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Un monde sans banques, c’est possible ?

Point banque – Juillet 2019 :

Un monde sans banques est-il possible ? L’annonce spectaculaire de Facebook de lancement d’une nouvelle monnaie, le Libra, a relancé le débat et remis sur le devant de la scène la prophétie de Bill Gates qui disait en 1990 que « la banque est nécessaire, les banques ne le sont pas ». Outre le lancement du Libra, les cas d’usage de banque sans les banques se développent : consultation du solde bancaire via des assistants vocaux (Amazon & Capital One), réalisation de virement depuis une application de messagerie (Messenger de Facebook). De même, le retrait d’argent liquide sera possible fin 2019 chez certains commerçants, suite au déploiement de la directive européenne DSP2.

La question qui est posée par le développement de ces expériences n’est pas tant la disparition des banques mais plutôt leur effacement aux yeux du client final ; d’acteurs majeurs de BtoC, dotées de marques à forte notoriété, les banques deviendraient à terme des fournisseurs de services bancaires qui seraient consommés à l’occasion de parcours clients maîtrisés par d’autres acteurs : leurs produits deviendraient des « commodités» .
Tout d’abord, il convient de nuancer les affirmations qui annoncent l’imminence de la disparition des banques comme acteurs de BtoC.
D’une part, le phénomène consistant à fournir un service bancaire dans le cadre d’un autre parcours client n’est pas une nouveauté : la fourniture de crédit dans le cadre d’un achat dans un magasin est ancienne : en France, elle a été industrialisée par le Cetelem dès les années 1950 pour le financement des biens de consommation ; elle est également très répandue dans le financement automobile pour lequel le financement dans les concessions est plus important que le financement via la banque du client.
D’autre part, le succès de ces initiatives de « banque sans les banques » est assez variable. Si certains usages se développent de manière significative sur des applications dédiées (la consultation de comptes agrégées, le paiement Peer-to-Peer, …), d’autres semblent plus lents à décoller. Tel semble être ainsi le cas des virements depuis les messageries mais aussi de tous les actes bancaires dans lesquels le client perçoit sa banque comme un tiers de confiance nécessaire, qu’il ne souhaite pas désintermédier, comme l’acte d’épargne où le rôle de la banque et du conseiller sont encore perçus comme fondamentaux.

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Réglementer les cryptomonnaies : un casse-tête immense

Les échos.fr – le 15 juillet 2019 :

À l’heure actuelle, la préconisation de l’EBA est d’empêcher les banques d’investir sur les crypto-actifs, et même de les empêcher d’avoir des connexions directes ou indirectes avec les acteurs qui gèrent les cryptomonnaies.

Ce point de risque systémique encadré…, ces actifs en circulation attirent l’attention du régulateur qui se penche, sur demande des pouvoirs publics, sur un cadre réglementaire à déployer au sein de l’UE, autour de ces activités.

Le 9 janvier dernier, l’ESMA, après avoir soulevé les risques majeurs liés aux fraudes, cyberattaques, blanchiment d’argent et manipulation de cours, a soulevé 2 options pour accompagner les cryptomonnaies. Réglementer au cas par cas quelques crypto-actifs, avec le risque d’accréditer la viabilité et l’engouement autour de ces produits. Ou ne rien faire et considérer que ces activités ne relèvent pas de leur mandat.

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Le Mème Marketing, outil de conquête des jeunes actifs par les banques ?

Marketing-professionnel.fr – le 12 juillet 2019 :

Dans un environnement fortement chamboulé par de nouveaux acteurs, les banques traditionnelles ont besoin de renouveler leur discours auprès des générations Y et Z. Nées après les années 80, elles correspondent à une cible stratégique pour ces derniers. En effet, cette génération a l’intention de faire des grandes études, de s’acheter une voiture, de voyager, d’avoir un bel appartement ou encore de se marier et fonder une famille. Tous ces grands moments de la vie représentent autant de contrats pour les banques. C’est pourquoi ce marché est fortement concurrentiel, surtout avec l’arrivée des néobanques qui portent un discours très percutant envers cette catégorie de la population. Alors comment vont faire les banques traditionnelles pour regagner l’attention des jeunes ?

Terminés les éléments de langage traditionnels, pour séduire papa et maman. Il faut leur parler avec leurs mots et leurs codes. Comme on peut le constater dans un rapport des tendances pour 2019 de l’agence WeAreSocial, 43% des utilisateurs des réseaux sociaux sont à la recherche de contenus divertissants. On peut le constater avec l’apparition d’une nouvelle forme de marketing viral apparu sur Internet, le “mème”; un effet boule de neige qui favorise les partages.

Provenant du grec ancien, “mimesis” qui signifiait “imitation”, le “mème” d’aujourd’hui pourrait se définir comme un contenu qui sera copié, déformé, partagé rapidement à travers le web peu importe la plateforme ou le format. Tout d’abord apparu sur des réseaux de niche tels que “4chan”, puis vers un public plus large avec les réseaux sociaux Reddit, Twitter, Facebook, Instagram… il a façonné une nouvelle manière de communiquer. Par exemple, le premier youtubeur mondial, sous le pseudo Pewdiepie, en a même fait sa marque de fabrique avec l’émission “meme Review” décryptant chaque jour les meilleurs contenus disponibles sur le web. Reconnu comme un influenceur important, Pewdiepie s’est vu proposer une collaboration en 2019 avec Elon Musk le patron de Tesla et Space X, lui-même étant un grand fervent de la culture du “mème”.

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BCE : quand politique monétaire et stabilité financière s’opposent

Le Courrier Financier – le 12 juillet 2019 :

Asset Management – Bulle de l’immobilier, explosion de la dette de l’état… En zone euro, les indicateurs économiques sont en berne. Comment politique monétaire et stabilité financière sont-elles devenues antinomiques ? Comment moderniser la politique monétaire européenne ? Morgan Teisset, Consultant senior pour le cabinet Groupe Square, et Aude Couderc, Project Manager chez Vertuo Conseil, partagent leur analyse.

Le 6 juin 2019, la Banque Centrale Européenne (BCE) annonçait qu’elle gardera ses taux d’intérêt historiquement bas 6 mois de plus, « au moins jusqu’au 1 er semestre 2020 ». Une annonce devenue courante depuis la crise des Subprimes de 2008. Rappelons les missions principales de la BCE : d’une part, définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro. Et, sans préjudice à l’objectif de stabilité des prix, apporter son soutien aux politiques économiques, en vue de contribuer à la croissance. D’autre part, superviser le système bancaire européen et s’assurer du respect des réglementations qui pèsent sur les banques.

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Une finance durable pour construire un futur soutenable

Carenews.com – le 26 juin 2019 :

Inutile de rappeler combien il est urgent d’orienter les flux financiers vers la transition énergétique afin de limiter le réchauffement climatique. Selon les spécialistes, les dommages causés par nos activités à l’environnement semblent déjà irréversibles. Le secteur financier connaît depuis quelques années de profondes transformations dans son rapport au développement responsable : crise financière de 2008, adoption des objectifs de développement durable, accords de Paris, multiplication des innovations technologiques et évolutions sociétales. Ces mutations imposent aujourd’hui aux acteurs financiers de faire évoluer leurs pratiques et de se doter de moyens pour soutenir des investissements influant sur la réduction des inégalités, l’accès aux services essentiels et la lutte contre le changement climatique. Dans son célèbre ouvrage De l’origine des espèces et la sélection naturelle, Charles Darwin nous interpelle : « les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ».

La Finance durable, une nouvelle offre source de nouveaux revenus

Les Français manifestent de plus en plus leur volonté de voir leur épargne utilisée à bon escient. Ce mouvement est engagé à travers les approches d’investissement socialement responsable, de finance solidaire ou encore de finance verte. Néanmoins, ces activités demeurent limitées par rapport aux engagements globaux du secteur financier. Les régulations sur le reporting des entreprises et la création de labels d’investissement responsable, positionnent la France comme précurseur dans le domaine et lui confère un avantage compétitif. La Commission européenne s’inspire largement des avancées françaises notamment avec le projet de création d’un éco label européen.

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Directive DAC 6 : un reporting fiscal de plus pour les institutions financières

Economie matin – le 21 juin 2019 :

Prévue au plus tard le 31 décembre 2019, la transposition française de la directive 2018/822, dite « DAC 6 », du 25 mai 2018 marquera le début de nouvelles obligations déclaratives au sein de l’UE à des fins de lutte contre l’évasion et la fraude fiscale. Afin de fournir aux autorités fiscales les éléments nécessaires à l’identification des pratiques dommageables responsables de l’érosion de leurs revenus, la directive s’articule autour de deux leviers : l’introduction d’un mécanisme de déclaration des dispositifs transfrontières ainsi que l’échange automatique et obligatoire des informations collectées entre les autorités fiscales des pays membres, renforçant l’efficacité de la Norme Commune de Déclaration (Common Reporting Standard ou CRS).

Une volonté de créer un environnement fiscal équitable au sein de l’UE

Si la libre circulation des personnes et des capitaux dans l’UE sont deux des quatre libertés fondamentales sur lesquelles repose le marché unique, c’est également un terrain propice à la mise en œuvre de dispositifs de planification fiscale agressive, profitant notamment d’incohérences entre plusieurs systèmes fiscaux afin de réduire l’impôt à payer. Avec la mise en application prochaine de la directive DAC 6, les Etats membres voient une possibilité supplémentaire de protéger leur base d’imposition nationale (en France, le syndicat Solidaires-Finances publiques estime la fraude fiscale à 100 milliards d’euros par an).

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Single Resolution Mechanism : How are bank defaults handled in Europe ?

AGEFI Luxembourg – le 20 juin 2019 :

During the financial crisis, political and financial authorities were back against the wall when facing the global deterioration of the financial sector. When a bank was about to default, two options were on the table: either let them fail with (often) unpredictable consequences on the financial and real economy, or rescue them using taxpayer money. The EU country members were not aligned in their choices, taking sometimes inconsistent decisions. In any case, when the second option was chosen, it resulted into durable reputational damage.

In the aftermath of crisis, the European Financial Stability Board worked on a better approach, trying to escape the “too big to fail” situation. It resulted in two directives that lay the foundations of the single rulebook to harmonize bank resolution: The Bank Recovery and resolution Directive (BRRD) and the Deposit Guarantee Scheme Directive (DGSD). These directives allow national or European authorities to start a resolution process for a bank. Resolution is defined by the application of a plan to deal with a bank’s insolvency while safeguarding public interest and limiting the impact on the economy.

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L’intelligence artificielle : un robot empathique en guise de conseiller bancaire ?

JDN – le 17 juin 2019 :

L’IA commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Pour une sphère aussi intime que celle de l’argent, il est indispensable pour les clients d’avoir une relation de confiance avec leurs conseillers financiers. En 2018, 64% des français affirment avoir confiance en leur banque selon une étude menée par le cabinet Deloitte. L’intelligence artificielle commence à bouleverser les modèles de relation existants. Dans le monde bancaire, pourrait-on envisager un robot en guide de conseiller bancaire : mythe ou une réalité ?

Les IA d’aujourd’hui

Aujourd’hui, les banques adoptent de plus en plus l’intelligence artificielle pour accompagner leur force de vente sur différentes tâches : prise de contact, analyse des risques, réglementation, détection de fraude etc. Conçus à partir du machine learning*, ces robots intelligents évoluent de façon autonome dans notre environnement et se montrent de plus en plus performants au fil du temps. Outils de traduction, de recherche et d’analyse, assistants virtuels, chatbots : ces différentes formes d’IA permettent aux conseillers de libérer du temps sur des tâches répétitives au profit d’opérations plus complexes et permettent une première prise en charge plus rapide des consommateurs. Les conseillers bancaires peuvent alors se concentrer sur la connaissance de leurs clients, proposer des offres personnalisées et ainsi mieux les satisfaire.

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La stratégie des banques pour conserver leurs clients face à l’Open Banking

JDN – le 17 juin 2019 :

L’annonce de rachat de la banque allemande MHB par la fintech Raisin fait écho au boom de l’open banking en Europe et au rôle des acteurs historiques comme simples fournisseurs de services financiers aux fintech.

Le 7 mars dernier, Raisin, fintech allemande de placement en ligne, a racheté la banque MHB. La licence bancaire ainsi acquise va lui permettre de développer son offre d’open banking, système dans lequel les organismes financiers partagent données et services, au moment où ce nouveau marché décolle en Europe. Cette année, la mise en application de la DSP2, nouvelle réglementation sur les services de paiement, oblige tous les organismes financiers européens à ouvrir les données de paiement de leurs clients. Les banques traditionnelles doivent ainsi faire face à la perte de leur monopole sur leur ressource clé. Pour survivre, elles se doivent dès à présent définir leur place dans ce nouvel écosystème.

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Corporate Social Responsibility in Banking

AGEFI Luxembourg – Le 16 juin 2019 :

When are banks socially responsible?

A socially responsible and sustainable bank is aware of the impact of its activities on society and acts accordingly. The impact of the banks on the stability of the economy requires integrity and due diligence including:
• Managing activity-based risks and setting up mitigation actions;
• Promoting transparency towards customers and stakeholders about its operational management and the products offered;
• Acting as engine of the economy, by e.g. providing loans and giving advice to new start-ups.

Within corporate social responsibility, 4 types can be distinguished: direct philanthropic giving such as donation; environmentally sustainable initiatives such as reducing carbon footprint; and the last 2 such as ethical business practices and focus on economical responsibility which will be described more into detail in this article.