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Blockchain et transition énergétique : une cohabitation impossible ?

environnement-magazine.fr – 16 septembre 2016

David Rodrigues revient sur le rôle de la blockchain dans la transition énergétique. « Perçue comme un gouffre énergétique, la technologie blockchain pourrait se révéler être une alliée pour le développement d’initiatives favorables à notre environnement », estime-t-il.

Les nouvelles évolutions technologiques sont souvent mises en opposition au défi de la transition énergétique. Pourtant, utilisée à bon escient, l’innovation pourrait être indispensable à l’atteinte des Objectifs de développement durable en apportant de la transparence, de l’agilité et un suivi en temps réel de la consommation des différentes ressources. L’une des innovations les plus marquante et controversée de ces dernières années est la technologie blockchain.

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Les autorités de régulation font front commun contre LIBRA

Entreprendre – 13 septembre 2019 :

L’histoire consacre les lydiens, peuple grec d’Asie mineure, comme les inventeurs de la monnaie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Parallèlement, leur roi, le légendaire Midas, est le protagoniste d’un funeste destin et l’archétype même de l’avidité et des effets destructeurs que celle-ci peut produire. A la lumière de ces mythes, nous serions tentés d’en déduire un lien structurel, presque psychique, entre la monnaie, son accumulation, et la recherche du pouvoir hégémonique.

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Bankin’, Linxo… Les agrégateurs ont-ils encore un avenir ?

Cbanque.com – le 06 septembre 2019 :

Les agrégateurs de compte permettent de visualiser dans une seule application l’ensemble de ses comptes bancaires et mouvements associés. Depuis quelques mois, ces services s’enrichissent de nouvelles fonctionnalités qui les transforment en véritables coachs financiers. Quel futur se dessine pour ces acteurs ?
Un seul geste pour une vue globale de tous vos comptes et la catégorisation parfaite de vos flux, le tout dans une application à l’expérience utilisateur optimale : telle était l’offre initiale des agrégateurs de comptes.

Un service initial prometteur…

Cette promesse a permis aux leaders du marché, Bankin’ et Linxo, de séduire respectivement 3,3 millions et 2,8 millions d’utilisateurs, ainsi qu’à d’autre acteurs notables tels que Budget Insight, Fiduceo, Wishizz, LaFinBox, de s’imposer sur le marché de l’agrégation. Pour profiter du service, l’utilisateur sélectionne ses banques dans la liste d’établissements proposés et renseigne ses identifiants. L’agrégateur prend alors le relais et récolte les informations bancaires grâce à la technique dite du « web scrapping » (comprenez l’extraction des données d’un site web, en l’occurrence l’espace client de la banque).

L’adoption des agrégateurs est en grande partie portée par l’amélioration de l’expérience utilisateur permise par un parcours fluide, des fonctionnalités bien pensées et une interface attractive. Ce modèle a rapidement attiré les grandes banques de détail (rachat de Fiduceo par Boursorama, entrée au capital de Linxo par le Crédit Agricole). Les agrégateurs se sont également orientés vers la proposition aux grands groupes bancaires de leurs solutions en « marque blanche », c’est-à-dire que leur technologie est utilisée par la banque sans mention affichée du fournisseur. D’avantage concurrentielle, l’agrégation de compte est alors devenue une fonctionnalité courante, proposée par la plupart des acteurs financiers.

Si la nouvelle directive européenne sur les paiements (DSP2), entrée en vigueur le 13 Janvier 2018, a pour objectif de favoriser l’accès des données bancaires aux acteurs tiers, elle s’avère en pratique moins intéressante que prévu pour les agrégateurs. En effet, la DSP2 rend obligatoire pour les banques d’ouvrir leurs « API » (les interfaces qui permettent à un acteur de rendre disponibles des données à d’autres acteurs) ou bien d’en créer. L’objectif est de mettre fin au recours obligé au scrapping, trop peu sécurisé. S’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les utilisateurs, rassurés sur leurs données, cette évolution prive les agrégateurs de leur principal axe de différenciation à savoir la capacité à identifier et exploiter, dans l’intérêt du client, la bonne donnée. Pour séduire un éventail d’utilisateurs plus large encore, un nouvel effort d’innovation conduit donc les agrégateurs à se positionner sur une extension de leur créneau : le coaching financier.

…Et une montée en valeur prévisible

Pour la majorité des acteurs du marché, l’agrégation de comptes n’est pas la seule offre proposée. Elle a été un premier « pied dans la porte » chez l’utilisateur, toujours avec l’ambition de proposer une gamme plus large de services. Cela a commencé par l’assistance à la gestion budgétaire, permettant de toucher une cible large. Catégorisation des postes de dépenses, représentation graphique actuelle et passée, évolution, solde prédictif pour la fin du mois, notifications en cas de transaction élevée ou de solde dangereusement bas. Le modèle « Freemium » permet à Linxo, par exemple, de proposer ses fonctionnalités de base gratuitement et de faire payer les plus avancées.

La suite logique est bien sûr d’aller encore plus loin dans ce modèle de conseil au quotidien en devenant un vrai coach financier. Alertes, articles contextualisés, simulateurs, propositions de renégociation de crédits, d’assurance, montants épargnables, conseil de souscription à de nouveaux produits, les fonctionnalités proposées ont désormais une portée éducationnelle et commerciale. Basées sur les moments de vie de l’utilisateur avec une personnalisation toujours plus fine, elles éclairent l’utilisateur sur ses choix financiers futurs.

De fait les agrégateurs proposent peu à peu des services financiers proches des néobanques. Linxo et Bankin’ proposent par exemple une fonctionnalité de virements vers certaines grandes banques de la place. Un pas de plus a été franchi par Linxo en juin lorsque la fintech a annoncé pour 2020 la possibilité pour ses utilisateurs d’ouvrir un compte de paiement associé à une carte Visa, entièrement paramétrable depuis l’application. Deux tendances se dessinent donc pour les agrégateurs qui s’orientent soit vers un positionnement de coach financier, soit de néobanque.

Quelle perspective à long terme ?

On peut alors s’interroger ; quelle sera la stratégie adoptée par les concurrents de Linxo ? Le modèle plateforme de services financiers type néobanque est-il la finalité vers laquelle tous les acteurs du secteur vont se diriger ? Ou bien choisiront-ils d’asseoir leur positionnement de coach budgétaire et financier ?

Diagnostiquer les besoins des utilisateurs et proposer des recommandations personnalisées en temps réel répond certes à une attente désormais établie. Cependant, ce sont là des projets complexes à mener techniquement (il faut bâtir des algorithmes de recommandation les plus fins possibles) et dont la qualité en termes d’expérience utilisateur est crucial.

A l’inverse, les acteurs qui choisiront de basculer vers un modèle de néobanque se heurteront aux mêmes problématiques de confiance, mais également à un marché saturé par la concurrence de tous les acteurs émergents ou déjà établis. Dans ce contexte comment trouver une rentabilité sur une modèle aussi concurrentiel ?

Le point commun entre tous les agrégateurs est que chacun a cherché à augmenter sa taille rapidement et à acquérir un maximum d’utilisateurs. Certains ont été rachetés, d’autres gardent leur indépendance en proposant de nouveaux modèles de tarifications et en élargissant leurs catalogues de fonctionnalités pour innover en continu sur le service rendu.

In fine, pérenne ou non, les agrégateurs suivent le même chemin que la majorité des fintechs (rachat ou passage à un modèle de plateforme de services) et poussent les banques à aller plus loin dans leur réponse aux besoins des utilisateurs via la valorisation intelligente des données bancaires dont elles disposent.

Par Albane Even, consultante du Groupe Square

 

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Où en est BCBS 239 ?

Revue Banque – 4 septembre 2019 :

La mise en œuvre de la norme BCBC 239 s’avère laborieuse. Pour les établissements financiers, il est notamment difficile d’atteindre la conformité sans directive précise de la part des autorités réglementaires sur la mise en œuvre de ces principes.

Trois ans après la date théorique d’application des principes dits « BCBS 239 » sur l’agrégation des données de risques dans les reportings bancaires, force est de constater que le résultat est insatisfaisant. À ce jour, aucune des grandes banques systémiques n’est en mesure d’appliquer ces principes [1].

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Open Banking : la sécurité, le casse-tête des banques ?

Le Courrier Financier – le 03 septembre 2019 :

La deuxième directive européenne des services de paiement (DSP2) aurait dû s’appliquer à partir de septembre 2019. En France, les banques et les sites d’e-commerce européennes ont obtenu un nouveau délai jusqu’en 2022. Quels sont les casse-tête techniques auxquels le secteur doit faire face ? Quelle place les Fintechs vont-elles occuper dans ce nouveau marché ? Stéphane Pailler, Senior Consultant du Groupe Square, partage son analyse.

La principale force des banques traditionnelles réside dans la confiance qu’elles ont obtenue de leurs clients. Cette confiance s’établit notamment par la notion de proximité, avec un conseiller qui les accompagne dans leurs choix financiers à chaque étape de leur vie. En d’autres mots, un sentiment de sécurité. Avec l’Open Banking, les conseillers deviennent virtuels, les concurrents se multiplient et les données des banques sont accessibles de tous.

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2020 : un nouveau départ pour l’Epargne-Retraite ?

Le Monde – le 16 août 2019 :

Est-ce que cette fois, c’est pour de bon ? 2020 va-t-elle être enfin l’année où l’Épargne-Retraite va décoller en France ? Beaucoup de professionnels, assureurs ou gestionnaires d’actifs se posent actuellement la question ; beaucoup en doutent cependant.

Rappelons les faits et les chiffres tout d’abord. L’Épargne-Retraite constitue une proportion minoritaire des placements des Français : avec 229 milliards€ d’encours, elle est très loin des 1682 Milliards€ de l’assurance-vie ; elle est même derrière l’Épargne Réglementée (733 milliards€) et les dépôts à vue (530 milliards€) . Plusieurs facteurs expliquent ce faible goût des Français pour les produits d’Épargne-Retraite.

En premier lieu, l’attractivité des produits concurrents : l’assurance-vie, du fait de son régime fiscal et de la possibilité de débloquer son épargne plus librement que sur l’Épargne-Retraite ; les produits d’Épargne Réglementée, qui bénéficient pour certains d’avantages fiscaux (le livret A) et qui constituent la première épargne de précaution ; les dépôts à vue enfin, qui voient leurs encours progresser fortement ces dernières années, comme si les Français avaient compris qu’en conjoncture de taux très bas, rien ne servait de placer son argent.

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Taux interbancaires : le célèbre LIBOR va disparaître, quelles conséquences ?

Le Revenu – le 08 août 2019 :

Le LIBOR, taux d’intérêt de référence sur la place londonienne, sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers. Or, il va disparaître en 2021, ce qui ne sera pas sans conséquences. Les explications de Yann Balliet, consultant pour le cabinet Groupe Square.

LIBOR, pour London Interbank Offered Rate est une référence en matière de taux d’intérêt dans l’écosystème bancaire de Londres.

Il relève du marché interbancaire et correspond aux taux d’intérêt utilisé par les banques de premier rang pour se prêter ou emprunter des liquidités à court terme. Nous choisissons de faire un zoom sur le LIBOR car sa disparition est prévue pour l’année 2021 alors qu’il sert de base d’indexation à des milliers de contrats financiers aujourd’hui.

Son importance est capitale car c’est le taux d’intérêt sur lequel les banques les plus importantes se basent pour emprunter de l’argent. Il permet des prêts dits «en blanc » ou «unsecured lending» en anglais c’est-à-dire des prêts sans caution demandée en contrepartie.

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Un monde sans banques, c’est possible ?

Point banque – Juillet 2019 :

Un monde sans banques est-il possible ? L’annonce spectaculaire de Facebook de lancement d’une nouvelle monnaie, le Libra, a relancé le débat et remis sur le devant de la scène la prophétie de Bill Gates qui disait en 1990 que « la banque est nécessaire, les banques ne le sont pas ». Outre le lancement du Libra, les cas d’usage de banque sans les banques se développent : consultation du solde bancaire via des assistants vocaux (Amazon & Capital One), réalisation de virement depuis une application de messagerie (Messenger de Facebook). De même, le retrait d’argent liquide sera possible fin 2019 chez certains commerçants, suite au déploiement de la directive européenne DSP2.

La question qui est posée par le développement de ces expériences n’est pas tant la disparition des banques mais plutôt leur effacement aux yeux du client final ; d’acteurs majeurs de BtoC, dotées de marques à forte notoriété, les banques deviendraient à terme des fournisseurs de services bancaires qui seraient consommés à l’occasion de parcours clients maîtrisés par d’autres acteurs : leurs produits deviendraient des « commodités» .
Tout d’abord, il convient de nuancer les affirmations qui annoncent l’imminence de la disparition des banques comme acteurs de BtoC.
D’une part, le phénomène consistant à fournir un service bancaire dans le cadre d’un autre parcours client n’est pas une nouveauté : la fourniture de crédit dans le cadre d’un achat dans un magasin est ancienne : en France, elle a été industrialisée par le Cetelem dès les années 1950 pour le financement des biens de consommation ; elle est également très répandue dans le financement automobile pour lequel le financement dans les concessions est plus important que le financement via la banque du client.
D’autre part, le succès de ces initiatives de « banque sans les banques » est assez variable. Si certains usages se développent de manière significative sur des applications dédiées (la consultation de comptes agrégées, le paiement Peer-to-Peer, …), d’autres semblent plus lents à décoller. Tel semble être ainsi le cas des virements depuis les messageries mais aussi de tous les actes bancaires dans lesquels le client perçoit sa banque comme un tiers de confiance nécessaire, qu’il ne souhaite pas désintermédier, comme l’acte d’épargne où le rôle de la banque et du conseiller sont encore perçus comme fondamentaux.

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Réglementer les cryptomonnaies : un casse-tête immense

Les échos.fr – le 15 juillet 2019 :

À l’heure actuelle, la préconisation de l’EBA est d’empêcher les banques d’investir sur les crypto-actifs, et même de les empêcher d’avoir des connexions directes ou indirectes avec les acteurs qui gèrent les cryptomonnaies.

Ce point de risque systémique encadré…, ces actifs en circulation attirent l’attention du régulateur qui se penche, sur demande des pouvoirs publics, sur un cadre réglementaire à déployer au sein de l’UE, autour de ces activités.

Le 9 janvier dernier, l’ESMA, après avoir soulevé les risques majeurs liés aux fraudes, cyberattaques, blanchiment d’argent et manipulation de cours, a soulevé 2 options pour accompagner les cryptomonnaies. Réglementer au cas par cas quelques crypto-actifs, avec le risque d’accréditer la viabilité et l’engouement autour de ces produits. Ou ne rien faire et considérer que ces activités ne relèvent pas de leur mandat.

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Le Mème Marketing, outil de conquête des jeunes actifs par les banques ?

Marketing-professionnel.fr – le 12 juillet 2019 :

Dans un environnement fortement chamboulé par de nouveaux acteurs, les banques traditionnelles ont besoin de renouveler leur discours auprès des générations Y et Z. Nées après les années 80, elles correspondent à une cible stratégique pour ces derniers. En effet, cette génération a l’intention de faire des grandes études, de s’acheter une voiture, de voyager, d’avoir un bel appartement ou encore de se marier et fonder une famille. Tous ces grands moments de la vie représentent autant de contrats pour les banques. C’est pourquoi ce marché est fortement concurrentiel, surtout avec l’arrivée des néobanques qui portent un discours très percutant envers cette catégorie de la population. Alors comment vont faire les banques traditionnelles pour regagner l’attention des jeunes ?

Terminés les éléments de langage traditionnels, pour séduire papa et maman. Il faut leur parler avec leurs mots et leurs codes. Comme on peut le constater dans un rapport des tendances pour 2019 de l’agence WeAreSocial, 43% des utilisateurs des réseaux sociaux sont à la recherche de contenus divertissants. On peut le constater avec l’apparition d’une nouvelle forme de marketing viral apparu sur Internet, le “mème”; un effet boule de neige qui favorise les partages.

Provenant du grec ancien, “mimesis” qui signifiait “imitation”, le “mème” d’aujourd’hui pourrait se définir comme un contenu qui sera copié, déformé, partagé rapidement à travers le web peu importe la plateforme ou le format. Tout d’abord apparu sur des réseaux de niche tels que “4chan”, puis vers un public plus large avec les réseaux sociaux Reddit, Twitter, Facebook, Instagram… il a façonné une nouvelle manière de communiquer. Par exemple, le premier youtubeur mondial, sous le pseudo Pewdiepie, en a même fait sa marque de fabrique avec l’émission “meme Review” décryptant chaque jour les meilleurs contenus disponibles sur le web. Reconnu comme un influenceur important, Pewdiepie s’est vu proposer une collaboration en 2019 avec Elon Musk le patron de Tesla et Space X, lui-même étant un grand fervent de la culture du “mème”.