De nouvelles lignes directrices pour lutter contre les « prêts non-performants ».

Economie matin – le 09 novembre 2020 :

L’EBA (Autorité Bancaire Européenne) a publié le 29 mai dernier sa version finale des orientations sur l’octroi et le suivi des prêts*. Au moment où les banques font face à une crise sanitaire sans précédent, le timing était-il le bon ?

Une réponse aux niveaux élevés de « prêts non-performants » dans le bilan des banques européennes.

Après la crise de 2008, les banques européennes ont renforcé leurs fonds propres mais elles ont conservé des montants importants de prêts « non-performants » (NPL : Non performing Loans). On parle aussi de « créances douteuses » lorsque plus de 90 jours se sont écoulés sans que l’emprunteur ait versé les tranches ou les intérêts prévus.

La situation est variable en Europe. Lorsque l’on évoque les créances douteuses massives, on pense généralement à l’Italie, la Grèce, Chypre ou le Portugal. Pourtant la France est également concernée car elle détient le deuxième stock de créances douteuses en Europe (124 milliards d’euros en juin 2019**).

Comment la banque pousse ses clients à réduire leur empreinte carbone.

MoneyVox – le 07 octobre 2020 :

En 2018, la première carte bancaire capable d’estimer l’empreinte carbone de son utilisateur était lancée par Doconomy. Dans les traces de cette pionnière, les acteurs bancaires français grands publics effectuent eux aussi leurs premiers pas vers un nouveau rôle : une forme de coach carbone particulier.

Comment les services bancaires peuvent-ils apporter un conseil environnemental à leurs clients ? Le principe est d’apparence très simple : estimer leur empreinte carbone individuelle en termes d’émissions de gaz à effets de serre équivalents CO2 (GES), puis des conseils pour leur permettre de la réduire. Deux moyens d’actions sont proposés aux clients : la modification de leurs comportements d’achat, ainsi que l’investissement dans des projets de réduction de l’empreinte carbone (ex : rénovation énergétique).

A la recherche d’un business model bancaire plus efficient.

Finyear – le 24 septembre 2020 :

La crise du Covid-19 combinée au maintien de la politique des taux d’intérêts négatifs mise en place par la BCE incitent fortement les banques à réfléchir à leur modèle économique et à se transformer afin de trouver de nouvelles sources de revenus et de répondre aux nouveaux besoins de leurs clients. Depuis plusieurs années, les produits proposés par le secteur bancaire sont confrontés à une dégradation constante de leur rentabilité, à l’arrivée de nouveaux acteurs disruptifs sur leur marché et à une réglementation de plus en plus contraignante.

Un environnement européen et international défavorable

BCE : les limites de l’efficacité d’une politique monétaire et fiscale obsolète.

Economie Matin – le 22 août 2020 :

Le 18 mars dernier et à l’instar de la Chine, l’Australie, les États-Unis, l’Angleterre et le Japon, la Banque Centrale Européenne (BCE) annonçait la mise en place d’une série de mesures visant à soutenir à la fois les entreprises et les gouvernements d’Europe, touchés de plein fouet par la crise sanitaire.

Politique monétaire européenne : peu d’innovation

Intégrer les risques climatiques dans les exigences en fonds propres des banques : oui, mais pourquoi faire ?

Riskassur – le 21 juillet 2020 :

Si le choc économique provoqué par la crise sanitaire actuelle risque d’être d’une ampleur inédite, il pourrait bien être qu’un avant-gout face à la crise climatique à venir. Face à l’urgence imposée par le réchauffement climatique, les politiques macroprudenttielles des autorités bancaires pourraient avoir leur rôle à jouer, à condition d’en connaitre l’objectif.

Le changement climatique est en voie d’intensification. Un récent rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) le confirme, les températures moyennes entre 2015 et 2019 ont été les plus chaudes jamais observées. Bien que les Accords de Paris ratifiés en 2015 par 175 pays actent de l’urgence d’orienter les flux financiers vers des activités bas-carbone, le GIEC constate que les ressources financières consacrées aux activités vertes sont encore largement insuffisantes pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Cette inertie dans la lutte contre le changement climatique fait peser une menace grandissante sur la stabilité du système bancaire et financier. En effet, il ne fait plus de doutes que le dérèglement climatique représente une nouvelle source de risque pour les banques. Non seulement la modification des températures moyennes et l’accroissement de la fréquence des évènements climatiques extrêmes peuvent avoir des impacts financiers pour les acteurs économiques (risque physique). Mais la transition de ces mêmes acteurs vers un modèle bas-carbone comporte aussi de nombreux aléas (risque de transition). Une détérioration de la performance financière que peuvent subir les acteurs économiques pourrait donc aisément se traduire en risque de crédit, risque de contrepartie, ou risque de marché pour les acteurs financiers. Face à ce double défi, il est temps pour les banques centrales et les autorités de surveillance d’épauler les politiques économiques et fiscales des états en prenant des initiatives fortes dans le cadre de leur mandat. Le recours à la réglementation prudentielle et en particulier aux exigences en fonds propres peut-être une solution à envisager à condition d’en connaitre précisément l’objectif.

Banques : comment l’agilité optimise la conduite de l’innovation ?

Journal du Net – le 29 juillet 2020 :

Il devient indispensable pour les banques de trouver de nouvelles manières d’interagir avec leurs clients, de travailler en équipe, de créer de nouveaux produits ou encore de conquérir de nouveaux marchés.

La conduite de l’innovation, enjeu majeur des organisations bancaires dans un univers très concurrentiel et en constante évolution, réside en partie dans la capacité à laisser la liberté aux collaborateurs de proposer des idées. Cette liberté permet également d’augmenter leur implication et leur motivation. Parmi les stratégies mises en place, les méthodes agiles s’inscrivent comme de potentiels accélérateurs de cette « liberté d’innover ».

Comment le modèle des marketplaces peut révolutionner le secteur bancaire

L’usine digitale – le 24 juillet 2020 :

Alors que Carrefour vient d’annoncer le lancement de sa marketplace alimentaire, qui proposera plus d’une centaine de marchands et jusqu’à 100 000 références, le modèle de marketplace, ou place de marché, démontre une fois de plus sa forte attraction. Déjà développé dans plusieurs secteurs comme le transport, la distribution ou le logement, ce modèle peut-il révolutionner celui de la banque ? Par Arnaud Frémont, consultant chez Square.

Alors que Carrefour vient d’annoncer le lancement de sa marketplace alimentaire, qui proposera plus d’une centaine de marchands et jusqu’à 100 000 références, le modèle de marketplace, ou place de marché, démontre une fois de plus sa forte attraction. Déjà développé dans plusieurs secteurs comme le transport, la distribution ou le logement, comment ce modèle peut-il révolutionner celui de la banque ?

Risque de crédit : la gestion du Covid-19, un paramètre de plus.

Le Courrier Financier – le 23 juillet 2020 :

La crise sanitaire du coronavirus a ébranlé l’économie mondiale. Quel impact pour le risque de crédit ? Comment les banques doivent-elles adapter leur gestion ? Les explications de Coralie Nicollet, Project Manager pour le cabinet Square.

La crise du Covid-19 met le risque de crédit sous surveillance alors que toute la filière était déjà dans le collimateur du régulateur. En effet, le Covid-19 plonge de nombreux particuliers ou entreprises dans des situations de risque d’impayés que les organismes de crédit devront gérer.

L’augmentation du nombre d’impayés arrive à un moment délicat. Depuis 2008 et la crise des subprimes, les demandes prudentielles et réglementaires de la European Banking Authority (EBA) se sont renforcées autour de la gestion du risque de crédit, et un certain nombre d’entre elles arrivent à échéance entre 2020 et 2021.

Les deux pieds sur le frein pour la plateformisation bancaire

Journal du Net – le 22 juillet 2020 :

Étendre son offre de services par l’adjonction de services fournis par d’autres partenaires est un bon outil pour générer de la croissance sur un marché mature en augmentant à la fois la valeur client et le nombre de clients.

Revolut, la néobanque – positionnée comme indispensable pour tout voyageur – a manifesté sa volonté d’augmenter son offre de services, et envisage notamment l’acquisition d’un comparateur de prix pour les voyages, secteur en grande souffrance depuis la pandémie de Covid-19. Sur le papier, l’idée est séduisante : le voyageur qui profite déjà des services de paiements internationaux et de change de Revolut, pourrait également réserver ses vols et louer une voiture sur son application mobile.

Concevoir au travers du regard de l’utilisateur final : clé de succès d’une innovation – application au secteur bancaire.

Risk Assur Hebdo – le 23 juin 2020 :

Dans un univers hautement concurrentiel marqué par la montée en puissance des GAFA et la démultiplication des fintechs, se différencier est devenue une nécessité pour les acteurs financiers dits « traditionnels ». Les grands groupes bancaires s’orientent eux aussi vers des projets d’innovation à fort potentiel, se traduisant par la capacité des solutions à apporter une réelle valeur ajoutée sur le marché et à perdurer dans le temps. Dans ce contexte, de nouvelles méthodologies de projet émergent, visant à optimiser le pilotage de l’innovation. L’approche du « design thinking », empreinte de la méthode de conception des designers, propose aux banques d’innover à travers le regard de l’utilisateur final.

Le design par l’usage, une approche de conception centrée sur les besoins de l’utilisateur final