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Voyageurs solos : quelles opportunités pour les marques ?

Quotidien du tourisme – le 17 octobre 2019 :

 

D’après une récente étude réalisée par Momondo, la tendance aux voyages ou séjours de vacances en solitaire est en hausse constante depuis plusieurs années. Elle représente une opportunité à fort potentiel pour les professionnels du tourisme, qui peinent cependant à s’adapter aux attentes de cette demande. Laura Wimel, consultante pour le groupe Square Management, nous donne son éclairage.

En 2017, 60% des adultes déclaraient avoir déjà voyagé seul et 18% y réfléchissaient très sérieusement (étude annuelle Momondo).

Une tendance à la hausse…

Mais qu’entend-on par « voyageurs solos » ? Il faut tout d’abord distinguer les voyageurs qui voyagent en individuel, de ceux en groupe d’individuels. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les voyageurs solitaires ne sont pas uniquement des célibataires qui voyagent seuls. Ils peuvent aussi concerner des individus dont les partenaires ou amis ne partagent pas les mêmes intérêts ou ne peuvent pas prendre de congés sur la même période.

Les voyages solos sont aussi moins marqués par les effets de saisonnalité et sont globalement plus fréquents tout au long de l’année. Ayant des contraintes organisationnelles moins fortes que la plupart des foyers, ils sont de fervents adeptes de la réservation de dernière minute. Lorsqu’ils voyagent avec un groupe d’individuels, les solos plébiscitent largement les activités et animations proposées et ont parfois un rôle de fédérateur, allant facilement vers les autres voyageurs. En outre, Réseau Veille Tourisme a constaté auprès de différents hôteliers que « les voyageurs solos constituaient une clientèle qui dépensait beaucoup lors de leurs séjours ». Ipsos caractérise d’ailleurs les voyageurs autonomes comme susceptibles de percevoir des hauts revenus, dont l’âge est compris entre 25 et 49 ans et représentant par définition une cible à fort potentiel pour les professionnels du tourisme (2016).

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Marketing alimentaire : comment retrouver la confiance des consommateurs ?

eMarketing.fr – le 17 octobre 2019 :

 

En pleine défiance des consommateurs sur la qualité des produits et la transparence des circuits, la grande distribution et les marques agro-alimentaires n’ont d’autres choix que d’évoluer… Et celles qui saisiront cette opportunité pour changer leur image sortiront gagnantes de cette crise.

Le divorce semble consommé entre consommateurs et grande distribution au sujet de la transparence et de la qualité des produits. D’après une étude réalisée par le groupe Kantar TNS en janvier 2018, 70% des Français estiment que les entreprises ne sont pas respectueuses des consommateurs et un quart n’ont pas confiance en la qualité des produits alimentaires. Plusieurs scandales et crises alimentaires, dont celui des « lasagnes » à la viande de cheval en 2013, ont contribué à créer un fort sentiment de défiance vis-à-vis de l’alimentation. Aujourd’hui, la composition des aliments, leur production et leur origine font part d’une forte prise de conscience et de position de la part des consommateurs. La santé, l’éthique et le responsable s’avèrent être la condition absolue au succès d’un produit alimentaire. L’industrie agroalimentaire a donc décidé de redoubler d’efforts afin de rétablir le lien de confiance l’unissant aux consommateurs, mais de quelle manière?

Consommateur averti et méfiant

La nouvelle communication prônée par le secteur agroalimentaire vient d’une profonde remise en question des modes de consommation des consommateurs. La tendance générale tend vers une consommation limitée des produits transformés et industriels. Ce nouvel engagement se traduit par une volonté d’intégration des consommateurs au sein du processus de validation de la qualité des produits. Intéressons-nous à la marque « collective » des consommateurs, cette société composée de consommateurs a pour but de redonner le pouvoir au client en élaborant leurs propres produits selon un cahier des charges strict à renseigner en ligne. Ils vont même jusqu’à définir le prix et votent pour les produits à élaborer. Sollicitant des producteurs, ils travaillent uniquement avec des exploitations à taille humaine et raisonnée et commercialisent leurs produits en grandes surfaces à des prix raisonnables tout en assurant un juste prix pour les producteurs. Au-delà de ces initiatives, les nouvelles technologies par le biais des applications viennent en aide aux consommateurs pour les guider en magasin en analysant les produits et leur impact sur la santé et proposent des produits alternatifs à l’utilisateur comme c’est le cas de la jeune start-up française YUKA. Les consommateurs sont donc en constance éveil dans les grandes surfaces pour sélectionner leurs produits et se détourner si possible des produits trop transformés.

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La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

RiskAssur – le 07 octobre 2019 :

Qu’est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l’image du Bitcoin. Cependant, ses applications s’étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C’est désormais à l’assurance d’en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l’utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l’inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l’utilisation des données personnelles ou encore l’eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n’abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d’acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d’auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d’échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L’acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l’entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

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Une digitalisation au service de la décentralisation est-elle possible ?

Le Monde – Le 03 octobre 2019 :

Alors que l’Etat tente de redonner davantage d’autonomie aux régions, vingt des quarante plus grandes entreprises françaises conservent leurs sièges à Paris. Un chiffre qui monte à trente-trois si l’on prend en compte toute l’Ile de France. Avec près de la moitié des postes de cadre situés dans la capitale, doit-on se réjouir de l’attractivité de Paris ou bien s’interroger sur l’importance de la centralisation en France ? Le digital pourrait favoriser la décentralisation, mais au contraire, il semble renforcer le contrôle de Paris sur ses provinces.

Paris bondé, Paris cher, Paris désagréable ?

Paris est la grande gagnante de l’exode rural, un flux migratoire qui a largement contribué à vider de nombreuses régions de leurs forces vives. Historiquement, la capitale centralise toute l’activité économique, administrative et sociale française. Elle attire toujours plus de jeunes afin d’alimenter le marché de l’emploi en pleine croissance.

A l’instar d’une majorité de mégalopoles, Paris est victime de son succès. Les retours de bâton sont plus problématiques : densité urbaine, augmentation du coût de la vie et des loyers, déconnexion d’avec la nature. Ajoutons à cela ce sentiment diffus qu’habiter dans le béton entre en contradiction avec les aspirations des êtres biologiques que nous sommes. De même, s’engager dans une fuite en avant dans le seul but de maintenir son niveau de vie créée un certain nombre de pathologies (burn-out, anxiété chronique, etc.). Du point de vue du parisien « de souche », c’est le prix à payer pour vivre dans la ville Lumière. Pour les autres, c’est un compromis difficilement acceptable, à condition bien sûr d’être en position de réellement choisir son avenir.

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Le LIBRA peut profondément bouleverser le monde financier, commercial et politique

Economie Matin – le 28 septembre 2019 :

Le 18 juin 2019, Facebook a annoncé le lancement de sa monnaie virtuelle, appelée Libra, dont le déploiement est prévu pour 2020. Bien que les modalités précises ne soient pas totalement connues, nous en connaissons les grands contours.

Libra, la nouvelle monnaie virtuelle lancée par Facebook

La valeur du Libra sera basée à la fois sur un panier de devises stables telles que le dollar ou l’euro et sur une « réserve de Libra » gérée par la Libra Association qui est une « approche similaire à la façon dont ont été introduites d’autres monnaies par le passé » (communiqué de la Libra Association). La Libra Association, organisation à but non lucratif basée à Genève, aura pour rôle de gérer le Libra et ce de manière indépendante de Facebook.

À l’heure actuelle, une vingtaine d’entreprises sont déjà partenaires, dont Spotify, eBay, Booking, Visa, PayPal ou encore Calibra, la plus grande place boursière de bitcoins au monde. Ces entreprises sont membres de la Libra Association, au même titre que Calibra (entité crée par Facebook) et garantissent l’indépendance de l’association vis-à-vis de Facebook.

La crainte du Congrès américain, sur fond de risques systémiques et de mise en danger de la stabilité financière américaine et mondiale

Deux semaines après l’annonce de Facebook, le Congrès, dans une lettre ouverte parue le 2 juillet dernier, demande à « Facebook et ses partenaires de suspendre immédiatement son projet sur le Libra » le temps d’étudier les risques potentiels de cette monnaie pouvant « conduire à un tout nouveau système financier mondial basé en Suisse et faisant concurrence avec la politique monétaire américaine et au dollar » (communiqué du Congrès américain).

En effet, les nombreuses zones d’ombres actuelles qui entourent le Libra ne rassurent pas le Congrès américain préoccupé par les enjeux de « vie privée, de commerce, de sécurité nationale et de politique monétaire non seulement pour les plus de deux milliards d’utilisateurs de Facebook partout dans le monde, mais également pour les investisseurs, consommateurs et plus globalement pour l’ensemble de l’économie mondiale ». Ajoutés à cela, les risques en matière de blanchiment d’argent et de lutte contre le terrorisme que soulèvent le Libra.

De plus, l’affaire Cambridge Analytica ayant ébranlé les élections présidentielles américaines de 2016 ne joue pas en la faveur de Facebook dans un climat actuel de méfiance et de prudence vis-à-vis de la protection des données.

Enfin, le Libra pourrait remettre en cause l’extraterritorialité du droit américain. En effet, en 1977, les États-Unis votent le « Foreign Corrupt Practices Act » (FCPA) portant sur la corruption des agents étrangers qui vise à lutter contre la corruption d’entreprises et multinationales américaines endehors du territoire américain ; et par le biais notamment de l’OCDE en 1997, celle-ci s’applique à tous les pays membres de l’organisation (dont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Irlande). Dès lors, les États-Unis disposent d’une arme redoutable dans la lutte contre la corruption, car même une affaire ayant lieu en-dehors du territoire américain peut être condamnée, telles que l’’utilisation du dollar ou encore d’un service ayant un lien avec les États-Unis (i.e. utilisation d’une boîte Gmail pour des échanges, dont certains serveurs se trouvent sur le territoire américain) qui sont soumis à la juridiction américaine.

Ainsi, le Libra constituant une monnaie d’échange gérée de manière (supposément) indépendante de Facebook par la Libra Association basée à Genève, il devient donc potentiellement envisageable pour une entreprise étrangère de commercer librement avec un pays sans craindre d’éventuelles retombées des États-Unis.

Quelles opportunités pour les banques françaises ?

Sous réserve des éventuels changements apportés au Libra dans les jours et semaines à venir, les banques françaises peuvent avoir de belles opportunités commerciales, financières et de développement avec le Libra.

Tout d’abord, elles pourraient intégrer le Libra dans de nouvelles offres commerciales dans le but d’attirer de nouveaux clients plus enclins aux nouvelles technologies et recherchant de la rapidité, du confort et de la simplicité.

Aussi, le Libra en tant que monnaie virtuelle peut être un moyen de concurrencer des services de paiement en ligne occupant une part de marché de plus en plus importante. En effet, en intégrant la monnaie de Facebook, les banques permettront à leurs utilisateurs de procéder à des transactions entre eux de manière rapide, pratique et sans-délai.

Enfin, d’un point de vue plus global, et à condition que l’ensemble des acteurs mondiaux utilisent le Libra, celle-ci peut avoir un impact important sur les charges des entreprises avec fin des commissions interbancaires ou la fin des coûts de transactions en devises liées au taux de change (i.e. les compagnies aériennes françaises achetant leur kérosène dans une devise étrangère).

Les enjeux majeurs pour les banques sont donc à la fois de cibler les meilleures opportunités à venir et nouer les partenariats adéquats pour intégrer au mieux le Libra dans leur développement, dont le bouleversement peut être fort.

Par Christopher Ly, consultant Square

 

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Demain, la banque sera ecology centric

Les Echos – le 30 septembre 2019 :

LE CERCLE – Face au dérèglement climatique, les acteurs bancaires prennent progressivement leurs responsabilités en adaptant leur activité. Cependant, l’atteinte de l’objectif 1,5°C en 2050 ne sera possible que par la pérennisation d’une activité bancaire durable nécessitant une transformation majeure de leur business model.

Ce renouvellement se traduira par un nouveau paradigme consistant à placer l’écologie et le développement durable en priorité de chaque pan de l’écosystème bancaire. À l’instar des approches « Data Centric » ou « Customer Centric », les acteurs bancaires de demain doivent se réinventer en Banques Ecology Centric Intégrer le développement durable au coeur d’un business model bancaire et financier innovant.

Le coeur de métier de la banque ecology-centric consiste à maximiser la performance écologique des actifs qu’elle gère, sous contrainte de maintenir un niveau de rentabilité acceptable. À cette fin, elle doit adapter son business model pour insérer la performance écologique dans le calcul du risque et des taux directeurs et elle doit catalyser l’offre d’épargne court terme vers une demande de financement long terme destinée à des investissements dont l’impact écologique est positif. La banque joue en effet un rôle clé dans le financement de l’écologie, car elle permet de collecter de l’épargne principalement à court terme, pour l’injecter dans des financements écologiques et durables, principalement à long terme.

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Le fair-play financier au coeur du football français

Sport Stratégie : hebdomadaire du 30 septembre au 6 octobre 2019

Souvent moqué pour sa compétitivité, le championnat français peine à attirer des joueurs de classe mondiale dans un contexte où les flux de liquidités deviennent de plus en plus importants. Le fair-play financier a encore joué un rôle déterminant dans le cadre du recrutement réalisé par les clubs français.

10 ans plus tard…

Face à la dégradation de la situation financière des clubs de football européens, le fair-play financier a été mis en place par l’UEFA en septembre 2009. L’objectif de l’UEFA étant d’assainir le bilan des clubs en imposant aux clubs un équilibre entre leurs dépenses et leurs revenus.
Depuis 10 ans, la situation financière des clubs a évoluée et le fair-play financier s’appuie principalement sur le ratio « Dettes/Revenus » afin de juger les clubs et ainsi mettre en place des plans de redressement. Aujourd’hui, ce ratio s’élève, en moyenne, à hauteur de 35% contre 65% avant la mise en place du fair-play financier.
Toutefois, ce règlement a mis en difficulté de nombreux clubs au point que ces derniers soient sanctionnés par l’UEFA. On retrouve différents niveaux de sanctions en fonction de la situation du club. Les sanctions peuvent prendre la forme d’une amende, ce qui est le cas de Braga qui a écopé de 20 M€ d’amende en 2015 et du PSG qui a été sanctionné de 60 M€ d’amende en 2017, une interdiction de recrutement comme pour Chelsea qui est privé de recrutement cette année, la réduction du nombre de joueurs inscrit lors d’une compétition européenne comme le Sporting Portugal en 2017 et l’OM pour la saison 2020-2021. La sanction la plus préjudiciable pour un club reste l’exclusion des compétitions européennes comme cela fut le cas pour Malaga en 2013 pour une durée de 3 saisons, l’Etoile Rouge de Belgrade en 2014 et le Milan AC pour cette saison.

L’OM et le PSG dans le viseur du fair-play financier

Le football français, notamment l’OM et le PSG, est mis en difficulté par le fair-play financier. L’Olympique de Marseille connait des difficultés financières depuis de nombreuses années sans arriver à trouver de véritables solutions. L’UEFA et l’OM ont malgré tout réussi à trouver un accord mettant en avant un plan de redressement allant jusqu’en 2023 auquel vient s’ajouter une amende de 6 M€. Ce plan de redressement comprend plusieurs paliers notamment celui de ne plus être en déficit d’ici 2021. L’Olympique de Marseille devra réussir à remplir les exigences du fair-play financier tout en menant à bien son objectif qui est de jouer à nouveau un rôle majeur dans le championnat de France.
Un temps oublié par l’UEFA, le PSG est de nouveau ciblé par le fair-play financier suite aux acquisitions de Neymar et Mbappé en 2017 pour un montant total dépassant les 400 M€. La situation du PSG est scrutée par de nombreux clubs européens qui attendent des sanctions envers le club parisien suite aux pratiques réalisées par ce dernier. En cause, les différents contrats de sponsoring du PSG dont la valorisation est subjective et donc contestable. Le président de la ligue espagnole, Javier Tebas, ira même plus loin en dénonçant les contrats de sponsoring du PSG comme étant de faux contrats afin de dissimuler l’argent provenant de l’état Qatari.

Un été sous haute-surveillance

Le mercato clôturé au 1er Septembre à 23h59 reflète parfaitement la contrainte du fair-play financier pour ces deux clubs.
En effet, l’OM étranglé par sa masse salariale et contraint par le fair-play financier a été très discret sur le marché des transferts cet été en comptant uniquement trois arrivées. Pire, l’OM a failli être en incapacité de boucler le recrutement de sa dernière recrue, à savoir Valentin Rongier. En effet, durant les dernières heures du mercato, le néo-marseillais a été contraint de repartir à Nantes suite à un désaccord entre les deux clubs concernant un pourcentage de revente reversé au club nantais lors d’une future vente du joueur par l’Olympique de Marseille. Cet élément peut correspondre à un détail pour un club ayant une bonne santé financière mais il représente un véritable enjeu pour une équipe comme l’OM dans le viseur du fair-play financier. Le FC Nantes et l’OM trouveront finalement un accord dès le lendemain pour transférer le joueur en tant que joker.
Le Paris Saint-Germain a, quant à lui, été préoccupé durant tout l’été par l’avenir de Neymar. En effet, le joueur en provenance du FC Barcelone en 2017 pour un montant de 222 M€ souhaitait absolument repartir en catalogne. Toutefois, le poids du fair-play financier a rendu cette transaction impossible. En effet, de nombreux clubs tels que le Real Madrid, la Juventus et le FC Barcelone ont semblé être intéressés par le joueur. Toutefois, seul le FC Barcelone a formulé une offre concrète et a réussi à trouver un accord avec le PSG afin de ne pas payer l’intégralité du transfert en liquidité via une proposition comprenant 130 M€ accompagnés de l’acquisition de Rakitic et Todibo et du prêt de Dembélé.
En ce qui concerne les arrivées, le PSG n’a pas fait de folie cette année en dépensant moins de 100 M€ pour 9 joueurs. Le PSG a favorisé les prêts et l’acquisition de joueurs en fin de contrat. On notera l’arrivée de Mauro Icardi lors des dernières heures du mercato sous forme de prêt payant à hauteur de 5 M€ accompagné d’une option d’achat s’élevant à 65 M€. Ce montage financier permet au PSG de se renforcer tout en restant dans les clous du fair-play financier.

La mise en place du fair-play financier n’aura pas eu de réel impact sur le football français si ce n’est de limiter les investissements du PSG. Les revenus extra-sportifs tels que les droits télévisés en Premier League maintiennent le fossé entre le championnat français et les autres grands championnats européens.
Toutefois, le fair-play financier s’est avéré être un avantage inattendu pour le PSG qui a pu conserver Neymar cet été et permettre ainsi au football français de continuer à développer son attractivité dans une période où les flux de liquidités n’ont pas de limites.

Par Charles-Edouard Monfraix, consultant Square

 

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Assurances de biens et environnement : une nouvelle association fructueuse ?

Environnement magazine – le 30 septembre 2019 :

 

Cette semaine, Thibault Le Garrec, consultant du groupe Square, souligne l’importance pour le secteur des assurances de s’emparer des sujets environnementaux. « L’enjeu pour les assureurs est aujourd’hui de développer de nouvelles offres ou de nouer des partenariats afin de suivre les évolutions du marché et pour diversifier les incitations », estime-t-il.

L’environnement est aujourd’hui au cœur des préoccupations et le rôle des grandes entreprises dans cette transition énergétique est souvent mis en avant. Les assureurs, acteurs clés de l’économie, multiplient les initiatives en faveur de l’environnement à travers l’investissement socialement responsable, le désinvestissement des énergies fossiles ou diverses incitations auprès de leurs salariés.

En revanche, en dehors des produits financiers dits « verts », les offres en faveur de l’environnement proposées aux consommateurs restent rares. Quels sont les freins à l’extension des produits verts sur le marché de l’assurance de biens ? Comment peut-on envisager leur développement ?

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Cryptomonnaies et néo-banques, ou une possible symbiose pour la gestion des risques

Mindfintech – 27 septembre 2019 :

Lionel Lafontaine, consultant senior au sein du groupe Square, estime que les néo-banques pourraient jouer un rôle moteur dans la lutte contre le blanchiment et le développement de l’accès au marché des cryptomonnaies.

On assiste, aujourd’hui, à un mouvement de symbiose fort entre les cryptomonnaies et les néo-banques, qui laisse plutôt perplexe. En début d’année, l’ovni crypto-bancaire Hush, une cryptomonnaie dédiée au financement et au service d’une banque en ligne, disparaissait mystérieusement après avoir lancé son ICO (levée de fonds), ne laissant aux investisseurs que des espoirs déçus, des poches percées et un site web présentant le message suivant : « Hush is coming back soon ».

Toutefois l’association de ces univers (néo-banques et cryptomonnaies) n’est pas forcement si complexe, ni si décevante. Si les banques n’investissent pas dans les cryptos-actifs pour compte propre, elles agissent en tant qu’intermédiaire pour leurs clients et leur ouvrent des portefeuilles de crypto-monnaies. Ce service d’intermédiation est plutôt simple et offert par quelques acteurs. Certaines banques traditionnelles à l’étranger s’y sont mises (Maerki Baumann et la banque Falcon en Suisse) et les néo-banques se positionnent sur le créneau, Revolut en tête.

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Le risque opérationnel, l’enjeu réglementaire phare pour les néo-banques

Journal du net – 26 septembre 2019 :

Depuis une dizaine d’années, avec l’essor de la digitalisation et notamment celle des services financiers, nous assistons à la naissance de nouveaux acteurs sur le marché bancaire français et européen : les néo-banques. Ces établissements, proposant des services financiers de type dépôts et moyens de paiement, ont, pour la plupart, reçu une licence bancaire dans l’Union Européenne. A l’instar des deux plus connues au niveau européen, N26 et Revolut, elles ne proposent que très marginalement des services de crédit, tout du moins sur le marché français, et n’effectuent pas d’opérations de marché, à l’inverse des banques traditionnelles.

Ainsi, dans le cadre de la réglementation bâloise, qui vise à couvrir, par un niveau minimum de fonds propres, les risques auxquels les banques sont exposées, et du fait de leurs activités spécifiques ces établissements ne sont pas, ou peu, soumis aux risques de crédit et de marché. Cependant, leur exposition au risque opérationnel pourrait représenter un enjeu majeur. Dans la réglementation bâloise, ce risque opérationnel se définit par un risque de perte liée à une défaillance des procédures, du personnel ou des systèmes internes. Concrètement, cela prend donc en compte les risques fraudes, de dysfonctionnement des systèmes et des processus ou encore de dommages corporels. Sur ces problématiques-là, les néo-banques sont bel et bien exposées, et peut-être plus encore que les banques traditionnelles. Sans un cadre adapté et des investissements correctement positionnés, ce qui fait la force des néo-banques aujourd’hui pourrait bien devenir une faiblesse.