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Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

Les « millennials » ont à ce titre des attentes spécifiques, bien différentes de leurs aînés. Ils veulent :
– Des offres simples avec une couverture plus étendue. De nouvelles offres ultra-packagées et marketées « tout en un » sont déployées (programme Switch d’Axa, offre prem’s de la Macif, bien nomades …). Elles permettent de pouvoir combiner en une seule offre plusieurs couvertures y compris l’assistance : auto, habitation, garantie de services bancaires, complémentaire santé, …
– Des offres dont le tarif s’adapte à leur comportement tout en prenant en compte leurs moyens limités. C’est ainsi que sont récompensés les conducteurs prudents avec « Pay how you drive » d’Axa, ou encore les assurés prenant soin de leur santé avec Vitality de Generaly.
– Des couvertures spécifiques à leur classe d’âge, et qui s’adaptent à leurs nouveaux usages : covoiturage, colocation, e-réputation, protection des biens nomades comme le smartphone, assurance études à l’étranger, …
Les assurances misent également sur leur image en proposant des services spécialement conçus pour ces « jeunes » assurés, tels que les bons plans associés à des marques de sport, des accès à des applications de coaching, de monitoring comme des services de covoiturage, des accès à des plateformes d’achat de biens d’occasion entre particuliers… ; et des avantages fidélité qui leurs permettent de réduire le coût des contrats tout en leur assurant une couverture plus complète des risques.

Simplifier l’offre en la rendant accessible partout

Habitués à consommer des services et applications nomades : les TICS (smartphones, tablettes…), rapides et individualistes ; la génération Y est la génération « ATAWAD » (Any Time, Any Where, Any Device). 60 % de ses activités se déroulent via le numérique. Cette génération se veut perpétuellement joignable. Elle cherche une expérience mêlant transparence, immédiateté et autonomie.

Les assureurs l’ont bien compris. Ils doivent simplifier, faciliter l’accès, réduire le temps du parcours d’achat, et miser ainsi sur l’expérience utilisateur pour pouvoir ainsi le fidéliser au plus tôt. A l’instar de l’assureur Alan qui réinvente son parcours santé, le parcours client doit être adapté et personnalisé sur chacune des étapes : découverte, comparaison, accès à des simulateurs, adhésion en ligne, recommandation en ligne, traitement de la réclamation rapide. Pour répondre à leur mode de fonctionnement et être en adéquation avec leur mode de vie, l’assureur a tout intérêt à élargir son offre d’IOT ou objets connectés tels que montre, bracelet, système de sécurité, lunette, vêtements, voitures. Il peut ainsi optimiser au mieux sa relation client, suivre en continu les habitudes de ses assurés mais surtout collecter et valoriser des quantités de données. Grace à cette mine d’informations les comportements et habitudes sont analysés. Les offres proposées sont ainsi mieux ciblées. Les risques mieux appréciés et contrôlés.

Et créer une relation privilégiée

Bien que le digital soit un levier de la nouvelle relation client, 82% de ces assurés veulent pouvoir compter sur un contact humain et une relation de proximité avec leur conseiller (Etude OpinionWay). L’assurance sur-mesure en quelques minutes, rendue possible par l’intelligence artificielle, n’est pas suffisante pour les 18-25 ans. Malgré leur souhait de réaliser toutes leurs opérations de manière dématérialisée, et qu’ils aient une
volonté plus marquée que le reste de la population pour échanger avec des chats- bots, ces clients ont besoin de pédagogie et d’être rassurés. Fidéliser ce marché des 18-25 ans est un véritable enjeu pour les assureurs : ils doivent adapter leurs offres en proposant de nouveaux services mais également d’autres modes de communication essentiellement digitalisés.

Le désir d’indépendance est grand, mais leurs craintes restent les mêmes que leurs aînés : la question de l’usage de leurs données personnelles, de la confidentialité et de la protection n’est pas écartée. Enfin l’immatériel est privilégié, sans pour autant renoncer à la relation avec son conseiller, qui se doit de créer un contexte familial et de s’intéresser aux préoccupations du jeune assuré. La relation doit certes être plus personnalisée mais l’éthique se doit pour ces 18-25, d’être irréprochable.

Par Emeline Seval, consultante du Groupe Square

 

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2020 : un nouveau départ pour l’Epargne-Retraite ?

Le Monde – le 16 août 2019 :

Est-ce que cette fois, c’est pour de bon ? 2020 va-t-elle être enfin l’année où l’Épargne-Retraite va décoller en France ? Beaucoup de professionnels, assureurs ou gestionnaires d’actifs se posent actuellement la question ; beaucoup en doutent cependant.

Rappelons les faits et les chiffres tout d’abord. L’Épargne-Retraite constitue une proportion minoritaire des placements des Français : avec 229 milliards€ d’encours, elle est très loin des 1682 Milliards€ de l’assurance-vie ; elle est même derrière l’Épargne Réglementée (733 milliards€) et les dépôts à vue (530 milliards€) . Plusieurs facteurs expliquent ce faible goût des Français pour les produits d’Épargne-Retraite.

En premier lieu, l’attractivité des produits concurrents : l’assurance-vie, du fait de son régime fiscal et de la possibilité de débloquer son épargne plus librement que sur l’Épargne-Retraite ; les produits d’Épargne Réglementée, qui bénéficient pour certains d’avantages fiscaux (le livret A) et qui constituent la première épargne de précaution ; les dépôts à vue enfin, qui voient leurs encours progresser fortement ces dernières années, comme si les Français avaient compris qu’en conjoncture de taux très bas, rien ne servait de placer son argent.

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Taux interbancaires : le célèbre LIBOR va disparaître, quelles conséquences ?

Le Revenu – le 08 août 2019 :

Le LIBOR, taux d’intérêt de référence sur la place londonienne, sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers. Or, il va disparaître en 2021, ce qui ne sera pas sans conséquences. Les explications de Yann Balliet, consultant pour le cabinet Groupe Square.

LIBOR, pour London Interbank Offered Rate est une référence en matière de taux d’intérêt dans l’écosystème bancaire de Londres.

Il relève du marché interbancaire et correspond aux taux d’intérêt utilisé par les banques de premier rang pour se prêter ou emprunter des liquidités à court terme. Nous choisissons de faire un zoom sur le LIBOR car sa disparition est prévue pour l’année 2021 alors qu’il sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers aujourd’hui.

Son importance est capitale car c’est le taux d’intérêt sur lequel les banques les plus importantes se basent pour emprunter de l’argent. Il permet des prêts dits «en blanc » ou «unsecured lending» en anglais c’est-à-dire des prêts sans caution demandée en contrepartie.

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L’objet connecté en entreprise : un ami qui vous veut du bien ?

Chef d’Entreprise – le 31 juillet 2019 :

Les objets connectés se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

L’IoT des objets est en plein boom avec 7 milliards d’objets connectés en service en 2018 et plus de 21,5 milliards en 2025 selon le cabinet IoT Analytics. Après avoir inondé le marché des particuliers, ces technologies se mettent au service des entreprises au nom du bien-être des employés. L’objectif affiché est d’assurer de meilleures conditions de travail en anticipant leurs besoins via des bracelets, casques ou applications connectées mais la véritable question est de savoir si les salariés ne seront pas la cible d’une finalité détournée au profit de l’entreprise pour accroître sa performance en contrôlant leur activité ?

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Un monde sans banques, c’est possible ?

Point banque – Juillet 2019 :

Un monde sans banques est-il possible ? L’annonce spectaculaire de Facebook de lancement d’une nouvelle monnaie, le Libra, a relancé le débat et remis sur le devant de la scène la prophétie de Bill Gates qui disait en 1990 que « la banque est nécessaire, les banques ne le sont pas ». Outre le lancement du Libra, les cas d’usage de banque sans les banques se développent : consultation du solde bancaire via des assistants vocaux (Amazon & Capital One), réalisation de virement depuis une application de messagerie (Messenger de Facebook). De même, le retrait d’argent liquide sera possible fin 2019 chez certains commerçants, suite au déploiement de la directive européenne DSP2.

La question qui est posée par le développement de ces expériences n’est pas tant la disparition des banques mais plutôt leur effacement aux yeux du client final ; d’acteurs majeurs de BtoC, dotées de marques à forte notoriété, les banques deviendraient à terme des fournisseurs de services bancaires qui seraient consommés à l’occasion de parcours clients maîtrisés par d’autres acteurs : leurs produits deviendraient des « commodités» .
Tout d’abord, il convient de nuancer les affirmations qui annoncent l’imminence de la disparition des banques comme acteurs de BtoC.
D’une part, le phénomène consistant à fournir un service bancaire dans le cadre d’un autre parcours client n’est pas une nouveauté : la fourniture de crédit dans le cadre d’un achat dans un magasin est ancienne : en France, elle a été industrialisée par le Cetelem dès les années 1950 pour le financement des biens de consommation ; elle est également très répandue dans le financement automobile pour lequel le financement dans les concessions est plus important que le financement via la banque du client.
D’autre part, le succès de ces initiatives de « banque sans les banques » est assez variable. Si certains usages se développent de manière significative sur des applications dédiées (la consultation de comptes agrégées, le paiement Peer-to-Peer, …), d’autres semblent plus lents à décoller. Tel semble être ainsi le cas des virements depuis les messageries mais aussi de tous les actes bancaires dans lesquels le client perçoit sa banque comme un tiers de confiance nécessaire, qu’il ne souhaite pas désintermédier, comme l’acte d’épargne où le rôle de la banque et du conseiller sont encore perçus comme fondamentaux.

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Réglementer les cryptomonnaies : un casse-tête immense

Les échos.fr – le 15 juillet 2019 :

À l’heure actuelle, la préconisation de l’EBA est d’empêcher les banques d’investir sur les crypto-actifs, et même de les empêcher d’avoir des connexions directes ou indirectes avec les acteurs qui gèrent les cryptomonnaies.

Ce point de risque systémique encadré…, ces actifs en circulation attirent l’attention du régulateur qui se penche, sur demande des pouvoirs publics, sur un cadre réglementaire à déployer au sein de l’UE, autour de ces activités.

Le 9 janvier dernier, l’ESMA, après avoir soulevé les risques majeurs liés aux fraudes, cyberattaques, blanchiment d’argent et manipulation de cours, a soulevé 2 options pour accompagner les cryptomonnaies. Réglementer au cas par cas quelques crypto-actifs, avec le risque d’accréditer la viabilité et l’engouement autour de ces produits. Ou ne rien faire et considérer que ces activités ne relèvent pas de leur mandat.

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Le Mème Marketing, outil de conquête des jeunes actifs par les banques ?

Marketing-professionnel.fr – le 12 juillet 2019 :

Dans un environnement fortement chamboulé par de nouveaux acteurs, les banques traditionnelles ont besoin de renouveler leur discours auprès des générations Y et Z. Nées après les années 80, elles correspondent à une cible stratégique pour ces derniers. En effet, cette génération a l’intention de faire des grandes études, de s’acheter une voiture, de voyager, d’avoir un bel appartement ou encore de se marier et fonder une famille. Tous ces grands moments de la vie représentent autant de contrats pour les banques. C’est pourquoi ce marché est fortement concurrentiel, surtout avec l’arrivée des néobanques qui portent un discours très percutant envers cette catégorie de la population. Alors comment vont faire les banques traditionnelles pour regagner l’attention des jeunes ?

Terminés les éléments de langage traditionnels, pour séduire papa et maman. Il faut leur parler avec leurs mots et leurs codes. Comme on peut le constater dans un rapport des tendances pour 2019 de l’agence WeAreSocial, 43% des utilisateurs des réseaux sociaux sont à la recherche de contenus divertissants. On peut le constater avec l’apparition d’une nouvelle forme de marketing viral apparu sur Internet, le “mème”; un effet boule de neige qui favorise les partages.

Provenant du grec ancien, “mimesis” qui signifiait “imitation”, le “mème” d’aujourd’hui pourrait se définir comme un contenu qui sera copié, déformé, partagé rapidement à travers le web peu importe la plateforme ou le format. Tout d’abord apparu sur des réseaux de niche tels que “4chan”, puis vers un public plus large avec les réseaux sociaux Reddit, Twitter, Facebook, Instagram… il a façonné une nouvelle manière de communiquer. Par exemple, le premier youtubeur mondial, sous le pseudo Pewdiepie, en a même fait sa marque de fabrique avec l’émission “meme Review” décryptant chaque jour les meilleurs contenus disponibles sur le web. Reconnu comme un influenceur important, Pewdiepie s’est vu proposer une collaboration en 2019 avec Elon Musk le patron de Tesla et Space X, lui-même étant un grand fervent de la culture du “mème”.

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BCE : quand politique monétaire et stabilité financière s’opposent

Le Courrier Financier – le 12 juillet 2019 :

Asset Management – Bulle de l’immobilier, explosion de la dette de l’état… En zone euro, les indicateurs économiques sont en berne. Comment politique monétaire et stabilité financière sont-elles devenues antinomiques ? Comment moderniser la politique monétaire européenne ? Morgan Teisset, Consultant senior pour le cabinet Groupe Square, et Aude Couderc, Project Manager chez Vertuo Conseil, partagent leur analyse.

Le 6 juin 2019, la Banque Centrale Européenne (BCE) annonçait qu’elle gardera ses taux d’intérêt historiquement bas 6 mois de plus, « au moins jusqu’au 1 er semestre 2020 ». Une annonce devenue courante depuis la crise des Subprimes de 2008. Rappelons les missions principales de la BCE : d’une part, définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro. Et, sans préjudice à l’objectif de stabilité des prix, apporter son soutien aux politiques économiques, en vue de contribuer à la croissance. D’autre part, superviser le système bancaire européen et s’assurer du respect des réglementations qui pèsent sur les banques.

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Les crypto-monnaies : le successeur du cash ?

The Next Media – le 12 juillet 2019 :

L’innovation et la digitalisation sont à l’origine de profonds changements dans nos habitudes et ont tendance à être désignées comme responsables de la disparition à venir du cash. Mais ce ne sont pas les seules. Les autorités ont elles aussi un rôle majeur dans le devenir de nos monnaies.

Une disparition du cash programmée par les autorités

Les transactions en cash posent un réel problème aux autorités en raison de leur manque de traçabilité et de transparence : qui est la personne à l’origine de la transaction ? Le bénéficiaire ? L’objet/le motif de la transaction ?
Cette opacité des transactions favorise le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme ou encore la fraude fiscale. Ce sont justement ces risques que les autorités cherchent à maîtriser.
Le meilleur moyen pour les couvrir reste de limiter l’utilisation du cash et cela passe par la mise en place de mesures telles que l’abaissement du plafond de paiement en espèces à un professionnel (1000€ contre 3000€ auparavant), la déclaration obligatoire à la douane pour tout transfert à l’étranger de plus de 10 000 €, l’arrêt des billets de 500€.

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Quand open source et cloud font bon ménage

Journal du Net – le 09 juillet 2019 :

Alors qu’il y a encore quelques années le Cloud Computing était inconnu de tous, il représente désormais un enjeu majeur du secteur de la high-tech.
Par sa simplicité et son efficacité, le nuage a su s’imposer comme un outil essentiel à même de transformer profondément nos usages, tant personnels que professionnels. Il se voit cependant être à l’origine d’un autre phénomène jusqu’alors contre-nature, à savoir l’ouverture des géants de la technologie à l’open-source.
Si cette évolution silencieuse en passe de devenir une révolution est lourde de sens, il est de raison de s’interroger quant aux motivations d’un tel mariage.

« Linux is a cancer »

Steve Ballmer, ancien CEO de Microsoft, avait ces mots très durs lorsqu’il parlait de Linux et plus généralement de l’open source en 2001.
A l’époque, la vision de ce type de solutions était bien plus négative qu’aujourd’hui pour les plus grands acteurs du marché informatique. Des concurrents aisément accessibles et libres de droits face à des softwares vendus, parfois au prix fort, cela fait quelque peu désordre. Heureusement pour les deux parties, la situation a bien changé.