Nouveaux risques systémiques, crise capacitaire, crise de confiance : crise sur le marché de l’assurance ?

RiskAssur – le 24 février 2021 :

Principal investisseur institutionnel de l’UE avec plus 10 300 Mds € investis dans l’économie en 2018, le marché de l’assurance fait face à des difficultés laissant présager des changements profonds dans le secteur. Entre crise de confiance dans la relation assureur-assuré, hausses tarifaires, émergence de nouveaux risques systémiques, et frilosité accrue sur certains risques, le marché de l’assurance fait-il face à une nouvelle crise ?

Les communautés clients, un levier intelligent pour selfcariser l’assurance.

Journal du net – le 17 février 2021 :

A l’air du digital et en période de crise sanitaire inédite, de nombreux assureurs sont désormais capables d’offrir des expériences novatrices adaptées à de nouvelles exigences clients, à savoir plus d’instantanéité, de réactivité et de personnalisation.

Les communautés clients ont alors un rôle à jouer dans la conception d’une expérience dématérialisée en assurance réussie, et ce particulièrement en période de crise sanitaire où l’absence de contact humain est renforcée par la distanciation sociale. Les compagnies d’assurance ont donc tout intérêt à s’appuyer sur ces communautés pour humaniser leurs parcours et apporter de l’innovation au sein de ces derniers.

Captives d’assurance : vers la démocratisation ?

RiskAssur Hebdo – le 07 janvier 2021 :

« Il n’y aura pas d’assurance pandémie obligatoire. Il y aura la faculté, pour tous ceux qui le souhaitent, de se constituer des provisions qui bénéficieront d’un régime fiscal particulièrement avantageux, qui leur permettront tout simplement de mettre de l’argent de côté dans les temps où les choses vont bien. ». En plein confinement, cette annonce du ministre Bruno Le Maire le 7 décembre dernier a eu pour effet de remettre la gestion individuelle des risques d’entreprises au cœur du débat. Cette annonce pourrait marquer la renaissance d’un outil jusqu’ici peu connu : la captive d’assurance.

Repenser l’accompagnement du grand âge.

Argus de l’assurance – le 27 juillet 2020 :

Crise sanitaire et économique, suspension de la réforme des retraites, difficultés de gestion des EHPAD… Le gouvernement prévoit d’ouvrir une concertation relative au 5ème risque sur la « perte d’autonomie ». 

Introduction

L’exécutif a annoncé ce mercredi 20 mai la relance de travaux sur la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale couvrant le risque de perte d’autonomie. Un « 5ème risque » longtemps évoqué et souvent reporté par les gouvernements successifs (sous N.Sarkozy et F.Hollande notamment), ces concertations arrivent à une période où les insuffisances en matière d’accompagnement du grand âge sont exacerbées.

Demain, nos retraites gérées par des fonds de pension ?

Economie Matin – le 13 juin 2020 :

Le Fonds de Retraite Professionnelle Supplémentaire ou FRPS, est un véhicule juridique dédié à la gestion des retraites professionnelles par capitalisation. Promus par les pouvoirs publics pour leur capacité à contribuer au financement de l’économie sur la durée, ces organismes sont pourtant peu plébiscités par les acteurs français de la retraite. Comment l’expliquer, alors que ces entités juridiques offrent aux acteurs un cadre prudentiel des plus souples ? Ont-ils réellement leur place dans la gestion des retraites françaises ?

Les fonds de pension : une construction d’essence européenne !

L’avènement des FRPS part du constat du désavantage des acteurs locaux par rapport à leurs homologues européens. Au sein de l’UE, les retraites professionnelles sont gérées par des fonds de pension ou par des sociétés d’assurance. Le cadre prudentiel souple des fonds de pension a conduit certains pays membres à les adopter pour gérer leurs retraites, comme les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Faut-il privilégier le PER individuel à l’Assurance-vie pour préparer sa retraite ?

Riskassur hebdo – le 27 mai 2020 :

Depuis le 1er octobre dernier, la Loi PACTE permet aux particuliers de disposer d’un Plan Epargne Retraite individuel : PERin. Avec ce nouveau produit plus simple et plus souple que ses prédécesseurs[1], le gouvernement espère développer le marché de l’épargne Retraite qui ne représente en France que 230 Md€ d’encours au total, contre 1 700 Md€ pour l’assurance vie en 2019.

Bien que l’assurance vie ne soit pas un produit d’épargne retraite à proprement parler, de nombreux épargnants l’utilisent aujourd’hui pour se constituer un complément de retraite. Cependant, les épargnants n’auraient-il pas désormais intérêt à privilégier le PERin plutôt qu’une assurance vie ?

Assurance Auto : stratégie de la data comme levier majeur de différenciation face à l’arrivée des constructeurs sur le marché de l’assurance.

Riskassur – le 13 mai 2020 :

Le constructeur américain Tesla, leader sur le segment des véhicules autonomes et affichant une entrée fracassante sur celui des véhicules premium avec son modèle 3 (150 000 véhicules aux USA rien qu’en 2019) a lancé la commercialisation de sa propre police d’assurance afin de garantir l’utilisation de ses véhicules en toute sécurité. Pourquoi cette annonce de la part d’un constructeur automobile ? Est-ce annonciateur d’un changement de stratégie pour les compagnies d’assurance ?

Les primes actuelles restent très élevées pour ce type de véhicule car l’incertitude quant à leur avenir (fiabilité technologique ou nouvelle règlementation) freine les compagnies d’assurance actuelles à développer de nouvelles offres compétitives. Ajouter à cela le coût technologique des composants intégrés et la complexité de prise en charge en cas d’accidents en mode « autonome » renforcent ce sentiment. Ainsi, en facilitant l’accès à cette technologie avec des prix compétitifs (en moyenne 30% moins cher) que les assureurs traditionnels, Tesla tente de convertir des clients encore hésitants.

Dans ce brouillard, des acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies recherchent des opportunités business avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos véhicules. Ce développement technologique ouvre la porte du secteur auto et de l’assurance à de nouveaux acteurs pour permettre la proposition de nouvelles offres.

La France vers la création d’un régime de catastrophes sanitaires.

Riskassur – le 07 mai 2020 :

Le 27 mars 2020, la sénatrice de Paris Catherine DUMAS et plusieurs de ses collègues déposent au bureau du Sénat la proposition de loi n°394 tendant à la création d’une assurance liée aux menaces sanitaires graves. Le texte milite pour l’instauration d’un régime de catastrophes sanitaires, tendant à préparer l’économie française aux conséquences d’une prochaine crise. Néanmoins, il est important de s’interroger sur l’efficacité d’un tel régime face à des événements systémiques futurs.

La faillite de l’ancien monde et la nécessaire création d’un régime d’exception pour les risques sanitaires

A l’occasion des 28èmes rencontres du Risk Management du 5 au 7 février 2020, l’AMRAE[1] dévoile un sondage aux résultats étonnants : 70% des grandes entreprises n’ont pas de couverture pertes d’exploitation sans dommages ; seuls 30% sont assurés via une extension de garantie à couverture limitée. Avec le COVID-19, ce système s’écroule sous le poids des conséquences économiques.

Les assurances « Pay how you drive » : bancales mais indispensables.

RiskAssur Hebdo – édition du 1er mai :

Pour les automobilistes, l’assurance « Pay how you drive », c’est nouveau et en théorie révolutionnaire.

Le principe peut se résumer simplement : le montant de votre prime d’assurance est directement en fonction de la manière dont vous conduisez. Plus vous conduisez « bien », plus votre prime d’assurance sera réduite.

L’analyse du style de conduite est réalisée au moyen d’une « boîte noire » installée à bord du véhicule et qui transmet de manière autonome diverses données fournies par les nombreux capteurs embarqués.

Le Nouvel Eurocroissance : l’avenir de l’assurance-vie ?

Riskassur – le 29 avril 2020 :

14,9% au troisième trimestre 2019 ? C’est le taux d’épargne des Français, l’un des plus élevés d’Europe. Parmi les produits d’épargne les plus plébiscités, l’assurance-vie reste le placement favori des Français avec 145 mds€ de cotisations versées en 2019, dont 73% sur les fonds Euros, offrant aux épargnants une garantie en capital. Pourtant, les rendements sur les fonds Euros s’érodent depuis des années : avec des rendements nets annuels passés de plus de 3% en 2011 à 1,8% en 2018, les fonds Euros sont de moins en moins attractifs.

Autrefois vache à lait des assureurs, l’assurance-vie en Euros représente aujourd’hui un coût pour ces mêmes assureurs. Ces fonds Euros sont investis majoritairement dans des obligations d’État qui ne rapportent plus autant qu’avant et ils doivent garantir aux assurés le capital, ce qui a un coût sur leur ratio de solvabilité.