Sortir du confinement, mais pour faire quoi ?

Entreprendre.fr – le 05 juin 2020 :

Après la stupéfaction des premiers jours et la nécessaire gestion de l’urgence pour maintenir des activités essentielles et pouvoir assurer une activité en mode dégradé, la majorité des entreprises commence à vouloir se projeter non pas dans l’après crise, la grande majorité ayant compris que la crise ne faisait que démarrer, mais dans l’après confinement.

Ce moment de redémarrage de l’économie sera progressif et devra être à la fois un moment de remise en marche du business habituel mais devra aussi avoir intégré, du moins dans la réflexion stratégique, les enseignements des semaines précédentes, qui auront changé sans doute pour longtemps la normalité.

Déconfinement : quelles perspectives pour la reprise économique ?

Economie Matin – le 04 juin 2020 :

127 morts et 5423 cas avérés de contamination au Covid-19. Il s’agissait là du bilan sanitaire de l’épidémie au 16 mars, alors que le président de la République annonçait aux Français l’instauration immédiate d’une période de confinement strict.
2 mois après, alors que la phase du déconfinement progressif débute, nous comptons près de 140 000 cas d’infections, environ 96 000 personnes hospitalisées et un nombre de mort avoisinant 27 000.

Si la mise en place du confinement, à l’instar de nombreux pays Européens, avait pour but la maîtrise du nombre de nouvelles contaminations, ses effets ont été dévastateurs sur l’économie en France et à l’échelle de l’union Européenne.

Grèves, Covid-19 : les réseaux sociaux d’entreprise ont enfin le vent en poupe.

Actuel RH  – le 28 mai 2020 :

Dans cette chronique, Mathilde Taillez, Projet Manager chez Square, augure d’un renouveau des réseaux sociaux d’entreprise avec les grèves et la crise sanitaire traversée par la France.

Depuis plusieurs mois, les Français sont confrontés à des situations qui modifient profondément leur façon de travailler avec notamment la recrudescence, puis la mise en place généralisée du travail à distance. Qu’il s’agisse des grèves survenues en fin d’année 2019 ou de l’épidémie du Covid-19 qui frappe la France depuis début mars, les employeurs et employés doivent redoubler d’efforts et d’imagination pour travailler et communiquer différemment lors de telles périodes. Bien qu’elles puissent être difficiles à vivre sur le plan personnel et/ou professionnel, ces périodes restent néanmoins propices à l’utilisation d’outils nouveaux ou jusqu’alors sous exploités comme le réseau social d’entreprise (RSE).

La France vers la création d’un régime de catastrophes sanitaires.

Riskassur – le 07 mai 2020 :

Le 27 mars 2020, la sénatrice de Paris Catherine DUMAS et plusieurs de ses collègues déposent au bureau du Sénat la proposition de loi n°394 tendant à la création d’une assurance liée aux menaces sanitaires graves. Le texte milite pour l’instauration d’un régime de catastrophes sanitaires, tendant à préparer l’économie française aux conséquences d’une prochaine crise. Néanmoins, il est important de s’interroger sur l’efficacité d’un tel régime face à des événements systémiques futurs.

La faillite de l’ancien monde et la nécessaire création d’un régime d’exception pour les risques sanitaires

A l’occasion des 28èmes rencontres du Risk Management du 5 au 7 février 2020, l’AMRAE[1] dévoile un sondage aux résultats étonnants : 70% des grandes entreprises n’ont pas de couverture pertes d’exploitation sans dommages ; seuls 30% sont assurés via une extension de garantie à couverture limitée. Avec le COVID-19, ce système s’écroule sous le poids des conséquences économiques.

COVID-19 : DSK livre son analyse !

Economie matin – le 12 mai 2020 :

Crise économique, conséquences politiques, géopolitique et défi climatique, Dominique Strauss-Kahn rompt le silence et livre aux colonnes de Politique Internationale sa longue analyse des enjeux présents et à venir de la crise COVID-19.

« Cette récession ne ressemble que très partiellement à celles que nous avons connues parce qu’elle mêle un choc sur l’offre et un autre sur la demande ». Récession : le terme est posé. Dès les premières lignes, l’ancien patron du FMI esquisse les traits d’une situation selon lui « exceptionnelle et si dangereuse ». L’exceptionnelle dangerosité de la situation prend essor dans la « simultanéité des chocs d’offre et de demande », engendrant des millions de pertes d’emplois d’Américains et d’Européens.

La solidité des banques à l’épreuve de la solidarité bancaire.

Finyear – le 07 mai 2020 :

Contrairement à la crise économique de 2008, où les banques avaient bénéficié d’un plan de sauvetage de la part des États et des aides de la BCE, elles sont à leur tour pleinement mobilisées pour soutenir les entreprises face à la crise sanitaire du Covid-19. Ce qui n’est pas sans risque pour leur solvabilité et leur rentabilité. Pour accompagner cette mobilisation, plusieurs assouplissements réglementaires ont été accordés par la BCE. En échange, cette dernière a demandé aux banques de suspendre le versement de leurs dividendes « au moins jusqu’en octobre 2020 ».

Le 2 Avril 2020, toutes les grandes banques françaises acceptaient cette condition, alors que nous nous dirigions vers une année record de versement de dividendes. Si les banques ont souhaité répondre favorablement à cet appel, c’est pour jouer leur rôle d’intermédiation financière en soutenant dans un premier temps la trésorerie des acteurs économiques et éviter ainsi un effet domino entrainant tour à tour défaillances d’entreprises, licenciements et chômage massif. C’est aussi l’occasion pour elles de redorer leur blason auprès du grand public, blason terni par les précédentes crises financières et cible systématique de la vox populi lors des débordements de manifestations des Gilets Jaunes.

La crise actuelle : un déclic pour la grande distribution ?

LSA – le 07 mai 2020 :

Pour François Dartout, consultant senior chez Square.La crise actuelle peut, en fin de compte, servir de déclic à la mise en chantier de grands projets de transformation et tenter de répondre à des maux économiques mais aussi sociaux sur l’ensemble du territoire. Son point de vue.

En janvier 2020, alors qu’Auchan se préparait à supprimer 517 postes (Les Echos, 14 jan. 2020), Amazon annonçait vouloir recruter 500 personnes d’ici 2023 pour son nouvel entrepôt de 55 000m² situé dans l’Oise (Le Parisien, 13 janv. 2020). Cet exemple de difficulté que rencontrent les sociétés de grande distribution traditionnelles dans leur lutte pour se maintenir sur un marché en pleine transformation mettait en évidence, avant tout, leur difficulté à se réinventer face l’hyperpuissance des nouveaux acteurs, en particulier ceux de l’e-commerce. La crise que nous traversons actuellement affecte d’une manière différente ces derniers et les grands groupes de distribution. Même si Amazon, pour reprendre cet exemple, s’est vu ordonner par la justice française de limiter ses livraisons aux produits dits essentiels, l’entreprise américaine a maintenu son activité au début de la période de confinement quand Auchan et Carrefour, entre autres, ont dû s’adapter à une demande exclusivement orientée vers les produits de première nécessité des consommateurs confinés. Cette période de confinement va-t-elle assombrir les perspectives d’avenir du secteur de la grande distribution au profit du e-commerce ou va-t-elle, à l’inverse, précipiter la mise en chantier des grands projets de transformation dont la grande distribution a besoin pour rester dans la course ?

Covid-19 : une opportunité pour l’investissement socialement responsable ?

Carenews – le 07 mai 2020 :

Pour Thibault Le Boudec, consultant chez Square, la crise que nous traversons doit être l’occasion pour les investisseurs de changer de stratégie. Plus résilients et performants à long terme, les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) sont une solution pour créer un cercle économique vertueux.
L’arrêt presque total d’une multitude de secteurs a paralysé notre économie. Toutes les Bourses mondiales ont chuté d’une manière impressionnante. De telles baisses de valeurs n’avaient pas été observées depuis 2007-2008 lors de la crise des subprimes.

Paradoxalement, du point de vue d’un investisseur, que ce soit un épargnant ou un investisseur institutionnel, ces temps de crises constituent une opportunité. En effet, il existe plusieurs types de stratégie d’investissement. Néanmoins, l’objectif reste globalement le même : sécuriser son investissement et en tirer profit au maximum, que ce soit à court, moyen ou long terme.

Covid-19 : le financement des crises, l’union de la réassurance et de la titrisation.

 AGEFI HEBDO – N° du 9 au 15 avril 2020 :

 

L’enjeu : la liquidité

Dans les crises sanitaires, comme celle que nous vivons, l’enjeu est la rapidité. Pour sauver des vies, il faut des financements, et vite. Mais où trouver la liquidité ? Chez les réassureurs ?

Helicopter Money, une démarche opportune de sortie de crise ?

Le Revenu – le 18 avril 2020 :

En ces temps de crise sanitaire mondiale lié à la pandémie du nouveau coronavirus, découle un nouveau genre de crise économique mondiale. Cette situation est inédite. Les mesures prises par les gouvernements mondiaux pour endiguer l’expansion du Covid-19 a et auront d’énormes conséquences sur la production de richesses au niveau international. La quasi-totalité des pays sont aujourd’hui à l’arrêt.

Pour faire face à cela, un ancien concept refait surface : l’Helicopter Money. Milton Friedman est reconnu comme celui ayant lancé le concept en 1969 dans le désormais célèbre article « The Optimum Quantity of Money » dans lequel il emploie la métaphore suivante :

« Supposons qu’un jour un hélicoptère vole au-dessus de cette communauté et largue 1 000 dollars en billets depuis le ciel. Évidemment, les membres de la communauté vont s’empresser de récolter les billets. Supposons encore que tout le monde est convaincu que cela était un événement exceptionnel qui ne se répétera pas. »