le Crédit Agricole). Les agrégateurs se sont également orientés vers la proposition aux grands groupes bancaires de leurs solutions en « marque blanche », c’est-à-dire que leur technologie est utilisée par la banque sans mention affichée du fournisseur. D’avantage concurrentielle, l’agrégation de compte est alors devenue une fonctionnalité courante, proposée par la plupart des acteurs financiers.

Si la nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 Janvier 2018, a pour objectif de favoriser l’accès des données bancaires aux acteurs tiers, elle s’avère en pratique moins intéressante que prévu pour les agrégateurs. En effet, la DSP2 rend obligatoire pour les banques d’ouvrir leurs « API » (les interfaces qui permettent à un acteur de rendre disponibles des données à d’autres acteurs) ou bien d’en créer. L’objectif est de mettre fin au recours obligé au scrapping, trop peu sécurisé. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les utilisateurs, rassurés sur leurs données, cette évolution prive les agrégateurs de leur principal axe de différenciation à savoir la capacité à identifier et exploiter, dans l’intérêt du client, la bonne donnée. Pour séduire un éventail d’utilisateurs plus large encore, un nouvel effort d’innovation conduit donc les agrégateurs à se positionner sur une extension de leur créneau : le coaching financier.

…Et une montée en valeur prévisible

Pour la majorité des acteurs du marché, l’agrégation de comptes n’est pas la seule offre proposée. Elle a été un premier « pied dans la porte » chez l’utilisateur, toujours avec l’ambition de proposer une gamme plus large de services. Cela a commencé par l’assistance à la gestion budgétaire, permettant de toucher une cible large. Catégorisation des postes de dépenses, représentation graphique actuelle et passée, évolution, solde prédictif pour la fin du mois, notifications en cas de transaction élevée ou de solde dangereusement bas. Le modèle « Freemium » permet à Linxo, par exemple, de proposer ses fonctionnalités de base gratuitement et de faire payer les plus avancées.

La suite logique est bien sûr d’aller encore plus loin dans ce modèle de conseil au quotidien en devenant un vrai coach financier. Alertes, articles contextualisés, simulateurs, propositions de renégociation de crédits, d’assurance, montants épargnables, conseil de souscription à de nouveaux produits, les fonctionnalités proposées ont désormais une portée éducationnelle et commerciale. Basées sur les moments de vie de l’utilisateur avec une personnalisation toujours plus fine, elles éclairent l’utilisateur sur ses choix financiers futurs.

De fait les agrégateurs proposent peu à peu des services financiers proches des néobanques. Linxo et Bankin’ proposent par exemple une fonctionnalité de virements vers certaines grandes banques de la place. Un pas de plus a été franchi par Linxo en juin lorsque la fintech a annoncé pour 2020 la possibilité pour ses utilisateurs d’ouvrir un compte de paiement associé à une carte Visa, entièrement paramétrable depuis l’application. Deux tendances se dessinent donc pour les agrégateurs qui s’orientent soit vers un positionnement de coach financier, soit de néobanque.

Quelle perspective à long terme ?

On peut alors s’interroger ; quelle sera la stratégie adoptée par les concurrents de Linxo ? Le modèle plateforme de services financiers type néobanque est-il la finalité vers laquelle tous les acteurs du secteur vont se diriger ? Ou bien choisiront-ils d’asseoir leur positionnement de coach budgétaire et financier ?

Diagnostiquer les besoins des utilisateurs et proposer des recommandations personnalisées en temps réel répond certes à une attente désormais établie. Cependant, ce sont là des projets complexes à mener techniquement (il faut bâtir des algorithmes de recommandation les plus fins possibles) et dont la qualité en termes d’expérience utilisateur est crucial.

A l’inverse, les acteurs qui choisiront de basculer vers un modèle de néobanque se heurteront aux mêmes problématiques de confiance, mais également à un marché saturé par la concurrence de tous les acteurs émergents ou déjà établis. Dans ce contexte comment trouver une rentabilité sur une modèle aussi concurrentiel ?

Le point commun entre tous les agrégateurs est que chacun a cherché à augmenter sa taille rapidement et à acquérir un maximum d’utilisateurs. Certains ont été rachetés, d’autres gardent leur indépendance en proposant de nouveaux modèles de tarifications et en élargissant leurs catalogues de fonctionnalités pour innover en continu sur le service rendu.

In fine, pérenne ou non, les agrégateurs suivent le même chemin que la majorité des fintechs (rachat ou passage à un modèle de plateforme de services) et poussent les banques à aller plus loin dans leur réponse aux besoins des utilisateurs via la valorisation intelligente des données bancaires dont elles disposent.

Par Albane Even, consultante du Groupe Square

 

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Où en est BCBS 239 ?

Revue Banque – 4 septembre 2019 :

La mise en œuvre de la norme BCBC 239 s’avère laborieuse. Pour les établissements financiers, il est notamment difficile d’atteindre la conformité sans directive précise de la part des autorités réglementaires sur la mise en œuvre de ces principes.

Trois ans après la date théorique d’application des principes dits « BCBS 239 » sur l’agrégation des données de risques dans les reportings bancaires, force est de constater que le résultat est insatisfaisant. À ce jour, aucune des grandes banques systémiques n’est en mesure d’appliquer ces principes [1].

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Open Banking : la sécurité, le casse-tête des banques ?

Le Courrier Financier – le 03 septembre 2019 :

La deuxième directive européenne des services de paiement (DSP2) aurait dû s’appliquer à partir de septembre 2019. En France, les banques et les sites d’e-commerce européennes ont obtenu un nouveau délai jusqu’en 2022. Quels sont les casse-tête techniques auxquels le secteur doit faire face ? Quelle place les Fintechs vont-elles occuper dans ce nouveau marché ? Stéphane Pailler, Senior Consultant du Groupe Square, partage son analyse.

La principale force des banques traditionnelles réside dans la confiance qu’elles ont obtenue de leurs clients. Cette confiance s’établit notamment par la notion de proximité, avec un conseiller qui les accompagne dans leurs choix financiers à chaque étape de leur vie. En d’autres mots, un sentiment de sécurité. Avec l’Open Banking, les conseillers deviennent virtuels, les concurrents se multiplient et les données des banques sont accessibles de tous.

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Taux interbancaires : le célèbre LIBOR va disparaître, quelles conséquences ?

Le Revenu – le 08 août 2019 :

Le LIBOR, taux d’intérêt de référence sur la place londonienne, sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers. Or, il va disparaître en 2021, ce qui ne sera pas sans conséquences. Les explications de Yann Balliet, consultant pour le cabinet Groupe Square.

LIBOR, pour London Interbank Offered Rate est une référence en matière de taux d’intérêt dans l’écosystème bancaire de Londres.

Il relève du marché interbancaire et correspond aux taux d’intérêt utilisé par les banques de premier rang pour se prêter ou emprunter des liquidités à court terme. Nous choisissons de faire un zoom sur le LIBOR car sa disparition est prévue pour l’année 2021 alors qu’il sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers aujourd’hui.

Son importance est capitale car c’est le taux d’intérêt sur lequel les banques les plus importantes se basent pour emprunter de l’argent. Il permet des prêts dits «en blanc » ou «unsecured lending» en anglais c’est-à-dire des prêts sans caution demandée en contrepartie.

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Les crypto-monnaies : le successeur du cash ?

The Next Media – le 12 juillet 2019 :

L’innovation et la digitalisation sont à l’origine de profonds changements dans nos habitudes et ont tendance à être désignées comme responsables de la disparition à venir du cash. Mais ce ne sont pas les seules. Les autorités ont elles aussi un rôle majeur dans le devenir de nos monnaies.

Une disparition du cash programmée par les autorités

Les transactions en cash posent un réel problème aux autorités en raison de leur manque de traçabilité et de transparence : qui est la personne à l’origine de la transaction ? Le bénéficiaire ? L’objet/le motif de la transaction ?
Cette opacité des transactions favorise le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme ou encore la fraude fiscale. Ce sont justement ces risques que les autorités cherchent à maîtriser.
Le meilleur moyen pour les couvrir reste de limiter l’utilisation du cash et cela passe par la mise en place de mesures telles que l’abaissement du plafond de paiement en espèces à un professionnel (1000€ contre 3000€ auparavant), la déclaration obligatoire à la douane pour tout transfert à l’étranger de plus de 10 000 €, l’arrêt des billets de 500€.

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Une finance durable pour construire un futur soutenable

Carenews.com – le 26 juin 2019 :

Inutile de rappeler combien il est urgent d’orienter les flux financiers vers la transition énergétique afin de limiter le réchauffement climatique. Selon les spécialistes, les dommages causés par nos activités à l’environnement semblent déjà irréversibles. Le secteur financier connaît depuis quelques années de profondes transformations dans son rapport au développement responsable : crise financière de 2008, adoption des objectifs de développement durable, accords de Paris, multiplication des innovations technologiques et évolutions sociétales. Ces mutations imposent aujourd’hui aux acteurs financiers de faire évoluer leurs pratiques et de se doter de moyens pour soutenir des investissements influant sur la réduction des inégalités, l’accès aux services essentiels et la lutte contre le changement climatique. Dans son célèbre ouvrage De l’origine des espèces et la sélection naturelle, Charles Darwin nous interpelle : « les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».

La Finance durable, une nouvelle offre source de nouveaux revenus

Les Français manifestent de plus en plus leur volonté de voir leur épargne utilisée à bon escient. Ce mouvement est engagé à travers les approches d’investissement socialement responsable, de finance solidaire ou encore de finance verte. Néanmoins, ces activités demeurent limitées par rapport aux engagements globaux du secteur financier. Les régulations sur le reporting des entreprises et la création de labels d’investissement responsable, positionnent la France comme précurseur dans le domaine et lui confère un avantage compétitif. La Commission européenne s’inspire largement des avancées françaises notamment avec le projet de création d’un éco label européen.

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Directive DAC 6 : un reporting fiscal de plus pour les institutions financières

Economie matin – le 21 juin 2019 :

Prévue au plus tard le 31 décembre 2019, la transposition française de la directive 2018/822, dite « DAC 6 », du 25 mai 2018 marquera le début de nouvelles obligations déclaratives au sein de l’UE à des fins de lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. Afin de fournir aux autorités fiscales les éléments nécessaires à l’identification des pratiques dommageables responsables de l’érosion de leurs revenus, la directive s’articule autour de deux leviers : l’introduction d’un mécanisme de déclaration des dispositifs transfrontières ainsi que l’échange automatique et obligatoire des informations collectées entre les autorités fiscales des pays membres, renforçant l’efficacité de la Norme Commune de Déclaration (Common Reporting Standard ou CRS).

Une volonté de créer un environnement fiscal équitable au sein de l’UE

Si la libre circulation des personnes et des capitaux dans l’UE sont deux des quatre libertés fondamentales sur lesquelles repose le marché unique, c’est également un terrain propice à la mise en œuvre de dispositifs de planification fiscale agressive, profitant notamment d’incohérences entre plusieurs systèmes fiscaux afin de réduire l’impôt à payer. Avec la mise en application prochaine de la directive DAC 6, les Etats membres voient une possibilité supplémentaire de protéger leur base d’imposition nationale (en France, le syndicat Solidaires-Finances publiques estime la fraude fiscale à 100 milliards d’euros par an).