Les fintech, les game changers du monde bancaire.

Le Journal du Net – le 25 juin 2020 :

Si les fintech ont été, dans un premier temps, observées d’un œil amusé par les grands établissements financiers, elles ont su et continuent de surprendre par leurs innovations et leurs vision disruptive d’un marché peu agile.

Cibler un besoin spécifique, le couvrir de manière optimale et avec une grande efficacité au travers de techniques nouvelles, voici l’objectif des fintech. paytech, roboadvisors, regtech, néobanques, insurtechs, spécialistes de la blockchain, sociétés de crowdfunding ou encore de cash management, il existe toutes sortes de fintech venant révolutionner notre manière de travailler l’argent. La jeunesse de leurs effectifs combinée à des structures de taille réduite ont été des éléments moteurs leur permettant d’agir vite, peut-être trop pour l’ensemble du milieu.

Pertes d’exploitation : sur fond de solidarité, la guerre commerciale.

Argus de l’assurance – le 18 mai 2020 :

Tous les coups sont-ils permis ? Après avoir battu pavillon commun, une discorde semble aujourd’hui naitre à bord du paquebot assurance. Certains bancassureurs, par leurs décisions unilatérales d’indemniser les pertes d’exploitation, s’attirent les foudres de leurs pairs assureurs. Comment interpréter cet acte ? Solidarité ou opportunité commerciale ?

1 pour tous, tous pour 1 !

« Les assureurs ne peuvent hélas pas faire de miracle avec l’argent qu’on leur a confié. », ainsi s’exprimait la fédération française de l’assurance, par la voix de sa présidente Florence Lustman, le 2 avril dernier. Montrée du doigt pour sa passivité, la profession, par la voix de sa fédération, annonce jour après jour de nouvelles mesures de solidarité : mise en place d’un programme d’investissement global d’au moins 1.5 Mds €, mesures extracontractuelles à hauteur de 1.75 Mds € pour les populations et entreprises les plus exposées, proposition de création d’un régime d’assurance contre les risques sanitaires majeurs, contribution de 400 millions€ au fonds public d’aide des professionnels. Les assureurs font bloc et affichent leur solidarité à la nation.

La SNCF affûte ses armes en prévision de l’ouverture du rail français

Le Monde – le 16 janvier 2020 :

Depuis le 3 décembre 2019, le rail français, second moyen de transport en France et troisième marché européen, a l’obligation d’accueillir des opérateurs privés sur le marché national du transport de personnes, mettant fin à plus de 82 ans de monopole de la Société nationale de chemin de fer (SNCF).

Rendue obligatoire par l’Union européenne en décembre 2016, cette ouverture à la concurrence âprement combattue par la France agite le monde du rail français et attise déjà les convoitises. Après plus de trois ans et demi de vives négociations, le « quatrième paquet » ferroviaire, qui impose la libéralisation du rail européen, a ouvert à la concurrence les services dits conventionnés tels que les TER ou les Intercités. Pour les services commerciaux tels que les TGV, cette libéralisation commencera à partir du 14 décembre 2020.

La France a longuement négocié pour continuer à protéger, dans les faits, son marché monopolistique. Ainsi, pour le marché des TER, le recours à des appels d’offres publics ne sera obligatoire qu’à partir de 2023, soit trois ans après la libéralisation officielle du rail. Il sera même possible, pour les régions les plus réfractaires, de signer jusqu’à la veille de l’ouverture réelle à la concurrence des contrats de délégation de service publique de 10 ans, repoussant ainsi la libéralisation à 2033…

Attend-on vraiment de son assureur qu’il soit innovant ?

Journal du Net – le 21 janvier 2020 :

Le marché de l’assurance connait une véritable révolution ! La concurrence s’accroit avec l’arrivée de nouveaux acteurs de l’assurtech et les modes de consommation (mobilité, besoin d’instantanéité, etc) évoluent à vitesse grand V, ce qui pousse les grandes institutions à s’adapter rapidement aux nouveaux usages et aux nouveaux acteurs. Mais concrètement, un assureur doit-il vraiment être innovant pour satisfaire sa clientèle ?

Pour commencer, il est important de comprendre que l’innovation est privilégiée par tous les genres, tous les âges et toutes les catégories socio-professionnelles chez les consommateurs. Cependant, l’innovation est souvent réduite à une dimension simplement technologique. A l’opposé d’un gadget, il est primordial qu’elle réponde à un besoin. C’est pourquoi les innovations les plus plébiscitées sont surtout celles qui facilitent le parcours client. Parmi elles, on retrouve la signature électronique qui a véritablement bouleversé les parcours clients dans le secteur assurantiel et bancaire. Sans forcément être leader de l’innovation, il est important de ne pas perdre de vue les nouveautés. L’innovation a surtout pour but d’attirer de nouveaux clients. La proposition d’un nouveau produit ou service donne un avantage concurrentiel qui peut favoriser le changement de produit/service ou de fournisseur chez le client. C’est principalement cette raison qui pousse les assureurs à investir dans la recherche et le développement.