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Un nouvel outil de pilotage exigeant pour la BCE

AGEFI – 13 septembre 2018 :

Lorsque Lehman Brothers a fait faillite en septembre 2008, elle disposait de plus de 600 milliards de dollars d’actifs mais personne ne savait, y compris les régulateurs et les banques centrales, quel volume de junk bonds (« obligations pourries » avec un haut taux de risque) elle détenait. Les chiffres étaient agrégés, entravant le travail d’analyse d’exposition au risque et empêchant la propagation de la crise. Les conséquences innombrables et catastrophiques de cette faillite ont conduit le Comité de Bâle à agir en déployant de nouvelles mesures. En janvier 2013 est publié le BCBS 239 (Basel Committee on Banking Supervision), un ensemble de principes incitant les banques à produire des reportings réglementaires plus fiables et à améliorer la qualité de leurs données.

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Brexit : convaincre les entreprises de choisir la France

Les Echos – 7 septembre 2018 :

Avec le Brexit, plusieurs entreprises basées au Royaume-Uni songent à quitter Londres. La France doit envoyer un signal fort aux multinationales en partance pour les convaincre de s’y installer.

Alors que les négociations sur le Brexit se présentent longues et difficiles, Michel Barnier a annoncé que le Royaume-Uni quittera définitivement l’Union européenne le 29 mars 2019. Dans ce contexte, des annonces de délocalisations d’entreprises basées à Londres vers d’autres pays européens ont déjà été faites. C’est le cas de la banque HSBC, qui a indiqué déplacer 1.000 emplois de Londres à Paris. Ces derniers éléments vont impacter le marché de l’immobilier d’entreprise en Europe et notamment en France où le Brexit peut apparaître profitable pour attirer les investisseurs.

En parallèle de l’annonce de la banque HSBC qui a choisi de renforcer sa présence en France, d’autres établissements financiers étudient sérieusement l’opportunité d’établir certaines de leurs activités à Paris. C’est le cas de la puissante banque d’affaire américaine Goldman Sachs , dont le CEO, Lloyd Blankfein, a indiqué dans un tweet en novembre dernier avoir été conquis par « l’énergie positive » de la ville. La capitale française a d’ailleurs été préférée à Dublin pour accueillir l’Autorité bancaire européenne, qui a dû quitter Londres pour cause de Brexit.

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La crise turque, premier signe avant-coureur d’une crise des émergents ?

Economie Matin – 7 septembre 2018 :

L’effondrement de la livre turque, déjà affaiblie par les craintes à l’égard de l’économie du pays, a été précipité par la dégradation des relations avec les Etats-Unis. Si le risque de contagion reste limité, la crise turque remet sur le devant de la scène les fragilités des émergents.

Les fondamentaux de la Turquie se sont dégradés…

Sur fond de fragilité économique, le cours de la livre turque s’est effondré de 40% depuis début 2018 face au dollar. A première vue, le pays se porte très bien, affichant en glissement annuel une croissance de son PIB de 7,4% au T1 2018, à en faire pâlir ses voisins du vieux continent. Et pourtant, une inflation de 15,9% en rythme annualisé sur juillet rogne le pouvoir d’achat des ménages. Les entreprises turques qui se sont fortement endettées en devises se retrouvent vulnérables aux variations de change et le pays est très dépendant des financements extérieurs qui lui permettent de combler le déficit de sa balance des paiements.

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RCI Bank & Services, une captive qui surperforme ?

Le succès industriel de l’Alliance Renault – Nissan – Mitsubishi, confirmé ces derniers jours premier constructeur automobile mondial devant les empires Toyota et Volkswagen, tend à faire oublier la contribution toute particulière de sa captive financière RCI Bank & Services dont le succès devrait inspirer certains acteurs bancaires européens.

Grande distribution, automobile, les captives financières se sont multipliées depuis le début des années 80. Pour accélérer leur développement commercial, les constructeurs se sont pour la plupart dotés de gammes de produits bancaires leur permettant d’un côté de faciliter le financement de leur réseau de distributeurs (financement de flotte, financement de trésorerie, etc.) et de l’autre côté de faciliter l’accession au produit automobile pour les ménages à travers le crédit à la consommation affecté ou non affecté. Le statut de ces entités leur a également permis de limiter les intermédiaires bancaires et donc les frais & commissions associés. Ces acteurs du financement spécialisé, nettement moins médiatisés que les établissements ayant pignon sur rue, ont été particulièrement confrontés, après la crise financière de 2007-2008, au renforcement des exigences réglementaires à partir de 2010 qui ont notamment pesé sur la liquidité.

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Les robots humanoïdes dans le secteur bancaire : véritable atout ou gadget supplémentaire ?

Aussi loin que l’on se souvienne, on s’est tous imaginé, au moins une fois, avoir pour ami un robot capable de nous sortir de toutes les situations. Qu’il s’agisse de l’homme de fer blanc, de C3PO, de Terminator, d’Optimus Prime ou encore des robots du film iRobots, ces différents personnages nous ont toujours fascinés tant par leur personnalité que par les différents services qu’ils pouvaient rendre à l’Homme.

Même si ces derniers ne sont que fiction, on assiste aujourd’hui à une réelle émergence de ce que l’on appelle les robots humanoïdes. Ces robots à la morphologie presque humaine (tête, torse, bras et jambes) séduisent de plus en plus d’entreprises dans de nombreux secteurs d’activité comme la grande distribution, le tourisme, l’événementiel,….

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Protectionnisme : et si l’Europe tentait le rapport de force ?

Economie Matin – 8 juin 2018 :

Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a pris un ensemble de mesures visant à protéger certains secteurs de l’économie américaine. Ce nouveau positionnement économique revendiqué par Washington tranche vivement avec l’attitude d’une Europe qui a toujours semblé impuissante à protéger son marché intérieur.

Il n’avait eu de cesse de le marteler pendant sa campagne : « L’Amérique d’abord ». Depuis, celui qui est devenu le 45e Président des Etats-Unis, est passé à plusieurs reprises des paroles aux actes afin de protéger le marché américain du flot des importations. Les dernières mesures protectionnistes annoncées par l’administration américaine concernant la taxation de l’acier et de l’aluminium n’ont pas manqué de faire réagir vivement les principaux partenaires économiques des Etats-Unis.

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Blockchain and insurance: the next revolution

Blockchain is a distributed ledger that is broadly discussed as a technology with huge innovation potential in all areas of financial services. To date, the majority of usage cases of this technology are in the banking arena. We can refer to several publications available on Initio’s blog regarding the impact of blockchain technology and the usage of crypto currencies in financial services.

However, the blockchain technology also offers potential use cases for insurers that include innovating insurance products and services for growth, increasing effectiveness in fraud detection, pricing and reducing administrative cost. In these application areas insurers could address some of the main challenges they are facing today – such as limited growth in mature markets and cost reduction pressures.

While the insurance industry (in terms of technology adoption) lags behind banking, it is nevertheless uniquely positioned to benefit from blockchain technology. Blockchain can address the competitive challenges many incumbents face, including poor customer engagement, limited growth in mature markets, and the trends of digitization. In the following, we will outline one of the most promising insurance-related use case that will increase effectiveness and reduce cost by automating key processes

For several years, the Belgian insurance market was behind on the digital revolution while banking sector had been working hard in digitalizing their services across entities and platforms to meet the demand from users for a full digital financial experience. Insurance companies have been delaying this evolution while controlling their risks and focusing on their profits. The digital evolution was mostly aimed at improving the digital process for their main selling channels: brokers and banks. They have therefore developed platforms to ease the process for subscriptions, customer management, financial integration and reducing paper works. In addition, some companies have developed mobile applications allowing users to see their insurances or contact their company for claims. These applications did not meet the expected success amongst final customers and are not even updated to follow the actual digital market trends.

Read the complete white paper « Blockchain and Insurance: the next revolution » by Jorge Toral, consultant at Initio

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Que faut-il retenir du Forum de l’OCDE ?

Les Echos – 1 juin 2018 :

Le Forum de l’OCDE s’est tenu les 28 et 29 mai. Quels sont les enseignements à tirer de ces deux jours de conférences et de débats ?

C’est donc en présence de trois présidents de la République (Colombie, France et Lituanie) que des échanges publics ont eu lieu sur l’avenir du multilatéralisme lors du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ouvert le 29 mai; placé sous le signe de la refonte du multilatéralisme. Que faut-il, alors, retenir de ce Forum 2018 ?

La croissance mondiale en pleine forme

Selon les dernières prévisions de l’OCDE, la croissance mondiale devrait s’élever à 4 % cette année. On peut estimer que l’on a mis 10 ans à gommer les effets de la dernière crise financière, mais que la pente est maintenant définitivement remontée. L’OCDE table sur une croissance de 1,9 % pour la France en 2018 et 2019 alors qu’elle était de 2 % en 2017, selon l’Insee. Pour le G20, elle devrait être 4 %, selon l’OCDE.

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Fermetures d’agences bancaires : faut-il s’inquiéter de l’avenir des conseillers ?

Depuis 2015 les banques annoncent successivement leur objectif de réduire leur nombre d’agences physiques en réponse à l’accélération du digital. Société Générale, BPCE, LCL, BNP Paribas, les déclarations de fermetures à horizon 2020 interrogent forcément sur le sort des salariés du réseau. Dans un tel contexte, quelles perspectives s’offrent aux conseillers ?

Un métier qui évolue mais qui ne disparaît pas

L’erreur est de croire qu’avec le numérique le métier de conseiller va disparaître ou va se réduire à un conseiller à distance alors même que les défis, à relever dès demain par les banques, nécessiteront plus que jamais des conseillers qualifiés et de proximité. De façon générale, nous tendons vers une économie de service et d’usage où il n’est plus seulement question de placer des produits financiers et d’assurer la vie courante d’un compte. Les clients sont certes en attente d’autonomie sur certaines opérations basiques mais ont une exigence croissante sur la qualité de service. Ils attendent de leur banque de la disponibilité, de la réactivité, de l’efficacité même dans les opérations complexes de type patrimoniales, des offres adaptées et évolutives, de la reconnaissance et de l’écoute. Bien qu’il y ait eu des améliorations considérables ces dernières années en terme d’expérience client, la concurrence reste rude dans le domaine et devient un vrai levier d’acquisition, par exemple dans le cas d’une souscription à un crédit, certains clients n’hésitent plus à intégrer dans leurs critères de sélection la qualité de la relation client, les outils digitaux et plus seulement le taux. Les challenges seront donc d’embarquer les futurs conseillers dans cette culture du service, ils seront même les ambassadeurs et les pivots des nouvelles expériences que souhaitent proposer les banques. Cela implique pour ces dernières d’investir plus que jamais dans l’accompagnement et la formation des conseillers vers les attendus de leur nouveau rôle, à savoir délivrer une expérience de qualité, mais aussi de les impliquer dans la conception des nouveaux parcours clients et leur donner les moyens d’assurer la qualité de service attendues.

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Blockchain: how the technology will reshape the world economy

We now all aware that our mode of consumption has tremendously evolved over the past few years, calling for traditional institutions and corporations to rethink their business model as collaborative Economy[1] and digitalisation paved the way for the penetration of disruptor players.

One of the major changes in payments is the growing use of mobile devices in the recent years. Yet, if we look at it on a global scale, we realize that this little revolution was born in Kenya in 2007 before spreading in the rest of Africa, as an alternative to poor financial inclusion.

Nowadays, among the top trendy topics is the Blockchain technology.

The creation of innovative services has allowed us to rethink the modern theories of Economy, what about the Blockchain now – could this promising technology revolutionize the socio-economic area? Just like mobile-banking, what can we learn from developing economies?