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Brexit : convaincre les entreprises de choisir la France

Les Echos – 7 septembre 2018 :

Avec le Brexit, plusieurs entreprises basées au Royaume-Uni songent à quitter Londres. La France doit envoyer un signal fort aux multinationales en partance pour les convaincre de s’y installer.

Alors que les négociations sur le Brexit se présentent longues et difficiles, Michel Barnier a annoncé que le Royaume-Uni quittera définitivement l’Union européenne le 29 mars 2019. Dans ce contexte, des annonces de délocalisations d’entreprises basées à Londres vers d’autres pays européens ont déjà été faites. C’est le cas de la banque HSBC, qui a indiqué déplacer 1.000 emplois de Londres à Paris. Ces derniers éléments vont impacter le marché de l’immobilier d’entreprise en Europe et notamment en France où le Brexit peut apparaître profitable pour attirer les investisseurs.

En parallèle de l’annonce de la banque HSBC qui a choisi de renforcer sa présence en France, d’autres établissements financiers étudient sérieusement l’opportunité d’établir certaines de leurs activités à Paris. C’est le cas de la puissante banque d’affaire américaine Goldman Sachs , dont le CEO, Lloyd Blankfein, a indiqué dans un tweet en novembre dernier avoir été conquis par « l’énergie positive » de la ville. La capitale française a d’ailleurs été préférée à Dublin pour accueillir l’Autorité bancaire européenne, qui a dû quitter Londres pour cause de Brexit.

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A l’heure du brexit, l’élargissement continue

Le Royaume-Uni devrait initier prochainement les négociations de ses modalités de sortie de l’Union Européenne. La chef de l’état britannique a annoncé qu’elle souhaitait débuter le processus de sortie fin mars 2017.

Cette actualité et ses conséquences négatives sur l’image de l’UE feraient presque oublier que la construction européenne se poursuit au travers d’un élargissement potentiel.

En effet, à l’heure des négociations de sortie britanniques, 6 pays sont toujours officiellement candidats à l’entrée dans l’UE. Si l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, et la Macédoine n’ont pas commencé les négociations, la Turquie, le Monténégro et la Serbie négocient leurs conditions d’entrée depuis respectivement 2005, 2012 et 2014.

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Renforcer le lobbying européen

Les Echos – 27 avril 2017 :

À l’heure du Brexit et du Trumpisme, l’Europe et ses banques doivent protéger leurs intérêts dans les discussions avec le Comité de Bâle.

Depuis presque 10 ans, après une des plus grosses crises financières mondiales, les réformes réglementaires se succèdent à un rythme effréné et semblent commencer à porter leurs fruits. D’un revers de main, Monsieur Trump pense tout balayer. À l’heure où le cadre réglementaire de demain s’écrit, l’Europe se trouve face à ses responsabilités et doit apprendre à défendre ses intérêts.

Depuis novembre 2011, le FSB, Financial Stability Board, livre chaque année la liste des grandes banques systémiques. Il s’agit des célèbres banques « too big to fail », trop grosses pour tomber. Autrement dit, la faillite d’une de ses banques mettrait à mal le système bancaire international, mais également l’économie mondiale. Suite à la chute de Lehman Brothers et preuve à l’appui que leur taille n’est pas un rempart contre la faillite, elles doivent en réalité être d’autant plus surveillées. Dans la dernière liste publiée en novembre 2016 par le FSB, sur les 30 banques systémiques, dix sont américaines, 13 européennes et 7 asiatiques. À eux deux, l’Europe et les États-Unis représentent trois quarts du risque systémique mondial.

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Brexit : la guerre des places financières

Les Echos – 7 octobre 2016 :

Le constat unanime du Brexit est que la City de Londres va perdre en influence et en ressources. Paris et Francfort ont tout à gagner.

Le rapprochement entre les bourses de Londres et de Francfort tombe mal dans le contexte du vote britannique sur le Brexit . Voulue par les actionnaires, la fusion de Deutsch Börse et du London Stock Exchange poursuit son processus en dépit du vote britannique. Créer un leader mondial des opérations de marché est en ligne avec leur vision globalisée des marchés et l’état de la concurrence américaine et asiatique. Néanmoins, le contexte actuel renforce les opposants à cette fusion, qui y voient une concentration excessive des activités de courtage. Les autorités européennes n’ont pas encore validé l’opération .

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Le jour où l’Europe s’est libérée

Les Echos – 24 août 2016 :

La mythologie raconte qu’Europe avait été enlevée puis conduite sur une ile. Aujourd’hui, la Grande-Bretagne, qui a voté en faveur de la sortie de l’Union européenne, va-t-elle enfin la libérer ?

Le Royaume-Uni devrait-il rester membre de l’Union européenne ou quitter l’Union européenne ? « Leave » ou « Remain » telle était la question adressée lors du referendum britannique du 23 juin dernier. Une question en apparence simple sur laquelle pourtant de nombreuses personnes, Britanniques en tête, ont longtemps hésité – les conséquences étant aussi lourdes qu’incertaines.

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Le Brexit ou l’art de faire comme avant

Les Echos – 23 août 2016 :

Aberrant, l’article 50 du Traité de Lisbonne abandonne le processus juridique de sortie de l’Union européenne au sortant. L’empressement n’est pas d’actualité : les haut-le-cœur politiques de la rupture étant passés, c’est maintenant l’heure de conserver patiemment les intérêts britanniques. L’Union européenne attendra : elle l’a voulu.

L’agenda de ces dames

Si les dirigeants des institutions européennes répètent en boucle combien le vote britannique est irréversible et le marché commun un tout non négociable, Londres et Berlin ont toutefois une lecture commune du contexte. Leurs économies sont très liées et leurs agendas politiques internes les poussent à une communauté d’intérêts. Theresa May va matérialiser le rêve des « Brexiters », mais elle hérite d’un Royaume-Uni en recomposition politique et dont la souveraineté économique est incertaine.

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Brexit ou le commencement de la fin de l’Europe ?

Les Echos – 21 août 2016 :

La date du 23 juin 2016 restera gravée dans l’histoire de la Grande-Bretagne qui va de nouveau voler de ses propres ailes. De bon ou de mauvais augure, il est vrai que cette nouvelle a fait bouger les marchés financiers durant les jours qui ont suivi : la bourse de Tokyo a fermé en baisse de 8 % et la bourse de Paris a ouvert en baisse de 7,5 %. Quid de la réaction des marchés américains ?

Cette nouvelle remet également en cause le modèle de l’Union européenne qui en est fragilisé. L’UE perd un de ses pays fondateurs, une puissance économique majeure.

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L’Union des marchés de capitaux n’a pas le vent en poupe

Les Echos – 22 juillet 2016 :

La sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni, acteur très influençant au sein de l’Europe en raison notamment de sa place financière dominante à la City, remet en question le projet d’Union des marchés de Capitaux (UMC), dont le porteur et ancien commissaire européen aux Services financiers, Jonathan Hill a donné sa démission en juin dernier.

Le projet, adopté à l’automne dernier, s’inscrit dans une démarche de déréglementation financière et affiche un objectif ferme : relancer la croissance et les créations d’emplois en manque de dynamisme depuis la dernière crise financière.

Pour atteindre ce but, la commission européenne prévoit de renforcer l’intégration financière et de favoriser l’investissement ainsi que la libre circulation des capitaux en formant un marché unique en Europe. Plus concrètement, par extension à l’Union bancaire européenne, il s’agit principalement de permettre aux PME de se financer par des canaux non bancaires et de relancer la titrisation dans un cadre européen réglementé et uniforme.

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Les nouveaux jeux de pouvoirs politiques et financiers aux lendemains du Brexit

Les Echos : le 30 juin 2016 :

Après des siècles passés à unifier les pays composant le Royaume-Uni, et des siècles passés à former des alliances politiques, commerciales et financières avec ses voisins directs, jusqu’à intégrer l’Union européenne (UE), une part du Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) vient de décider de tourner la page.

Mais alors que le référendum est à peine sorti, et que les cendres de l’UE sont encore chaudes, de nouveaux accords commerciaux, économiques et financiers s’organisent déjà, pour prendre le pouvoir qui sera laissé derrière. Comment peuvent se décliner ces nouveaux jeux de pouvoir ?

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Royaume-Uni : l’aléa souverain

Les Echos – 30 juin 2016 :

Tempête boursière, turbulences politiques et incertitudes sont le lot du récent « Brexit ». La Reine et la Patrie sont sauves, mais isolées. Le prix de cette indépendance est incertain et impose au Gouvernement britannique de reconsidérer les tenants et aboutissants de sa souveraineté économique.

Albion, l’orgueilleuse

L’Europe est un projet global d’association d’États, dont l’objet n’a jamais été d’être une seule zone de libre-échange. Ce n’est ni l’esprit ni la lettre des traités. Le projet européen n’avait pas le même sens de chaque côté de la Manche. Le « Brexit » clarifie les trajectoires. À bien des égards, il apparaît comme un piège épineux pour le Gouvernement britannique. Avant le vote, la souveraineté économique britannique a été discutée à Bruxelles en position de force : le nationalisme persévérant du UKIP a aidé David Cameron à alimenter la peur européenne de perdre une grande économie.