Les assurances « Pay how you drive » : bancales mais indispensables.

RiskAssur Hebdo – édition du 1er mai :

Pour les automobilistes, l’assurance « Pay how you drive », c’est nouveau et en théorie révolutionnaire.

Le principe peut se résumer simplement : le montant de votre prime d’assurance est directement en fonction de la manière dont vous conduisez. Plus vous conduisez « bien », plus votre prime d’assurance sera réduite.

L’analyse du style de conduite est réalisée au moyen d’une « boîte noire » installée à bord du véhicule et qui transmet de manière autonome diverses données fournies par les nombreux capteurs embarqués.

Le Nouvel Eurocroissance : l’avenir de l’assurance-vie ?

Riskassur – le 29 avril 2020 :

14,9% au troisième trimestre 2019 ? C’est le taux d’épargne des Français, l’un des plus élevés d’Europe. Parmi les produits d’épargne les plus plébiscités, l’assurance-vie reste le placement favori des Français avec 145 mds€ de cotisations versées en 2019, dont 73% sur les fonds Euros, offrant aux épargnants une garantie en capital. Pourtant, les rendements sur les fonds Euros s’érodent depuis des années : avec des rendements nets annuels passés de plus de 3% en 2011 à 1,8% en 2018, les fonds Euros sont de moins en moins attractifs.

Autrefois vache à lait des assureurs, l’assurance-vie en Euros représente aujourd’hui un coût pour ces mêmes assureurs. Ces fonds Euros sont investis majoritairement dans des obligations d’État qui ne rapportent plus autant qu’avant et ils doivent garantir aux assurés le capital, ce qui a un coût sur leur ratio de solvabilité.

Le prix du Bitcoin va-t-il s’envoler après le 3ème «halving» de son histoire ?

Le Revenu – le 09 mai 2020 :

Un moment crucial approche pour la plus célèbre des cryptomonnaies. D’ici quelques jours, la rémunération – en Bitcoin – des mineurs sera divisée par deux. Les deux dernières fois où cela s’était produit, en 2012 et 2016, le prix du Bitcoin avait initié une solide tendance à la hausse. Faut-il anticiper un scénario similaire en 2020 ? L’analyse d’Ismaïl Dabladji, consultant senior chez Square.

Le Bitcoin (BTC) a connu, depuis sa création par Satoshi Nakamoto, deux importants «halvings» qui ont déclenché une hausse du cours du Bitcoin.

Certains observateurs spéculent qu’il en sera ainsi pour le troisième halving prévu mi-mai 2020 pendant que d’autres pensent que ce ne sera rien de plus qu’un non-évènement.

C’est quoi le halving ?

Les mineurs de Bitcoin achètent du matériel informatique qui servira à sécuriser le réseau. En contrepartie du coût d’achat du matériel informatique et des coûts d’électricité engendrés pour faire tourner les machines, ils perçoivent une rémunération en Bitcoin lors de chaque transaction.

La solidité des banques à l’épreuve de la solidarité bancaire.

Finyear – le 07 mai 2020 :

Contrairement à la crise économique de 2008, où les banques avaient bénéficié d’un plan de sauvetage de la part des États et des aides de la BCE, elles sont à leur tour pleinement mobilisées pour soutenir les entreprises face à la crise sanitaire du Covid-19. Ce qui n’est pas sans risque pour leur solvabilité et leur rentabilité. Pour accompagner cette mobilisation, plusieurs assouplissements réglementaires ont été accordés par la BCE. En échange, cette dernière a demandé aux banques de suspendre le versement de leurs dividendes « au moins jusqu’en octobre 2020 ».

Le 2 Avril 2020, toutes les grandes banques françaises acceptaient cette condition, alors que nous nous dirigions vers une année record de versement de dividendes. Si les banques ont souhaité répondre favorablement à cet appel, c’est pour jouer leur rôle d’intermédiation financière en soutenant dans un premier temps la trésorerie des acteurs économiques et éviter ainsi un effet domino entrainant tour à tour défaillances d’entreprises, licenciements et chômage massif. C’est aussi l’occasion pour elles de redorer leur blason auprès du grand public, blason terni par les précédentes crises financières et cible systématique de la vox populi lors des débordements de manifestations des Gilets Jaunes.

La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Covid-19 : une opportunité pour l’investissement socialement responsable ?

Carenews – le 07 mai 2020 :

Pour Thibault Le Boudec, consultant chez Square, la crise que nous traversons doit être l’occasion pour les investisseurs de changer de stratégie. Plus résilients et performants à long terme, les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) sont une solution pour créer un cercle économique vertueux.
L’arrêt presque total d’une multitude de secteurs a paralysé notre économie. Toutes les Bourses mondiales ont chuté d’une manière impressionnante. De telles baisses de valeurs n’avaient pas été observées depuis 2007-2008 lors de la crise des subprimes.

Paradoxalement, du point de vue d’un investisseur, que ce soit un épargnant ou un investisseur institutionnel, ces temps de crises constituent une opportunité. En effet, il existe plusieurs types de stratégie d’investissement. Néanmoins, l’objectif reste globalement le même : sécuriser son investissement et en tirer profit au maximum, que ce soit à court, moyen ou long terme.

La DRH au coeur de l’action pendant et post-confinement.

Actuel RH – le 06 mai 2020 :

Pour Evelyne Arulraj, consultante au sein du cabinet conseil Square, le confinement est l’occasion pour les DRH de repenser et d’accélérer la digitalisation de leurs missions. Ils ne doivent pas non plus oublier d’associer très étroitement les managers à la gestion de la crise et du déconfinement.
Largement sollicitée par la mise en place du travail à distance, l’application de l’activité partielle et l’intégration de nombreuses mesures sanitaires, la direction des ressources humaines doit d’ores et déjà se préparer à un nouveau challenge : accompagner l’ensemble de son personnel à la reprise progressive de l’activité tout en veillant à la sécurité et au maintien des emplois.

Cette quarantaine aura de lourdes conséquences dans les entreprises que ce soit sur l’activité, sur le fonctionnement ou sur le plan humain. La fonction RH aura donc un rôle primordial à assurer pour accompagner ses collaborateurs dans les meilleures conditions et poursuivre sa digitalisation dont la crise est un fort accélérateur.

Course à la data : comme un air de déjà-vu.

Journal du Net – le 30 avril 2020 :

Il est évident qu’un nouveau modèle économique, axé sur la numérisation et la donnée, est à venir. Cependant, en dehors du peloton de tête des GAFAM, les investissements sont là mais les profits se font désirer.

Grande glorieuse de ces 10 dernières années, la cellule tech composée de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft voit sa réputation mise à rude épreuve. La société civile et les organisations mondiales contestent de plus en plus le monopole que ces entreprises exercent sur les données personnelles du monde entier.

Éthiquement, la précarité de leurs engagements sociétaux et environnementaux questionne. Néanmoins, après une décennie de croissance ininterrompue, la confiance semble solide quant à leurs performances futures.

La France à l’heure du traçage numérique : enjeux et dérives.

ITRnews – le 29 avril 2020 :

Alors que l’Union Européenne fait face à la “plus grande mise à l’épreuve” de son histoire selon Angela Merkel, la France cherche des solutions pour sortir de cette crise sanitaire sans précédent. En l’absence de vaccin ou d’un traitement ayant prouvé son efficacité, l’un des projets du gouvernement pour mettre un terme au confinement serait d’utiliser la géolocalisation des personnes contaminées par le Covid-19. Ce pistage numérique massif de la population a en effet été éprouvé dans plusieurs pays tels que la Corée du Sud, Singapour ou encore en Israël. Cette pratique soulève cependant des interrogations en matière de respect de la vie privée et d’utilisation ultérieure des données collectées… Une mise au clair de Michaël Naccache et Axelle Ettner – Groupe Square.

D’un point de vue strictement pratique, le fait de pouvoir géolocaliser et identifier les personnes infectées par le Covid-19 présente un double avantage : il permet à la fois de circonscrire les foyers infectieux tout en s’assurant du strict respect des mesures de confinement. À ce titre, huit opérateurs téléphoniques européens ont d’ores et déjà accepté de communiquer les données de géolocalisation de leurs clients mobiles à la Commission Européenne. Parmi eux, Orange, premier opérateur télécom français, en collaboration avec l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), assurait qu’il ne fournirait que des données agrégées et donc anonymisées par le biais des antennes relais.

Covid-19 : économie mondiale sous perfusion, est-ce suffisant pour les marchés financiers ?

Finyear – le 29 avril 2020 :

La mise en place du confinement partiel ou total dans divers pays a entraîné un fort ralentissement voire un arrêt de plusieurs secteurs de l’économie. De ce fait, pour pallier aux effets négatifs du confinement sur l’économie et les marchés financiers, les États et les Banques Centrales ont annoncé de fortes injections de liquidités. Mais toutes ces mesures sont-elles efficaces et surtout, suffisantes ?

Une des conséquences liée au Covid-19 est la baisse des perspectives économiques mondiales. Les dernières prévisions de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), présentées le 2 mars 2020, montrent que la croissance mondiale chute à 2,4% contre 2,9% selon les prévisions publiées en novembre 2019 pour l’année 2020. Ces prévisions étant basées sur des données à fin février, soit avant l’annonce de la mise en place des mesures de confinement en Europe et aux États-Unis, ces dernières seront vraisemblablement revues une nouvelle fois à la baisse lors de la prochaine révision. En effet, les communiqués du FMI et l’évolution des indicateurs économiques de mars 2020, qui atteignent des niveaux très faibles, voire historiquement bas, laissent présager une récession mondiale qui pourrait être pire que celle de 2008.