Comment le modèle de l’hypermarché a-t-il été détrôné par les réseaux de proximité ?

La tribune – le 24 novembre 2020 :

La pandémie actuelle de Covid-19 a-t-elle achevé la longue chute des magasins qui ont fait la renommée de la grande distribution pour laisser place à des enseignes de proximité ?

C’est en 1916 que l’enseigne américaine Piggly Wigly crée le concept de vente en libre-service définissant les bases de la grande distribution actuelle. Il faudra attendre 50 ans de plus afin que le premier supermarché fasse son apparition sur le sol français sous l’enseigne Delhaize Le Lion. La grande distribution est née et transforme la société française en s’appuyant sur le modèle de l’hypermarché érigé en temple de la consommation, des prix bas et de l’avènement de l’automobile. Modèle basé sur la recherche de volumes et d’une gamme de produits élargie au prix le plus bas, il allait être remis en cause par les crises successives et les nouvelles attentes des consommateurs.

La Voix va-t-elle vraiment révolutionner le monde du retail ?

LSA – le 23 juillet 2020 :

Ludivine Richeboeuf et Caroline Bloch, toutes deux senior manager chez Square détaillent les enjeux du voice commerce après l’annonce faite par Carrefour du lancement d’un nouveau service de courses alimentaires en ligne par la voix. Leur analyse dans cette tribune exclusive.

« Ok Google, je veux faire mes courses » !

Le 17 juin 2020, Carrefour déclarait qu’il était désormais possible de faire ses courses par la voix.

Une annonce qui remet sous les feux de la rampe les assistants vocaux et leur potentiel dans le Voice-commerce.

Covid-19 et ubérisation : le Roi est mort, vive le Roi ?

Journal du Net – le 30 juin 2020 :

Selon une étude de l’OFCE, les ménages français ont perdu 11 milliards de revenus disponibles du fait du ralentissement de l’activité. En première ligne, les salariés ubérisés ont été les premières victimes.

Pourtant, du point de vue des entreprises, on assiste durant cette crise à un bond des recrutements de freelances, notamment du côté des enseignes de grande distribution en quête d’allègement de masse salariale. Alors, comment expliquer cela ? Schizophrénie de part et d’autre ou simple réalité économique ? Ce modèle est-il viable sur le long terme ?

COVID-19 : Les habitudes de consommation des français bousculées par la crise.

LSA – le 25 juin 2020 :

Pendant les huit semaines de confinement, les Français se sont constitué une épargne de précaution de près de 55 milliards d’euros, selon OFCE. Cette épargne de précaution met ainsi en lumière leurs inquiétudes face à cette crise sanitaire inédite du Covid-19. Explications d’Aurélie Lopez, consultante chez Square.

Un retour attendu de la consommation française ralentie par des mesures sanitaires contraignantes.

Le confinement imposé par le Gouvernement afin d’endiguer cette pandémie a considérablement impacté l’économie française. Le déficit envisagé à la date du 11 mai, début du déconfinement, est en effet estimé à 5 points du PIB annuel en France. Dans l’hypothèse où le montant de cette épargne de précaution accumulée serait dépensé à la sortie de ce déconfinement, la perte annuelle d’activité ne serait alors plus que de 2 points de PIB, au lieu de 5 points.

Même si cette dernière pourrait représenter un levier de réduction du coût de cette crise sur l’économie française, « l’épargne accumulée pourrait ne pas être consommée complètement et rapidement », toujours selon l’OFCE.

Epargne : quelles solutions pour pousser les Français à consommer ?

Money-Vox – le 08 juin 2020 :

L’une des clés pour limiter les effets de la crise économique est la relance de la consommation. Mais comment inciter les Français à dépenser tout ce qu’ils ont épargné durant le confinement ?
Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les huit semaines de confinement ont entraîné 32% de baisse d’activité, ce qui représente un recul du PIB de 5,8% et une perte de 120 milliards d’euros. Mais la levée progressive des restrictions depuis le 11 mai continuera à impacter fortement certains secteurs d’activités à l’instar du tourisme, des activités culturelles et de spectacle et conduira à une contraction supplémentaire du PIB.

Face à cette crise sans précédent et qui s’installe dans la durée, l’Etat Français a adopté un certain nombre de mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs en difficulté : prêts garantis par l’Etat, financement du chômage partiel, fonds de solidarité, report ou annulation des charges sociales. Ces mesures visent à relancer l’économie mais ne tiennent pas compte d’un facteur essentiel : le comportement des consommateurs.

Déconfinement : quelles perspectives pour la reprise économique ?

Economie Matin – le 04 juin 2020 :

127 morts et 5423 cas avérés de contamination au Covid-19. Il s’agissait là du bilan sanitaire de l’épidémie au 16 mars, alors que le président de la République annonçait aux Français l’instauration immédiate d’une période de confinement strict.
2 mois après, alors que la phase du déconfinement progressif débute, nous comptons près de 140 000 cas d’infections, environ 96 000 personnes hospitalisées et un nombre de mort avoisinant 27 000.

Si la mise en place du confinement, à l’instar de nombreux pays Européens, avait pour but la maîtrise du nombre de nouvelles contaminations, ses effets ont été dévastateurs sur l’économie en France et à l’échelle de l’union Européenne.

La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Attend-on vraiment de son assureur qu’il soit innovant ?

Journal du Net – le 21 janvier 2020 :

Le marché de l’assurance connait une véritable révolution ! La concurrence s’accroit avec l’arrivée de nouveaux acteurs de l’assurtech et les modes de consommation (mobilité, besoin d’instantanéité, etc) évoluent à vitesse grand V, ce qui pousse les grandes institutions à s’adapter rapidement aux nouveaux usages et aux nouveaux acteurs. Mais concrètement, un assureur doit-il vraiment être innovant pour satisfaire sa clientèle ?

Pour commencer, il est important de comprendre que l’innovation est privilégiée par tous les genres, tous les âges et toutes les catégories socio-professionnelles chez les consommateurs. Cependant, l’innovation est souvent réduite à une dimension simplement technologique. A l’opposé d’un gadget, il est primordial qu’elle réponde à un besoin. C’est pourquoi les innovations les plus plébiscitées sont surtout celles qui facilitent le parcours client. Parmi elles, on retrouve la signature électronique qui a véritablement bouleversé les parcours clients dans le secteur assurantiel et bancaire. Sans forcément être leader de l’innovation, il est important de ne pas perdre de vue les nouveautés. L’innovation a surtout pour but d’attirer de nouveaux clients. La proposition d’un nouveau produit ou service donne un avantage concurrentiel qui peut favoriser le changement de produit/service ou de fournisseur chez le client. C’est principalement cette raison qui pousse les assureurs à investir dans la recherche et le développement.

Marketing alimentaire : comment retrouver la confiance des consommateurs ?

eMarketing.fr – le 17 octobre 2019 :

 

En pleine défiance des consommateurs sur la qualité des produits et la transparence des circuits, la grande distribution et les marques agro-alimentaires n’ont d’autres choix que d’évoluer… Et celles qui saisiront cette opportunité pour changer leur image sortiront gagnantes de cette crise.

Le divorce semble consommé entre consommateurs et grande distribution au sujet de la transparence et de la qualité des produits. D’après une étude réalisée par le groupe Kantar TNS en janvier 2018, 70% des Français estiment que les entreprises ne sont pas respectueuses des consommateurs et un quart n’ont pas confiance en la qualité des produits alimentaires. Plusieurs scandales et crises alimentaires, dont celui des « lasagnes » à la viande de cheval en 2013, ont contribué à créer un fort sentiment de défiance vis-à-vis de l’alimentation. Aujourd’hui, la composition des aliments, leur production et leur origine font part d’une forte prise de conscience et de position de la part des consommateurs. La santé, l’éthique et le responsable s’avèrent être la condition absolue au succès d’un produit alimentaire. L’industrie agroalimentaire a donc décidé de redoubler d’efforts afin de rétablir le lien de confiance l’unissant aux consommateurs, mais de quelle manière?

Consommateur averti et méfiant

La nouvelle communication prônée par le secteur agroalimentaire vient d’une profonde remise en question des modes de consommation des consommateurs. La tendance générale tend vers une consommation limitée des produits transformés et industriels. Ce nouvel engagement se traduit par une volonté d’intégration des consommateurs au sein du processus de validation de la qualité des produits. Intéressons-nous à la marque « collective » des consommateurs, cette société composée de consommateurs a pour but de redonner le pouvoir au client en élaborant leurs propres produits selon un cahier des charges strict à renseigner en ligne. Ils vont même jusqu’à définir le prix et votent pour les produits à élaborer. Sollicitant des producteurs, ils travaillent uniquement avec des exploitations à taille humaine et raisonnée et commercialisent leurs produits en grandes surfaces à des prix raisonnables tout en assurant un juste prix pour les producteurs. Au-delà de ces initiatives, les nouvelles technologies par le biais des applications viennent en aide aux consommateurs pour les guider en magasin en analysant les produits et leur impact sur la santé et proposent des produits alternatifs à l’utilisateur comme c’est le cas de la jeune start-up française YUKA. Les consommateurs sont donc en constance éveil dans les grandes surfaces pour sélectionner leurs produits et se détourner si possible des produits trop transformés.

Le Made in France, réalité ou tendance marketing ?

Economie Matin – 10 janvier 2019 :

Alors que le made in Asia est de plus en plus décrié pour sa qualité ou ses conditions de fabrication, le made in France fait un retour en force ces dernières années. Pourquoi un tel engouement ? Qu’entend-t-on par made in France ? Les produits sont-ils vraiment fabriqués en France ou est-ce un simple argument marketing illusoire pour booster les ventes ?

Un positionnement attrayant pour les entreprises

Le marquage de l’origine d’un produit non alimentaire ou agricole n’est sujet à aucune mention légale. Cette indication est donc facultative pour les autres produits de consommation. Pourtant, nombreuses sont les entreprises qui tiennent à l’indiquer. Et pour cause, d’après un sondage IFOP de septembre 2017, 74% des Français sont prêts à payer plus cher un produit fabriqué dans l’Hexagone. Nous sommes ainsi en droit de nous interroger sur les raisons pour lesquelles les entreprises jouent cette carte et si elle est toujours justifiée.