Attend-on vraiment de son assureur qu’il soit innovant ?

Journal du Net – le 21 janvier 2020 :

Le marché de l’assurance connait une véritable révolution ! La concurrence s’accroit avec l’arrivée de nouveaux acteurs de l’assurtech et les modes de consommation (mobilité, besoin d’instantanéité, etc) évoluent à vitesse grand V, ce qui pousse les grandes institutions à s’adapter rapidement aux nouveaux usages et aux nouveaux acteurs. Mais concrètement, un assureur doit-il vraiment être innovant pour satisfaire sa clientèle ?

Pour commencer, il est important de comprendre que l’innovation est privilégiée par tous les genres, tous les âges et toutes les catégories socio-professionnelles chez les consommateurs. Cependant, l’innovation est souvent réduite à une dimension simplement technologique. A l’opposé d’un gadget, il est primordial qu’elle réponde à un besoin. C’est pourquoi les innovations les plus plébiscitées sont surtout celles qui facilitent le parcours client. Parmi elles, on retrouve la signature électronique qui a véritablement bouleversé les parcours clients dans le secteur assurantiel et bancaire. Sans forcément être leader de l’innovation, il est important de ne pas perdre de vue les nouveautés. L’innovation a surtout pour but d’attirer de nouveaux clients. La proposition d’un nouveau produit ou service donne un avantage concurrentiel qui peut favoriser le changement de produit/service ou de fournisseur chez le client. C’est principalement cette raison qui pousse les assureurs à investir dans la recherche et le développement.

Smart Contract et assurance : menace ou opportunité pour l’intermédiation ?

Riskassur – N°600 :

Les 17 et 18 septembre derniers ont eu lieu les traditionnels rendez-vous des Journées du Courtage. Cet événement, ayant réuni 180 professionnels et plus de 10 000 visiteurs, a été le terreau d’échanges autour des sujets d’actualités touchant l’assurance et le courtage.

Cependant, certains sujets majeurs pour la profession tels que la blockchain ainsi que ses impacts n’ont que peu été évoqués. Or, depuis son émergence en 2008 en tant qu’élément de base des cryptomonnaies, la blockchain et ses applications s’étendent aujourd’hui à tous les domaines, et notamment à l’assurance. La disruption engendrée par cette technologie n’est pas sans effet sur les business models, processus et pratiques traditionnelles de l’assurance.

Le smart contract : opportunité pour les assureurs, menace pour les intermédiaires ?

Le smart contract fait partie, avec le transfert d’actifs et la constitution de registres de traçabilité des actifs, des 3 applications possibles de la blockchain en assurance. En effet, le smart contract ou contrat intelligent est un protocole informatique exécutant de manière autonome, grâce à un tiers de confiance appelé « oracle », des conditions sommairement définies par ses concepteurs. Sur un contrat d’assurance, lesdites conditions peuvent être, par exemple, celles du déclenchement de la garantie.

Open insuring : menace ou opportunité pour les acteurs historiques ?

Journal du Net – le 12 novembre 2019 :

Après l’open banking, place à l’open insuring, l’ouverture des données des clients des assureurs à des services tiers.

L’ouverture des données bancaires à des services tiers, l’open banking, a fortement modifié l’industrie bancaire ces dernières années. Cette évolution du secteur, encadrée par la directive DSP2, a permis aux fintech de se développer et de prendre des parts de marché aux banques traditionnelles. Cette ouverture des données clients menace désormais les assureurs. Une évolution de la réglementation est-elle est une menace ou une opportunité pour les assureurs traditionnels ? Comment peuvent-ils contrer les assurtech et autres Gafa ?

La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

RiskAssur – le 07 octobre 2019 :

Qu’est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l’image du Bitcoin. Cependant, ses applications s’étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C’est désormais à l’assurance d’en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l’utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l’inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l’utilisation des données personnelles ou encore l’eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n’abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d’acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d’auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d’échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L’acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l’entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

Assurances de biens et environnement : une nouvelle association fructueuse ?

Environnement magazine – le 30 septembre 2019 :

 

Cette semaine, Thibault Le Garrec, consultant du groupe Square, souligne l’importance pour le secteur des assurances de s’emparer des sujets environnementaux. « L’enjeu pour les assureurs est aujourd’hui de développer de nouvelles offres ou de nouer des partenariats afin de suivre les évolutions du marché et pour diversifier les incitations », estime-t-il.

L’environnement est aujourd’hui au cœur des préoccupations et le rôle des grandes entreprises dans cette transition énergétique est souvent mis en avant. Les assureurs, acteurs clés de l’économie, multiplient les initiatives en faveur de l’environnement à travers l’investissement socialement responsable, le désinvestissement des énergies fossiles ou diverses incitations auprès de leurs salariés.

En revanche, en dehors des produits financiers dits « verts », les offres en faveur de l’environnement proposées aux consommateurs restent rares. Quels sont les freins à l’extension des produits verts sur le marché de l’assurance de biens ? Comment peut-on envisager leur développement ?

Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?

L’Agefi – 12 septembre 2019 :

Dix ans après la crise, selon une étude de la Fédération Française de l’Assurance, le coût cumulé des sinistres liés à la sécheresse devrait augmenter de plus de 160% sur les 25 prochaines années. Après un été entre épisodes caniculaires, sécheresse et orages dévastateurs, ces statistiques révèlent un risque croissant pour les professionnels, les particuliers mais aussi les assureurs.

Les premières victimes de la sécheresse sont les agriculteurs qui font face aux fortes températures, aux faibles précipitations et aux restrictions d’eau. Autant de facteurs qui détériorent les cultures et aboutissent à des pertes de chiffre d’affaires considérables. Les agriculteurs peuvent cependant être indemnisés, en étant couvert par des assurances multirisques climatiques. Toutefois, ces couvertures assurantielles sont encore jugées insuffisantes notamment en raison des exclusions. Comme pour beaucoup d’assurances, des franchises sont appliquées et les indemnisations ne sont versées qu’à partir d’un seuil de perte de 30%.

Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

Panorama d’initiatives blockchain qui réinventeront les secteurs en 2019

Journal du Net – 9 janvier 2019 :

Est-ce que 2019 sera l’année de la consécration pour la blockchain ? Financements, assurance, documents officiels, santé, services gouvernementaux… De multiples applications concrètes émergent de start-up.

Annoncé en décembre dernier, des parlementaires Français recommandent d’investir pas moins de 500 millions dans la technologie blockchain d’ici 3 ans, d’initier des expérimentations, afin de booster l’attractivité du pays, mais aussi de ne pas rater le coche d’un virage technologique. Car s’il est un mot porteur de changement, d’innovation, et de bouleversement dans tous les secteurs, c’est bien blockchain. Cette technologie qui fête ses 10 ans et sur quoi les crypto monnaies – Bitcoin en tête – sont fondées, est plus que jamais annoncée comme la révolution à venir. Elle sème questionnements et stratégies dans de multiples secteurs, et son usage interpelle. Quelles sont certaines innovations autour de cette technologie ? Panorama d’initiatives recensées dans le monde…

Réinventer l’assurance : quels business models pour demain ?

RiskAssur – 7 décembre 2018

Depuis quelques années, les GAFAM & BATX s’intéressent de près au marché de l’assurance. Selon Reuters, Amazon envisagerait de lancer un comparateur au Royaume-Uni. Le géant aurait déjà commencé à sonder les compagnies européennes.

Dans un contexte de transformation digitale, sociétale et réglementaire, les assureurs français peuvent-ils faire face à l’expansion rapide des majors du numérique ?

Big Data, IoT, IA… L’émergence de technologies disruptives transforme en profondeur le marché de l’assurance. Elle créé de nouveaux besoins et de nouveaux risques. Comment assurer demain les usagers de voitures autonomes ? Comment protéger les entreprises des risques cyber ?

Elle déplace les modes de consommation de la propriété vers le service, développe l’économie du partage et conduit à des changements réglementaires. Les clients attendent désormais personnalisation, simplicité et transparence.

Conscients de la nécessité d’accompagner ces mouvements, les assureurs ont lancé de grands chantiers de transformation digitale.