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2020 : un nouveau départ pour l’Epargne-Retraite ?

Le Monde – le 16 août 2019 :

Est-ce que cette fois, c’est pour de bon ? 2020 va-t-elle être enfin l’année où l’Épargne-Retraite va décoller en France ? Beaucoup de professionnels, assureurs ou gestionnaires d’actifs se posent actuellement la question ; beaucoup en doutent cependant.

Rappelons les faits et les chiffres tout d’abord. L’Épargne-Retraite constitue une proportion minoritaire des placements des Français : avec 229 milliards€ d’encours, elle est très loin des 1682 Milliards€ de l’assurance-vie ; elle est même derrière l’Épargne Réglementée (733 milliards€) et les dépôts à vue (530 milliards€) . Plusieurs facteurs expliquent ce faible goût des Français pour les produits d’Épargne-Retraite.

En premier lieu, l’attractivité des produits concurrents : l’assurance-vie, du fait de son régime fiscal et de la possibilité de débloquer son épargne plus librement que sur l’Épargne-Retraite ; les produits d’Épargne Réglementée, qui bénéficient pour certains d’avantages fiscaux (le livret A) et qui constituent la première épargne de précaution ; les dépôts à vue enfin, qui voient leurs encours progresser fortement ces dernières années, comme si les Français avaient compris qu’en conjoncture de taux très bas, rien ne servait de placer son argent.

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Un monde sans banques, c’est possible ?

Point banque – Juillet 2019 :

Un monde sans banques est-il possible ? L’annonce spectaculaire de Facebook de lancement d’une nouvelle monnaie, le Libra, a relancé le débat et remis sur le devant de la scène la prophétie de Bill Gates qui disait en 1990 que « la banque est nécessaire, les banques ne le sont pas ». Outre le lancement du Libra, les cas d’usage de banque sans les banques se développent : consultation du solde bancaire via des assistants vocaux (Amazon & Capital One), réalisation de virement depuis une application de messagerie (Messenger de Facebook). De même, le retrait d’argent liquide sera possible fin 2019 chez certains commerçants, suite au déploiement de la directive européenne DSP2.

La question qui est posée par le développement de ces expériences n’est pas tant la disparition des banques mais plutôt leur effacement aux yeux du client final ; d’acteurs majeurs de BtoC, dotées de marques à forte notoriété, les banques deviendraient à terme des fournisseurs de services bancaires qui seraient consommés à l’occasion de parcours clients maîtrisés par d’autres acteurs : leurs produits deviendraient des « commodités» .
Tout d’abord, il convient de nuancer les affirmations qui annoncent l’imminence de la disparition des banques comme acteurs de BtoC.
D’une part, le phénomène consistant à fournir un service bancaire dans le cadre d’un autre parcours client n’est pas une nouveauté : la fourniture de crédit dans le cadre d’un achat dans un magasin est ancienne : en France, elle a été industrialisée par le Cetelem dès les années 1950 pour le financement des biens de consommation ; elle est également très répandue dans le financement automobile pour lequel le financement dans les concessions est plus important que le financement via la banque du client.
D’autre part, le succès de ces initiatives de « banque sans les banques » est assez variable. Si certains usages se développent de manière significative sur des applications dédiées (la consultation de comptes agrégées, le paiement Peer-to-Peer, …), d’autres semblent plus lents à décoller. Tel semble être ainsi le cas des virements depuis les messageries mais aussi de tous les actes bancaires dans lesquels le client perçoit sa banque comme un tiers de confiance nécessaire, qu’il ne souhaite pas désintermédier, comme l’acte d’épargne où le rôle de la banque et du conseiller sont encore perçus comme fondamentaux.

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Réglementer les cryptomonnaies : un casse-tête immense

Les échos.fr – le 15 juillet 2019 :

À l’heure actuelle, la préconisation de l’EBA est d’empêcher les banques d’investir sur les crypto-actifs, et même de les empêcher d’avoir des connexions directes ou indirectes avec les acteurs qui gèrent les cryptomonnaies.

Ce point de risque systémique encadré…, ces actifs en circulation attirent l’attention du régulateur qui se penche, sur demande des pouvoirs publics, sur un cadre réglementaire à déployer au sein de l’UE, autour de ces activités.

Le 9 janvier dernier, l’ESMA, après avoir soulevé les risques majeurs liés aux fraudes, cyberattaques, blanchiment d’argent et manipulation de cours, a soulevé 2 options pour accompagner les cryptomonnaies. Réglementer au cas par cas quelques crypto-actifs, avec le risque d’accréditer la viabilité et l’engouement autour de ces produits. Ou ne rien faire et considérer que ces activités ne relèvent pas de leur mandat.

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Le marché d’occasion, une opportunité pour les marques ?

eMarketing.fr – le 24 juin 2019 :

Black Friday, promotions, ventes privées… Les soldes en boutique ne déclenchent plus les passions, pendant que sur Internet, les ventes de textile d’occasion bousculent le marché traditionnel. Pourquoi le marché de la seconde main explose-t-il ?

Et dire qu’il y a quelques années, le marché de l’occasion était qualifié de « vieilleries » ou « friperies », mais certainement pas de « vintage bobo » ! Selon une étude du Crédoc, 44 % des Français ont déjà acheté des biens d’occasion sur Internet en 2016, contre 27 % en 2007. Comment expliquer ce succès ?

Sans surprise, la première raison est économique : acheter jusqu’à moins 80 % par rapport au prix de vente en magasin et permettre d’accéder à des articles plus haut de gamme. C’est aussi une question « pure mode » : il est possible de retrouver des modèles phares ou des pièces d’anciennes collections, d’autant plus si vous êtes à la recherche d’un modèle bien précis. Une autre motivation porte sur l’aspect environnemental : l’industrie du textile est la deuxième plus polluante au monde (après celle du pétrole) d’après les estimations de la WWF. Inquiets de l’impact climatique, les comportements des consommateurs sont plus responsables : ils veulent acheter mieux, moins et plus durable.

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Une loi « Fake News », pour quoi faire?

L’Agefi – Le 02 mai 2019 :

Alors que l’Assemblée nationale se penche sur une nouvelle version de la loi sur la manipulation de l’information (également appelée « loi Fake News »), le sujet fait débat.

Déjà deux propositions de loi soumises et deux rejets du Sénat en juillet et novembre dernier. La raison ? La définition même d’une fausse information, qui manque de clarté, et les implications d’une telle loi pour la société. Les fake news (ou « infox ») sont de fausses informations propagées dans le but de tromper un auditoire et de faire de l’audience. En langage juridique, elles sont définies comme « toute allégation ou imputation d’un fait dépourvu d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable ». L’avènement des médias numériques donne une nouvelle dimension à leur rayonnement.

Les auteurs de fake news, difficilement identifiables, veillent à fabriquer des sujets suffisamment accrocheurs et crédibles pour s’assurer qu’ils seront partagés sur la Toile au plus vite. Ils inventent des complots, répandent des rumeurs, dénoncent de faux scandales, et laissent la magie du Web agir pour faire gonfler leur rémunération à l’audience.

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Continuing Professional Development in the Banking Industry

AGEFI Luxembourg – Mars 2019 :

In the banking industry continuing professional development is of great value as it ensures you to stay competent in your profession. It is an ongoing process and continues throughout a professional’s career. The desired result of well-planned continuing professional development is that it optimizes the employer, the employee and his or her career.

Why is Continuing Professional Development (CPD) so important?

CPD is both important for:
Organisations as it encourages a healthy learning culture where the employees feel fulfilled and effort is made to retain these valuable resources; Individuals as it helps to become more effective professionals. With the aid of training and learning these individuals will become more confident and it will increase their capability and compliment their career ambitions. Moreover;
• Continuing professional development guarantees you to keep pace with other peers in the banking world;
• CPD ensures you to keep and improve the knowledge and skills that you need to deliver a professional service to your clients;
• Continuing professional development will help to keep your knowledge up to date: you are more aware of changing trends in your banking profession; nowadays the pace of change is faster than ever, so do not stand still as you will be left behind with outdated knowledge and skills;
• CPD also enhances team spirit: you become more effective in the workplace, moreover it will assist you in advancing in your career and move into new positions in which you can lead, manage, influence, coach and mentor others.
• CPD broadens your set of interests; experience is a great mentor, but it does not mean that you keep doing what we you before, with a more focused CPD, new possibilities, new knowledge and new skill areas are opened;
• CPD will also help to advance the core knowledge within banking;
• Last but not least CPD can also lead to increased public confidence in banking professionals and their profession as a whole.

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Jusqu’où l’utilisation des données publiques/internet peut-elle aller ?

La libre disponibilité des données est-elle une opportunité ?

Une étude récemment menée par une équipe de chercheurs à l’université de Stanford , expliquant que l’intelligence artificielle peut prédire l’orientation sexuelle d’un individu à partir de sa photo, a fait l’objet de nombreuses polémiques.

Il s’en est suivi de nombreuses controverses, dont les principales ciblent deux points principaux : la source des données et le phénomène à expliquer (orientation sexuelle).

En effet, les données (photo, genre et orientation sexuelle) de cette expérimentation ont été récupérées à partir de profils publics de sites de rencontre américains. Ces informations sont donc libres d’accès et facilement récupérables.

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L’intrapreneuriat en France : véritable opportunité ou gestion de projet déguisée ?

Les Echos – 5 octobre 2017 :

L’intrapreneuriat vise à faire émerger au sein des entreprises des projets innovants portés par des individus autonomes et responsabilisés. Cependant, les entreprises françaises peinent à saisir les opportunités offertes par ce modèle de fonctionnement et dévoient le concept sous couvert de l’accepter.

Le changement organisationnel, renforcé par la course à l’innovation, est devenu non seulement un défi, mais un véritable prérequis de survie et de développement pour les entreprises, constamment poussées à remettre en question leur mode de fonctionnement et à promouvoir des projets stratégiques innovants.

Ces projets, bien que voulus et stimulés par les sociétés qui les abritent, sont cependant de plus en plus issus des démarches individuelles, initiées par les salariés de ces entreprises, les « intrapreneurs » – des hommes et des femmes avides d’entreprendre pour le compte et la réussite de leurs sociétés.

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Transaction pénale : la corruption se paie

Les Echos – 22 mars 2016 :

La loi « Sapin » qui sera présentée en Conseil des ministres le 30 mars prochain annonce une innovation dans le droit pénal des affaires : les faits de corruption commis par les entreprises pourront se régler par une transaction alignée sur le chiffre d’affaires.

La perspective d’un procès pour corruption mené contre une entreprise va devenir théorique. Mais les bons comptes ne feront pas forcément les bons amis : l’entreprise fautive devra intégrer un surveillant externe.