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INNOVATION ET RÉGLEMENTATION : LA NOUVELLE VERSION DU PARADOXE DE L’OEUF OU DE LA POULE DANS LE SECTEUR BANCAIRE EN 2020

Economie Matin – le 02 novembre 2019 :

Qui ne s’est jamais posé cette question « Qu’est-ce qui est apparu en premier : l’œuf ou la poule ? ». Cette question qui reste pour l’instant sans réponse pourrait bien trouver concurrence dans le secteur bancaire et être remplacée par le paradoxe de l’innovation ou de la réglementation.
En effet, aujourd’hui, on peut être amené à se demander si c’est la réglementation qui pousse les acteurs bancaires et financiers à innover pour répondre aux exigences imposées ou si se sont ces acteurs qui imposent la mise en place de nouvelles réglementations pour cadrer les innovations de plus en plus nombreuses.

Pour essayer de répondre à la question « Qu’est-ce qui apparaît en premier : l’innovation ou la réglementation ? », prenons un exemple d’actualité : l’Openbanking (ici, l’innovation) et la DSP2, Directive sur les Services de Paiement (ici, la réglementation).

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Banques, face au réchauffement climatique, prenez les devants !

Journal du net – le 30 octobre 2019 :

Les profondes transformations liées à la transition écologique tardent à se produire, néanmoins les acteurs financiers pourraient y gagner à se montrer pro-actifs à leurs sujets.

Samedi 12 Décembre 2015, après deux semaines d’intenses négociations et une dernière journée marathon, l’accord de Paris, premier accord universel sur le réchauffement climatique est adopté par 195 pays. Laurent Fabius, président de la COP21 et Ministre des Affaires étrangères lors de cet événement, qualifiait dans Le Monde cet accord de « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ». A l’approche de la 3e année après son entrée en vigueur, où en est la France de ses engagements pris ?

D’après le Haut Conseil pour le climat, pas assez loin. Ils affirment dans leur premier rapport publié en juin dernier que « les objectifs que la France s’est fixés (…) sont ambitieux, mais loin d’être réalisés ». L’organisme indépendant créé par Emmanuel Macron observe que « la réduction réelle des gaz à effet de serre (GES), de 1,1% par an en moyenne pour la période récente, est quasiment deux fois trop lente par rapport au rythme nécessaire pour la réalisation des objectifs ». Etant donné le rôle central du secteur bancaire dans l’économie, l’atteinte de ces objectifs devra passer par une transformation profonde des institutions financières. Entre risques et opportunités, voici quelques tendances à intégrer pour faire face à ces nouveaux enjeux.

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Deux stratégies d’open banking sont possibles pour les banques

Revue Banque n°837 – le 23 octobre 2019 :

La digitalisation de l’activité bancaire induit une attention particulière portée aux data que recueillent les banques et à l’optimisation de leur gestion ; elle questionne également l’évolution de leur modèle économique vers l’open banking. Un challenge difficile, dans un contexte de taux bas et de baisse des revenus.

Les banques pourraient-elles mieux tirer parti des datas qu’elles recueillent ?

Le principal sujet dans ce domaine, pour les banques, est de savoir comment optimiser le traitement des datas pour les besoins de l’établissement. À mon avis, les banques ne franchiront pas, à court terme, la porte de la commercialisation à des tiers des datas collectées. Franchir ce Rubicon signifierait détruire un de leurs principaux atouts : l’image qu’elles ont en termes de sécurité de la data et de confiance dans leur système d’information (SI). Le challenge data, pour les banques, me paraît ainsi porter aujourd’hui sur quatre points :

  • la data gouvernance ;
  • l’optimisation de la data analyse ;
  • l’adoption des nouvelles techniques de modélisation et d’intelligence artificielle ;
  • enfin, l’infrastructure IT, parce que ces nouvelles technologies tournent sur des systèmes qui ne sont pas ceux qu’emploient les banques aujourd’hui.
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Dans la jungle des fintech, l’émergence des regtech

Journal du Net – le 17 octobre 2019 :

Au sein de l’écosystème des startups, les sociétés spécialisées en services financiers n’ont rien à envier aux autres secteurs. Spécialisée sur un produit ou sur une offre, de nombreuses entreprises contribuent à réinventer la banque, ses produits et ses services et s’inscrivent durablement dans l’écosystème financiers par une collaboration de plus en plus étroites avec les grandes instituions

C’est le cas des regtechs, contraction de « regulation » et « technology », qui regroupent l’ensemble des acteurs proposant des solutions innovantes pour permettre aux institutions financières de gérer les contraintes règlementaires à moindre coût afin de gagner en agilité.

A l’origine était un besoin

Le développement des regtechs est né de la difficulté, pour les acteurs historiques du secteur financier, à s’adapter et gérer de front deux évolutions concomitantes. D’une part l’inflation réglementaire, issue de la crise de 2008, qui a imposé de se conformer rapidement aux nouvelles normes, impliquant des mises à jour régulières des processus mis en place. D’autre part l’émergence de nouveaux modes de consommation des usagers nécessitant des services rapides, efficaces et numérisés.

Face à ce défi juridique et sociétal, les regtechs vont développer des offres capables de s’adapter rapidement aux évolutions en apportant un regard extérieur et novateur aux acteurs historiques du marché souvent contraints par des systèmes et processus non adaptés. D’une part, les regtechs offrent la possibilité de répondre aux besoins primaires d’une banque à savoir la conformité, en termes de connaissance client ou de lutte contre le blanchiment par l’utilisation extensive du big data. La plus-value de ces services, pour les banques, peut être de trois niveaux :

  • Réduction des coûts de mise en conformité via la mutualisation et la standardisation des pratiques,
  • Amélioration de l’efficacité opérationnelle par le biais de leur automatisation,
  • Optimisation et sécurisation des processus.
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Demain, la banque sera ecology centric

Les Echos – le 30 septembre 2019 :

LE CERCLE – Face au dérèglement climatique, les acteurs bancaires prennent progressivement leurs responsabilités en adaptant leur activité. Cependant, l’atteinte de l’objectif 1,5°C en 2050 ne sera possible que par la pérennisation d’une activité bancaire durable nécessitant une transformation majeure de leur business model.

Ce renouvellement se traduira par un nouveau paradigme consistant à placer l’écologie et le développement durable en priorité de chaque pan de l’écosystème bancaire. À l’instar des approches « Data Centric » ou « Customer Centric », les acteurs bancaires de demain doivent se réinventer en Banques Ecology Centric Intégrer le développement durable au coeur d’un business model bancaire et financier innovant.

Le coeur de métier de la banque ecology-centric consiste à maximiser la performance écologique des actifs qu’elle gère, sous contrainte de maintenir un niveau de rentabilité acceptable. À cette fin, elle doit adapter son business model pour insérer la performance écologique dans le calcul du risque et des taux directeurs et elle doit catalyser l’offre d’épargne court terme vers une demande de financement long terme destinée à des investissements dont l’impact écologique est positif. La banque joue en effet un rôle clé dans le financement de l’écologie, car elle permet de collecter de l’épargne principalement à court terme, pour l’injecter dans des financements écologiques et durables, principalement à long terme.

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Cryptomonnaies et néo-banques, ou une possible symbiose pour la gestion des risques

Mindfintech – 27 septembre 2019 :

Lionel Lafontaine, consultant senior au sein du groupe Square, estime que les néo-banques pourraient jouer un rôle moteur dans la lutte contre le blanchiment et le développement de l’accès au marché des cryptomonnaies.

On assiste, aujourd’hui, à un mouvement de symbiose fort entre les cryptomonnaies et les néo-banques, qui laisse plutôt perplexe. En début d’année, l’ovni crypto-bancaire Hush, une cryptomonnaie dédiée au financement et au service d’une banque en ligne, disparaissait mystérieusement après avoir lancé son ICO (levée de fonds), ne laissant aux investisseurs que des espoirs déçus, des poches percées et un site web présentant le message suivant : « Hush is coming back soon ».

Toutefois l’association de ces univers (néo-banques et cryptomonnaies) n’est pas forcement si complexe, ni si décevante. Si les banques n’investissent pas dans les cryptos-actifs pour compte propre, elles agissent en tant qu’intermédiaire pour leurs clients et leur ouvrent des portefeuilles de crypto-monnaies. Ce service d’intermédiation est plutôt simple et offert par quelques acteurs. Certaines banques traditionnelles à l’étranger s’y sont mises (Maerki Baumann et la banque Falcon en Suisse) et les néo-banques se positionnent sur le créneau, Revolut en tête.

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Le risque opérationnel, l’enjeu réglementaire phare pour les néo-banques

Journal du net – 26 septembre 2019 :

Depuis une dizaine d’années, avec l’essor de la digitalisation et notamment celle des services financiers, nous assistons à la naissance de nouveaux acteurs sur le marché bancaire français et européen : les néo-banques. Ces établissements, proposant des services financiers de type dépôts et moyens de paiement, ont, pour la plupart, reçu une licence bancaire dans l’Union Européenne. A l’instar des deux plus connues au niveau européen, N26 et Revolut, elles ne proposent que très marginalement des services de crédit, tout du moins sur le marché français, et n’effectuent pas d’opérations de marché, à l’inverse des banques traditionnelles.

Ainsi, dans le cadre de la réglementation bâloise, qui vise à couvrir, par un niveau minimum de fonds propres, les risques auxquels les banques sont exposées, et du fait de leurs activités spécifiques ces établissements ne sont pas, ou peu, soumis aux risques de crédit et de marché. Cependant, leur exposition au risque opérationnel pourrait représenter un enjeu majeur. Dans la réglementation bâloise, ce risque opérationnel se définit par un risque de perte liée à une défaillance des procédures, du personnel ou des systèmes internes. Concrètement, cela prend donc en compte les risques fraudes, de dysfonctionnement des systèmes et des processus ou encore de dommages corporels. Sur ces problématiques-là, les néo-banques sont bel et bien exposées, et peut-être plus encore que les banques traditionnelles. Sans un cadre adapté et des investissements correctement positionnés, ce qui fait la force des néo-banques aujourd’hui pourrait bien devenir une faiblesse.

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Blockchain et transition énergétique : une cohabitation impossible ?

environnement-magazine.fr – 16 septembre 2016

David Rodrigues revient sur le rôle de la blockchain dans la transition énergétique. « Perçue comme un gouffre énergétique, la technologie blockchain pourrait se révéler être une alliée pour le développement d’initiatives favorables à notre environnement », estime-t-il.

Les nouvelles évolutions technologiques sont souvent mises en opposition au défi de la transition énergétique. Pourtant, utilisée à bon escient, l’innovation pourrait être indispensable à l’atteinte des Objectifs de développement durable en apportant de la transparence, de l’agilité et un suivi en temps réel de la consommation des différentes ressources. L’une des innovations les plus marquante et controversée de ces dernières années est la technologie blockchain.

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Les autorités de régulation font front commun contre LIBRA

Entreprendre – 13 septembre 2019 :

L’histoire consacre les lydiens, peuple grec d’Asie mineure, comme les inventeurs de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Parallèlement, leur roi, le légendaire Midas, est le protagoniste d’un funeste destin et l’archétype même de l’avidité et des effets destructeurs que celle-ci peut produire. A la lumière de ces mythes, nous serions tentés d’en déduire un lien structurel, presque psychique, entre la monnaie, son accumulation, et la recherche du pouvoir hégémonique.

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Bankin’, Linxo… Les agrégateurs ont-ils encore un avenir ?

Cbanque.com – le 06 septembre 2019 :

Les agrégateurs de compte permettent de visualiser dans une seule application l’ensemble de ses comptes bancaires et mouvements associés. Depuis quelques mois, ces services s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités qui les transforment en véritables coachs financiers. Quel futur se dessine pour ces acteurs ?
Un seul geste pour une vue globale de tous vos comptes et la catégorisation parfaite de vos flux, le tout dans une application à l’expérience utilisateur optimale : telle était l’offre initiale des agrégateurs de comptes.

Un service initial prometteur…

Cette promesse a permis aux leaders du marché, Bankin’ et Linxo, de séduire respectivement 3,3 millions et 2,8 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à d’autre acteurs notables tels que Budget Insight, Fiduceo, Wishizz, LaFinBox, de s’imposer sur le marché de l’agrégation. Pour profiter du service, l’utilisateur sélectionne ses banques dans la liste d’établissements proposés et renseigne ses identifiants. L’agrégateur prend alors le relais et récolte les informations bancaires grâce à la technique dite du « web scrapping » (comprenez l’extraction des données d’un site web, en l’occurrence l’espace client de la banque).

L’adoption des agrégateurs est en grande partie portée par l’amélioration de l’expérience utilisateur permise par un parcours fluide, des fonctionnalités bien pensées et une interface attractive. Ce modèle a rapidement attiré les grandes banques de détail (rachat de Fiduceo par Boursorama, entrée au capital de Linxo par le Crédit Agricole). Les agrégateurs se sont également orientés vers la proposition aux grands groupes bancaires de leurs solutions en « marque blanche », c’est-à-dire que leur technologie est utilisée par la banque sans mention affichée du fournisseur. D’avantage concurrentielle, l’agrégation de compte est alors devenue une fonctionnalité courante, proposée par la plupart des acteurs financiers.