Repenser l’accompagnement du grand âge.

Argus de l’assurance – le 27 juillet 2020 :

Crise sanitaire et économique, suspension de la réforme des retraites, difficultés de gestion des EHPAD… Le gouvernement prévoit d’ouvrir une concertation relative au 5ème risque sur la « perte d’autonomie ». 

Introduction

L’exécutif a annoncé ce mercredi 20 mai la relance de travaux sur la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale couvrant le risque de perte d’autonomie. Un « 5ème risque » longtemps évoqué et souvent reporté par les gouvernements successifs (sous N.Sarkozy et F.Hollande notamment), ces concertations arrivent à une période où les insuffisances en matière d’accompagnement du grand âge sont exacerbées.

Faut-il privilégier le PER individuel à l’Assurance-vie pour préparer sa retraite ?

Riskassur hebdo – le 27 mai 2020 :

Depuis le 1er octobre dernier, la Loi PACTE permet aux particuliers de disposer d’un Plan Epargne Retraite individuel : PERin. Avec ce nouveau produit plus simple et plus souple que ses prédécesseurs[1], le gouvernement espère développer le marché de l’épargne Retraite qui ne représente en France que 230 Md€ d’encours au total, contre 1 700 Md€ pour l’assurance vie en 2019.

Bien que l’assurance vie ne soit pas un produit d’épargne retraite à proprement parler, de nombreux épargnants l’utilisent aujourd’hui pour se constituer un complément de retraite. Cependant, les épargnants n’auraient-il pas désormais intérêt à privilégier le PERin plutôt qu’une assurance vie ?

L’Open Banking sera la nouvelle norme.

Point Banque – le 22 mai 2020 :

Les prémices d’une révolution qui font apparaître l’Open Banking comme la nouvelle norme
L’Open Banking impose aux banques et assurances de foncièrement transformer leurs relations avec leurs clients, leurs partenaires et leurs concurrents. Basé sur la donnée, ce modèle laisse également la place à de nouveaux entrants définissant les prochains standards autour desquels le marché devra s’aligner. Sur quelles certitudes l’Open Banking pourra-t-il s’imposer dans le paysage bancaire et assuranciel ?
Bien que pouvant sembler radicale, cette révolution amorcée par la DSP2 n’est que la réitération de mutations déjà observées dans d’autres secteurs. Que nous prenions l’exemple du tourisme avec Airbnb, de la distribution avec Amazon ou du média avec Facebook… certaines industries ont d’ores et déjà bâties les fondations d’une société prête à l’avènement de l’Open Banking. Et c’est grâce à une économie en pleine digitalisation et plateformisation que le modèle d’Open Banking s’affirmera comme la nouvelle norme.

Assurance Auto : stratégie de la data comme levier majeur de différenciation face à l’arrivée des constructeurs sur le marché de l’assurance.

Riskassur – le 13 mai 2020 :

Le constructeur américain Tesla, leader sur le segment des véhicules autonomes et affichant une entrée fracassante sur celui des véhicules premium avec son modèle 3 (150 000 véhicules aux USA rien qu’en 2019) a lancé la commercialisation de sa propre police d’assurance afin de garantir l’utilisation de ses véhicules en toute sécurité. Pourquoi cette annonce de la part d’un constructeur automobile ? Est-ce annonciateur d’un changement de stratégie pour les compagnies d’assurance ?

Les primes actuelles restent très élevées pour ce type de véhicule car l’incertitude quant à leur avenir (fiabilité technologique ou nouvelle règlementation) freine les compagnies d’assurance actuelles à développer de nouvelles offres compétitives. Ajouter à cela le coût technologique des composants intégrés et la complexité de prise en charge en cas d’accidents en mode « autonome » renforcent ce sentiment. Ainsi, en facilitant l’accès à cette technologie avec des prix compétitifs (en moyenne 30% moins cher) que les assureurs traditionnels, Tesla tente de convertir des clients encore hésitants.

Dans ce brouillard, des acteurs spécialisés dans les nouvelles technologies recherchent des opportunités business avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos véhicules. Ce développement technologique ouvre la porte du secteur auto et de l’assurance à de nouveaux acteurs pour permettre la proposition de nouvelles offres.

La France vers la création d’un régime de catastrophes sanitaires.

Riskassur – le 07 mai 2020 :

Le 27 mars 2020, la sénatrice de Paris Catherine DUMAS et plusieurs de ses collègues déposent au bureau du Sénat la proposition de loi n°394 tendant à la création d’une assurance liée aux menaces sanitaires graves. Le texte milite pour l’instauration d’un régime de catastrophes sanitaires, tendant à préparer l’économie française aux conséquences d’une prochaine crise. Néanmoins, il est important de s’interroger sur l’efficacité d’un tel régime face à des événements systémiques futurs.

La faillite de l’ancien monde et la nécessaire création d’un régime d’exception pour les risques sanitaires

A l’occasion des 28èmes rencontres du Risk Management du 5 au 7 février 2020, l’AMRAE[1] dévoile un sondage aux résultats étonnants : 70% des grandes entreprises n’ont pas de couverture pertes d’exploitation sans dommages ; seuls 30% sont assurés via une extension de garantie à couverture limitée. Avec le COVID-19, ce système s’écroule sous le poids des conséquences économiques.

Les assurances « Pay how you drive » : bancales mais indispensables.

RiskAssur Hebdo – édition du 1er mai :

Pour les automobilistes, l’assurance « Pay how you drive », c’est nouveau et en théorie révolutionnaire.

Le principe peut se résumer simplement : le montant de votre prime d’assurance est directement en fonction de la manière dont vous conduisez. Plus vous conduisez « bien », plus votre prime d’assurance sera réduite.

L’analyse du style de conduite est réalisée au moyen d’une « boîte noire » installée à bord du véhicule et qui transmet de manière autonome diverses données fournies par les nombreux capteurs embarqués.

Le Nouvel Eurocroissance : l’avenir de l’assurance-vie ?

Riskassur – le 29 avril 2020 :

14,9% au troisième trimestre 2019 ? C’est le taux d’épargne des Français, l’un des plus élevés d’Europe. Parmi les produits d’épargne les plus plébiscités, l’assurance-vie reste le placement favori des Français avec 145 mds€ de cotisations versées en 2019, dont 73% sur les fonds Euros, offrant aux épargnants une garantie en capital. Pourtant, les rendements sur les fonds Euros s’érodent depuis des années : avec des rendements nets annuels passés de plus de 3% en 2011 à 1,8% en 2018, les fonds Euros sont de moins en moins attractifs.

Autrefois vache à lait des assureurs, l’assurance-vie en Euros représente aujourd’hui un coût pour ces mêmes assureurs. Ces fonds Euros sont investis majoritairement dans des obligations d’État qui ne rapportent plus autant qu’avant et ils doivent garantir aux assurés le capital, ce qui a un coût sur leur ratio de solvabilité.

L’assurance, prochaine espèce menacée ?

Riskassur hebdo – semaine du 13 avril :

Les primes d’assurances mondiales ont dépassé pour la première fois la barre des 5000 milliards USD en 2018, soit 6.1% du PIB mondial, selon un rapport SwissRe Institute sigma[1]. Cette croissance s’appuie notamment sur l’émergence de nouveaux marchés, et de nouveaux risques dont la fréquence et l’intensité croissent de manière exponentielle, confrontant les assureurs au défi de leur assurabilité dans certaines zones géographiques.

Des interrogations liées à l’assurabilité des risques nouveaux

« Un monde plus chaud de 4 degrés sera impossible à assurer ». Par cette sortie, Henri De Castries, l’illustre CEO d’AXA, marqua de son empreinte la COP21 en 2015. Au-delà de son aspect historique, cette déclaration invite à la reconsidération du concept de nouveau risque.

Coup de pouce de l’Etat envers les assureurs vie : quels risques pour les assurés ?

RiskAssur – le 06 avril 2020 :

Vous faites partie des 38 millions de bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie* ? Un changement récent s’appliquant aux assureurs vie a pu passer inaperçu à vos yeux : une comptabilisation différente avantageuse de leurs fonds propres. En quoi cela vous concerne-t-il ?

Premier acte, une parution sibylline au Journal Officiel du 28 décembre 2019, d’un arrêté daté du 24 décembre, autorise les assureurs en France, sous conditions, à intégrer dans leurs fonds propres 2019 un montant associé à la Provision pour Participation aux Bénéfices (appelée PPB). Cette provision, déjà existante dans le domaine comptable et spécifique à l’assurance-vie, permet de lisser les résultats et de pallier une mauvaise année. Le texte est signé du ministre de l’Economie et des Finances.

COVID-19 : pourquoi les assureurs ne paieront pas.

Next Finance – le 06 avril :

Depuis l’annonce des mesures de confinement, le mot d’ordre est simple : restez chez vous. L’injonction « Restez chez vous » rime, pour certaines entreprises, avec ralentissement voire arrêt d’activité. Le gouvernement en appelle à la solidarité nationale, afin de soutenir les entreprises en difficultés. Les assureurs sont en première ligne.

« Il n’est pas question pour nous que les assureurs ne participent à l’effort de solidarité nationale », indiquait à l’AFP un responsable de Bercy. Associations, syndicats et confédérations d’entreprises font feu de tout bois contre les assureurs et exhortent le Gouvernement à les contraindre à agir. En cause, le refus des assureurs d’indemniser les pertes d’exploitations souscrites par les entreprises.