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Les crypto-monnaies : le successeur du cash ?

The Next Media – le 12 juillet 2019 :

L’innovation et la digitalisation sont à l’origine de profonds changements dans nos habitudes et ont tendance à être désignées comme responsables de la disparition à venir du cash. Mais ce ne sont pas les seules. Les autorités ont elles aussi un rôle majeur dans le devenir de nos monnaies.

Une disparition du cash programmée par les autorités

Les transactions en cash posent un réel problème aux autorités en raison de leur manque de traçabilité et de transparence : qui est la personne à l’origine de la transaction ? Le bénéficiaire ? L’objet/le motif de la transaction ?
Cette opacité des transactions favorise le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme ou encore la fraude fiscale. Ce sont justement ces risques que les autorités cherchent à maîtriser.
Le meilleur moyen pour les couvrir reste de limiter l’utilisation du cash et cela passe par la mise en place de mesures telles que l’abaissement du plafond de paiement en espèces à un professionnel (1000€ contre 3000€ auparavant), la déclaration obligatoire à la douane pour tout transfert à l’étranger de plus de 10 000 €, l’arrêt des billets de 500€.

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Une finance durable pour construire un futur soutenable

Carenews.com – le 26 juin 2019 :

Inutile de rappeler combien il est urgent d’orienter les flux financiers vers la transition énergétique afin de limiter le réchauffement climatique. Selon les spécialistes, les dommages causés par nos activités à l’environnement semblent déjà irréversibles. Le secteur financier connaît depuis quelques années de profondes transformations dans son rapport au développement responsable : crise financière de 2008, adoption des objectifs de développement durable, accords de Paris, multiplication des innovations technologiques et évolutions sociétales. Ces mutations imposent aujourd’hui aux acteurs financiers de faire évoluer leurs pratiques et de se doter de moyens pour soutenir des investissements influant sur la réduction des inégalités, l’accès aux services essentiels et la lutte contre le changement climatique. Dans son célèbre ouvrage De l’origine des espèces et la sélection naturelle, Charles Darwin nous interpelle : « les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».

La Finance durable, une nouvelle offre source de nouveaux revenus

Les Français manifestent de plus en plus leur volonté de voir leur épargne utilisée à bon escient. Ce mouvement est engagé à travers les approches d’investissement socialement responsable, de finance solidaire ou encore de finance verte. Néanmoins, ces activités demeurent limitées par rapport aux engagements globaux du secteur financier. Les régulations sur le reporting des entreprises et la création de labels d’investissement responsable, positionnent la France comme précurseur dans le domaine et lui confère un avantage compétitif. La Commission européenne s’inspire largement des avancées françaises notamment avec le projet de création d’un éco label européen.

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Directive DAC 6 : un reporting fiscal de plus pour les institutions financières

Economie matin – le 21 juin 2019 :

Prévue au plus tard le 31 décembre 2019, la transposition française de la directive 2018/822, dite « DAC 6 », du 25 mai 2018 marquera le début de nouvelles obligations déclaratives au sein de l’UE à des fins de lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. Afin de fournir aux autorités fiscales les éléments nécessaires à l’identification des pratiques dommageables responsables de l’érosion de leurs revenus, la directive s’articule autour de deux leviers : l’introduction d’un mécanisme de déclaration des dispositifs transfrontières ainsi que l’échange automatique et obligatoire des informations collectées entre les autorités fiscales des pays membres, renforçant l’efficacité de la Norme Commune de Déclaration (Common Reporting Standard ou CRS).

Une volonté de créer un environnement fiscal équitable au sein de l’UE

Si la libre circulation des personnes et des capitaux dans l’UE sont deux des quatre libertés fondamentales sur lesquelles repose le marché unique, c’est également un terrain propice à la mise en œuvre de dispositifs de planification fiscale agressive, profitant notamment d’incohérences entre plusieurs systèmes fiscaux afin de réduire l’impôt à payer. Avec la mise en application prochaine de la directive DAC 6, les Etats membres voient une possibilité supplémentaire de protéger leur base d’imposition nationale (en France, le syndicat Solidaires-Finances publiques estime la fraude fiscale à 100 milliards d’euros par an).

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La stratégie des banques pour conserver leurs clients face à l’Open Banking

JDN – le 17 juin 2019 :

L’annonce de rachat de la banque allemande MHB par la fintech Raisin fait écho au boom de l’open banking en Europe et au rôle des acteurs historiques comme simples fournisseurs de services financiers aux fintech.

Le 7 mars dernier, Raisin, fintech allemande de placement en ligne, a racheté la banque MHB. La licence bancaire ainsi acquise va lui permettre de développer son offre d’open banking, système dans lequel les organismes financiers partagent données et services, au moment où ce nouveau marché décolle en Europe. Cette année, la mise en application de la DSP2, nouvelle réglementation sur les services de paiement, oblige tous les organismes financiers européens à ouvrir les données de paiement de leurs clients. Les banques traditionnelles doivent ainsi faire face à la perte de leur monopole sur leur ressource clé. Pour survivre, elles se doivent dès à présent définir leur place dans ce nouvel écosystème.

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Les normes de sécurité de la DSP2 : un frein à l’open banking ?

JDN – le 29 mai 2019 :

Les fintech voient le niveau de sécurité de la nouvelle directive européenne sur les services de paiement comme une entrave à l’ouverture des données bancaires.

En septembre 2019, les standards techniques (Regulatory technical standards – RTS) de la DSP2 devront être appliqués. Face aux exigences, agrégateurs et autres tiers de paiement (TPP) continuent de batailler pour les abaisser avant la date fatidique. Ils reprochent aux banques d’avoir imposé des normes nuisibles à l’expérience du client et au final à l’essor de l’open banking. Or leurs arguments vont à l’encontre de la condition sine qua none du succès de ce nouveau modèle économique, la protection des données financières échangées.

Des règles d’authentification forte en harmonie avec la technologie et son utilisation

La DSP2 rend obligatoire l’authentification forte. Désormais accéder à un service de paiement à distance nécessite d’une personne de fournir une information connue d’elle seule, une preuve de possession d’un objet défini et une caractéristique personnelle unique. Par exemple, respectivement, un mot de passe, l’identifiant unique de son mobile et son empreinte digitale. L’authentification d’un utilisateur est considérée comme forte si à minima deux de ces trois composantes sont réunies.

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BOURSE 2019 : L’ANNÉE DE TOUS LES DANGERS ?

Economie Matin – le 23 mai 2019 :

Après un mois de décembre très difficile sur les marchés, le début d’année 2019 a pris tout le monde à contrepied. Mais cette euphorie pourrait être de courte durée au vu de plusieurs évènements prévus dans le calendrier. Le premier politique, avec l’arrivée de plusieurs échéances dont les législatives européennes, municipales en Allemagne et régionales en Italie. Le second économique, avec un risque de baisse de la croissance au niveau mondial.

Une montée des populismes et des mouvements nationalistes en Europe

En mai 2019 les élections européennes présenteront un risque politique important. On assiste à travers l’Europe à une montée des populismes ainsi que des mouvements nationalistes : en Bavière où la CSU, alliée d’Angela Merkel, a essuyé un revers historique dans une élection régionale, en Italie le gouvernement actuel est composé d’une alliance improbable entre extrême gauche et extrême droite, en Hongrie avec la réélection de Viktor Orbán proche du Parti Populaire Européen, en France ou les sondages indiquent que le Rassemblement National, parti de Marine Le Pen, obtiendrait près de 24% des voix au premier tour du scrutin, contre 18% pour la majorité présidentielle.

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The road to a greener finance?

Agefi – Mai 2019 :

After twenty years of building a legislative framework to enhance the stability of the financial sector, regulators are not willing to let go of the pressure. Now that the European and national authorities have been granted the necessary powers to shape the financial landscape, regulators are looking beyond crisis prevention:the next regulation aims to fuel change for a greener society.

The Action Plan for Financing Sustainable Growth

In March 2018, the European Commission published the Action Plan for financing sustainable growth. It details future legislative work to steer the financial sector towards the COP 21 goals set by the Paris Accords in 2015. To meet these targets in greenhouse gas emission cuts, renewable energy and energy savings, the financing gap is estimated to 270 Bln per year, in addition to current investment level(1). The plan aims to reorientate investment flows towards these sustainable development needs, improve sustainability in risk management, and increase transparency and long-termism in corporate governance.

First, the commission will introduce a taxonomy, labels and standards to help investors identify financial products that support sustainable targets. The plan also includes a list of amendments to current regulations: Benchmark and Credit Rating Agency regulations, IDD and MiFID II. This will impact benchmark and index providers, financial advisory, Credit rating agencies, institutional investors and asset managers, who will have to take into consideration ESG factors in their methodology and decision processes. Finally, the action plan aims to foster long-term strategies in corporate governance, by improving non-financial information in corporate reporting and including environmental considerations in the prudential framework. It will also take a critical approach to new accounting standards whether these have a positive or negative impact on environment.

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L’économie, un sport de combat, d’endurance, ou collectif ?

Les Echos – 27 mars 2019 :

Lorsque l’économie fonctionne mal, on juge parfois nécessaire de « doper » certaines de ses composantes afin d’en améliorer l’efficacité. Coup à coup, les États boostent le pouvoir d’achat, optimisent les dépenses publiques et modulent leurs impôts, avec en ligne de mire la croissance.

D’aucuns diraient qu’il en va de même dans de nombreuses compétitions sportives où il est devenu difficile de gagner sans se doper. Or le sport et l’économie ont en partage un indicateur : la performance. Les méthodes pour l’atteindre sont-elles condamnées à générer des abus ? Le cas échéant, quels autres indicateurs plébisciter ?

Imposition

Pour agir sur l’économie, les États ont recours à différents mécanismes. La course aux meilleurs taux d’imposition par exemple, est aujourd’hui un élément fondamental pour attirer et favoriser les investissements dans un pays. Cependant, nous pouvons déjà en voir les effets néfastes, puisque la concurrence fiscale est à l’origine des nombreux scandales « d’optimisation » qui font parfaitement le jeu des entreprises technologiques telles que les GAFAM. Un simple jeu d’écriture permettant de transférer les bénéfices d’une société vers une autre située dans un État moins gourmand. C’est pourquoi l’idée d’un prélèvement uniforme fait son chemin en Europe, bien difficilement.

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Brexit : Préoccupation de taille pour les chambres de compensation

Economie Matin – 19 mars 2019 :

Le 24 juin 2016, toutes les places boursières clôturent en baisse : -8,04% à Paris, -12,35% à Madrid, -12,48% à Milan, -3,39% à New York et -2,76% à Londres. Le Brexit venait d’être réclamé par son peuple. C’est la première fois qu’un pays membre décide de quitter l’UE. Pratiquement un an plus tard, le 29 mars 2017, Theresa May active l’article 50 du traité de l’Union Européenne se laissant ainsi 2 ans pour mettre fin au partenariat. Le Brexit a désormais une date : le 29 mars 2019.

Les impacts sont larges : si Bruxelles doit renégocier ses accords avec le Royaume-Uni, la bataille a aussi lieu du côté des chambres de compensation.

Préoccupation de taille pour les chambres de compensation

La London Clearing House (LCH Limited), chambre de compensation anglaise qui jouit d’un quasi-monopole sur l’activité de compensation des produits dérivés en Euro, en serait fortement impactée.

En effet, le retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne impliquerait un retrait de l’autorisation accordée par Bruxelles dans le cadre de la réglementation EMIR. De facto, les banques européennes ne pourront plus y compenser leurs instruments financiers en Euro.

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L’essor des néobanques, une porte ouverte au blanchiment d’argent ?

CBanque – 15 mars 2019 :

Le succès des néobanques ne va pas sans poser des questions, et notamment celle de la sécurisation des ouvertures de compte, moins poussée que dans une banque traditionnelle. Ces nouveaux acteurs sont-ils le cheval de Troie du blanchiment d’argent ?

Fin 2018, le régulateur financier allemand s’alarmait de la défaillance dans le processus d’authentification des clients de la néo-banque allemande N26. Des comptes avaient pu être ouverts au moyen de faux documents d’identité et ainsi favoriser le blanchiment d’argent.

Apparues majoritairement au cours de ces dix dernières années, les néobanques représentent un moyen simple, rapide et peu onéreux d’ouvrir un compte bancaire. Il s’agit d’une nouvelle génération de banques, dont le modèle s’appuie sur la technologie des smartphones et tablettes pour répondre à un besoin des consommateurs. L’objectif est simple : permettre à un particulier ou à un professionnel d’ouvrir un compte bancaire en quelques minutes seulement, sans conditions de revenus ou de dépôt à l’ouverture. Ce modèle ne cesse de séduire de nouveaux consommateurs.