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La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

RiskAssur – le 07 octobre 2019 :

Qu’est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l’image du Bitcoin. Cependant, ses applications s’étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C’est désormais à l’assurance d’en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l’utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l’inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l’utilisation des données personnelles ou encore l’eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n’abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d’acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d’auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d’échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L’acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l’entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

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Assurances de biens et environnement : une nouvelle association fructueuse ?

Environnement magazine – le 30 septembre 2019 :

 

Cette semaine, Thibault Le Garrec, consultant du groupe Square, souligne l’importance pour le secteur des assurances de s’emparer des sujets environnementaux. « L’enjeu pour les assureurs est aujourd’hui de développer de nouvelles offres ou de nouer des partenariats afin de suivre les évolutions du marché et pour diversifier les incitations », estime-t-il.

L’environnement est aujourd’hui au cœur des préoccupations et le rôle des grandes entreprises dans cette transition énergétique est souvent mis en avant. Les assureurs, acteurs clés de l’économie, multiplient les initiatives en faveur de l’environnement à travers l’investissement socialement responsable, le désinvestissement des énergies fossiles ou diverses incitations auprès de leurs salariés.

En revanche, en dehors des produits financiers dits « verts », les offres en faveur de l’environnement proposées aux consommateurs restent rares. Quels sont les freins à l’extension des produits verts sur le marché de l’assurance de biens ? Comment peut-on envisager leur développement ?

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Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?

L’Agefi – 12 septembre 2019 :

Dix ans après la crise, selon une étude de la Fédération Française de l’Assurance, le coût cumulé des sinistres liés à la sécheresse devrait augmenter de plus de 160% sur les 25 prochaines années. Après un été entre épisodes caniculaires, sécheresse et orages dévastateurs, ces statistiques révèlent un risque croissant pour les professionnels, les particuliers mais aussi les assureurs.

Les premières victimes de la sécheresse sont les agriculteurs qui font face aux fortes températures, aux faibles précipitations et aux restrictions d’eau. Autant de facteurs qui détériorent les cultures et aboutissent à des pertes de chiffre d’affaires considérables. Les agriculteurs peuvent cependant être indemnisés, en étant couvert par des assurances multirisques climatiques. Toutefois, ces couvertures assurantielles sont encore jugées insuffisantes notamment en raison des exclusions. Comme pour beaucoup d’assurances, des franchises sont appliquées et les indemnisations ne sont versées qu’à partir d’un seuil de perte de 30%.

Les dommages aux biens des personnes sont croissants, les habitations peuvent être endommagées voire détruites par les incendies ou l’assèchement des sols, et donc rendues inhabitables. Les conditions de prise en charge sont assez strictes : l’état de catastrophe naturelle doit être déclaré pour qu’une indemnisation soit possible et le délai de déclaration est court. Ces sinistres s’étendent malheureusement souvent au-delà de la zone géographique déclarée, laissant les particuliers sans recours. Les sinistres ne touchent pas seulement les biens mais aussi les personnes, à tel point que les assureurs sont appelés à indemniser via des contrats de santé ou de prévoyance pour les cas les plus graves.

Les épisodes caniculaires sont souvent suivis d’épisodes très orageux, provoquant des inondations. En 2018, les tempêtes Carmen et Eleanor ont fortement touché la France. Les catastrophes se multiplient et les enjeux deviennent financiers pour les assureurs qui doivent se couvrir à leur tour. Une de leurs réactions assez probable des assureurs est une hausse des primes, pour faire face aux indemnisations croissantes. L’évolution dans les typologies de sinistres peut également amener des réponses plus commerciales, conduisant à améliorer le taux de couverture des agriculteurs, dans la mesure où seul un tiers de la profession agricole étant couvert. Pour les particuliers, des garanties supplémentaires peuvent également voir le jour pour couvrir de nouvelles typologies de sinistres (comme de nouvelles options dans les contrats multirisques habitation).

Enfin, le rôle de l’Etat pour prévenir en cas de sinistres demeure essentiel. Il peut agir sur les zones de construction, en limitant les installations dans les zones à risques. A posteriori, le gouvernement peut débloquer des aides pour venir en aide aux sinistrés. Pour la sécheresse de 2019, des démarches sont entamées afin que certains départements soient classés en « calamité agricole » et bénéficient ainsi de d’aides financières. Compte tenu de la fréquence et la répétition des sinistres climatiques, une coopération entre l’Etat et les assureurs apparaît comme indispensable. Le débat dépasse même le territoire national et devrait se porter au niveau européen pour tenter d’avoir des résultats significatifs.

Par Thibaut le Garrec, consultante du Groupe Square

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Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

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Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

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Panorama d’initiatives blockchain qui réinventeront les secteurs en 2019

Journal du Net – 9 janvier 2019 :

Est-ce que 2019 sera l’année de la consécration pour la blockchain ? Financements, assurance, documents officiels, santé, services gouvernementaux… De multiples applications concrètes émergent de start-up.

Annoncé en décembre dernier, des parlementaires Français recommandent d’investir pas moins de 500 millions dans la technologie blockchain d’ici 3 ans, d’initier des expérimentations, afin de booster l’attractivité du pays, mais aussi de ne pas rater le coche d’un virage technologique. Car s’il est un mot porteur de changement, d’innovation, et de bouleversement dans tous les secteurs, c’est bien blockchain. Cette technologie qui fête ses 10 ans et sur quoi les crypto monnaies – Bitcoin en tête – sont fondées, est plus que jamais annoncée comme la révolution à venir. Elle sème questionnements et stratégies dans de multiples secteurs, et son usage interpelle. Quelles sont certaines innovations autour de cette technologie ? Panorama d’initiatives recensées dans le monde…

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Réinventer l’assurance : quels business models pour demain ?

RiskAssur – 7 décembre 2018

Depuis quelques années, les GAFAM & BATX s’intéressent de près au marché de l’assurance. Selon Reuters, Amazon envisagerait de lancer un comparateur au Royaume-Uni. Le géant aurait déjà commencé à sonder les compagnies européennes.

Dans un contexte de transformation digitale, sociétale et réglementaire, les assureurs français peuvent-ils faire face à l’expansion rapide des majors du numérique ?

Big Data, IoT, IA… L’émergence de technologies disruptives transforme en profondeur le marché de l’assurance. Elle créé de nouveaux besoins et de nouveaux risques. Comment assurer demain les usagers de voitures autonomes ? Comment protéger les entreprises des risques cyber ?

Elle déplace les modes de consommation de la propriété vers le service, développe l’économie du partage et conduit à des changements réglementaires. Les clients attendent désormais personnalisation, simplicité et transparence.

Conscients de la nécessité d’accompagner ces mouvements, les assureurs ont lancé de grands chantiers de transformation digitale.

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La gestion d’assurance-vie haut de gamme face à la gestion Fintech

Alliancy – 27 août 2018 :

Face à un mécontentement sur la gestion dynamique bancaire, certaines Fintech (Financial Technologie) ont su développer des offres permettant une accessibilité à moindre frais à des modes de gestions haut de gamme. Les robo-advisor (robots conseillés) que sont Yomoni et Advize permettent une gestion sous mandat des contrats d’assurance-vie par un comité de gestion, Marie Quantier démocratise les algorithmes de finances de marché auprès des particuliers afin d’avoir une gestion conseillée entièrement automatisée grâce à des super calculateurs.

La baisse des rendements des fonds euros oblige le particulier à se tourner vers des actifs risqués, regroupés en unités de compte. L’expertise dans le pilotage de ces unités de compte n’est maintenant plus une compétence propre à la Banque Privée mais bel et bien un savoir-faire réparti entre différents acteurs innovants.

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Insurance distribution directive (IDD) in a nutshell

WHAT IS IDD ?

The European Insurance Distribution Directive (IDD) is a next step in the harmonization of the European Insurance market. This directive (Directive 2016/97/EU) was published in the Official Journal of the European Union on the 2nd of February 2016 and replaces the current Insurance Mediation Directive of 2002.

The directive provides an updated and harmonised legal framework containing rules applicable for the distribution of insurance and reinsurance products, including insurance-based investment product (PRIIP’s). It includes important requirements on:

  • Registration of insurance distributors & cross-border activities
  • Professional knowledge & competence and organisation
  • General principles on demands and needs of customer
  • Conduct of business rules – Transparency and Conflict of Interest
  • Insurance Product Information Document (IPID) for Non-Life products
  • Cross-selling
  • Product development and governance
  • Additional requirements for insurance-based investment products
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Contrat d’assurance à la demande : les clients prennent le pouvoir

Alliancy – 16 juillet 2018 :

Assurer des trajets en voiture à la minute ou encore protéger une caméra pour la journée, les compagnies misent sur de nouvelles offres ciblées à l’utilisation et à l’usage. En misant par ailleurs sur la mobilité des contrats et la simplification des offres, les assurés deviennent des consommateurs de services. Des changements subtils qui accentuent la lourdeur de gestion et de complexité des contrats traditionnels.

La MAIF – par le biais de sa filiale Altima a dévoilé sa nouvelle offre d’assurance auto « pay when you drive » qui propose une facturation de l’assurance auto à la minute près. Via un boitier Bluetooth connecté au smartphone du conducteur, l’assureur promet une tarification plus juste, couplée à l’usage, et compte séduire les petits conducteurs. Dans la même lignée, la compagnie française Valoo dévoilait en mai dernier son offre d’assurance instantanée et à la demande pour des objets hi-tech, pour moins de 50 centimes par jour. La promesse de pouvoir activer et désactiver un contrat à la journée, le « pay when you use » (« payez quand vous l’utilisez« ) mise sur l’instantanéité, et semble dans l’air du temps auprès des assureurs. Séduire par des formats d’assurances compréhensibles, accessibles et activables, transforme par ailleurs l’assuré en un consommateur de services, qui se détourne d’un contrat conventionnel. Derrière ces nouvelles offres, le défi est aussi de clarifier les suivis de sinistres, de contrats, et d’opter pour des formules résolument accessibles en digital… de quoi remettre en cause les formules d’assurances classiques.