0 comments on “Open insuring : menace ou opportunité pour les acteurs historiques ?”

Open insuring : menace ou opportunité pour les acteurs historiques ?

Journal du Net – le 12 novembre 2019 :

Après l’open banking, place à l’open insuring, l’ouverture des données des clients des assureurs à des services tiers.

L’ouverture des données bancaires à des services tiers, l’open banking, a fortement modifié l’industrie bancaire ces dernières années. Cette évolution du secteur, encadrée par la directive DSP2, a permis aux fintech de se développer et de prendre des parts de marché aux banques traditionnelles. Cette ouverture des données clients menace désormais les assureurs. Une évolution de la réglementation est-elle est une menace ou une opportunité pour les assureurs traditionnels ? Comment peuvent-ils contrer les assurtech et autres Gafa ?

Quelques chiffres clés de l’assurance qui donnent le vertige !
– 220 milliards d’Euros de cotisations en France répartis comme suit :
– 56 milliards d’euros en assurances biens et responsabilités
– 24 milliards d’euros en assurances santé et accidents
– 140 milliards d’euros en assurances vie
– 40 milliards d’euros de prestations dommages l’an passé
– 46 800 établissements

Objets connectés, intelligence artificielle, big data, blockchain… Ces mots dont nous entendons régulièrement parler dans les médias représentent un véritable défi mais aussi une opportunité pour les assureurs qui font face à une importante révolution numérique et digitale. En effet, ces nouvelles technologies permettent aux assureurs de réagir rapidement face à un sinistre (déclenchement d’assistance, indemnisation rapide voire en temps réel…) mais surtout d’anticiper les sinistres en faisant du prédictif.

Cette analyse prédictive des comportements des assurés repose sur la captation d’un grand nombre d’informations et leur exploitation par des algorithmes en temps réel (information sur la tension et l’activité physique grâce aux bracelets connectés, boîtier connecté afin de connaitre le style de conduite, box domotique connectée afin d’analyser le taux d’humidité et la température des habitations… ) qui permet d’améliorer la connaissance client, de comprendre leur comportement et ainsi anticiper les risques d’accidents tout en diminuant le coût pour les assureurs.

Le nombre de données collectées n’est pas connu mais on peut aisément imaginer que plusieurs milliards de données clients vérifiées et fiabilisées sont détenues par les principaux acteurs.

Couplées au nombre de contrats d’assurances de biens et de personnes en France, ces données représentent une mine d’or pour les acteurs qui souhaitent en tirer profit et bénéficier ainsi d’une part des 80 milliards d’euros de chiffres d’affaires que représente le secteur de l’assurance hors-vie.

Des milliards de données à portée de main, vers un effet Big Brother ?

Face aux nombreuses données collectées par les assureurs traditionnels, les nouveaux entrants : assurtech, fintech, Gafa, Batx et autres plateformes collaboratives tentent de percer sur ce secteur. Contrairement au secteur bancaire et à la mise en place de la DSP2 qui encadre l’innovation et favorise le développement d’API, aucune réglementation n’oblige aujourd’hui les assureurs à ouvrir leurs systèmes d’informations et leur base de données clients fiabilisées à des tiers.

Même si la mise en place de réglementations peut être perçue au premier abord comme un frein pour les acteurs existants, elle représente aussi une opportunité pour les assureurs traditionnels face aux Gafa et autres Batx. En effet, la réglementation permet de challenger les acteurs historiques en matière d’innovation et les pousser à sortir de leur zone de confort. Cette même réglementation peut également imposer la mise en place d’un cadre strict en matière de protection du consommateur. Le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui renforce l’obligation d’information et de transparence à l’égard des personnes dont les données sont traitées, en est un bon exemple. La mise en place d’un registre de traitement des données, le tri des données et leur sécurisation, le devoir d’informations des clients et la gestion de leur droit d’opposition sont autant de « contraintes » qui peuvent être compliquées à gérer par les petites structures ou pour les Gafa qui ont des systèmes d’information beaucoup plus ouverts ou soumis à des réglementations non-européennes.

Enfin une assurance qui me convient !

Outre l’aspect réglementaire, les études montrent que « les français ont confiance en leur assureurset leur sont fidèles à 78% ». Ils ne font pas confiance aux nouveaux acteurs du secteur (start-up, grande distribution, géants du web…) car ils redoutent que leurs données ne soient utilisées à leur insu ou à d’autres fins que celles de l’assurance.

Même si certains assurés se disent prêts à partager une partie de leurs données personnelles (situation familiale, personnelle, habitudes de vie…), une contrepartie est généralement attendue sous forme d’avantage tarifaire de leurs primes d’assurance. Les assurés sont ainsi prêts à menacer leur assureur en brandissant la Loi Hamon, qui facilite et accélère le process de changement d’assureur, si cette réduction de prime ne leur est pas accordée.

La loi Hamon, c’est quoi ?

Cette nouvelle loi s’applique aux contrats d’assurance auto, contrats d’assurance habitation et les contrats complémentaires de bien ou service. Elle offre les possibilités suivantes :

Possibilité de résilier le contrat d’assurance une fois passée la première année d’adhésion
Les clients choisissent la date de résiliation de leur assurance
La réforme touche également l’assurance-crédit (ou « assurance emprunteur »). Le client qui a souscrit une assurance emprunteur peut désormais librement résilier son contrat dans le délai d’un an à compter de la souscription.

La loi Hamon prévoit certaines mesures afin de clarifier les contrats de mutuelle santé en les obligeant notamment à indiquer précisément à quoi correspondent les niveaux de remboursement pratiqués (100 %, 200 %…), notamment via des exemples explicatifs.

Les enjeux pour les assureurs traditionnels sont simples :

  • Continuer à sécuriser l’accès aux données des clients – pour lesquels ils ont dépensé des coûts d’acquisition élevés
  • S’assurer que l’utilisation de ces données respecte bien les réglementations françaises (CNIL) et européenne (RGPD) et ainsi rassurer le client
  • Proposer aux clients des offres innovantes, adaptées en matière de tarification et qui répondent à leurs besoins sans pour autant aller dans une ultra-personnalisation de l’offre qui irait à l’encontre de l’esprit de mutualisation des assureurs
  • Capitaliser sur une expérience client de qualité notamment en matière de service après-vente avec la gestion des sinistres

« On gagne plus à connaître les bonnes qualités de son ennemi, qu’à être instruit de ses fautes » (proverbe chinois).

D’abord considéré comme un concurrent, les assurtech représentent une véritable opportunité pour les assureurs. Ces nouveaux acteurs, généralement des petites structures innovantes et très flexibles, savent rapidement s’adapter pour répondre aux enjeux technologiques et en matière d’approche client.

En créant un écosystème de partenariats avec ces acteurs, les assureurs s’offrent donc de la souplesse et de l’agilité tant au niveau organisationnel qu’en matière d’offre. En contrepartie, les assurtech bénéficient de bases de clients fidèles, d’expertise en matière d’assurances et de gestion du risque, de savoir-faire en matière de service « après-vente » et de sécurité financière liées aux grosses structures mutualistes.

Au-delà d’une éventuelle « menace » des nouveaux arrivants sur le marché de l’assurance, ce sont surtout les partenariats « assureurs traditionnels-assurtech » qui représentent le combo gagnant pour aller challenger les Gafa sur leur propre terrain et offrir au client un nouveau modèle d’assurance. Il y a fort à parier que, dans les années à venir, ce nouveau duo accompagnera le client dans ses besoins et ses projets tout au long de ses moments de vie, en proposant un accompagnement qui ira bien au-delà de la simple assurance.

Par Séverine Wouters, consultante senior Square

 

0 comments on “La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?”

La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

RiskAssur – le 07 octobre 2019 :

Qu’est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l’image du Bitcoin. Cependant, ses applications s’étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C’est désormais à l’assurance d’en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l’utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l’inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l’utilisation des données personnelles ou encore l’eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n’abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d’acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d’auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d’échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L’acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l’entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

0 comments on “Assurances de biens et environnement : une nouvelle association fructueuse ?”

Assurances de biens et environnement : une nouvelle association fructueuse ?

Environnement magazine – le 30 septembre 2019 :

 

Cette semaine, Thibault Le Garrec, consultant du groupe Square, souligne l’importance pour le secteur des assurances de s’emparer des sujets environnementaux. « L’enjeu pour les assureurs est aujourd’hui de développer de nouvelles offres ou de nouer des partenariats afin de suivre les évolutions du marché et pour diversifier les incitations », estime-t-il.

L’environnement est aujourd’hui au cœur des préoccupations et le rôle des grandes entreprises dans cette transition énergétique est souvent mis en avant. Les assureurs, acteurs clés de l’économie, multiplient les initiatives en faveur de l’environnement à travers l’investissement socialement responsable, le désinvestissement des énergies fossiles ou diverses incitations auprès de leurs salariés.

En revanche, en dehors des produits financiers dits « verts », les offres en faveur de l’environnement proposées aux consommateurs restent rares. Quels sont les freins à l’extension des produits verts sur le marché de l’assurance de biens ? Comment peut-on envisager leur développement ?

0 comments on “Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?”

Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?

L’Agefi – 12 septembre 2019 :

Dix ans après la crise, selon une étude de la Fédération Française de l’Assurance, le coût cumulé des sinistres liés à la sécheresse devrait augmenter de plus de 160% sur les 25 prochaines années. Après un été entre épisodes caniculaires, sécheresse et orages dévastateurs, ces statistiques révèlent un risque croissant pour les professionnels, les particuliers mais aussi les assureurs.

Les premières victimes de la sécheresse sont les agriculteurs qui font face aux fortes températures, aux faibles précipitations et aux restrictions d’eau. Autant de facteurs qui détériorent les cultures et aboutissent à des pertes de chiffre d’affaires considérables. Les agriculteurs peuvent cependant être indemnisés, en étant couvert par des assurances multirisques climatiques. Toutefois, ces couvertures assurantielles sont encore jugées insuffisantes notamment en raison des exclusions. Comme pour beaucoup d’assurances, des franchises sont appliquées et les indemnisations ne sont versées qu’à partir d’un seuil de perte de 30%.

0 comments on “Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs”

Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

0 comments on “Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech”

Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

0 comments on “Panorama d’initiatives blockchain qui réinventeront les secteurs en 2019”

Panorama d’initiatives blockchain qui réinventeront les secteurs en 2019

Journal du Net – 9 janvier 2019 :

Est-ce que 2019 sera l’année de la consécration pour la blockchain ? Financements, assurance, documents officiels, santé, services gouvernementaux… De multiples applications concrètes émergent de start-up.

Annoncé en décembre dernier, des parlementaires Français recommandent d’investir pas moins de 500 millions dans la technologie blockchain d’ici 3 ans, d’initier des expérimentations, afin de booster l’attractivité du pays, mais aussi de ne pas rater le coche d’un virage technologique. Car s’il est un mot porteur de changement, d’innovation, et de bouleversement dans tous les secteurs, c’est bien blockchain. Cette technologie qui fête ses 10 ans et sur quoi les crypto monnaies – Bitcoin en tête – sont fondées, est plus que jamais annoncée comme la révolution à venir. Elle sème questionnements et stratégies dans de multiples secteurs, et son usage interpelle. Quelles sont certaines innovations autour de cette technologie ? Panorama d’initiatives recensées dans le monde…

0 comments on “Réinventer l’assurance : quels business models pour demain ?”

Réinventer l’assurance : quels business models pour demain ?

RiskAssur – 7 décembre 2018

Depuis quelques années, les GAFAM & BATX s’intéressent de près au marché de l’assurance. Selon Reuters, Amazon envisagerait de lancer un comparateur au Royaume-Uni. Le géant aurait déjà commencé à sonder les compagnies européennes.

Dans un contexte de transformation digitale, sociétale et réglementaire, les assureurs français peuvent-ils faire face à l’expansion rapide des majors du numérique ?

Big Data, IoT, IA… L’émergence de technologies disruptives transforme en profondeur le marché de l’assurance. Elle créé de nouveaux besoins et de nouveaux risques. Comment assurer demain les usagers de voitures autonomes ? Comment protéger les entreprises des risques cyber ?

Elle déplace les modes de consommation de la propriété vers le service, développe l’économie du partage et conduit à des changements réglementaires. Les clients attendent désormais personnalisation, simplicité et transparence.

Conscients de la nécessité d’accompagner ces mouvements, les assureurs ont lancé de grands chantiers de transformation digitale.

0 comments on “La gestion d’assurance-vie haut de gamme face à la gestion Fintech”

La gestion d’assurance-vie haut de gamme face à la gestion Fintech

Alliancy – 27 août 2018 :

Face à un mécontentement sur la gestion dynamique bancaire, certaines Fintech (Financial Technologie) ont su développer des offres permettant une accessibilité à moindre frais à des modes de gestions haut de gamme. Les robo-advisor (robots conseillés) que sont Yomoni et Advize permettent une gestion sous mandat des contrats d’assurance-vie par un comité de gestion, Marie Quantier démocratise les algorithmes de finances de marché auprès des particuliers afin d’avoir une gestion conseillée entièrement automatisée grâce à des super calculateurs.

La baisse des rendements des fonds euros oblige le particulier à se tourner vers des actifs risqués, regroupés en unités de compte. L’expertise dans le pilotage de ces unités de compte n’est maintenant plus une compétence propre à la Banque Privée mais bel et bien un savoir-faire réparti entre différents acteurs innovants.

0 comments on “Insurance distribution directive (IDD) in a nutshell”

Insurance distribution directive (IDD) in a nutshell

WHAT IS IDD ?

The European Insurance Distribution Directive (IDD) is a next step in the harmonization of the European Insurance market. This directive (Directive 2016/97/EU) was published in the Official Journal of the European Union on the 2nd of February 2016 and replaces the current Insurance Mediation Directive of 2002.

The directive provides an updated and harmonised legal framework containing rules applicable for the distribution of insurance and reinsurance products, including insurance-based investment product (PRIIP’s). It includes important requirements on:

  • Registration of insurance distributors & cross-border activities
  • Professional knowledge & competence and organisation
  • General principles on demands and needs of customer
  • Conduct of business rules – Transparency and Conflict of Interest
  • Insurance Product Information Document (IPID) for Non-Life products
  • Cross-selling
  • Product development and governance
  • Additional requirements for insurance-based investment products