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Le climat, nouvelle bête noire des assureurs ?

L’Agefi – 12 septembre 2019 :

Dix ans après la crise, selon une étude de la Fédération Française de l’Assurance, le coût cumulé des sinistres liés à la sécheresse devrait augmenter de plus de 160% sur les 25 prochaines années. Après un été entre épisodes caniculaires, sécheresse et orages dévastateurs, ces statistiques révèlent un risque croissant pour les professionnels, les particuliers mais aussi les assureurs.

Les premières victimes de la sécheresse sont les agriculteurs qui font face aux fortes températures, aux faibles précipitations et aux restrictions d’eau. Autant de facteurs qui détériorent les cultures et aboutissent à des pertes de chiffre d’affaires considérables. Les agriculteurs peuvent cependant être indemnisés, en étant couvert par des assurances multirisques climatiques. Toutefois, ces couvertures assurantielles sont encore jugées insuffisantes notamment en raison des exclusions. Comme pour beaucoup d’assurances, des franchises sont appliquées et les indemnisations ne sont versées qu’à partir d’un seuil de perte de 30%.

Les dommages aux biens des personnes sont croissants, les habitations peuvent être endommagées voire détruites par les incendies ou l’assèchement des sols, et donc rendues inhabitables. Les conditions de prise en charge sont assez strictes : l’état de catastrophe naturelle doit être déclaré pour qu’une indemnisation soit possible et le délai de déclaration est court. Ces sinistres s’étendent malheureusement souvent au-delà de la zone géographique déclarée, laissant les particuliers sans recours. Les sinistres ne touchent pas seulement les biens mais aussi les personnes, à tel point que les assureurs sont appelés à indemniser via des contrats de santé ou de prévoyance pour les cas les plus graves.

Les épisodes caniculaires sont souvent suivis d’épisodes très orageux, provoquant des inondations. En 2018, les tempêtes Carmen et Eleanor ont fortement touché la France. Les catastrophes se multiplient et les enjeux deviennent financiers pour les assureurs qui doivent se couvrir à leur tour. Une de leurs réactions assez probable des assureurs est une hausse des primes, pour faire face aux indemnisations croissantes. L’évolution dans les typologies de sinistres peut également amener des réponses plus commerciales, conduisant à améliorer le taux de couverture des agriculteurs, dans la mesure où seul un tiers de la profession agricole étant couvert. Pour les particuliers, des garanties supplémentaires peuvent également voir le jour pour couvrir de nouvelles typologies de sinistres (comme de nouvelles options dans les contrats multirisques habitation).

Enfin, le rôle de l’Etat pour prévenir en cas de sinistres demeure essentiel. Il peut agir sur les zones de construction, en limitant les installations dans les zones à risques. A posteriori, le gouvernement peut débloquer des aides pour venir en aide aux sinistrés. Pour la sécheresse de 2019, des démarches sont entamées afin que certains départements soient classés en « calamité agricole » et bénéficient ainsi de d’aides financières. Compte tenu de la fréquence et la répétition des sinistres climatiques, une coopération entre l’Etat et les assureurs apparaît comme indispensable. Le débat dépasse même le territoire national et devrait se porter au niveau européen pour tenter d’avoir des résultats significatifs.

Par Thibaut le Garrec, consultante du Groupe Square

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Digital Natives un modèle à adapter pour les assureurs

Alliancy.fr – le 19 août 2019 :

Dans un contexte concurrentiel effréné, le marché des objets connectés est un véritable eldorado pour le secteur de l’assurance. Les Digital-natives (18-35), utilisateurs naturels et intensifs des nouvelles technologies représentent à eux seuls 29% des actifs. Pas étonnant que cette génération Y devienne le cheval de bataille des néo-assurances, start-up, GAFA et assureurs traditionnels, qui rivalisent désormais de créativité et d’initiatives dans le domaine du conseil, de la protection et de la prévention. Afin de les conquérir, le marché a essayé de développer d’avantages d’objets connectés.

Pas suffisant ! A peine un tiers de cette génération déclare avoir une expérience positive en matière d’assurance. Quelle doit être l’approche des assureurs pour conquérir les Digital-natives, premiers consommateurs de l’assurance de demain ?

Ecouter le consommateur pour proposer une offre plus personnalisée à des prix plus attractifs

Renforcée par la conjoncture économique, les assureurs sont confrontés à un véritable défi : mieux comprendre le besoin spécifique des 18-35 ans afin de proposer des offres et d’adapter leur expérience client proactive et continue, en adéquation avec leur mode de vie. Ils doivent créer un attachement dès le début de leur relation en la personnalisant.

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Identité numérique et smart contract, nerfs de la guerre de l’assurance ultra tech

Riskassur-Hebdo.com – le 26 juin 2019 :

La combinaison identité numérique et technologies blockchain est-elle la formule gagnante pour les assureurs ? Le couple magique est une des applications directes du marketing comportemental et de la personnalisation des offres qui permet d’aller chercher de la croissance sur le marché de l’assurance. Le POC (Proof of Concept) de tarification en temps réel, dans l’assurance de transport de marchandises par bateaux par MS AMLIN est une des premières belles initiatives à recenser.

Les réglementations européennes telles que RGPD qui donne la responsabilité du traitement des données à “la personne physique ou morale, l’autorité publique, le service ou un autre organisme qui, seul ou conjointement avec d’autres, détermine les finalités et les moyens du traitement”. Ou eIDAS poussent à repenser les offres dès la conception. eIDAS entré en vigueur en 2014, signifie « electronic IDentification, Authentication and trust Services » et est la première brique d’un socle commun en matière de confiance numérique entre les 28 pays de l’union européenne. Pour cadrer les problématiques métier de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique.

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Contrat d’assurance à la demande : les clients prennent le pouvoir

Alliancy – 16 juillet 2018 :

Assurer des trajets en voiture à la minute ou encore protéger une caméra pour la journée, les compagnies misent sur de nouvelles offres ciblées à l’utilisation et à l’usage. En misant par ailleurs sur la mobilité des contrats et la simplification des offres, les assurés deviennent des consommateurs de services. Des changements subtils qui accentuent la lourdeur de gestion et de complexité des contrats traditionnels.

La MAIF – par le biais de sa filiale Altima a dévoilé sa nouvelle offre d’assurance auto « pay when you drive » qui propose une facturation de l’assurance auto à la minute près. Via un boitier Bluetooth connecté au smartphone du conducteur, l’assureur promet une tarification plus juste, couplée à l’usage, et compte séduire les petits conducteurs. Dans la même lignée, la compagnie française Valoo dévoilait en mai dernier son offre d’assurance instantanée et à la demande pour des objets hi-tech, pour moins de 50 centimes par jour. La promesse de pouvoir activer et désactiver un contrat à la journée, le « pay when you use » (« payez quand vous l’utilisez« ) mise sur l’instantanéité, et semble dans l’air du temps auprès des assureurs. Séduire par des formats d’assurances compréhensibles, accessibles et activables, transforme par ailleurs l’assuré en un consommateur de services, qui se détourne d’un contrat conventionnel. Derrière ces nouvelles offres, le défi est aussi de clarifier les suivis de sinistres, de contrats, et d’opter pour des formules résolument accessibles en digital… de quoi remettre en cause les formules d’assurances classiques.