Covid-19 et ubérisation : le Roi est mort, vive le Roi ?

Journal du Net – le 30 juin 2020 :

Selon une étude de l’OFCE, les ménages français ont perdu 11 milliards de revenus disponibles du fait du ralentissement de l’activité. En première ligne, les salariés ubérisés ont été les premières victimes.

Pourtant, du point de vue des entreprises, on assiste durant cette crise à un bond des recrutements de freelances, notamment du côté des enseignes de grande distribution en quête d’allègement de masse salariale. Alors, comment expliquer cela ? Schizophrénie de part et d’autre ou simple réalité économique ? Ce modèle est-il viable sur le long terme ?

Du leader qui sait au leader qui ne sait pas.

Stratégie.fr – le 30 juin 2020 :

La crise sanitaire a fait évoluer la posture du leader, confronté à une évolution permanence des informations disponibles et à de nombreuses données inconnues. Dans ce contexte, le leader qui ne sait pas doit se remettre en question et repenser le lien de confiance avec ses équipes.

Traditionnellement, le leader, qu’il soit chef d’entreprise ou chef d’Etat, est celui qui doit savoir. Il sait quelle est la cible à atteindre (nombre de points de croissance à gagner, de produits à vendre ou de gains opérationnels à faire…) et il sait comment atteindre cette cible, grâce à un plan stratégique établi sur trois ou cinq ans. La crise que nous connaissons actuellement vient bouleverser cette posture. Aujourd’hui, le leader n’est plus en mesure de savoir quelle sera la cible, ni comment l’atteindre, car il doit faire face à deux problématiques majeures : un grand nombre de données inconnues et des informations qui évoluent en permanence.

Covid-19 : le bouleversement des plans de continuité d’activité.

Economie matin – le 26 juin 2020 :

L’annonce du confinement a chamboulé le fonctionnement des entreprises du secteur bancaire du jour en lendemain. Même si celles-ci ont pour obligation de disposer d’un plan d’urgence et de poursuite des activités (PUPA)1 , il est clair que ces derniers ne prévoyaient pas une crise sanitaire d’une telle ampleur.

En effet, la distanciation sociale, le degré de contagiosité du virus, le confinement, les salariés devant s’occuper de leurs enfants, les services durement touchés par le virus, sont des situations qui ne semblaient pas prises en compte par les PUPA déjà établis. Des mesures d’urgence distinctes des PUPA ont donc dû être prises rapidement pour faire face à cette crise. Il ne fait nul doute que les prochains PUPA s’enrichiront des leçons tirées de cette situation inédite.

COVID-19 : Les habitudes de consommation des français bousculées par la crise.

LSA – le 25 juin 2020 :

Pendant les huit semaines de confinement, les Français se sont constitué une épargne de précaution de près de 55 milliards d’euros, selon OFCE. Cette épargne de précaution met ainsi en lumière leurs inquiétudes face à cette crise sanitaire inédite du Covid-19. Explications d’Aurélie Lopez, consultante chez Square.

Un retour attendu de la consommation française ralentie par des mesures sanitaires contraignantes.

Le confinement imposé par le Gouvernement afin d’endiguer cette pandémie a considérablement impacté l’économie française. Le déficit envisagé à la date du 11 mai, début du déconfinement, est en effet estimé à 5 points du PIB annuel en France. Dans l’hypothèse où le montant de cette épargne de précaution accumulée serait dépensé à la sortie de ce déconfinement, la perte annuelle d’activité ne serait alors plus que de 2 points de PIB, au lieu de 5 points.

Même si cette dernière pourrait représenter un levier de réduction du coût de cette crise sur l’économie française, « l’épargne accumulée pourrait ne pas être consommée complètement et rapidement », toujours selon l’OFCE.

Quel impact le télétravail pourrait-il avoir sur le logement en région parisienne ?

Business Immo – le 25 juin 2020 :

La France s’est retrouvée paralysée en raison du Coronavirus : recours au télétravail, chômage partiel et confinement ont rythmé la vie des Français durant plusieurs semaines !

La place du logement prend alors une place importante. Certains habitants de Paris intra-muros ont pris le parti de quitter leur résidence principale. Pour illustrer ceci, une étude de l’INSEE et de l’opérateur téléphonique Orange montre que 200 000 Parisiens ont quitté la capitale à l’annonce du confinement : un approvisionnement en denrée alimentaire incertain, une forte densité d’habitant au km2 augmentant le risque de contamination, la promiscuité des logements parisiens et une nécessité d’espace pour s’occuper des enfants sont autant de facteurs qui ont poussé les habitants du Grand Paris à trouver une solution de repli. Cet exil a donc pu être possible pour cette population ayant la capacité de télétravailler.

De l’importance d’éco-concevoir les apps.

Journal du Net – le 19 juin 2020 :

Les apps sont tout autant un gâchis écologique qu’un pari économique, ce qui n’est pourtant pas inéluctable. Il en revient de la responsabilité des concepteurs et à la vigilance de ceux qui investissent.

L’écoconception des apps peut paraître de prime abord anecdotique. Les apps ont pourtant une empreinte environnementale significative. Peu encore s’en préoccupe et c’est ainsi que ceux qui conçoivent les apps accusent un retard inimaginable en matière de sobriété. En prenant en considération la polysémie du préfixe  » éco « , nous soutiendrons que les apps peuvent être plus efficientes au sens écologique et économique.

L’après-confinement : une simple question de reprise d’activité ?

Economie Matin – le 21 juin 2020 :

« Après le confinement, je change de façon de travailler ! » Ce leitmotiv, nous pouvons le lire sur beaucoup de réseaux sociaux, qu’ils soient personnels (Facebook, Instagram, Twitter) ou même professionnels (LinkedIn). Cela nous amène à la réflexion suivante : et si le plus important, à la fin de cette crise, n’était pas la reprise de l’activité mais la gestion des bouleversements à venir sur nos façons de travailler ?

D’un point de vue purement pragmatique, la gestion de l’après-confinement par les entreprises passe inévitablement par une révision des feuilles de routes et des stratégies. Les débats s’articulent sans aucun doute autour des décisions essentielles liées à la reprise de l’activité, et il est évident que les dirigeants se réunissent pour décider des arbitrages, pour effectuer les priorisations nécessaires, ou encore pour adapter les effectifs et les budgets en conséquence. Les projets vont être décalés ou tout simplement annulés, en fonction des nouvelles stratégies adoptées. Tout cela est parfaitement logique pour assurer la reprise de l’activité de l’entreprise, voire même dans certains cas pour en assurer tout simplement la survie. Mais, parmi ces réflexions, où est positionné le salarié ? À quel moment entre-t-il réellement en ligne de compte ? N’est-il pourtant pas essentiel de le préparer lui aussi à un retour à des conditions « normales » de travail, après plusieurs semaines de confinement qui auront chamboulé tous ses repères et ses habitudes ? Car un des enjeux des entreprises sera aussi de limiter la fuite des effectifs et, forcément, celle des talents, qui constituent un facteur clé pour une reprise d’activité réussie.

Se réinventer ou faillir.

Finyear – le 17 juin 2020 :

Notre génération mute. La covid 19 en nous obligeant à changer nos façons de travailler, d’apprendre, de vivre, nous pousse à l’ingéniosité, à plus de frugalité.

Là où l’onéreux Green New Deal peine à refondre l’entreprise, fondement actuel de notre société, l’action collective y parvient. Toutefois cet élan dans l’urgence est dérisoire. Les ruptures géopolitiques et socio-économiques majeures à venir condamnent d’ores et déjà l’entreprise à trois injonctions.

Prioriser, réallouer, réorienter ses efforts savamment face au désordre

A l’échelle nationale, par son hypothèse la plus optimiste, l’INSEE table sur une diminution du PIB de 8 % sur l’année 2020. Selon le point de conjoncture du 27 mai, au deuxième trimestre le PIB fléchirait ainsi de l’ordre de 20 % après – 5,8 % au premier trimestre, soit la plus importante récession depuis la création des comptes nationaux français en 1948.

La vision d’entreprise et le collectif comme base d’un projet intrapreneurial réussi.

Actionco.fr – le 15 juin 2020 :

Le concept est né dans les années 1970, et son principal objectif est de faire de la créativité des salariés un levier d’innovation. L’action intrapreneuriale vise à le faire différemment via des innovations de rupture ou incrémentales.

L’action intrapreneuriale a pour but de rechercher l’amélioration continue, plus de valeur ou encore la compétitivité. Elle veut questionner les processus, les règles ou encore les produits de l’entreprise. L »intrapreneuriat peut être vu pour les entreprises, comme un outil à double objectif : créer une dynamique entrepreneuriale en interne pour garder ses meilleurs éléments et mettre leurs compétences et leadership au service du renouvellement des business models.

La démarche processus au service de l’innovation.

Daf-Mag.fr – le 17 juin 2020 :

A l’heure où les grandes entreprises du secteur banque-assurance se posent la question de l’innovation, beaucoup se laissent séduire par les concepts en vogue, du design thinking au hackaton, qui placent la créativité au coeur de la démarche.

S’il n’est pas question de remettre en cause design thinking, hackathon ou autres pratiques, il est tout de même bon de rappeler que leur efficacité dépend avant tout de la capacité des entreprises à accorder une place structurelle à l’innovation. Aussi, avant de se lancer bille en tête dans la course à l’innovation, l’adoption d’une démarche processus peut s’avérer être la première brique indispensable pour transformer durablement une entreprise au modèle vieillissant en une entreprise innovante.