0 comments on “Mobilité bancaire : Y a-t-il déjà des impacts de la loi Macron ?”

Mobilité bancaire : Y a-t-il déjà des impacts de la loi Macron ?

La loi du 6 Août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite « loi Macron » permet à chaque client de changer de banque sans réaliser les démarches administratives, ces dernières étant prises en charge par la nouvelle banque. Cette loi apporte ainsi plus de simplicité dans les démarches comme celles prévues dans la loi Châtel pour le changement d’opérateur. Plus d’un semestre après son entrée en vigueur, y a –t-il des effets notables pour les différents acteurs ? Est-elle vraiment connue du grand public ?

L’ouverture d’un compte bancaire est souvent accompagnée d’une prime pour le client, et parfois d’une prime offerte au parrain si parrainage il y a eu. Axa Banque propose par exemple jusqu’à 250 € offerts. Certains particuliers pourraient constamment changer de banque tout en profitant de ces offres. Evidemment, il n’est pas à exclure que certaines banques prennent des mesures contractuelles pour éviter ce type de situation, de peur de ne pas obtenir le retour sur investissement escompté. Dès lors, il leur convient de trouver des moyens de fidéliser leurs clients.

0 comments on “2017, une année charnière pour l’avenir des acteurs bancaires”

2017, une année charnière pour l’avenir des acteurs bancaires

Les Echos – 5 octobre 2017 :

Le secteur bancaire joue un rôle actif et déterminant dans le financement de l’économie et dans les transactions entre les agents économiques. Après une longue période de stabilité avant les années 2000, le monde des paiements doit aujourd’hui s’adapter aux nouveaux modes de consommation dans un contexte d’innovation et de renforcement de la concurrence.

Les banques sont en premières lignes de ces évolutions. Dans un environnement déjà peu favorable du marché en raison de taux bas voire parfois négatifs, de la pression persistante de la réglementation depuis la crise de 2008, du plafonnement des commissions d’interchange et de l’augmentation des investissements pour se conformer aux contraintes réglementaires, la DSP2 fragilise encore davantage les acteurs bancaires.

1 comment on “Ce que mijote BNP Paribas avec Compte-Nickel, l’arme anti-Orange Bank”

Ce que mijote BNP Paribas avec Compte-Nickel, l’arme anti-Orange Bank

Les Echos – 25 avril 2017 :

En rachetant Compte-Nickel, BNP Paribas montre ses muscles quelques jours avant le lancement d’Orange Bank.

BNP Paribas et Compte-Nickel ont annoncé le 4 avril 2017 avoir signé un accord en vue du rachat par la Banque de la rue d’Antin de 95% de Financières des Paiements Électroniques, la société qui porte Compte-Nickel. Fintech très en vue, Compte-Nickel a su attirer plus d’un demi-million de clients depuis le lancement en février de son produit phare : le « compte sans banque ».

Si ce rachat est dans la continuité de l’intérêt des grandes banques pour de nouveaux entrants innovants – Fidor par BPCE ou encore Leetchi par Crédit Mutuel Arkea – il est surtout une amorce de la transformation de la banque de détail en France et le premier coup de canon dans la guerre que vont se livrer les grands acteurs d’aujourd’hui, mais surtout de demain, avec l’arrivée d’Orange Bank mi-mai.

On peut imaginer qu’avec cette acquisition, les dirigeants de « la banque d’un monde qui change » ont souhaité prendre de l’avance sur l’arrivée de l’opérateur télécom et font trois paris sur ce que sera la banque de demain : universelle, simple et innovante.

Un réseau de distribution élargi pour etoffer sa clientèle

En restant actionnaire aux côtés de la confédération des buralistes, BNP Paribas complète intelligemment son réseau de distribution et réinvente le réseau bancaire traditionnel.

Dans une période où les agences classiques connaissent une désaffection grandissante due à la poussée du digital et des « selfcare » qui permettent de réaliser des actions quotidiennes sans passer par son conseiller, les grandes institutions bancaires ont en tête de multiplier les points de contacts physiques tout en allégeant le coût de ces derniers.

Ce partenariat, potentiellement étendu à des segments de la clientèle BNP Paribas, pourrait permettre de rester présent dans des zones rurales, peu denses en population et en fréquentation d’agences, tout en continuant le plan de décroissance annoncée du réseau traditionnel.

En parallèle de cette évolution de la distribution, il est intéressant de constater qu’une banque rachète une fintech créée à l’origine pour des clients qui étaient hors du système bancaire de par leurs revenus ou leurs âges.

BNP Paribas, en complétant son offre et en captant des clients qu’elle ne pouvait adresser jusqu’alors, se positionne comme un acteur incontournable, universel par sa proposition d’être la banque de tous, pour tous les besoins, mais également pour tous les usages.

Des RIB vendus comme des « paquets de chewing-gum »

Car c’est bien le deuxième pilier de ce rachat. C’est la capacité d’une institution bancaire à intégrer en son sein de nouveaux usages plus en ligne avec les attentes de ses clients.

Basée à l’origine sur l’idée de « vendre des RIB comme des paquets de chewing-gum », Compte-Nickel apporte une rapidité dans l’ouverture d’un compte, une simplicité dans le processus et une continuité dans la relation client par le biais du digital et particulièrement du mobile.

En cela elle répond à la fois aux nouvelles attentes des clients existants, mais également à une « génération z » qui commence à se bancariser et approche les services financiers avec une vision consumériste et décomplexée.

À plus long terme, il est à parier qu’une utilisation fine de la data permettra à cette dernière d’avancer vers la vente de produits issus du réseau historique vers les clients de Compte-Nickel et qu’à l’inverse, elle deviendra capable de capter une partie des utilisateurs pour les rebasculer vers ses autres marques innovantes à l’instar d’Hello Bank en simplifiant toujours plus les usages associés.

Multiplier ses offres de services

Avec cette acquisition, plus que subissant un effet de mode, BNP Paribas réaffirme un alignement de sa communication et de sa stratégie en étant « la banque d’un monde qui change » et montre au marché sa conviction que l’innovation est au coeur du débat.

Trente ans après la création de l’Atelier BNP Paribas, outil de veille industriel, puis le lancement d’Hello Bank ou de Paylib, la mise en place du partenariat avec crédit.fr autour du crowdlending ou celui avec Carrefour dans le cadre du projet Wa !, la banque de la rue d’Antin multiplie les offensives innovantes lui permettant d’adresser tous les sujets financiers du marché.

En plaçant ses produits chez les buralistes, là où Orange sera dans ses boutiques, en s’adressant à toujours plus de segments de clientèle là où Orange a une base d’abonnés France de près de 25 millions de personnes, en simplifiant ses usages là où l’opérateur compte 20 millions d’utilisateurs africains d’Orange Money – sa solution de transfert d’argent – la banque de la rue d’Antin montre à celui qu’elle considère déjà comme un concurrent sérieux qu’elle saura faire évoluer son modèle et ses usages et rendre coup pour coup dans cette lutte dont peu de réseaux bancaires se remettront.

Par Julien Borderie directeur associé du cabinet VIATYS conseil

0 comments on “La websérie, nouveau format de communication des banques?”

La websérie, nouveau format de communication des banques?

Stratégies – 12 mai 2016 :

La banque et l’humour, paradoxe? Non. Les banques utilisent un nouveau format pour communiquer différemment et rendre les produits et services bancaires plus «sexy», notamment auprès des jeunes. Zoom sur les webséries.

Les jeunes, la rentabilité de demain pour les banques

Capter des jeunes pour entretenir une relation long terme. Une cible compliquée à séduire, habituellement insensible aux produits bancaires et qui reste attachée à la banque des parents. C’est donc via des webséries que les banques tentent de séduire ce segment. Les youtubeurs, humoristes qui créent leurs vidéos sur la plateforme de Google via leur chaîne, disposent d’une grande audience auprès des jeunes. La chaîne Norman fait des vidéos compte 7 427 778 abonnés, et la chaîne de Cyprien 8 887 371. En observant ce phénomène, les banques se sont appropriées un canal, en créant des sketchs avec ces nouvelles stars du web.

0 comments on “Les normes prudentielles sont-elles du protectionnisme ?”

Les normes prudentielles sont-elles du protectionnisme ?

Revue Banque – 27 janvier 2016 :

La difficulté de mise en conformité des banques des pays émergents avec les derniers standards de solvabilité, de liquidité et de gestion opérationnelle restreint leur accès au marché européen.

Dans une décision rendue le 26 janvier 2015, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé, à l’encontre de Bank of Africa France, un avertissement assorti d’une sanction pécuniaire de 100 000 euros. Les 1er mars 2013 et 2 décembre 2013, la Tunisian Foreign Bank et la Banque Châabi du Maroc se voyaient également épinglées par l’ACPR, respectivement à travers un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 700 000 euros et un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 1 million d’euros.

0 comments on “Faillites bancaires…et à la fin, les particuliers payent”

Faillites bancaires…et à la fin, les particuliers payent

La Tribune – 28 Janvier 2016 :

La cacophonie actuelle autour des frais de tenue de comptes nous fait oublier l’entrée en vigueur du mécanisme de résolution unique au 1er janvier 2016, s’appliquant aux faillites bancaires. Simple coïncidence ou orchestration parfaite ? Au menu, la possible ponction des comptes des particuliers, qui sale l’addition autrement que la facturation des comptes courants, laquelle n’était finalement qu’une légère mise en bouche !

Est-il encore besoin de rappeler l’ampleur des politiques d’endettement public qui devaient tenter de sauver l’activité économique post crise des subprimes ? Ces tactiques court-termistes se sont traduites dans certains pays européens par une explosion des dépenses partiellement financée par le levier fiscal. Il n’est pas totalement infondé de considérer que les contribuables ont alors indirectement assumé le coût (et aujourd’hui le coup) de la crise pour le compte de certaines banques. Ils sont désormais mis plus directement en première ligne avec l’entrée en vigueur de la « Banking Recovery and Resolution Directive » (BRRD), complétée du règlement « Single Resolution Mechanism », dernières briques de l’Union Bancaire, après le mécanisme de supervision bancaire en place depuis fin 2014, voulue en réponse politique aux déficiences de l’encadrement des activités financières des années 2000.

1 comment on “Un entretien avec Aurélien Lachaud, Responsable du Pôle Innovation et Nouveaux Usages (La Banque Postale)”

Un entretien avec Aurélien Lachaud, Responsable du Pôle Innovation et Nouveaux Usages (La Banque Postale)

Qu’est ce qu’un wallet ?

Le wallet inspire de nombreuses définitions dont certaines le limitent à une solution de paiement sur Internet. Cette définition réductrice peut être largement étayée par celle de la Banque de France : « Une solution permettant à un utilisateur de confier à un tiers, jugé de confiance, des données de paiement et des données personnelles, stockées en vue d’effectuer ultérieurement notamment des ordres de paiement. ». Le wallet ne se limite donc pas à un simple moyen de paiement sur Internet. Celui-ci a une vocation multicanale (paiement en ligne et paiement de proximité), multi-devices (ordinateur, mobile, tablette), multi-services et multi-usages (intégration des cartes de fidélité, cartes de paiement, coupons, bons plans, etc.) permettant de répondre à tous les nouveaux besoins des clients particuliers et commerçants.
Il existe deux grands types de wallet :

  • le wallet commerçant tels que Fivory (Crédit Mutuel-CIC) et Flash’N Pay (Oney Banque Accord)
  • le wallet émetteur tels que Paylib, V.me by Visa et MasterPass par MasterCard.