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RCI Bank & Services, une captive qui surperforme ?

Le succès industriel de l’Alliance Renault – Nissan – Mitsubishi, confirmé ces derniers jours premier constructeur automobile mondial devant les empires Toyota et Volkswagen, tend à faire oublier la contribution toute particulière de sa captive financière RCI Bank & Services dont le succès devrait inspirer certains acteurs bancaires européens.

Grande distribution, automobile, les captives financières se sont multipliées depuis le début des années 80. Pour accélérer leur développement commercial, les constructeurs se sont pour la plupart dotés de gammes de produits bancaires leur permettant d’un côté de faciliter le financement de leur réseau de distributeurs (financement de flotte, financement de trésorerie, etc.) et de l’autre côté de faciliter l’accession au produit automobile pour les ménages à travers le crédit à la consommation affecté ou non affecté. Le statut de ces entités leur a également permis de limiter les intermédiaires bancaires et donc les frais & commissions associés. Ces acteurs du financement spécialisé, nettement moins médiatisés que les établissements ayant pignon sur rue, ont été particulièrement confrontés, après la crise financière de 2007-2008, au renforcement des exigences réglementaires à partir de 2010 qui ont notamment pesé sur la liquidité.

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Les robots humanoïdes dans le secteur bancaire : véritable atout ou gadget supplémentaire ?

Aussi loin que l’on se souvienne, on s’est tous imaginé, au moins une fois, avoir pour ami un robot capable de nous sortir de toutes les situations. Qu’il s’agisse de l’homme de fer blanc, de C3PO, de Terminator, d’Optimus Prime ou encore des robots du film iRobots, ces différents personnages nous ont toujours fascinés tant par leur personnalité que par les différents services qu’ils pouvaient rendre à l’Homme.

Même si ces derniers ne sont que fiction, on assiste aujourd’hui à une réelle émergence de ce que l’on appelle les robots humanoïdes. Ces robots à la morphologie presque humaine (tête, torse, bras et jambes) séduisent de plus en plus d’entreprises dans de nombreux secteurs d’activité comme la grande distribution, le tourisme, l’événementiel,….

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Blockchain and insurance: the next revolution

Blockchain is a distributed ledger that is broadly discussed as a technology with huge innovation potential in all areas of financial services. To date, the majority of usage cases of this technology are in the banking arena. We can refer to several publications available on Initio’s blog regarding the impact of blockchain technology and the usage of crypto currencies in financial services.

However, the blockchain technology also offers potential use cases for insurers that include innovating insurance products and services for growth, increasing effectiveness in fraud detection, pricing and reducing administrative cost. In these application areas insurers could address some of the main challenges they are facing today – such as limited growth in mature markets and cost reduction pressures.

While the insurance industry (in terms of technology adoption) lags behind banking, it is nevertheless uniquely positioned to benefit from blockchain technology. Blockchain can address the competitive challenges many incumbents face, including poor customer engagement, limited growth in mature markets, and the trends of digitization. In the following, we will outline one of the most promising insurance-related use case that will increase effectiveness and reduce cost by automating key processes

For several years, the Belgian insurance market was behind on the digital revolution while banking sector had been working hard in digitalizing their services across entities and platforms to meet the demand from users for a full digital financial experience. Insurance companies have been delaying this evolution while controlling their risks and focusing on their profits. The digital evolution was mostly aimed at improving the digital process for their main selling channels: brokers and banks. They have therefore developed platforms to ease the process for subscriptions, customer management, financial integration and reducing paper works. In addition, some companies have developed mobile applications allowing users to see their insurances or contact their company for claims. These applications did not meet the expected success amongst final customers and are not even updated to follow the actual digital market trends.

Read the complete white paper « Blockchain and Insurance: the next revolution » by Jorge Toral, consultant at Initio

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Que faut-il retenir du Forum de l’OCDE ?

Les Echos – 1 juin 2018 :

Le Forum de l’OCDE s’est tenu les 28 et 29 mai. Quels sont les enseignements à tirer de ces deux jours de conférences et de débats ?

C’est donc en présence de trois présidents de la République (Colombie, France et Lituanie) que des échanges publics ont eu lieu sur l’avenir du multilatéralisme lors du Forum de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), ouvert le 29 mai; placé sous le signe de la refonte du multilatéralisme. Que faut-il, alors, retenir de ce Forum 2018 ?

La croissance mondiale en pleine forme

Selon les dernières prévisions de l’OCDE, la croissance mondiale devrait s’élever à 4 % cette année. On peut estimer que l’on a mis 10 ans à gommer les effets de la dernière crise financière, mais que la pente est maintenant définitivement remontée. L’OCDE table sur une croissance de 1,9 % pour la France en 2018 et 2019 alors qu’elle était de 2 % en 2017, selon l’Insee. Pour le G20, elle devrait être 4 %, selon l’OCDE.

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Fermetures d’agences bancaires : faut-il s’inquiéter de l’avenir des conseillers ?

Depuis 2015 les banques annoncent successivement leur objectif de réduire leur nombre d’agences physiques en réponse à l’accélération du digital. Société Générale, BPCE, LCL, BNP Paribas, les déclarations de fermetures à horizon 2020 interrogent forcément sur le sort des salariés du réseau. Dans un tel contexte, quelles perspectives s’offrent aux conseillers ?

Un métier qui évolue mais qui ne disparaît pas

L’erreur est de croire qu’avec le numérique le métier de conseiller va disparaître ou va se réduire à un conseiller à distance alors même que les défis, à relever dès demain par les banques, nécessiteront plus que jamais des conseillers qualifiés et de proximité. De façon générale, nous tendons vers une économie de service et d’usage où il n’est plus seulement question de placer des produits financiers et d’assurer la vie courante d’un compte. Les clients sont certes en attente d’autonomie sur certaines opérations basiques mais ont une exigence croissante sur la qualité de service. Ils attendent de leur banque de la disponibilité, de la réactivité, de l’efficacité même dans les opérations complexes de type patrimoniales, des offres adaptées et évolutives, de la reconnaissance et de l’écoute. Bien qu’il y ait eu des améliorations considérables ces dernières années en terme d’expérience client, la concurrence reste rude dans le domaine et devient un vrai levier d’acquisition, par exemple dans le cas d’une souscription à un crédit, certains clients n’hésitent plus à intégrer dans leurs critères de sélection la qualité de la relation client, les outils digitaux et plus seulement le taux. Les challenges seront donc d’embarquer les futurs conseillers dans cette culture du service, ils seront même les ambassadeurs et les pivots des nouvelles expériences que souhaitent proposer les banques. Cela implique pour ces dernières d’investir plus que jamais dans l’accompagnement et la formation des conseillers vers les attendus de leur nouveau rôle, à savoir délivrer une expérience de qualité, mais aussi de les impliquer dans la conception des nouveaux parcours clients et leur donner les moyens d’assurer la qualité de service attendues.

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L’Agence Française Anti-corruption : vraie révolution ou simple artifice ?

HSBC, Airbus, Société Générale, Total, ou encore plus récemment BNP Paribas et le Crédit Suisse : toutes ont déjà été condamnées à de lourdes sanctions d’ordre financier, ou concernées par des investigations, en matière de corruption dans le cadre de leurs activités.

Dans un contexte international qui cherche à fiabiliser l’image de marque au travers du renforcement des normes éthiques, la corruption est récemment devenue un sujet sur lesquels gouvernements, acteurs publics locaux et entreprises du secteur privé semblent s’être mobilisés. En France, cette tendance s’illustre aujourd’hui à travers la promulgation de la loi Sapin II instaurant une nouvelle agence appelée AFA : Agence Française Anti-corruption.

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Blockchain: how the technology will reshape the world economy

We now all aware that our mode of consumption has tremendously evolved over the past few years, calling for traditional institutions and corporations to rethink their business model as collaborative Economy[1] and digitalisation paved the way for the penetration of disruptor players.

One of the major changes in payments is the growing use of mobile devices in the recent years. Yet, if we look at it on a global scale, we realize that this little revolution was born in Kenya in 2007 before spreading in the rest of Africa, as an alternative to poor financial inclusion.

Nowadays, among the top trendy topics is the Blockchain technology.

The creation of innovative services has allowed us to rethink the modern theories of Economy, what about the Blockchain now – could this promising technology revolutionize the socio-economic area? Just like mobile-banking, what can we learn from developing economies?

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2020 Private Banking Business Model: a sprint to the future

The European changing environment has challenged the Private Banking industry to its foundation. Hence, a weak global economy, strong inflation regulation and low interest rate policy set by the ECB, threaten to lower profit over the next three years causing a graduate margin erosion in Private Banking. In that context, Private Banks new business model will have to be laid down by 2020.

Imagining the financial sector of tomorrow, it is both impossible and essential, but standing still is clearly not an option. Private Banks need to choose a clear strategy in order to adapt their business model.

Some questions need to be answered: Who will be the customers in 2020? What are their expectations? Does the private banker role need to be redefined to satisfy them? Is the role changing enough? Does the organization need to be adapted too? Do new services need to be developed and launched? Let’s find out.

Read the complete white paper « 2020 private banking business model: a sprint to the future » by Coralie Jeanty, consultant at Initio

 

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Le modèle économique américain est-il viable ?

Economie Matin – 17 mai 2018 :

La première puissance économique mondiale se porte au mieux : un taux de chômage au plus bas, une croissance du PIB retrouvée et une réforme fiscale saluée par les entreprises et les investisseurs.
Tout semble réuni pour que les Etats-Unis redeviennent le moteur de la croissance planétaire à condition que les erreurs du passé aient été comprises et que les chiffres publiés reflètent bien la réalité.

Une économie à plein régime

Un taux de chômage au plus bas depuis 17 ans

L’année 2017 a été marquée par une baisse du chômage aux Etats-Unis. Celui-ci est passé de 4,8% à 4,1% entre janvier et décembre 2017. Cette baisse sur la période représente une réduction de 926 000 chômeurs pour atteindre un total de 6,7 millions. Un niveau si bas n’avait pas été constaté depuis 2001 et peut être considéré comme une situation de plein emploi où seul un chômage structurel est représenté. Ce faible niveau de chômage montre la bonne santé de l’économie américaine et du marché de l’emploi.

Une croissance du PIB retrouvée

Après une année 2016 décevante avec une croissance du PIB enregistrée à 1,5%, 2017 permet de renouer avec une croissance annuelle de 2,3%. En plus de ce regain, les Etats-Unis devraient profiter de la mise en place de la Tax Reform pour stimuler leur croissance économique. La réforme fiscale du siècle devrait inciter les entreprises américaines à favoriser les investissements dans le pays et augmenter le salaire des employés, deux éléments vecteurs de croissance.

L’économie américaine semble donc solide mais des nuances sont à apporter pour prendre en compte des variables ignorées par les statistiques. Il est intéressant d’analyser la qualité des emplois créés permettant un taux de chômage si bas ainsi que la dette globale détenue par le pays pour comprendre la croissance.

Des nuances à apporter

Dégradation du marché du travail

Un taux de chômage en baisse est un bon indicateur économique mais ne tient pas compte de la qualité des emplois. En août 2017 le chômage américain était de 4,4% soit 0,3 point de plus qu’en janvier 2018. Selon Statista, le nombre d’employés est passé de 153,6 à 152,9 millions, voyant celui à temps partiel augmenter de 26,2 à 27,4 millions et celui à temps plein diminuer de 127,4 à 125,4 millions. Les individus en fin de droit permettent de faire baisser le taux de chômage.

Il est également intéressant d’observer le taux de pauvreté qui touche 43 millions d’Américains (14%) avec un seuil défini à environ 30% du salaire médian. La France a un taux de pauvreté égal à 14% en prenant en compte 60% du salaire médian. Selon U.S. Census Bureau, 5,8% de la population se trouve dans une situation d’extrême pauvreté c’est-à-dire qu’ils gagnent moins de 50% de la limite de revenu déterminant le seuil. Le nombre de SDF est lui en hausse de 0,7% sur un an atteignant des sommets à Los Angeles (+75% en 6 ans selon L.A. Times) et New York (+4,1%).

L’évolution du taux de chômage montre une amélioration de l’emploi aux Etats-Unis mais la réalité présage d’une paupérisation de la population voyant les emplois à temps partiel et le nombre de pauvres augmenter. Partant de ce constat, comment expliquer un tel niveau de croissance ?

Une dette globale historique

En 2017, l’endettement des ménages américains dépassait pour la première fois son niveau atteint lors de la crise de 2008 avec plus de 13 000 milliards de dollars selon The New York Times. Ce niveau d’endettement intrigue par sa rapide évolution. Les prêts étudiants ont plus que doublé en 10 ans atteignant 1400 milliards de dollars. Les crédits à la consommation (revolvings et automobiles) dépassent 2 100 milliards et connaissent une accélération historique (+5,7 et +7,1% en 2017) accompagnée d’une hausse de 20% des défauts sur cartes de crédit. Les prêts immobiliers représentent la majeure partie de l’endettement des ménages avec 9 900 milliards. En ajoutant la dette des entreprises, la dette privée américaine s’élève à près de 200% du PIB en 2017.

Les Etats-Unis détiennent également une dette publique au plus haut depuis 1947 avec 20 250 milliards en 2017 soit 108% du PIB et un déficit public qui augmente chaque année. La dette globale représente 308% du PIB. Les Etats-Unis semblent entrer dans une spirale de la dette dont il sera difficile de se défaire au vu de l’importance des montants et de leur progression. Comment éviter le point de non-retour ?

Les pistes pour résorber l’endettement

Durcir les conditions d’octroi de crédit

La dette des ménages s’est envolée en 2017. Afin de maitriser cet endettement, il serait nécessaire de durcir les conditions d’octroi de crédit pour améliorer la qualité des emprunteurs et réduire le taux de défaut. La dernière crise financière majeure a été déclenchée car la qualité des emprunteurs n’était pas prise en compte et il serait malvenu qu’une seconde crise éclate pour cette raison.

Penser long terme

La recherche de la croissance à tout prix incite les gouvernements à favoriser une croissance de court terme plutôt que de long terme. Cette inadéquation entre mandats présidentiels et réalité économique fait gonfler l’endettement du pays sans amélioration notable des facteurs de production. La croissance obtenue peut alors être vue comme une sorte de feu de paille qu’il faut constamment alimenter, creusant un peu plus l’endettement. Il faudrait donc sortir de cette vision court-termiste pour favoriser les investissements dans l’éducation, la R&D ou tout type d’investissement productif permettant de stabiliser l’économie même si les effets se font attendre.

L’économie américaine fonctionne à plein régime avec un taux de croissance élevé et un taux de chômage bas. Cependant, la qualité de ses emplois et l’endettement général du pays se dégradent dangereusement. Aujourd’hui les crédits semblent jouer le rôle d’assistance respiratoire à la croissance et il sera nécessaire que le gouvernement et les entreprises relancent la croissance de long terme tout en réduisant l’endettement avant que la situation ne devienne insolvable.

Par Vincent Mandato consultant Senior du cabinet ADWAY

 

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Belgian ISF – Subscription tax on securities accounts

While France has just abolished its solidarity wealth-tax and replaced it with a tax on real estate assets, thus restricting its scope of application, Belgium has recently introduced a tax on securities accounts. It can be perceived by some as a Belgian equivalent to the “ISF” (French wealth tax). Many tax exiles who left France for Belgium are therefore considering relocating back to France, depending on their bottom-line impact. They are now facing a dilemma: on the one hand living in a country that is taxing their heritage and on the other hand living in a country taxing where financial income will become taxable.

Under the pressure of the IMF and Europe, Belgium has decided to tax the wealthiest taxpayers with securities accounts worth more than € 500,000 at a rate of 0.15%. The measure applies to natural persons and is expecting to bring more than € 250 million to the State’s annual budget. Its scope extends to bonds, cash certificates, shares, SICAVs or investment fund units, tracker funds, share certificates as well as warrants. The tax excludes pension savings funds, options, shares of approved cooperative companies and registered shares that are not considered as securities accounts.

The deduction of the tax falls under the responsibility of the financial intermediaries as they must directly withhold the tax at source on the account(s) of their customers on or before the 30th of October each year. The financial institution then has the obligation to pay the due taxes over to authorities on or before the following 20th of December. It should be noted that for accounts exceeding €500,000 financial intermediaries must directly collect the tax due. For accounts lower than €500,000 individual customers have the option to fulfill the tax obligation themselves. If however the client has more than one account and the sum of all accounts is in excess of €500,000 the tax liability will still crystalize.