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La banque en ligne est-elle vraiment incontournable ?

Les Echos – 22 mai 2017 :

À l’heure du lancement imminent d’Orange Bank, les activités de banque en ligne se sont imposées, sur le papier, comme incontournables dans le secteur bancaire. Avant que le dernier arrivé ne nous fasse mentir, ce marché demeure un pari sur le (très) long terme tant sa pénétration sur le marché des produits et services financiers progresse lentement et sa rentabilité financière peine à s’affirmer.

À la fin des années 90, nombre d’analystes voyaient en l’éclosion des premières activités en ligne l’avenir de la banque, qui allait devoir s’adapter de toute urgence sous peine d’être gobée par de nouveaux acteurs ambitieux. Au début des années 2010, l’apparition des premières « fintechs » a fait planer une ombre similaire. En réalité, cette industrie lourde qu’est la banque s’est adaptée et a pris sous son aile les évolutions qui auraient pu la mettre en danger, pour moderniser son offre, ses pratiques, son infrastructure et son organisation interne tournée vers la valeur apportée au client.

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N26 redéfinit les codes de l’expérience client bancaire

Décembre 2015, N26 (ex Number 26) fait une entrée remarquée sur le marché français. Contrainte de se retirer le temps d’obtenir une licence bancaire, la startup allemande avait annoncé son retour fin 2016.
Janvier 2017, N26 fait un retour fracassant et annonce un chiffre ambitieux : la conquête de 100 000 clients dans l’année en France. Un objectif de conquête ambitieux, mais réaliste avec environs 2000 nouveaux clients par semaine depuis le lancement.

Dans un écosystème bancaire qui se complexifie, la startup mise sur une souscription in app fluide, en 8 minutes, avec l’ensemble des contrôles réalisés en temps réels. Un pari dans un contexte ou les applications mobiles ne sont pas connues comme étant le canal privilégié des Français pour ouvrir un compte bancaire. La relation bancaire full in app est-il le modèle de demain ? Etat des lieux des parcours clients dans un secteur en pleine transition.

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Digitalisation des banques : quels ingrédients font recette ?

Les Echos – 2 mai 2017 :

2017 sera résolument digital ou ne sera pas. Orange Bank va, comme annoncé il y a un an désormais, proposer son offre « fun et pas chère », tandis que La Banque Postale vient de dévoiler le lancement à mi-2018 de sa banque mobile. Xavier Niel a déposé le nom FreeBank, et de leur côté, les banques en lignes ont toujours du succès avec l’atteinte en janvier 2017 du million de clients pour Boursorama.

Pour les banques plus traditionnelles, on observe que BNP Paribas va investir 3 milliards d’euros d’ici à 4 ans afin de « moderniser, digitaliser leurs activités et offrir aux clients de meilleurs parcours clientèle avec une qualité supérieure pour permettre de soulever les parts de marché, le développement de nos achats ». Et si tous ces acteurs confondaient le fond et la forme ?

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Ce que mijote BNP Paribas avec Compte-Nickel, l’arme anti-Orange Bank

Les Echos – 25 avril 2017 :

En rachetant Compte-Nickel, BNP Paribas montre ses muscles quelques jours avant le lancement d’Orange Bank.

BNP Paribas et Compte-Nickel ont annoncé le 4 avril 2017 avoir signé un accord en vue du rachat par la Banque de la rue d’Antin de 95% de Financières des Paiements Électroniques, la société qui porte Compte-Nickel. Fintech très en vue, Compte-Nickel a su attirer plus d’un demi-million de clients depuis le lancement en février de son produit phare : le « compte sans banque ».

Si ce rachat est dans la continuité de l’intérêt des grandes banques pour de nouveaux entrants innovants – Fidor par BPCE ou encore Leetchi par Crédit Mutuel Arkea – il est surtout une amorce de la transformation de la banque de détail en France et le premier coup de canon dans la guerre que vont se livrer les grands acteurs d’aujourd’hui, mais surtout de demain, avec l’arrivée d’Orange Bank mi-mai.

On peut imaginer qu’avec cette acquisition, les dirigeants de « la banque d’un monde qui change » ont souhaité prendre de l’avance sur l’arrivée de l’opérateur télécom et font trois paris sur ce que sera la banque de demain : universelle, simple et innovante.

Un réseau de distribution élargi pour etoffer sa clientèle

En restant actionnaire aux côtés de la confédération des buralistes, BNP Paribas complète intelligemment son réseau de distribution et réinvente le réseau bancaire traditionnel.

Dans une période où les agences classiques connaissent une désaffection grandissante due à la poussée du digital et des « selfcare » qui permettent de réaliser des actions quotidiennes sans passer par son conseiller, les grandes institutions bancaires ont en tête de multiplier les points de contacts physiques tout en allégeant le coût de ces derniers.

Ce partenariat, potentiellement étendu à des segments de la clientèle BNP Paribas, pourrait permettre de rester présent dans des zones rurales, peu denses en population et en fréquentation d’agences, tout en continuant le plan de décroissance annoncée du réseau traditionnel.

En parallèle de cette évolution de la distribution, il est intéressant de constater qu’une banque rachète une fintech créée à l’origine pour des clients qui étaient hors du système bancaire de par leurs revenus ou leurs âges.

BNP Paribas, en complétant son offre et en captant des clients qu’elle ne pouvait adresser jusqu’alors, se positionne comme un acteur incontournable, universel par sa proposition d’être la banque de tous, pour tous les besoins, mais également pour tous les usages.

Des RIB vendus comme des « paquets de chewing-gum »

Car c’est bien le deuxième pilier de ce rachat. C’est la capacité d’une institution bancaire à intégrer en son sein de nouveaux usages plus en ligne avec les attentes de ses clients.

Basée à l’origine sur l’idée de « vendre des RIB comme des paquets de chewing-gum », Compte-Nickel apporte une rapidité dans l’ouverture d’un compte, une simplicité dans le processus et une continuité dans la relation client par le biais du digital et particulièrement du mobile.

En cela elle répond à la fois aux nouvelles attentes des clients existants, mais également à une « génération z » qui commence à se bancariser et approche les services financiers avec une vision consumériste et décomplexée.

À plus long terme, il est à parier qu’une utilisation fine de la data permettra à cette dernière d’avancer vers la vente de produits issus du réseau historique vers les clients de Compte-Nickel et qu’à l’inverse, elle deviendra capable de capter une partie des utilisateurs pour les rebasculer vers ses autres marques innovantes à l’instar d’Hello Bank en simplifiant toujours plus les usages associés.

Multiplier ses offres de services

Avec cette acquisition, plus que subissant un effet de mode, BNP Paribas réaffirme un alignement de sa communication et de sa stratégie en étant « la banque d’un monde qui change » et montre au marché sa conviction que l’innovation est au coeur du débat.

Trente ans après la création de l’Atelier BNP Paribas, outil de veille industriel, puis le lancement d’Hello Bank ou de Paylib, la mise en place du partenariat avec crédit.fr autour du crowdlending ou celui avec Carrefour dans le cadre du projet Wa !, la banque de la rue d’Antin multiplie les offensives innovantes lui permettant d’adresser tous les sujets financiers du marché.

En plaçant ses produits chez les buralistes, là où Orange sera dans ses boutiques, en s’adressant à toujours plus de segments de clientèle là où Orange a une base d’abonnés France de près de 25 millions de personnes, en simplifiant ses usages là où l’opérateur compte 20 millions d’utilisateurs africains d’Orange Money – sa solution de transfert d’argent – la banque de la rue d’Antin montre à celui qu’elle considère déjà comme un concurrent sérieux qu’elle saura faire évoluer son modèle et ses usages et rendre coup pour coup dans cette lutte dont peu de réseaux bancaires se remettront.

Par Julien Borderie directeur associé du cabinet VIATYS conseil

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Orange Bank : La relation client, élément clé de la banque de demain ?

Le Journal du Net – 21 février 2017 :

Le secteur bancaire est-il réellement en train de se réinventer ? Les grands établissements français se sont adossés ces dernières années à des banques en ligne et le marché est prometteur avec près de 2,8 millions de clients que se partageaient les 6 acteurs français en 2015 (selon une étude de marché de Nextbanq.fr).

Orange a pris tout le monde de court en annonçant la création de sa banque mobile créant ainsi une rupture dans un paysage déjà établi. L’acquisition de 65% du capital de Groupama Banque lui a permis d’obtenir une licence bancaire et de créer Orange Bank qui devrait être disponible en France au premier semestre 2017. Mais avant tout, qu’entend ce nouveau challenger par une banque mobile ? Il proposera dès son lancement une application mobile permettant la gestion de compte courant, d’épargne, de crédit et de paiement, intégrée dans un écosystème tirant profit de leur positionnement sur les réseaux sociaux. Au-delà de son offre 100% digitale, ce nouvel entrant suscite d’ores et déjà des craintes chez ses futurs concurrents de par sa crédibilité dans un marché qui lui sera extrêmement favorable, par sa notoriété, son expertise financière, sa base client et la force de frappe de son réseau de distribution.

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L’alliance Orange-Groupama va-t-elle faire accoucher la banque de demain ?

Les Echos – 1 avril 2016:

L’opérateur télécom veut racheter 65% de la filiale bancaire de l’assureur mutualiste et créer une offre bancaire 100% mobile. Un possible rapprochement qui pourrait dessiner les contours de la banque de demain, dans un secteur en pleine mutation.

Orange a annoncé en janvier être entré en négociations exclusives avec Groupama pour acquérir 65% du capital de sa filiale bancaire Groupama Banque . L’assureur mutualiste conserverait les 35% restants. L’opérateur télécom souhaite ainsi lancer une banque 100% mobile, « Orange Banque », début 2017 , en France, puis en Espagne et en Belgique. Selon « Les Echos », « l’opérateur va s’appuyer sur la plate-forme et la licence bancaire de Groupama Banque (2,1 milliards d’euros de dépôts bilanciels et près de 2 milliards d’euros d’encours de crédits à fin décembre 2015) ». Si les négociations débouchaient sur un accord, quel sera le modèle de cette banque 2.0 ?

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La transformation digitale bouleverse les banques

AGEFI Luxembourg – 15 février 2015 :

La transformation digitale bouleverse largement les banques de détail, mais le phénomène semble nettement moins affecter les Banques Privées. Pour beaucoup la Banque Privée reste pour longtemps encore un domaine où l’importance du rendez-vous avec le conseiller financier allié à l’âge moyen respectable des clients préserve durablement de toute irruption de smartphones, réseaux sociaux et autres « Fintech ». L’analyse sociologique et les évolutions de la profession démontrent cependant que la nécessité de repenser au moins partiellement le modèle se fait de plus en plus nécessaire, voire pressante.

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Transformation digitale, émergence des banques en ligne : quel avenir pour les agences bancaires en France ?

La France possède aujourd’hui un des réseaux bancaires les plus denses au monde avec près de 38.000 agences. Pourtant, à l’heure du digital et de la banalisation des banques en ligne, les habitudes des clients ont été bousculées : 50 à 60% (Rapport McKinsey – accélérer la mutation numérique des entreprises 2014) d’entre eux utilisent désormais Internet pour leurs opérations bancaires courantes (virements, ouvertures de comptes épargnes, commandes de chéquiers,…). Force est de constater que la fréquence des visites en agence ne cesse de s’effriter, rendant, de fait, les agences traditionnelles de moins en moins rentables. Aujourd’hui, 15% (Baromètre 2015 des réseaux d’agences bancaires – cabinet Score Advisor) d’entre elles coûtent plus cher qu’elles ne rapportent.