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[Avis d’expert] Reportings réglementaires : pas de désescalade

DAF-mag – 19 avril 2019 :

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) vient de finaliser le cadre général du reporting applicable à partir de la fin d’année 2019 et, comme il fallait s’y attendre, de nouvelles exigences viennent alourdir une charge déjà conséquente.

On appelle ça un marronnier : il est de bon ton de critiquer cette propension franco-européenne à renforcer son arsenal réglementaire, en illustrant ce fardeau par quelques chiffres effrayants. L’actualité en regorge et les dirigeants d’entreprises ne sont pas les derniers à réclamer un choc de simplification, a minima sur le plan administratif. Et pourtant ce n’est pas le sens de l’histoire, qui semble irrémédiablement orientée vers un encadrement toujours plus marqué des activités économiques, et ce à plus forte raison lorsque celles-ci touchent à la sphère financière.

Après plusieurs itérations avec les associations professionnelles de la place, ce qui a induit une prolongation des négociations jusqu’à début décembre 2018, l’EBA a diffusé en ce début d’année 2019 les évolutions détaillées des exigences applicables aux banques en matière de reporting règlementaire, reporting qui est au coeur de la supervision bancaire telle qu’annoncée intrusive et intransigeante par son gouverneur lors des voeux annuels. Pour l’EBA, une supervision intransigeante passe nécessairement par une analyse détaillée de la situation financière des établissements bancaires. Et, en toute logique, lorsque les règles prudentielles ou les standards comptables évoluent, cela doit se refléter dans les états réglementaires publiés chaque trimestre.

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Le Made in France, réalité ou tendance marketing ?

Economie Matin – 10 janvier 2019 :

Alors que le made in Asia est de plus en plus décrié pour sa qualité ou ses conditions de fabrication, le made in France fait un retour en force ces dernières années. Pourquoi un tel engouement ? Qu’entend-t-on par made in France ? Les produits sont-ils vraiment fabriqués en France ou est-ce un simple argument marketing illusoire pour booster les ventes ?

Un positionnement attrayant pour les entreprises

Le marquage de l’origine d’un produit non alimentaire ou agricole n’est sujet à aucune mention légale. Cette indication est donc facultative pour les autres produits de consommation. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui tiennent à l’indiquer. Et pour cause, d’après un sondage IFOP de septembre 2017, 74% des Français sont prêts à payer plus cher un produit fabriqué dans l’Hexagone. Nous sommes ainsi en droit de nous interroger sur les raisons pour lesquelles les entreprises jouent cette carte et si elle est toujours justifiée.

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Se mettre au télétravail ? Pourquoi pas ?

Courrier Cadres – 8 janvier 2019 :

De nombreux pays européens l’ont déjà adopté, mais les entreprises françaises manifestent une légère méfiance à son égard. Pourtant, travailler hors des locaux de l’entreprise présente des avantages considérables pour les employés, les entreprises et l’Etat. Par Laurine Debaisieux, consultante pour le Groupe Square.

Le télétravail en Europe

L’essor du télétravail est inhomogène au sein des Etats européens. On observe une plus forte utilisation dans les pays nordiques par rapport aux pays d’Europe du Sud et orientale. Dans son rapport 2015, l’EWCS rapporte que 7% des Italiens, 25% des Français et 33% des Européens du Nord pratiquent le télétravail.

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Managers, ne répliquons pas le schéma Gilet Jaune/Élite dans nos organisations

Jounal du Net – 7 janvier 2019 :

Le mouvement Gilets Jaunes, ignoré et sans organisation à son début, est devenu le miroir grossissant de toutes les crispations d’un pan de notre pays. Est-ce un pur sujet politique ? La sphère professionnelle est-elle totalement étanche à ces problématiques ? En tant que manager ne suis-je pas en train de créer ou négliger une situation similaire au sein de mon entreprise ? Et si oui comment l’identifier et l’éviter ?

De quoi s’agit-il ? Des accumulations empoisonnées

Combien de réflexions ai-je entendues, à la machine à café ou entre deux couloirs, sur « les problèmes du nouvel open-space » ou « les vrais sujets » pour changer les choses ? Je n’y entends qu’un brouhaha de desiderata égoïstes, décousus et court-termistes. Pourtant, n’est-ce pas aussi un signal d’alerte que je capte mal ? Derrière ces mots j’oublie trop vite les frustrations, parfois profondes, et les incompréhensions, toujours réelles.

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Pourquoi les entreprises françaises doivent se méfier davantage de « l’ami Américain »?

L’Usine Nouvelle – 15 décembre 2018

Dans la note la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) destinée à l’exécutif, on découvre que les secteurs d’avenir tels que les secteurs de l’aéronautique et de la santé ont été particulièrement visés car ils nécessitent d’investir des moyens importants en Recherche et Développement.

Une juridiction qui permet l’accès aux données sensibles stockées à l’étranger

Le cloud Act (Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act) a été voté par les Etats Unis en 2018 et permet à l’état américain d’accéder aux données d’acteurs économiques sous le coup d’investigation de la justice américaine. Les entreprises françaises subissent l’extraterritorialité de cette loi qui permet à la justice américaine d’accéder aux données stockées à l’étranger. Le Cloud Act pourrait donc permettre aux autorités américaines de capter le savoir faire des entreprises françaises via des acteurs économiques incontournables tel que Microsoft en situation de quasi-monopole avec son système d’exploitation Windows et sa suite Office.

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La méthode Didier Deschamps, c’est surtout défendre et valoriser le travail de ses collaborateurs

Courrier Cadres – 5 décembre 2018

Après la victoire de l’équipe de France de football à la Coupe du monde, les tentations de faire le parallèle entre les onze joueurs tricolores et le staff d’une entreprise refont surface. Comme Aimé Jacquet avant lui, Didier Deschamps (désormais plongé dans les qualifications pour l’Euro 2020), n’échappe pas au parallèle managérial.

Longtemps moqué, critiqué, l’actuel sélectionneur des Bleus, aujourd’hui victorieux, se voit désormais auréolé de toutes les vertus. La culture de la gagne. Pourtant s’il existe des similitudes entre la gestion d’une équipe de haut niveau et celle d’une entreprise, gare aux raccourcis. Pour Aurélien Bandu, “Google, champion absolu de la nouvelle économie, a utilisé la méthode de management OKR (objective and key results – méthode basée sur la définition d’objectifs précis avec mesures associées partagée à tous les collaborateurs de l’organisation) pour fédérer l’ensemble de ses collaborateurs autour d’une vision et d’objectifs communs. Avec les résultats que l’on connaît !” Une méthode que le senior manager, spécialisé en pilotage et transformation des organisations chez Viatys Conseil, associe directement à Didier Deschamps. “Ne pourrions-nous pas imaginer le sélectionneur dessiner sur un tableau noir, entouré de son staff, ce genre de schéma, au moment de se lancer dans les qualifications pour la coupe du monde ?”

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Lean management, entreprise libérée : même combat ?

Cadre et Dirigeant Magazine – 3 décembre 2018 :

Les concepts de Lean management et d’entreprise libérée reposent sur une philosophie commune associant responsabilisation des collaborateurs et humilité du management. Comprendre ce socle conceptuel partagé devrait permettre de ne pas reproduire les erreurs du passé, en faisant subir à l’entreprise libérée le même sort que celui réservé au Lean. Décryptage par une experte.

Le Lean management, développé par Toyota, a connu son heure de gloire dans les années 1990 grâce à une étude (1) publiée par le MIT(2). Aujourd’hui, le concept est tombé en désuétude. Il est plombé par des résultats souvent inférieurs aux attentes et une image de cost cutting. Seule planche de salut pour le Lean management, des approches modernisées telles que le Lean Start-up ou le Lean Design reprennent ses grands principes et les mixent avec d’autres méthodes pour les remettre au goût du jour.

Depuis cinq ans, les chefs d’entreprise et les consultants en management se tournent plutôt vers le concept d’entreprise libérée. En favorisant autonomie, épanouissement et flexibilité, il répondrait mieux aux attentes des Millenials (3). Pourtant, les concepts fondamentaux du Lean management et ceux de l’entreprise libérée ne sont pas si éloignés que ça. Ils présentent même de nombreuses similitudes. Passons donc au-delà des effets de mode et regardons ce qui rapproche ces deux méthodes de management.

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Quelles évolutions des ressources humaines après la mise en place d’un projet d’automatisation ?

La promesse d’un projet de RPA (Robotic Process Automation) repose sur un gain de performance grâce à l’automatisation d’une action répétitive qui libère du temps pour le collaborateur, alors capable de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Dans les faits, l’accompagnement du collaborateur dans cette mutation professionnelle passe souvent au second plan, alors même que la digitalisation de l’entreprise invite à repenser en profondeur le travail et le management des ressources humaines.

Déployer le projet avec les opérationnels

Cette réflexion commence aux prémices du projet de RPA et doit être initiée par les opérationnels eux-mêmes pour porter ses fruits. Bien loin de la vision d’une machine pour remplacer l’homme, l’automatisation aujourd’hui doit être envisagée – et présentée – comme l’occasion de rendre le travail plus « smart ». Faire des opérationnels les moteurs de la transition de leur poste, c’est l’assurance d’une meilleure efficacité de l’outil, car ces derniers sont les plus à mêmes de décrire les subtilités de leur poste et d’identifier les axes d’amélioration. C’est également la garantie d’un projet efficace, car d’une démarche subie, on passe à une démarche projective permettant la meilleure appropriation des conditions de travail futures, puisqu’elles auront été co-pensées et co-construites par les premiers acteurs concernés.

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Neymar au PSG, symbole de la puissance des fonds souverains

Libération – 2 août 2018 :

Le Brésilien fête ses un an dans le club parisien, où il est arrivé grâce aux fonds souverains : après les banques, les hautes technologies ou les médias, ils investissent désormais dans le football. Décryptage d’un montage financier ultra-rentable.

La Coupe du monde 2018 est désormais terminée, le football a été fêté, l’équipe de France a gagné… mais certaines stars n’ont pas brillé. Parmi elles, le joueur brésilien Neymar. Son attitude pendant la compétition ne l’a pas toujours mis en valeur, cependant les rumeurs vont à nouveau bon train à son sujet quant à un possible départ du Paris Saint-Germain. Pour autant, pas sûr que le club parisien laisse filer sa vedette aussi facilement quand on se souvient des conditions dans lesquelles il était arrivé dans la capitale à l’été 2017.

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Hybrid project management best of both worlds

Is HYBRID the new buzzword? We have hybrid cars, hybrid grapes, hybrid generators…what about hybrid project management? What is the foundation of this hybrid trend?

From the sixties until late in the 20th century, project managers used the Work Breakdown Structure, or WBS, to manage complex projects. It was the only game in town and every project manager was trained to use this method.

Upon release of the desktop version of Microsoft project in 1984, the WBS, or waterfall as some would call it, became much easier to handle. Managers could plan and share their projects with their teams and the executive managers.