COVID-19 : pourquoi les assureurs ne paieront pas.

Next Finance – le 06 avril :

Depuis l’annonce des mesures de confinement, le mot d’ordre est simple : restez chez vous. L’injonction « Restez chez vous » rime, pour certaines entreprises, avec ralentissement voire arrêt d’activité. Le gouvernement en appelle à la solidarité nationale, afin de soutenir les entreprises en difficultés. Les assureurs sont en première ligne.

« Il n’est pas question pour nous que les assureurs ne participent à l’effort de solidarité nationale », indiquait à l’AFP un responsable de Bercy. Associations, syndicats et confédérations d’entreprises font feu de tout bois contre les assureurs et exhortent le Gouvernement à les contraindre à agir. En cause, le refus des assureurs d’indemniser les pertes d’exploitations souscrites par les entreprises.

Covid-19 : le secteur de l’assurance sera durement contaminé.

Economie Matin – le 31 mars 2020 :

Largement affectés par la baisse des taux d’intérêts sur les obligations en euros au cours des dernières années, les assureurs doivent désormais faire face à une crise pandémique qui chahute les marchés financiers et affecte la rentabilité des investissements en unité de compte.

Alors qu’en début mars, l’OCDE et Moody’s ont respectivement abaissé leur prévision de croissance pour la France à 0,9% et 0,7%, la perspective d’une récession économique, sur fond de crise sanitaire mondiale, a de quoi inquiéter la Fédération française de l’assurance (FFA).

Comment un assureur prend-il en compte le risque de pandémie ?

Argus de l’assurance – le 31 mars 2020 :

Tom Popa, chef de projet au sein du groupe de conseil Square, explique la façon dont le risque de pandémie est estimé dans le domaine de la prévoyance, et comment les assureurs peuvent se couvrir. Il souligne notamment le poids du risque financier dans la constitution des modèles. 

Depuis décembre 2019, le virus Covid-19 s’est propagé, depuis Wuhan en Chine, dans le monde entier pour devenir une pandémie. Les assureurs qui proposent des contrats de prévoyance intègrent ce risque de pandémie dans la définition de leur Capital de Solvabilité Requis sous la norme Solvabilité 2. Comment ce risque est-il estimé ? Comment un assureur peut-il s’en prémunir pour ne pas dégrader sa solvabilité ?

 

Le risque de pandémie inclus dans les simulations de Solvabilité 2

À quand la transférabilité de son contrat d’assurance-vie d’un assureur à un autre ?

Riskassur – 17 mars 2020 :

Nous ne présentons plus l’assurance-vie, aujourd’hui véritable couteau suisse de l’épargne, et placement préféré des Français (l’encours en assurance-vie s’établit aujourd’hui à 1 739 milliards d’euros à fin mai 2019, en hausse de 2% sur un an[i]). Ce produit propose en type d’investissement un fonds en euros et des unités de compte. En 2018, la « poche » euros représente la grande majorité de l’assurance-vie : environ 80% de l’encours existant et 72% de la collecte en affaires directes[ii].

L’assurance-vie subit d’année en année bon nombre de modifications réglementaires et les banques et assureurs n’ont de cesse d’adapter leur offre à destination des clients et de renforcer la transparence de la gestion des contrats. Par ailleurs, certaines voix à l’Assemblée Nationale s’élèvent pour proposer un projet de loi permettant le transfert total de contrats d’assurances vie existants d’un assureur à un autre. Dans le même temps, la loi PACTE a vocation à faciliter le transfert de contrat au sein d’un même assureur… Mais à quand la transférabilité de son contrat d’assurance-vie d’un assureur à un autre ?

Assurance auto connectée : les constructeurs automobiles bientôt incontournables.

AGEFI Luxembourg – Mars :

Avec le développement de la télématique et des objets connectés les assurances auto « au comportement » ou « UBI » (Usage Based Insurance) apparaissent un peu partout en Europe. Déjà très présentes en Italie (17% de part de marché) et dans une moindre mesure en Grande Bretagne ou en Allemagne, elles peinent à prendre leur envol ailleurs en Europe même si les perspectives de croissance restent optimistes.

Le principe de l’assurance UBI est simple : grâce à un système télématique embarqué, le style de conduite (accélérations, freinages, vitesse…) est analysé et traduit en un score par la compagnie d’assurance qui adapte ensuite la prime payée par le conducteur en fonction de son score.

Implémenter IFRS 17 en s’appuyant sur l’expérience d’implémentation d’IFRS 9

Riskassur – le 19 février 2020 :

L’exposé-sondage « amendements à la norme IFRS 17 » publié par l’IASB le 26 juin dernier était soumis à consultation jusqu’au 25 septembre 2019. Parmi les 10 amendements discutés, certains concernent également IFRS 9 sur les inadéquations comptables, la présentation des états financiers et la proposition de date de report au 1er janvier 2023. Ainsi, la norme IFRS 9, relative à la valorisation des actifs financiers, entrée en vigueur en janvier 2018, a été un projet complexe et structurant à mettre en œuvre pour les banques. Du côté des assurances, au vu de l’entrée en vigueur prochaine d’IFRS 17, relative à la valorisation des passifs d’assurance, et d’IFRS 9, par dérogation, dans quelle mesure peut-on capitaliser sur l’expérience d’implémentation de la norme IFRS 9 auprès des banques pour mener à bien le programme IFRS 9 et 17 ?

IFRS 9 chez les banques

Pour les banques, l’enjeu d’IFRS 9 a été la modélisation des dépréciations. En effet, la première application d’IFRS 9 s’est traduite par, en général, une baisse des capitaux propres comptables. L’impact sur les capitaux propres d’ouverture s’est expliqué principalement par la mise en œuvre de la phase II d’IFRS 9 (calcul des dépréciations selon la méthode des pertes attendues). La phase I d’IFRS 9 « Classement et Evaluation » s’est traduite quant à elle par des impacts organisationnels significatifs.

L’application d’IFRS 9 a été marquée également par des différences d’application entre établissements bancaires, notamment les mouvements et les tendances synthétisant tous les choix et les jugements impliquant par exemple l’allocation par stage ou le forward looking. Un autre paramètre impactant a été celui lié au pilotage du risque de crédit, notamment par exemple au mix d’activités ou à l’appétit au risque.

Dans ce contexte, les travaux menés dans le cadre de l’implémentation d’IFRS 9 ont porté aussi bien sur la phase I que la phase II, sur des analyses d’impact, la mise en place de la stratégie d’accompagnement, la formalisation de la documentation et l’animation de formation, et l’accompagnement au déploiement. Sur des aspects métiers, ils ont consisté à réaliser l’inventaire des traitements comptables sous IAS 39, identifier et prioriser l’ensemble des points normatifs requis sous IFRS 9, déterminer les schémas comptables correspondant, et d’élaborer les états financiers conformes à la norme. D’un point de vue informatique, des modèles cibles ont été définis et évalués selon des critères de performance, de qualité et de risques, et selon l’effort d’implémentation. Au niveau organisationnel, ce projet a été l’occasion également de faire évoluer le processus de provisionnement dans son ensemble.

La bonne exploitation des données ou la mort de l’assurance connectée.

Journal du net – le 27 février 2020 :

Vous conduisez prudemment, vous prenez soin de vos effets personnels, vous pratiquez une activité sportive régulière, et pourtant vous payez votre assurance au même prix que ceux qui sont moins scrupuleux que vous dans leur mode de vie.

Face à ce préjudice, la tendance à l’« hypersonnalisation » des contrats d’assurance a ouvert la voie à une batterie d’objets connectés exploitant vos données personnelles et comportementales tout en redessinant le modèle économique des assureurs.

Automobile, Habitation et Santé, trois des grands marchés assurantiels exposés se sont fixés comme objectif de positionner l’assureur dans une logique de prévention plutôt que d’indemnisation.

Le comportement client : une donnée clé pour segmenter le marché de l’assurance

AGEFI Hebdo – le 23 janvier 2020 :

Les compagnies d’assurance s’orientent aujourd’hui vers une stratégie d’hyper-segmentation, proposant des offres sur mesure et adaptées à chaque individu. Avec l’explosion du Big Data et du Smart Data, les entreprises ont accès à une large variété de données comportementales, leur permettant ainsi, d’affiner à l’extrême leurs critères de segmentation.

Les objets connectés au service de l’hyper-segmentation

Bracelets, balances, ceintures, caméras : les objets connectés ont envahi notre quotidien et permettent aux acteurs de récolter et mutualiser un volume croissant de données. Une mine d’or pour les assureurs, qui ont ainsi la possibilité de suivre l’évolution du risque d’un individu en temps réel.

Attend-on vraiment de son assureur qu’il soit innovant ?

Journal du Net – le 21 janvier 2020 :

Le marché de l’assurance connait une véritable révolution ! La concurrence s’accroit avec l’arrivée de nouveaux acteurs de l’assurtech et les modes de consommation (mobilité, besoin d’instantanéité, etc) évoluent à vitesse grand V, ce qui pousse les grandes institutions à s’adapter rapidement aux nouveaux usages et aux nouveaux acteurs. Mais concrètement, un assureur doit-il vraiment être innovant pour satisfaire sa clientèle ?

Pour commencer, il est important de comprendre que l’innovation est privilégiée par tous les genres, tous les âges et toutes les catégories socio-professionnelles chez les consommateurs. Cependant, l’innovation est souvent réduite à une dimension simplement technologique. A l’opposé d’un gadget, il est primordial qu’elle réponde à un besoin. C’est pourquoi les innovations les plus plébiscitées sont surtout celles qui facilitent le parcours client. Parmi elles, on retrouve la signature électronique qui a véritablement bouleversé les parcours clients dans le secteur assurantiel et bancaire. Sans forcément être leader de l’innovation, il est important de ne pas perdre de vue les nouveautés. L’innovation a surtout pour but d’attirer de nouveaux clients. La proposition d’un nouveau produit ou service donne un avantage concurrentiel qui peut favoriser le changement de produit/service ou de fournisseur chez le client. C’est principalement cette raison qui pousse les assureurs à investir dans la recherche et le développement.

Smart Contract et assurance : menace ou opportunité pour l’intermédiation ?

Riskassur – N°600 :

Les 17 et 18 septembre derniers ont eu lieu les traditionnels rendez-vous des Journées du Courtage. Cet événement, ayant réuni 180 professionnels et plus de 10 000 visiteurs, a été le terreau d’échanges autour des sujets d’actualités touchant l’assurance et le courtage.

Cependant, certains sujets majeurs pour la profession tels que la blockchain ainsi que ses impacts n’ont que peu été évoqués. Or, depuis son émergence en 2008 en tant qu’élément de base des cryptomonnaies, la blockchain et ses applications s’étendent aujourd’hui à tous les domaines, et notamment à l’assurance. La disruption engendrée par cette technologie n’est pas sans effet sur les business models, processus et pratiques traditionnelles de l’assurance.

Le smart contract : opportunité pour les assureurs, menace pour les intermédiaires ?

Le smart contract fait partie, avec le transfert d’actifs et la constitution de registres de traçabilité des actifs, des 3 applications possibles de la blockchain en assurance. En effet, le smart contract ou contrat intelligent est un protocole informatique exécutant de manière autonome, grâce à un tiers de confiance appelé « oracle », des conditions sommairement définies par ses concepteurs. Sur un contrat d’assurance, lesdites conditions peuvent être, par exemple, celles du déclenchement de la garantie.