Blockchain : La réglementation rattrapera-t-elle l’innovation technologique ?

Finyear – le 20 janvier 2021 :

La technologie de rupture blockchain apporte des innovations dans certaines opérations telles que les security token offering (STO) et la monnaie digitale de banque centrale (MDBC). Dans ce cadre d’évolution technologique, les régulateurs sont tributaires des innovations technologiques, en apportant leur lot de nouveautés réglementaires, tout en menant une analyse d’impact sur les réglementations existantes, avec comme ambition ultime la mise en avant du principe de neutralité technologique.

1) Définition rapide de la blockchain

La blockchain ou « chaîne de blocs » est une technologie de stockage et de transmission d’informations. Elle fonctionne sur la base d’enregistrement par bloc contenant des transactions. Lorsque celui-ci est validé, il rejoint la chaîne formée par les blocs précédents. La technologie blockchain permet de faciliter certains modes de financement déjà existants mais en crée aussi de nouveaux, avec une incertitude juridique variable.

La blockchain dans l’assurance, qu’est-ce qu’on y gagne ?

RiskAssur – le 07 octobre 2019 :

Qu’est-ce que la blockchain ?

Apparue à la fin des années 2000, la technologie blockchain est une solution qui a pour vocation de stocker et transmettre des informations de façon transparente et sécurisée, sans organe de contrôle centralisé. Elle est essentiellement utilisée pour des transferts d’actifs (monnaie, titres, actions…) et considérée pour beaucoup comme le futur des transactions en ligne à l’image du Bitcoin. Cependant, ses applications s’étendent au-delà des secteurs de la finance et de la banque. C’est désormais à l’assurance d’en faire son cheval de bataille notamment avec les smart contracts1 qui permettent à ce secteur de se distinguer avec l’utilisation de la blockchain privée et non de la blockchain publique2.
A l’inverse des monnaies cryptographiques, cette solution est plus adaptée aux activités des assureurs et offre une gouvernance simplifiée, permet de réduire les coûts, améliorer la rapidité et la confidentialité ; le tout sans perte de contrôle.

Le volet réglementaire des marchés qui croisent assurance et blockchain est encore à construire. Les réglementations existantes ne sont pas entières applicables aux spécificités de la technologie. Nous avons le RGPD (Règlement général sur la protection des données) pour encadrer l’utilisation des données personnelles ou encore l’eIDAS (electronic IDentification, Authentication and trust Services) qui traite des cas de signature, d’horodatage, d’identification, de préservation des documents de preuve ou encore la lettre recommandée électronique. Combinées, ces deux réglementations protègent à minima les données des utilisateurs, mais n’abordent pas les notions de coopérations, coopétition et de partage des données qui sont les piliers mêmes de cette technologie. Dans ce contexte, les regroupements d’acteurs du privé dans des consortiums peut être vu comme une tentative d’auto-régulation en plus des objectifs de coopération.

Les consortiums abordés plus haut permettent à des acteurs aux intérêts communs d’échanger de pair à pair et de collaborer avec un réseau de nœuds réservé aux membres. L’acceptation de nouveaux nœuds et le paramétrage des droits de lecture restent soumis à validation des membres du consortium. Parmi les consortiums, on retrouve Bi3 détenu entre autres par AXA, Allianz, MAPFRE qui offre à ses clients des solutions variées qui repensent les business models et usages de demain. Leur vision, facilite l’entrée en relation pour le client et réduit les coûts administratifs.

Blockchain et transition énergétique : une cohabitation impossible ?

environnement-magazine.fr – 16 septembre 2016

David Rodrigues revient sur le rôle de la blockchain dans la transition énergétique. « Perçue comme un gouffre énergétique, la technologie blockchain pourrait se révéler être une alliée pour le développement d’initiatives favorables à notre environnement », estime-t-il.

Les nouvelles évolutions technologiques sont souvent mises en opposition au défi de la transition énergétique. Pourtant, utilisée à bon escient, l’innovation pourrait être indispensable à l’atteinte des Objectifs de développement durable en apportant de la transparence, de l’agilité et un suivi en temps réel de la consommation des différentes ressources. L’une des innovations les plus marquante et controversée de ces dernières années est la technologie blockchain.

La tokenization peut-elle disrupter le marché ?

Le Courrier Financier – 21 novembre 2017 :

La tokenisation est devenue un nouveau moyen de convertir un actif en un jeton numérique sur une blockchain. Le monde de la finance est très enthousiaste quant aux possibilités infinies offertes par l’utilisation de crypto-actifs pour transférer des actifs réels sur des chaînes de blocs tout en conservant les caractéristiques fondamentales des actifs sous- jacents.

Les marchés financiers regorgent d’actifs de différents types : actions, crédits d’émission de CO2, immobilier, pétrole, etc. La plupart de ces actifs sont difficiles à diviser ou à transférer d’un acteur à un autre. En permettant la division d’un actif illiquide, les investisseurs pourront avoir accès à des actifs financiers liquides à l’avenir.

La blockchain et la transformation des opérations de paiement : vers la fin des intermédiaires et des coûts associés

Point Banque – avril 2018 :

La technologie blockchain continue de faire parler d’elle et de ses potentielles utilisations, soutenues par l’augmentation du nombre des transactions et les évolutions surprenantes des multiples cryptomonnaies (ou cryptoactifs), notamment au cours des derniers mois de 2017. Tel est le cas du bitcoin et de l’ether qui ont atteint des niveaux record.

Les nouvelles formes de transaction et d’échange de cryptomonnaies introduites par la blockchain ouvrent de nouvelles opportunités pour la transformation des opérations de paiements. De nombreuses applications sont en cours d’exploration qui visent à tirer profit de la nature généraliste de la technologie blockchain. Elles impliquent son utilisation dans des processus divers au sein des transactions de paiement. Plusieurs acteurs économiques, notamment dans le secteur du e-commerce, ont manifesté un intérêt grandissant pour l’identification des aspects du traitement post-trade qui pourraient bénéficier du potentiel de la blockchain, à travers la réduction du temps d’exécution des transactions et leurs règlements. L’objectif est d’augmenter la vitesse et l’efficacité des opérations qui influencent la durée des cycles de règlement.

Le potentiel de la blockchain sera exploité tout autant pour réduire les coûts liés aux services intermédiaires et au back-office, notamment les procédures manuelles ou les doublons à éliminer.

La blockchain, technologie révolutionnaire, mais parle-t-on des impacts à long terme ?

Les Echos – 9 juin 2016 :

La crypto-monnaie bitcoin a longuement été critiquée par les banques et les leaders d’entreprise lors de son apparition en 2009 avec la blockchain. Retour de situation, car aujourd’hui le protocole du bitcoin « chaîne de Bloc » intéresse… Effectivement même si la technologie blockchain est née avec la monnaie numérique, son utilisation va bien au-delà et ses champs d’exploitation sont gigantesques.

Enjeux pour les banques ?

Nombreuses sont les banques qui souhaitent implémenter cette technologie révolutionnaire. Selon une étude réalisée auprès de 200 banques mondiales par IBM, 65 % d’entre elles prévoient de débuter un projet de mise en place de la plateforme commune avant 2020 et 15 % pour fin 2017.

Depuis des années les banques d’Investissements aussi bien que les banques de détail accentuent leurs plans d’économie par des réductions de coûts qui s’effectuent à travers la mutualisation, la baisse des effectifs, et les délocalisations visant notamment à compenser la hausse des coûts règlementaires et de transformation digitale.

La mise en place d’une plateforme blockchain pourrait donc être un moyen de répondre à ces objectifs et faire réaliser aux banques encore plus d’économie ?

Le secteur bancaire investit et n’a pas fini d’investir dans la technologie blockchain. La plateforme pourrait les aider à réduire leurs coûts d’infrastructure et à réaliser des économies potentielles à hauteur de 10 milliards d’euros par an.

Nombreuses questions tournent autour de son intégration au sein des processus métiers : une automatisation des fonctions supports des banques à travers la plateforme avec pour but principal la diminution des cycles de décision et processus administratifs, l’automatisation et l’optimisation du traitement des données, un contrôle plus efficient, des règlements plus rapides, et l’éventuelle suppression des tiers de confiance.

La décentralisation d’activités vers la blockchain pourrait donc retourner le secteur financier et les métiers supports en occuperaient le premier rang.

En effet, les métiers opérationnels, métiers de la compliance, onboarding, chargés de reporting, Business Opération pourraient assister à une réduction majeure de leurs coûts d’au moins 50 %, selon une étude menée par IBM.

Ce qui laisse place à la question du risque de diminution des effectifs dû à une automatisation des tâches. Même si aujourd’hui un grand nombre d’acteurs affirment que celle-ci pourrait conduire à la création de nouveaux emplois avec un fort besoin de « spécialistes blockchain », notamment dans le domaine de la sécurité, les métiers supports sont-ils à risque ?

Le secteur va devoir s’adapter à ce nouveau paradigme comme il l’a toujours fait. Il y aura des restructurations, mais ce sera une opportunité offerte aux acteurs du secteur pour rester plus proche de leurs clients banque ; comme vient de l’annoncer la Société Générale dans son plan de transformation en enrichissant la relation qu’ils entretiennent avec leurs partenaires et collaborateurs pour apporter davantage de valeur aux clients dans l’ensemble des métiers du groupe.

Par Stéphanie Gehin, consultante Senior du cabinet VERTUO conseil

Blockchain: A storm in the Fund Industry ?

In the early stage of stock exchanges, trading was a very straightforward process without any intermediaries involved. An investor was selling its asset of value and directly received a payment in return.

However, over the time, the financial industry has continuously evolved toward a more complex model where an increasing number of parties are now involved in each transaction. As we will see with a zoom on the Funds industry, this increase in complexity had a huge impact in term of cost, timeliness and regulatory requirements to process transactions.

On the other hand, a new technology has recently started to grab everyone’s attention in this industry as it has the potential to completely reshuffle it…Blockchain.

Indeed, the technology behind the digital currency “Bitcoin”, has the potential to get rid of many intermediaries of the sector by automating processes and to lead to significant time and cost savings for the fund distribution.

Read the full white paper (pdf) « Blockchain: A storm in the Fund Industry? » by our consultant Nelson Dossogne.