Banques et Finance Durable : vers un alignement ?

L’info durable – le 30 juin 2020 :

Une partie de l’opinion publique aime parfois détester ses banques et considérer qu’elles sont les symboles d’un système capitaliste prédateur et « courtermiste ». Le point de vue développé dans cet article expose au contraire que les entreprises bancaires ont engagé leur transition, même si de considérables évolutions restent encore à réaliser pour être à la hauteur des défis posés par la Finance Durable.

Union Européenne : la fracture et la dette.

Finyear – le 29 juin 2020 :

La crise sanitaire actuelle touche durement et probablement durablement l’ensemble des membres de l’Union Européenne (UE), avec des disparités selon les pays. La gestion de cette dernière impose une réponse collective et immédiate pour l’endiguer, à la fois sur le plan sanitaire et économique. En effet, chaque pays membre a mis en place son propre dispositif pour soutenir et renforcer son système de santé, son économie… ce qui n’est pas sans conséquence sur son propre endettement. Ainsi, les conséquences de cette crise ne sont pas sans rappeler celle des dettes souveraines de 2010, qui avaient généré une profonde fracture idéologique entre « le Nord” et “le Sud” de l’UE, dans le choix des dispositifs à mettre en place pour la résoudre, notamment lors de la création du Mécanisme Européen de Stabilité.

Dans ce contexte particulièrement difficile, la frontière entre les pays du Nord et ceux du Sud de l’UE réapparaît vigoureusement, s’appuyant sur une profonde divergence idéologique. D’une part, les pays du Nord représentés par l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Autriche qui prônent pour un fervent respect des règles et une gestion budgétaire rigoureuse, demandent des garanties pour la mise en œuvre des mécanismes d’urgence, afin de lutter contre cette pandémie. D’autre part, les pays du Sud, constitués entre autres de l’Italie, de l’Espagne et de la France affirment l’importance d’être solidaires pour soutenir les pays les plus fragilisés par cette crise.

Covid-19 : Accélérateur du financement participatif ?

Next Finance – le 15 juin 2020 :

Si la crise économique se profilant pourrait constituer une menace pour le secteur du financement participatif, elle peut aussi être vecteur d’un changement de dimension et le rendre incontournable dans le paysage du financement de l’économie. L’analyse de Morgan Teisset et Matthieu Neige du groupe Square.

Dans la nuit du 22 au 23 avril, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2020 autorisant les intermédiaires en financement participatif (IFP) à distribuer des prêts garantis par l’état (PGE). Les 300 milliards d’euros, initialement réservés aux banques, pourront ainsi profiter aux PME via l’activité de crowdlending – mécanisme d’octroi de prêts financés par la foule – et ainsi compléter les dispositifs des banques, actuellement sous tension, comme l’atteste l’annonce du groupe BPCE qui vient tout juste de déclarer sa 100 000 ème demande de PGE en à peine un mois.

Prêter de l’argent contre rémunération est une activité « veille comme le monde », néanmoins cette manière de le faire est particulièrement novatrice dans la mesure où ce n’est plus une banque qui prête grâce aux dépôts de ses clients, mais bien les clients euxmêmes qui iront directement prêter à des PME en assumant en contrepartie la prise de risque portée classiquement par le prêt bancaire.

Décryptage de la nouvelle approche standard pour le calcul des exigences de fonds propres au titre du risque opérationnel.

Riskassur – le 03 juin 2020 :

Une quinzaine d’années après avoir introduit des exigences de fonds propres au titre du risque opérationnel, le Comité de Bâle a proposé il y a quelques mois de revoir les méthodes de calcul existantes et d’adopter une approche standardisée (Standardized Measurement Approach – SMA). Cet article vise à apporter un éclairage sur cette évolution réglementaire et sur les impacts pressentis pour les établissements bancaires.

Les années 1990 ont vu la forte émergence du risque opérationnel pour le secteur bancaire sous l’impulsion de plusieurs facteurs :
• Le recours à l’externalisation (outsourcing) de certaines activités à moindre valeur ajoutée.
• La complexification croissante des produits et des marchés financiers.
• La survenance de chocs retentissants au sein de l’industrie bancaire : faillite de la Barings (1995), incendie du siège du Crédit Lyonnais (1996), …

Epargne : quelles solutions pour pousser les Français à consommer ?

Money-Vox – le 08 juin 2020 :

L’une des clés pour limiter les effets de la crise économique est la relance de la consommation. Mais comment inciter les Français à dépenser tout ce qu’ils ont épargné durant le confinement ?
Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les huit semaines de confinement ont entraîné 32% de baisse d’activité, ce qui représente un recul du PIB de 5,8% et une perte de 120 milliards d’euros. Mais la levée progressive des restrictions depuis le 11 mai continuera à impacter fortement certains secteurs d’activités à l’instar du tourisme, des activités culturelles et de spectacle et conduira à une contraction supplémentaire du PIB.

Face à cette crise sans précédent et qui s’installe dans la durée, l’Etat Français a adopté un certain nombre de mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs en difficulté : prêts garantis par l’Etat, financement du chômage partiel, fonds de solidarité, report ou annulation des charges sociales. Ces mesures visent à relancer l’économie mais ne tiennent pas compte d’un facteur essentiel : le comportement des consommateurs.

Crise du Covid 19 : une aubaine pour les financiers ?

Le Courrier Financer – le 12 mai 2020 :

La pandémie de coronavirus provoque secousses et volatilité en bourse. Quelles répercutions cet épisode va-t-il avoir sur les investissements à moyen terme ? Comment saisir les opportunités à venir ? Plus d’explications avec Delphine Citré, consultante senior chez Groupe Square.

De l’essor de l’épidémie de Covid-19 en Chine, aux dates fatidiques d’annonces de confinement, ou de mesures sanitaires exceptionnelles des gouvernements ayant entraîné un arrêt brutal des économies du monde entier, les bourses internationales se sont brusquement effondrées les unes après les autres.

Or c’est bien souvent dans ces épisodes de secousses et de volatilités boursières que nous assistons à une multiplication des mouvements sur les marchés. Un intérêt croissant est né, notamment chez les particuliers, qui veulent profiter d’un effet d’aubaine et spéculent sur une prochaine reprise de la bourse.

La solidité des banques à l’épreuve de la solidarité bancaire.

Finyear – le 07 mai 2020 :

Contrairement à la crise économique de 2008, où les banques avaient bénéficié d’un plan de sauvetage de la part des États et des aides de la BCE, elles sont à leur tour pleinement mobilisées pour soutenir les entreprises face à la crise sanitaire du Covid-19. Ce qui n’est pas sans risque pour leur solvabilité et leur rentabilité. Pour accompagner cette mobilisation, plusieurs assouplissements réglementaires ont été accordés par la BCE. En échange, cette dernière a demandé aux banques de suspendre le versement de leurs dividendes « au moins jusqu’en octobre 2020 ».

Le 2 Avril 2020, toutes les grandes banques françaises acceptaient cette condition, alors que nous nous dirigions vers une année record de versement de dividendes. Si les banques ont souhaité répondre favorablement à cet appel, c’est pour jouer leur rôle d’intermédiation financière en soutenant dans un premier temps la trésorerie des acteurs économiques et éviter ainsi un effet domino entrainant tour à tour défaillances d’entreprises, licenciements et chômage massif. C’est aussi l’occasion pour elles de redorer leur blason auprès du grand public, blason terni par les précédentes crises financières et cible systématique de la vox populi lors des débordements de manifestations des Gilets Jaunes.

Covid-19 : une opportunité pour l’investissement socialement responsable ?

Carenews – le 07 mai 2020 :

Pour Thibault Le Boudec, consultant chez Square, la crise que nous traversons doit être l’occasion pour les investisseurs de changer de stratégie. Plus résilients et performants à long terme, les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) sont une solution pour créer un cercle économique vertueux.
L’arrêt presque total d’une multitude de secteurs a paralysé notre économie. Toutes les Bourses mondiales ont chuté d’une manière impressionnante. De telles baisses de valeurs n’avaient pas été observées depuis 2007-2008 lors de la crise des subprimes.

Paradoxalement, du point de vue d’un investisseur, que ce soit un épargnant ou un investisseur institutionnel, ces temps de crises constituent une opportunité. En effet, il existe plusieurs types de stratégie d’investissement. Néanmoins, l’objectif reste globalement le même : sécuriser son investissement et en tirer profit au maximum, que ce soit à court, moyen ou long terme.

Covid-19 : économie mondiale sous perfusion, est-ce suffisant pour les marchés financiers ?

Finyear – le 29 avril 2020 :

La mise en place du confinement partiel ou total dans divers pays a entraîné un fort ralentissement voire un arrêt de plusieurs secteurs de l’économie. De ce fait, pour pallier aux effets négatifs du confinement sur l’économie et les marchés financiers, les États et les Banques Centrales ont annoncé de fortes injections de liquidités. Mais toutes ces mesures sont-elles efficaces et surtout, suffisantes ?

Une des conséquences liée au Covid-19 est la baisse des perspectives économiques mondiales. Les dernières prévisions de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), présentées le 2 mars 2020, montrent que la croissance mondiale chute à 2,4% contre 2,9% selon les prévisions publiées en novembre 2019 pour l’année 2020. Ces prévisions étant basées sur des données à fin février, soit avant l’annonce de la mise en place des mesures de confinement en Europe et aux États-Unis, ces dernières seront vraisemblablement revues une nouvelle fois à la baisse lors de la prochaine révision. En effet, les communiqués du FMI et l’évolution des indicateurs économiques de mars 2020, qui atteignent des niveaux très faibles, voire historiquement bas, laissent présager une récession mondiale qui pourrait être pire que celle de 2008.

COVID-19 : vers une nouvelle ère de la régulation bancaire ?

Economie Matin – le 22 avril 2020 :

Depuis plus de 10 ans déjà, en réponse à la crise des subprimes, les banques sont impactées par un cadre prudentiel particulièrement dur, leur imposant des coûts extrêmement élevés pesant sur leur rentabilité. Or, aujourd’hui, à l’aube d’une crise économique probablement sans précédent, les régulateurs ont décidé temporairement d’assouplir ce dispositif réglementaire et ainsi permettre aux banques de participer pleinement à l’effort de guerre contre les conséquences du COVID-19. Si on ne peut que saluer leur pragmatisme face à cette situation inédite, on peut également s’interroger sur l’intérêt des réformes réglementaires mises en place depuis 10 ans.

Alors que la France risque, comme le souligne son ministre de l’économie Bruno Lemaire, d’entrer dans la pire récession de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, espérons que le dispositif prudentiel mis en place depuis une décennie permettra au système bancaire d’être suffisamment armé pour faire face à cette crise inédite. Et surtout gageons que les régulateurs sauront tirer profit de cette crise pour faire entrer l’encadrement réglementaire des banques dans un nouveau paradigme ; celui du pragmatisme et d’une plus grande responsabilisation des acteurs bancaires.