0

Risk, Regulatory & Compliance

La mutation de l’industrie financière, entamée à la suite de la crise financière de 2007-2008, a pour toile de fond un bouleversement technologique digne de l’informatisation de la banque à la seconde moitié du 20ème siècle et un renforcement sans précédent des exigences réglementaires.

Dans cet environnement toujours plus complexe, il devient ardu de conserver une vision d’ensemble de la transformation opérée par le secteur et notamment dans le domaine de la gestion des risques, particulièrement sous pression depuis les errements de ce début de siècle.

0

A quand une comptabilisation des coûts réels liés à la destruction de l’environnement ?

Actu Environnement – le 31 janvier 2018 :

Le One World Summit vient de s’achever avec la promesse d’engager les organisations à une lutte contre la pollution. Mais faute d’une valorisation financière de la dégradation environnementale, nos économies s’appuient sur des hypothèses irréalistes, selon Thomas Siakam de Vertuo Conseil.

Le schéma s’inscrit dans la continuité de la COP 21 : une fois de plus, les engagements peu ou non-contraignants pris par les Etats remettent à mal l’efficacité des actions de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Parmi les idées concrètes qui émergent, il s’avère que la solution la plus incitative et la plus efficace pour remédier aux problèmes de récession environnementale serait de comptabiliser, directement dans les états financiers des entreprises des pays signataires, l’ensemble des frais et dégâts causés sur l’environnement du fait de leurs activités. Une véritable révolution culturelle.

0

La croissance française boostée par des fintechs ?

A l’heure d’une première forme d’embellie des indicateurs économiques, 2 études distinctes, menées en 2016 par Intrum Justitia, spécialiste du recouvrement de créances, et Euler Hermès, mettent en évidence le laxisme de la France dans le domaine des délais des paiements. Une situation en passe d’évoluer sous la pression réglementaire mais aussi avec le retour au premier plan du métier d’affactureur grâce à des innovations numériques.

Les délais de paiement abusifs coûtent près de 16Md€ aux PME françaises chaque année. Concrètement, une défaillance d’entreprise (de moins de 5 ans) sur quatre est due à des difficultés de trésorerie notamment liées aux retards dans la perception des revenus. Une situation qui explique en partie le boom du marché de l’affacturage ces dernières années, ce métier encore souvent méconnu qui consiste pour une entreprise à céder ses factures clients à un acheteur qui avance donc de la trésorerie en contrepartie d’une prime sur la gestion des factures (et des inévitables impayés).

0

The MiFID II impact on investment research

In the last weeks before MiFID II goes live, the investment research industry is still adjusting to comply with the new rules designed to improve transparency and protect the investor. The new legislation covers a wide range of topics impacting the European financial system as of January 2018. One of the major constraints MiFID II introduces is a “no inducement” rule. It will require brokers to separate their execution and research offers, and investment firms will not be allowed to receive any research for free any more.

Buy-side firms used to receive their investment research from their brokers bundled with trade execution or other services. This practice is now deemed an inducement by the regulator: money managers may deal transactions with brokers giving the best advice and access, rather than the lowest commission for executing trades. By unbundling the research costs, MiFID II aims to provide the end clients with more transparency on what they pay for. But this overhaul comes with a series of challenges for both sell-side and buy-side firms.

0

Digital Distribution for Funds – From theory to practice

AGEFI – Décembre 2017 :

And suddenly the digital broke into our lives. We all remember Napster disrupting the music industry in the late nineties and the subsequent rise of iTunes. All of a sudden, the music distribution went digital and the high-street music stores slowly disappeared. Since then many digital distribution channels and marketplaces such as Uber, Airbnb, Netflix, Amazon or Ebay, only to mention the most famous ones, have emerged. It seems as if long periods of little or no change are followed by periods of sudden, significant change. And the added value provided by the offering does not even have to be mind-blowing to be successful. The ease of use, efficiency and nowadays expected connectivity already result – as it seems to be as a matter of fact – in a better customer experience.

0

Mobilité bancaire : Y a-t-il déjà des impacts de la loi Macron ?

La loi du 6 Août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron » permet à chaque client de changer de banque sans réaliser les démarches administratives, ces dernières étant prises en charge par la nouvelle banque. Cette loi apporte ainsi plus de simplicité dans les démarches comme celles prévues dans la loi Châtel pour le changement d’opérateur. Plus d’un semestre après son entrée en vigueur, y a –t-il des effets notables pour les différents acteurs ? Est-elle vraiment connue du grand public ?

L’ouverture d’un compte bancaire est souvent accompagnée d’une prime pour le client, et parfois d’une prime offerte au parrain si parrainage il y a eu. Axa Banque propose par exemple jusqu’à 250 € offerts. Certains particuliers pourraient constamment changer de banque tout en profitant de ces offres. Evidemment, il n’est pas à exclure que certaines banques prennent des mesures contractuelles pour éviter ce type de situation, de peur de ne pas obtenir le retour sur investissement escompté. Dès lors, il leur convient de trouver des moyens de fidéliser leurs clients.

0

Le texte qui oppose banques et FinTechs autour de la Directive des Services de Paiement DSP2 a finalement été adopté

Les Echos – 8 décembre 2017 :

Ce lundi 27 novembre, la CE a adopté les standards techniques de réglementation, RTS, qui permettent l’application de la Directive des Services de Paiement DSP2. L’Autorité Bancaire européenne, EBA, avait proposé un texte le 23 février dernier.

Depuis, ces RTS faisaient l’objet d’un bras de fer par communiqués de presse interposés entre les différents acteurs concernés, banques et FinTechs en tête, sur des sujets critiques tels que le « screen scraping » ou les solutions de « fall back ».

La DSP2 pour assurer la protection du consommateur et favoriser la concurrence des acteurs de services de paiement.

0

Orange Bank est-il le trublion qui va bouleverser le paysage bancaire ?

Revue Banque – 27 novembre 2017 :

L’offre d’Orange Bank, lancée le 2 novembre, est-elle novatrice et unique ?

Orange Bank ne rebat pas fondamentalement les cartes : elle ne révolutionne ni l’expérience client, ni le produit, ni la façon de s’adresser au client, même s’il y a des sujets intéressants autour des paiements et de l’intelligence artificielle. À l’exception de son réseau de distribution qui lui est propre, il n’y a pas de grande différence avec les autres néobanques qui ont récemment vu le jour.

Représente-t-elle une menace pour les banques ?

Orange Bank est une concurrente de plus, pas une menace différente. La plupart des grandes banques ont anticipé cette menace. BNP Paribas en rachetant le Compte Nickel, Société Générale avec Boursorama, qui est la première banque en ligne en France, ou ING Direct, qui est en train de se repenser. La Banque Postale sortira sa banque mobile mi-2018. Les banques en ligne historiques proposent plus de services qu’Orange Bank, or c’est sur les services que va se faire la différence.

0

Acquisition des talents : les fintech plus séduisantes que les banques ?

Les Echos – 27 novembre 2017 :

Dans les années 1990, travailler dans une banque était un signe de reconnaissance, une fierté, mais ces dernières années, les scandales bancaires se sont accumulés. Les jeunes talents se tournent plus vers les entreprises technologiques.

Les banques françaises sont de gros pourvoyeurs d’emplois en France : 17 000 recrutements en CDI en 2016 pour les principales banques françaises. Mais l’image du monde bancaire s’est ternie (affaire Kerviel en 2008, sanction américaine contre BNP & Ca en 2014, Panama Papers en 2015…), poussant les jeunes diplômés à chercher ailleurs.

0

Les banques, moteur de la lutte contre le réchauffement climatique ?

Les Echos – 23 novembre 2017 :

Le modèle économique de la banque traditionnelle étant attaqué de toute part, son salut pourrait provenir de l’opportunité offerte par la mutation profonde de la société, mutation forcée par l’accélération du changement climatique.

N’en déplaise aux derniers climato-sceptiques, le réchauffement de la planète oblige les sociétés et les économies à se repenser en profondeur pour continuer à exister. C’est donc une phase d’adaptation de nos modes de vie qui s’ouvre désormais à nous, et cette adaptation passe nécessairement par une transformation énergétique globale, depuis notre culture de l’énergie pas chère autorisant certains gâchis jusqu’à notre approche industrielle du cycle de consommation (production, acheminement, stockage, usage, recyclage). Il convient donc d’étudier le financement de cette transformation dont le coût s’avère encore difficile à estimer aujourd’hui – la seule certitude concerne celle sur l’état des finances publiques qui ne seront à peu près d’aucune aide significative au secteur privé.