La RSE, nouvel eldorado de la profitabilité des entreprises ?

Entreprendre.fr – le 14 septembre 2020 :

Du XIXème siècle aux années 2000, en passant par les mouvements sociaux des années 60, le rôle de l’entreprise a évolué, intégrant progressivement des objectifs autres que la profitabilité, et devenant un véritable réceptacle des doléances socio-environnementales. Cependant, autrefois perçus comme une contrainte, la prise en compte des enjeux sociétaux et environnementaux dans la conduite de l’activité – ou RSE – se révèle être une terre d’opportunités par laquelle transite de plus en plus d’entreprises.

La progressive intégration des enjeux sociaux-environnementaux dans la stratégie des entreprises

De la construction des cités ouvrières du XIXe siècle à l’amélioration de l’environnement de travail des ouvriers du XXème siècle, l’aspiration sociale, voire paternaliste de l’entreprise est un concept pluricentenaire. Cette aspiration – volontariste – s’est, au fil des décennies, muée en complément – nécessaire – à l’incapacité des gouvernants à pourvoir aux doléances sociales des gouvernés.

En quoi la culture peut-elle conférer une intelligence utile au Manager ?

Cadre dirigeant magazine – le 9 septembre 2020 :

Voyons ici comment il s’agit, en réalité, d’un véritable atout. En effet, les fruits de l’IC sont nombreux : aisance d’intégration en équipe, meilleures capacités de jugement et prise de décision, plus de réussites dans les négociations, confiance accrue, partage facile d’idées et innovations, plus d’efficacité du leadership.

L’importance de l’intelligence culturelle dans la performance des organisations

Comment le confinement a bouleversé le lien salariés-employeur ?

Dirigeant .fr – le 2 septembre 2020 :

Le 7 mai, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé les détails de la stratégie de déconfinement du pays à compter du 11 mai. Celui-ci sera progressif et entraîne le retour au travail de plusieurs milliers de salariés. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a annoncé que près de 400 000 entreprises pourront rouvrir, dont avec elles plus de 800 000 salariés. Depuis le début du confinement, les entreprises et les administrations doivent repenser le lien salarié-employeur. Ce constat est d’autant plus vrai pour la reprise de l’activité.

L’expérience collaborateur se définit comme étant « la somme des interactions entre un salarié et son employeur ».C’est un sujet d’intérêt croissant pour les entreprises et sera au centre des préoccupations des directions des ressources humaines après le déconfinement. Quels bouleversements seront observés et comment repenser l’expérience collaborateurs tout en assurant leur sécurité ?

Avant l’arrivée du Covid-19, l’expérience collaborateurs représentait déjà une source valeur importante

Impacts de la Covid-19 sur la Relation Client.

Marketing professionnel – 27 août 2020 :

Le confinement associé à la crise du COVID-19 est une opportunité pour réaffirmer toute l’importance du support client dans la chaine de valeur CRM. Face à l’afflux sans précédent des demandes d’information, d’annulation ou de remboursement, certains secteurs comme le tourisme ou l’assurance ont vu leur service clients exploser. Dans un contexte d’incertitude économique et sanitaire, ces organisations doivent anticiper au plus vite les crises à venir, en renforçant notamment leur dispositif omnicanal basé sur l’intelligence artificielle.

Merci de patienter…

Le marketing du gratuit.

CBNews – le 25 août 2020 :

Soucieux d’économiser du budget, adeptes des bonnes astuces ou parfois tout simplement par manque d’alternatives, de nombreux individus s’adonnent à la tendance du gratuit.

Pour ces consommateurs à la recherche de bonnes affaires, les sites vendant leurs produits à bas prix et ayant une stratégie Marketing très attractive (comme Wish, AliExpress ou encore Joom…) sont de véritables terrains d’exploration. Les plus aguerris sont également adeptes des sites où tout est gratuit !

Geev.com, donnons.org ou toutdonner.com sont des sites de dons entre particuliers : l’internaute utilise la barre de recherche ou précise sa zone géographique pour trouver l’objet convoité, puis il découvre l’annonce et la photo et après quelques échanges sur la messagerie interne du site, il rencontre son propriétaire et récupère son don.

BCE : les limites de l’efficacité d’une politique monétaire et fiscale obsolète.

Economie Matin – le 22 août 2020 :

Le 18 mars dernier et à l’instar de la Chine, l’Australie, les États-Unis, l’Angleterre et le Japon, la Banque Centrale Européenne (BCE) annonçait la mise en place d’une série de mesures visant à soutenir à la fois les entreprises et les gouvernements d’Europe, touchés de plein fouet par la crise sanitaire.

Politique monétaire européenne : peu d’innovation

Retour au travail, retour à la normale ?

Entreprendre.fr – 03/08/2020

Tribune.Le point culminant de la crise sanitaire étant pour le moment passé et les mesures sanitaires s’assouplissant progressivement, les annonces de « retour au travail » ne cessent de se multiplier.

Que ce soit par le biais du gouvernement, des organisations patronales et même syndicales ou de dirigeants d’entreprise qui expliquent avec conviction les bienfaits de la vie de bureau : cohésion d’équipe, intelligence collective et culture d’entreprise en sont les principaux éléments de langage.

Pourtant, malgré ces appels et arguments répétés, les entreprises ont du mal à faire revenir tous leurs salariés dans leurs bureaux. Si la situation sanitaire et la peur des transports en commun peuvent expliquer quelques cas, elles ne peuvent en expliquer la majorité.

Les collaborateurs réticents, essentiellement des cadres et cadres supérieurs, partagent quelques certitudes et beaucoup d’inquiétudes.

Le quick and dirty, une approche si peu recommandable ?

Economie Matin – le 14 août 2020 :

« Il n’y a pas de problèmes, il n’y a que (différents types de) des solutions »

Au plus fort de la crise du Covid-19, deux visions opposées de la réponse médicale à apporter ont été proposées et (largement) débattues. La première vision, dite conventionnelle, s’inscrit dans un cadre très précis et s’appuie sur le principe de précaution. La deuxième repose quant à elle sur un protocole médical plus rapide et axé sur l’expérimentation.

Dans les deux cas cette opposition renvoie à une question aussi vieille que l’Humanité : Comment résoudre un problème avec un rapport bénéfice/effort qui soit le plus optimal possible ? Tout dépend du contexte. Pour un chasseur du Paléolithique, l’enjeu principal consistait à se maintenir en vie. Un chef de projet ou un planificateur tentera de répondre à cette question en tenant compte de paramètres tels que les délais, le budget ou les risques. Pour un médecin confronté à une urgence sanitaire, apporter une réponse optimale est en revanche beaucoup plus complexe.

Si à ce jour le débat n’a pas encore été tranché, nombre de pays ont toutefois fait le choix d’opter pour un protocole médical qui semble avoir été pensé et expérimenté en mode « urgence ». Peu conventionnelle, cette approche a en effet fait couler beaucoup d’encre et certains commentateurs ont même parlé « d’approche quick and dirty ». De quoi s’agit-il vraiment ? Appellation peu amène signifiant littéralement « rapide et sale », le quick and dirty (Q&D) est généralement associé à un travail dégradé, peu satisfaisant voire déceptif, car exécuté à la va-vite.

Le « mal aimé » de la gestion de projet

Apparu dans le secteur industriel anglo-saxon au courant des années 1930, le vocable Q&D s’est d’abord répandu dans le domaine scientifique pour ensuite atteindre le monde du développement informatique où il a été utilisé pour désigner toute solution dite « de contournement » et/ou s’inscrivant dans une logique de test. Par la suite, dans le domaine du management et de la gestion de projet, le Q&D s’est vite taillé une réputation de solution peu conventionnelle, conçue hâtivement et sans soin particulier mais qui possède toutefois le mérite de proposer une solution – même partielle – à un problème donné.

Afin de clarifier ce concept, il semble important de définir un cadre théorique, car faire le choix d’une solution Q&D revient au final à adopter une approche de travail particulière. Concrètement, il s’agit de prendre en compte et d’évaluer plusieurs enjeux ou dimensions :

Le risque. Développer une solution dans une configuration où pèsent des contraintes de coût et de délai comporte des risques. Le niveau d’acceptation de ce niveau de risque détermine in fine la propension à s’orienter (ou non) vers une approche Q&D.

La pérennité. Sauf s’il s’agit d’un test, une solution non pérenne représente un coût pour l’entreprise. Faire le choix d’accepter une solution de ce type mais qui répond à un ou plusieurs objectifs déterminés va dans le sens d’une approche Q&D.

La pertinence. Contourner ou éviter un problème implique parfois de ne pas adresser le cœur de la problématique. Toutefois, récupérer des éléments de réponse parcellaires mais suffisamment pertinents s’insère dans la logique Q&D.

Le périmètre. Couvrir une partie seulement du périmètre revient de prime abord à laisser des « trous dans la raquette ». Néanmoins, concentrer son action sur les parties du périmètre les plus significatives peut se révéler judicieux et cohérent avec la philosophie Q&D.

Le contexte comme variable indispensable

Ne faisant pas partie du club très fermé des approches de management prestigieuses, force est de constater que plusieurs méthodologies reconnues ont toutefois intégré une partie de sa philosophie. Il en va ainsi de l’Agile ou du Lean Startup dans lesquelles le « prototype » (ou MVP pour Minimum Viable Product) développé et livré ne représente pas le produit final mais une solution devant répondre aux attentes du client à un stade donné. Les ressources et l’effort nécessaires au développement sont donc calibrés et optimisés à cette fin.

Un chef de projet est régulièrement confronté à des imprévus pouvant impacter son planning ou son budget : rajout dans le plan de travail d’un livrable ou d’un document non prévu initialement, arrivée d’une « demande (très) urgente » à traiter dans des délais très courts, etc. Qu’il s’agisse d’un prestataire externe ou d’un collaborateur interne, le choix s’avère parfois cornélien : réallouer des ressources pour traiter la nouvelle demande (au risque de perturber la conduite du projet) ou ne pas tenir compte du niveau de priorité de la demande (et générer une insatisfaction de la part du donneur d’ordres)…

C’est là que l’inventivité du chef de projet intervient. En accord avec le donneur d’ordres, une (re)mise en contexte doit permettre d’évaluer le niveau réel des attentes liées à la demande en s’appuyant particulièrement sur la mise en relief des objectifs et des enjeux. Validée conjointement, la spécification des attendus permet alors un dosage de l’effort requis pour délivrer ce qui est réellement attendu.

Résultat : le client ne perçoit pas de dégradation par rapport à ses attentes initiales. Il s’attend à voir livré ce qu’il estime être indispensable pour lui à ce moment-là. Qu’il s’agisse d’un prototype ou d’une maquette, il dispose d’une ébauche du résultat final et peut se projeter tout en disposant d’une base de discussion pertinente. Les prochaines étapes quant à elles lui permettent de visualiser la trajectoire vers le résultat final.

Du « quick and dirty » au « quick and smart »?

Tel Janus, le Q&D possède deux visages. Une analyse du concept démontre que loin d’être limité à un travail en mode dégradé il peut au contraire se révéler être un outil très pertinent.

Qu’il s’agisse d’une présentation attendue par le Management à J+1 ou d’écrans à faire valider rapidement, le Q&D ne doit en effet pas être livré à lui-même. Le risque à ce niveau est de générer une insatisfaction due au décalage entre les attentes et la solution proposée. A l’opposé, intégré dans une mini-approche dans laquelle les enjeux sont évalués et la remise en contexte clarifiée, le processus de production de la solution est alors sous contrôle.

Les bénéfices pour le donneur d’ordres sont alors nombreux : conformité par rapport aux attentes, base de travail permettant de procéder à d’éventuels ajustements, visibilité concernant les prochaines étapes, etc. Surtout, pour un chef de projet dont la capacité à faire se voit soumise à des contraintes plus ou moins fortes, le risque de frustration (et donc d’insatisfaction) est évacué.

Dans un monde où tout s’accélère et où agilité rime avec efficacité, le Q&D apparaît comme un outil malin et facile d’accès dès lors que l’on sait comment en tirer le meilleur. Alors pourquoi s’en priver ?

De Abdou Filali Ansary, senior manager Square

 

En filigrane de la crise sanitaire inédite, des certitudes idéologiques remises en cause.

Economie Matin – le 3 août 2020 :

S’il est certain que nos vies quotidiennes seront impactées durablement par cette crise, sur les plans politique et économique des changements sont également d’ores et déjà perceptibles. S’agit-il simplement d’effets de bord issus d’une gestion de crise inédite ou bien assistons-nous à une remise en cause de certains paradigmes perçus jusque-là comme inébranlables ? Comme en écho aux cours d’économie de première et de terminale, la crise du covid-19 vient nous interpeler sur le rôle de l’Etat en tant que garant de la sécurité et du bien-être de la Nation.

L’Etat en tant que « sauveur de la Nation » ?

Si plusieurs gouvernements ont vu leur gestion de la crise louée par les médias internationaux d’autres, au contraire ont subi un feu nourri de critiques dès les premières semaines. Largement médiatisées, les pénuries d’équipements médicaux et l’impréparation face à l’épidémie ont de fait placé l’Etat au centre de l’attention médiatique. Si après la crise financière de 2008 les Etats se sont démenés pour apporter des solutions économiques – voire politiques – a posteriori, la crise sanitaire de 2020 a, elle, propulsé les Etats comme acteurs en temps réel, au cœur de l’action. Des Etats dont on attend une forte réactivité, dans un contexte où la crise sanitaire de départ s’est rapidement muée en une crise protéiforme.

L’aérien s’en sortira-t-il par le haut ?

L’Usine Nouvelle – le 2 août 2020 :

Condition essentielle pour la reprise du tourisme international, le redémarrage du secteur aérien soulève plusieurs questions. Les images des avions parqués sur les tarmacs se sont multipliées et chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles concernant les difficultés d’une compagnie ou d’une autre. Le secteur in fine se relèvera mais le paysage changera drastiquement, estime Amal Benali, consultante Square spécialisée en pilotage de la performance et transformation digitale.

Des coûts fixes élevés dans un secteur déjà sous pression

Pour faire face à la concurrence féroce du low-cost, plusieurs compagnies aériennes ont dû ces dernières années profondément revoir leur politique tarifaire et modèle de coûts. Certaines, y compris Air France[1]ont également investi dans les solutions énergétiques alternatives, comme les carburants durables d’aviation, pour apporter une réponse concrète aux enjeux environnementaux et contrer le mouvement Flygskam (“honte de prendre l’avion”) né en Suède en 2018.