0 comments on “Jobbing : menace ou opportunité pour les travailleurs ?”

Jobbing : menace ou opportunité pour les travailleurs ?

We Demain – 3 décembre 2018 :

Comme de plus en plus de français, peut-être avez-vous déjà eu recours aux plateformes de jobbing pour faire faire vos petits travaux du quotidien ? Digne héritière d’Uber et de l’économie participative, cette nouvelle forme de service fait des émules, mais pour assurer la protection de ses utilisateurs, elle doit s’accompagner d’une évolution des mentalités, des pratiques et de l’encadrement juridique.

LE JOBBING, SES ORIGINES

Le dictionnaire d’Oxford traduit littéralement « jobbing » par « faire du travail ponctuel ou occasionnel ». Concrètement, le jobbing, c’est la mise en relation pour des petits services entre particuliers : les « offreurs », en quête de services du quotidien et les « jobbers », à la recherche de nouvelles opportunités économiques. D’après une étude menée en 2018 par Jobijoba, moteur de recherche d’emploi, les jobbers recherchent en priorité des missions de ménage et d’aide à la personne (16 %), de soutien scolaire (16 %) et d’hôte dans l’événementiel ou d’extras (15 %) et les missions de jobbing les plus proposées sont le déménagement-bricolage-jardinage (61 %), le baby-sitting (30 %) et le ménage (4 %).

0 comments on “Transformer votre entreprise grâce au sport”

Transformer votre entreprise grâce au sport

Sport Stratégies – 25 juin 2018 :

Le 23 mai dernier commençait la deuxième édition World Company Sport Game à la Baule. Force est de constater l’intérêt grandissant des entreprises pour le sport. A l’origine un véritable élément d’attractivité pour les jeunes talents, aujourd’hui la promotion du sport en entreprise s’attache à améliorer le bien-être des collaborateurs dans le but d’accroître la performance en entreprise. A l’heure où le monde du travail ne cesse d’évoluer et de se transformer, où l’on parle d’innovation managériale, d’entreprise libérée ou de réengagement des collaborateurs, la réussite de cette mutation ne résiderait-elle pas aussi dans le sport et plus particulièrement dans le sport d’équipe ?

0 comments on “Change management: how to deal with the human impact ?”

Change management: how to deal with the human impact ?

In his groundbreaking 1970 book: “Future Shock”, Alvin Toffler argued that accelerating change in technology and society causes in most of us what he coined an ‘information overload’. This leads to stress and feeling of being overwhelmed – a future shock. On an individual level, in our private lives, adoption of new technology is voluntary and led mainly by trends, our friends and acquaintances. But in organizations, workplaces, new technologies, structures and work methods are dictated by a need and by management. A soft conflict between individuals, teams and organizations is to be expected, unless carefully managed.

In addition, globalization and constant innovation of technology results in a constantly evolving business environment. Phenomena such as social media and mobile adaptability have revolutionized business and these effects is an ever-increasing need for change, and therefore change management. The growth in technology also has a secondary effect of increasing the availability and therefore accountability of knowledge. Easily accessible information has resulted in unprecedented scrutiny from shareholders and the media and pressure on management.

With the business environment experiencing so much change, organizations must then learn to become comfortable with change as well. Therefore, the ability to manage and adapt to organizational change is an essential ability required in the workplace today. Yet, major and rapid organizational change is profoundly difficult because the structure, culture, and routines of organizations often reflect a persistent and difficult-to-remove « imprint » of past periods, which are resistant to radical change even as the current environment of the organization changes rapidly.

Read the complete white paper « Change Management: How to deal with the human impact ? » by Jorge Toral, consultant at Initio

0 comments on “Les enjeux de l’innovation frugale pour les services publics de santé : l’exemple de MaPUI”

Les enjeux de l’innovation frugale pour les services publics de santé : l’exemple de MaPUI

Contraintes budgétaires, besoins de santé croissants, hôpitaux au bord du burn out : comment relâcher la pression sur le système public ? C’est dans ce contexte que plusieurs start up font leur apparition en proposant d’optimiser certains processus hospitalier. Malgré la forte attente des instances de santé, leur développement n’est pas si simple… La révolution des mentalités et la recherche d’adhérents sont autant de freins à leur croissance.

A LA CHASSE AU GASPILLAGE AVEC MaPUI

Chaque année 30 à 50 millions d’euros de médicaments sont jetés à la poubelle. En cause, l’arrêt de traitements onéreux, l’approche des dates de péremptions… Ces pertes ont un impact important sur le budget des établissements déjà très serré.

Afin de limiter ce gaspillage, trois bretons, deux ingénieurs informaticiens et un pharmacien créent une start up : MaPUI. Cette initiative digitale part de l’idée simple de mettre en relation les pharmacies d’établissements de santé public et privé en France. D’un simple clic, les médicaments et dispositifs médicaux peuvent être échangés rapidement et en toute sécurité.

Cette initiative fait parler d’elle, plus de 100 établissements y sont déjà connectés et la presse s’y intéresse. Son utilité a été prouvée en quelques mois : le rachat de deux flacons coûteux par le CH de Saint Malo à celui de Troyes a permis d’économiser jusqu’à 30 000 euros et d’éviter le gaspillage !

0 comments on “Carrefour en quête d’agilité”

Carrefour en quête d’agilité

Les Echos – 25 janvier 2018 :

Alexandre Bompard a récemment présenté son plan de transformation de Carrefour. Management, expérience client, numérique… Le distributeur français est à la recherche d’un nouvel élan.

Après de longs mois d’attente et un compte à rebours savamment mis en scène par Alexandre Bompard et les syndicats, le premier distributeur français a présenté mardi 23 janvier son plan «Carrefour 2022» qui a pour ambition la transformation, la modernisation et la numérisation du groupe présent dans 30 pays avec 384.000 collaborateurs, dont 115.000 en France.

0 comments on “Le changement est une opportunité, comment la saisir ?”

Le changement est une opportunité, comment la saisir ?

Les Echos – 23 novembre 2017 :

« Les espèces qui survivent ne sont ni les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux au changement ». Cette citation de Darwin prend toute son ampleur au regard du climat économique actuel. Mais quelle est la portée du changement dans un contexte d’évolution continue ? Et comment les entreprises peuvent-elles s’y adapter, voire en faire une opportunité de succès ?

Un monde où la capacité à s’adapter est un impératif

Les entreprises à travers les différents secteurs d’activité et régions du monde font face aujourd’hui à une compétitivité sans précédent, catalysée par une innovation débridée. Ce qui fait un écosystème où la capacité à se transformer est intrinsèque au succès.

Nokia et Kodak nous livrent une parfaite démonstration des impératifs vitaux de l’entreprise d’aujourd’hui à savoir prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge (W. Churchill).

0 comments on “La génération Z casse les codes”

La génération Z casse les codes

De nos jours, la génération Z plus communément appelée Millenials rivalise d’ingéniosité pour tirer son épingle du jeu et attirer l’attention des recruteurs. Le temps du CV triste et très formel n’est plus, la lettre de motivation manuscrite complètement passée aux oubliettes tout comme le démarchage téléphonique… à l’heure des réseaux sociaux, du real time marketing, les jeunes diplômés arrivant sur le marché du travail ont les dents longues et vont jusqu’à révolutionner une approche jusqu’ici assez poussiéreuse du recrutement à la française. Analyse d’un phénomène de société qui au-delà de la forme nous pousse à une interrogation plus profonde : que veulent les jeunes en 2017 ? quelle est leur vision sur le recrutement et leur approche quand à celui-ci ? sont-ils vraiment prêts à tout et y-t-il une réelle disruption avec les autres générations ?

0 comments on “Les méthodologies de travail innovantes au service d’une nouvelle expérience citoyen ?”

Les méthodologies de travail innovantes au service d’une nouvelle expérience citoyen ?

Le Journal du Net : 9 juin 2017

Ces dernières années, une transformation profonde a été amorcée dans le monde de l’entreprise, portée par la nécessité de s’adapter à un monde qui change. Airbnb, Booking Uber… Les acteurs de la nouvelle économie ont bouleversé les règles en remettant le client, et plus généralement l’humain, au cœur du processus de création de valeur.

Il ne s’agit pas d’une logique purement philanthropique ou idéaliste mais d’une simple prise de conscience. La valeur créée par l’humain pour l’humain doit nécessairement être centrée… sur l’humain.

Sévèrement bousculés par cette nouvelle vague, les grands acteurs de l’économie traditionnelle ont été contraints de revoir leurs vieux standards de fonctionnement et notamment une logique de décision top-down, n’impliquant que très rarement, ou alors très (trop) tard, les collaborateurs terrain, et encore moins… les clients.

0 comments on “Tesla innovant ? Bouleversant ? Oui, tout comme ses concurrents…”

Tesla innovant ? Bouleversant ? Oui, tout comme ses concurrents…

Qu’il est étonnant de tant lire sur Tesla et l’innovation totale, Elon Musk le disrupteur ou la révolution du Model 3 ! Batterie encore améliorée, vitesse maximale encore accrue… Allons au-delà des nouveaux progrès annoncés cet été, prenons un peu de recul. Peut-être verrons-nous que l’histoire n’est pas si hors-norme… et que les autres acteurs du marché ont encore quelques coups à jouer.

Soyons honnêtes : oui, Tesla est innovant

L’image est belle, très belle. OVNI du paysage automobile, Tesla nous présente une vision fantasmée de la voiture : la science-fiction nous l’a montrée, Elon Musk nous l’apporte.

0 comments on “Les nouveaux enjeux de la communication pour les marques”

Les nouveaux enjeux de la communication pour les marques

Les Echos – 29 mars 2017 :

Le constat est sans appel : la marque n’est plus seul maître à bord.

Il parait loin le temps où une entreprise pouvait prétendre contrôler pleinement sa communication et offrir à l’extérieur une image cohérente, parce qu’encadrée. Aujourd’hui, ses moindres secrets et incohérences peuvent être instantanément révélés sur Internet et sur les réseaux sociaux.

Et cela vaut autant pour les entreprises et institutions que pour les hommes politiques – car tous valent pour marques désormais ! Armé d’un fantastique porte-voix sur le monde, chacun peut se prétendre journaliste, critique, chroniqueur, lanceur d’alerte… que ce soit l’ex-femme d’un président de la République qui relate les conversations de leur passé intime, ou l’employé d’une multinationale qui en dévoile les dérives et abus constatés en interne. L’avènement des Millenials, dotés depuis leur naissance de cet incroyable espace de parole qu’est le web, redistribue les cartes pour les marques et la maîtrise de leur image à travers le monde.

La marque ne doit plus se penser « vers » la cible à laquelle elle s’adresse, mais « avec » elle.

Avec l’essor du Big Data, la connaissance du client atteint un niveau de détails inédit dont les pionniers du CRM n’imaginaient sans doute pas pouvoir disposer un jour. Forts des informations collectées sur chaque client ou prospect, on est déjà passé d’un temps où la marque s’imposait à tous les consommateurs uniformément, à l’ère de la programmatique où les messages et supports utilisés par la marque peuvent suivre les préférences de sa cible, ses centres d’intérêt, préférences d’usages, localisation géographique…

Bientôt, les objets connectés nous donneront sans doute encore davantage de possibilités pour adresser le bon message au bon moment, grâce à une information continue et en temps réel sur les habitudes et préférences du consommateur. On est passé d’une communication intrusive à une communication autorisée (« permissive ») et la prochaine étape, déjà initiée par certaines marques, sera la communication collaborative. Dans un contexte de profusion d’offres et de messages, et d’une certaine défiance vis-à-vis des marques, celles-ci ne peuvent plus compter sur la loyauté a priori de leurs clients. Les Millenials sont nés dans la surenchère des messages publicitaires, ils savent que le pouvoir est entre leurs mains et qu’ils peuvent changer pour une meilleure offre à tout moment. La fameuse génération « switch ».

Pour émerger de la multitude et s’assurer la préférence de leurs cibles, les marques doivent donc intégrer dans leur stratégie de communication leur public et s’y appuyer comme relais d’opinion. Selon Christophe Lachnitt, ancien Directeur de la Communication de Microsoft France, « dans les dix prochaines années, toutes les marques vont devenir des plates-formes et l’animation de communautés de membres va remplacer la gestion de la relation client. »

L’image d’une marque forme un tout indivisible.

Au-delà de son offre produits et de sa communication publicitaire, valent désormais presque tout autant dans l’image de la marque sa stratégie globale, sa culture, ses valeurs et engagements en matière d’éthique et d’environnement, la personnalité de ses dirigeants voire leurs accointances politiques… Au sein même de l’entreprise, l’image de marque n’est plus uniquement du ressort des collaborateurs en contact direct avec le client (commerciaux, service client, communicants…) : tous les employés deviennent vecteurs de l’image de la marque vers l’extérieur, et doivent être considérés comme tels par l’entreprise.

Il ne s’agit pas ici seulement de souligner le rôle « icônique » que peuvent avoir ses dirigeants sur la notoriété et la crédibilité de la marque (selon une étude de Weber Shandwick et KRC Research menée dans 19 pays en Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie et Europe, en moyenne 45 % de la réputation d’une entreprise est attribuable à la réputation de son PDG et 44 % de la valorisation boursière d’une entreprise découle de la réputation de son PDG !), mais également celui, essentiel, de chacun de ses collaborateurs – on constate ainsi dans les grands groupes de plus en plus d’actions visant à « éduquer » les collaborateurs sur les réseaux professionnels tels que LinkedIn, allant jusqu’à leur inculquer une charte de bonne conduite à suivre sur ces médias.

D’après une étude menée en 2015 par LinkedIn (mais portant sur tous les réseaux sociaux), alors que seulement 2 % des collaborateurs partagent les contenus que leur organisation publie, ils génèrent 20 % de leur engagement total. Et l’enjeu est d’autant plus grand pour l’entreprise que si 15 % des gens seulement font confiance aux messages corporate publiés sur les réseaux sociaux, 70 % se fient aux opinions mises en ligne par leurs relations… On comprendra alors aisément à quel point il est primordial que les collaborateurs comprennent, intègrent et cautionnent une stratégie d’entreprise qui se voudra donc nécessairement transparente et cohérente en interne.

La marque sera donc authentique, ou ne sera pas.

En avril 2016, Cohn & Wolfe, agence de communication internationale, a lancé son premier classement « Authentic 100 » qui classe des marques mondialement connues en fonction de la perception que les consommateurs ont de leur authenticité. Parmi les principaux résultats de cette étude menée sur 12 000 consommateurs à travers 13 marchés, on retiendra notamment que seuls 7 % des personnes interrogées en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, et seulement 5 % en Suède, décrivent les marques comme « ouvertes et honnêtes »… Quel cynisme ! Quel incroyable potentiel de progression !

Les marques qui sortiront du lot dans le futur seront celles qui auront réussi à rétablir la relation de confiance avec les consommateurs en prônant une approche authentique, transparente et honnête de leur discours et de leurs comportements, intégrant les opinions qui la touchent dans toute leur diversité et s’intégrant elles-mêmes dans une stratégie et des valeurs d’entreprise cohérentes. La marque du futur sera authentique, ou ne sera pas.

Par Gwendoline Maillot consultante senior du cabinet Adway Conseil