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Areva : l’État sans courage

L’Express  – 25 mai 2016 :

Croissance incontrôlée, scandale UraMin, diversifications hasardeuses… Tout s’est passé comme si l’actionnaire de référence du groupe nucléaire n’avait jamais réussi à faire entendre sa voix auprès de ses dirigeants.

Et dire qu’en 2005, lorsqu’il est arrivé à la tête du groupe nucléaire russe Rosatom, Sergueï Kirienko rêvait de ressembler au leader incontesté du secteur, un certain Areva… Aujourd’hui, Rosatom rayonne sur la planète nucléaire. Ses réacteurs n’ont rien à envier à ses homologues occidentaux, il en construit même une trentaine dans le monde. A l’inverse, le fabricant français vit les heures les plus sombres de son histoire : pertes abyssales, projet industriel à la dérive (Finlande), scandales financiers (UraMin)…

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L’Areva de la dernière chance

L’Usine Nouvelle – 21 octobre 2015 :

L’activité de construction et de maintenance de réacteurs nucléaires d’Areva est mise à l’abri d’EDF. Mais le reste de la société ? Son modèle économique devra compenser un manque de fonds.

La chute d’Areva a commencé en 2008. À l’époque, Anne Lauvergeon annonçait la construction d’une flotte d’EPR en Afrique du Sud… Mais la démission du président sud-africain Thabo Mbeki [pris dans une affaire de corruption, ndlr] en septembre 2008 a mis fin aux rêves de grandeur d’Areva », résume, déprimé, un ancien du groupe. Les difficultés se sont enchaînées : recapitalisation ratée, guerre avec EDF, feuilleton de la succession d’Anne Lauvergeon à la tête du groupe, retards et difficultés des chantiers EPR en Finlande et en France… Depuis sept ans, le fleuron du nucléaire souffre. Alors que le groupe débute sa nouvelle vie, amputé de sa branche Areva NP dédiée à la conception et à la construction de réacteurs, qui passera dans l’orbite d’EDF à l’été 2016, on peut légitimement se demander si Areva a encore un avenir. « Notre projet est de bâtir un leader mondial des matières nucléaires, résilient face aux difficultés du marché à court terme et capable de saisir les opportunités de croissance à long terme, notamment en Asie », rassure Philippe Knoche, le directeur général.

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Quel avenir la France doit-elle donner à son industrie nucléaire ?

20 minutes – 3 juin 2015 :

C’est un nouveau casse-tête pour l’exécutif. Mercredi, le président François Hollande et plusieurs de ses ministres se sont réunis à l’Elysée pour discuter de l’avenir d’Areva. Et du devenir de l’ensemble de la filière nucléaire française. Car les déboires rencontrés par Areva, détenue à 87 % par l’Etat, ne sont pas le propre de cet ex-fleuron.

Certes, les mauvais investissements et les rachats hasardeux, à commencer par celui de la société Uramin, pèsent lourds dans les résultats du groupe, qui a perdu l’an dernier plus de 4,8 milliards d’euros. Mais Areva est surtout plombée par la construction qui n’en finit plus de son EPR en Finlande. Et elle n’est pas la seule. EDF, l’autre spécialiste tricolore de la conception de réacteurs nucléaires, ne parvient pas non plus à boucler son EPR à Flamanville (Manche).

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Quelle place pour Areva dans le nouveau paradigme énergétique mondial ?

L’USINE NOUVELLE – 6 mai 2015 :

Eric BonnelEric Bonnel, directeur associé de Square, juge qu’Areva n’est pas la seule société du secteur énergétique à avoir mal anticipé les grandes évolutions du secteur. Dans cette tribune il explique pourquoi, selon lui, la société a une place à prendre en matière de formation et d’optimisation du parc existant.

Le marché de l’énergie a absorbé ces dernières années un immense choc de demande, qui a mis sous très forte pression les producteurs d’énergie d’une part, en les contraignant à réaliser des investissements importants, et les consommateurs d’autre part en augmentant les prix de l’énergie de manière substantielle.

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Areva: céder les réacteurs, une solution ou le début de la fin ?

L’OBS – 4 avril 2015 :

Areva envisage de céder son activité réacteurs à EDF, une option radicale à la mesure des défis financiers du groupe français, mais qui amputerait d’un de ses piliers majeurs le seul acteur intégré dans l’ensemble du cycle de l’énergie nucléaire.

Ce serait « la première étape d’un démantèlement complet » du groupe, estime même Matthieu Courtecuisse, DG du cabinet de conseil Sia Partners, tandis que d’autres jugent au contraire qu’un Areva ainsi recentré sur le « cycle énergétique » (extraction du minerai d’uranium, enrichissement et commercialisation du combustible et traitement des déchets) serait plus efficace.

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Areva : comment en est-on arrivé là ?

La Tribune – 13 mars 2015 :

La chute d’Areva s’explique largement par l’aveuglement de ses anciens dirigeants -Anne Lauvergeon- qui ont voulu investir à tout prix dans la construction de réacteurs nucléaires, alors que l’entreprise était leader dans les services. Par Eric Bonnel, associé au sein de Square.

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Areva a les cartes en main pour s’en sortir

Décideurs – 16 mars 2015 :

Après les pertes considérables enregistrées en 2014, le pronostic vital du spécialiste du nucléaire est engagé. Quatre difficultés majeures émergent… qui sont autant d’opportunités.

Avec 4,8 milliards d’euros de pertes nettes et un chiffre d’affaires en baisse de 7,2 %, Areva est dos au mur. Contraint de déprécier ses chantiers et ses mines, sa rentabilité est en chute libre. Comment le fleuron français du nucléaire en est-il arrivé là ? Le contexte post-Fukushima, le marché déclinant de l’uranium, des décisions stratégiques hasardeuses tout comme le rôle ambigu de l’État actionnaire expliquent en partie la délicate situation dans la quelle se trouve le géant. Pourtant, une lueur d’espoir subsiste. Si Areva s’emploie prochainement à proposer les bonnes solutions, chacune de ses difficultés pourraient tourner à son avantage. Explications.

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« Il y a un acteur de trop dans la construction nucléaire »

Économie et société –  12 mars 2015 :

Suite à une perte record de 4,8 milliards d’euros en 2014, Areva a annoncé un programme d’économies d’un milliard d’euros à l’horizon 2017, d’importantes cessions et un recentrage de ses activités. Le groupe nucléaire n’a cependant prévu de répondre qu’à partir de fin juillet à la question de ses besoins en fonds propres, qui pourraient imposer des opérations financières avec EDF et d’autres partenaires. Dans ce contexte délicat, le groupe Areva se voit contraint à revoir son organisation. Entretien avec Éric Bonnel, directeur associé chez Square, société de conseil en stratégie.

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Comment décliner une véritable culture organisationnelle mobile ?

Par Carolina Serrano Archimi, Maître de conférences en Sciences de Gestion à l’IAE d’Aix-en-Provence (Aix-Marseille Université)

La nomadisation croissante des outils de travail modifie en profondeur les relations managériales au sein des entreprises. Une perspective qui passe par l’adoption d’une nouvelle culture organisationnelle et l’instauration d’un véritable climat de confiance entre les dirigeants et les collaborateurs concernés.

De nombreuses études mettent en lumière le phénomène de ‘nomadisation’ croissante des entreprises : de plus en plus de salariés, notamment parmi les cadres, utilisent des outils nomades (smartphones, tablettes tactiles) dans le cadre de leur travail. Ce phénomène, loin d’être une mode passagère, induit une transformation organisationnelle bien au-delà de l’apparition des premiers outils nomades (PC portables, agendas électroniques, téléphones mobiles) dans les années 1990/2000. En ignorer les effets empêcherait les entreprises d’en tirer pleinement profit, ce mouvement étant particulièrement volontariste, tant de la part des dirigeants que de leurs collaborateurs, qui plus est dans un contexte de prolifération de ces nouveaux outils.

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La mobilité en entreprise ou comment bien accompagner la révolution 3.0

Par Nicolas Barrois, Senior Manager, VIATYS conseil

Alors que les outils nomades se banalisent dans le grand-public, leur déploiement dans la sphère professionnelle s’avère plus délicat. Revue de détail des bonnes pratiques afin d’optimiser leur appropriation par les collaborateurs concernés.

Bien plus qu’un phénomène de mode, « être connecté » est un mouvement de fond, un changement de société qui impacte notre vie personnelle et professionnelle. Les outils nomades se font leur place en entreprise et la mobilité devient un enjeu stratégique pour ces dernières. Anticiper l’ère du « mobile only » et définir une réelle stratégie d’accompagnement au changement, ce sont les défis auxquels doivent faire face les entreprises pour ne pas manquer leur passage dans l’ère du 3.0. Le déploiement des nouvelles solutions mobiles est un enjeu stratégique unanimement reconnu : 80 % des entreprises placent la mobilité dans le top 10 de leurs priorités et 44 % la font même figurer dans leur top 5 (1).