Luxe: l’un des derniers bastions du commerce physique.

Relationclientmag – le 26 août 2020 :

Le secteur du luxe, lui aussi, a subi des pertes à la suite de la crise sanitaire. Parfois réfractaire à une transformation digitale, le luxe doit désormais y entrer de plain pied.

Les entreprises du secteur du luxe cultivent depuis longtemps une expérience client centrée sur le point de vente physique. Un temple où le consommateur vit une expérience unique intrinsèque au positionnement de la marque. Le canal de distribution physique représente encore une grande majorité du Chiffre d’Affaires face au canal digital. Pourtant, à la suite de cette crise du Covid-19, cette répartition des ventes fragilise leur position. La question réside ainsi dans l’équilibre à trouver entre les ventes physiques et en ligne tout en assurant la continuité de leur promesse et de leur positionnement.

L’ère des robots ou la manipulation de masse 2.0.

e-Marketing.fr – le 26 août 2020 :

Via les réseaux sociaux, une armée de robots a le pouvoir de créer des mouvements populaires de grande ampleur. Ces robots orientent l’opinion publique à l’aide d’une arme très efficace : l’Astroturfing. Thibault Cardorelle, du cabinet de conseil Square, nous en dit plus dans cette tribune.

Ce pourrait être le synopsis d’un film de science-fiction sur fond d’astrologie et de passion équine, mais il n’en est rien. Derrière ce terme nébuleux se cache une histoire et un sens. Le terme est utilisé pour la première fois de manière publique en 1985 par un sénateur américain du nom de Lloyd Bentsen (1). Il arguait qu’un citoyen pouvait sans mal discerner le  » grass root (2)  » de  » l’astro turf (3)  » (ndlr : l’herbe naturelle de l’herbe synthétique). Le sénateur faisait alors référence à la campagne de mailing dont il était la cible, campagne savamment orchestrée par des lobbies se faisant passer pour des citoyens inquiets envoyant leurs doléances au sénateur.

La conduite de l’innovation ne peut être un succès sans acculturation.

Journal du Net – 31/07/2020

Dans tous les secteurs d’activités, l’innovation digitale présente un avantage concurrentiel indispensable pour rester compétitif et se démarquer sur son marché. Le processus d’innovation résulte d’une amélioration continue et ne se limite pas aux seuls produits et services qu’une entreprise propose à ses clients.

Si une entreprise digitalise l’expérience de ses clients, alors la logique voudrait que l’ensemble de ses collaborateurs utilisent des applications ergonomiques et des processus automatisés, générant un niveau d’expérience digitale semblable. Cette approche implique à la fois de disposer de bons outils technologiques, mais surtout d’accorder une place primordiale à l’humain.

Il est pour cela indispensable d’intégrer dans cette démarche l’acculturation au digital des collaborateurs et de disposer d’une organisation efficiente. L’acculturation digitale et la conduite du changement sont-ils les facteurs clés de succès d’une transformation digitale réussie ?

No-code is eating the world.

Silicon.fr – le 31 juillet 2020 :

Aujourd’hui, toute personne disposant d’un ordinateur et d’un accès à Internet peut, en quelques heures et sans compétences techniques, lancer un service en ligne.

Bienvenue dans l’univers du no/low code.

Avec un marché à 8 milliards de $ en 2018 et qui devrait atteindre 46 milliards en 2023[0], le no/low code s’impose comme un mouvement clé dans le domaine de l’IT.
Ces outils permettent de créer des sites/logiciels/applications sans connaissance en programmation informatique. Ils sont de plus en plus plébiscités par les entreprises afin d’accélérer et alléger financièrement le développement de projets.

Pandémie numérique, dans l’ombre du Covid-19 ?

Journal du Net – le 25 mai 2020 :

La crise sanitaire a eu pour conséquence l’explosion des cyber-attaques. Entités publiques, organisations internationales, entreprises privées ou particuliers, tous sont frappés par la virulence de la cybercriminalité.

À l’heure où acteurs publics et privés planchent sur l’instauration d’un mécanisme de couverture des risques systémiques de type pandémie, le moment n’est-il pas venu de préparer nos économies aux conséquences d’une pandémie numérique ?

Faire du confinement un avantage compétitif pour les équipes Produit digitales…

Marketing-professionnel – le 11 mai 2020 :

Dans le contexte actuel de confinement, les activités des équipes Produit Digitales ont été considérablement ralenties et celles-ci doivent adapter leur cadence de travail et leurs tâches du quotidien tout en anticipant au mieux la reprise.

Aussi, en temps normal, ces équipes sont souvent absorbées par le rythme soutenu des ateliers ou rituels Agile et ne parviennent pas toujours à extraire de la bande passante permettant de réaliser le travail d’observation nécessaire sur leur produit et de garantir une réelle approche d’amélioration continue.

Comment les équipes digitales peuvent-elles tirer profit de cette situation afin de déceler de nouvelles opportunités business ?

Réchauffement climatique, et le digital dans tout ça ?

Economie Matin – le 30 mars 2020 :

A l’heure où la sonnette d’alarme est tirée et que de nombreux voyants sont au rouge, les débats sur la protection de l’environnement et l’urgence climatique sont omniprésents dans notre actualité d’aujourd’hui. Quel que soit le canal de communication, radio, télévision, presse ou réseaux sociaux, il n’y a plus un jour sans que le mot climat ne soit prononcé par les politiciens, activistes, célébrités ou bien simples citoyens. Alors que le compte à rebours a déjà démarré et que nous commençons à vivre à crédit sur notre planète bleue, l’heure est au bilan.

Je ne parlerai pas ici des puissances industrielles qui polluent notre planète chaque jour et je ne ferai le procès de personne en particulier. Tout d’abord parce que ce n’est pas mon rôle, mais aussi parce que d’autres personnes morales ou physiques à l’image des nombreuses ONG ou d’activistes le font mieux que moi.

Je me contenterai de parler de nous. Nous citoyens et plus particulièrement nous internautes puisque nous sommes aujourd’hui environ 4,39 milliards soit un peu plus de la moitié des habitants de la planète.

Développement de l’e-commerce en Afrique: une dynamique entre désert économique et jungle digitale

Ecommercemag.fr – 24 octobre 2018

Alors que plusieurs pays d’Afrique subsaharienne constituent des marchés prometteurs pour l’e-commerce, ces régions se heurtent encore à des difficultés d’ordre logistique et structurel.

Avec l’émergence d’une classe moyenne évaluée à 22 millions de ménages et un taux de croissance démographique atteignant 3 à 4% chaque année selon le FMI, les pays d’Afrique subsaharienne présentent des caractéristiques qui en font des marchés prometteurs, mais qui demeurent difficiles à exploiter. Aujourd’hui, cette région constitue une des dernières zones à résister à la croissance de l’e-commerce.

Drainée par les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, lesquels représentent un marché au potentiel colossal pour les entreprises, l’Afrique subsaharienne reste particulièrement hermétique à l’e-commerce. Devenu une évidence à l’échelle mondiale, le paiement en ligne en est encore à ses premiers balbutiements sur cette partie du continent. Face à un taux de bancarisation global inférieur à 20% (chez les adultes de plus de 15 ans) et un taux de pénétration d’Internet avoisinant les 30%, les commerçants peinent à atteindre la grande majorité des consommateurs d’un continent où de nombreux obstacles freinent leur développement.

Digital Detox : l’utilité du sevrage numérique

Economie Matin – 29 mars 2018 :

Comme certains Français accros à leur portable ou leur tablette, peut-être avez-vous pris en ce début d’année la résolution de vous détacher des écrans. « Se déconnecter pour mieux se reconnecter » avec soi-même, avec les autres ou avec la nature, la tendance fait de nombreux adeptes ainsi que des business florissants.

Quand l’hyperconnectivité devient pathologique

En janvier 2018, 88% des français utilisent internet au moins occasionnellement et l’on compte près de 64 millions d’abonnements mobile, soit 98% de la population. Le numérique est devenu le quotidien de toutes les catégories d’âge et de tous les milieux sociaux. La progression la plus frappante concerne l’utilisation du smartphone puisque 71% des français possédaient un accès mobile via leur smartphone en juin 2017 alors qu’un an auparavant ils ne représentaient que 60% de la population.

La révolution digitale est en marche pour LVMH

LVMH finaliserait un important projet de création de plate-forme e-commerce. Ce serait via le site internet du Bon Marché que l’on pourrait acquérir les produits des différentes Maisons de ce géant du luxe selon le Financial Times. Pourquoi cette démarche de digitalisation va-t-elle révolutionner le positionnement du luxe français ?

L’accélération e-commerce, une nécessité absolue

Le leader de l’industrie du luxe se positionnerait face à des pure players tels que Net-A-Porter, Matchesfashion.com et Farfetch qui ont prouvé leur succès sur la Toile ces dernières années. Malgré une disparité de maturité digitale des Maisons du groupe, l’accélération e-commerce devient donc une nécessité absolue pour une industrie qui a pris du retard sur le digital.

On observe une part croissante des ventes en ligne du groupe, près de 2 milliards d’euros en 2016 (soit 5,3% du chiffre d’affaires) a indiqué le directeur général délégué du groupe Antonio Belloni lors de l’annonce des résultats annuels.

En 2015, l’e-commerce comptait pour seulement 7% du marché mondial du luxe, contre 6% en 2014, alors que le cabinet ContactLab analyse que les clients du multicanal dépensent 50% de plus que ceux qui achètent uniquement dans les boutiques. Selon les prévisions du cabinet Bain & Company, les ventes e-commerce devraient représenter le 3ème marché du luxe après les Etats-Unis et le Japon dans les années à venir.
Dans cette accélération digitale, LVMH exclut, cependant, tout partenariat avec Amazon « Nous estimons qu’Amazon ne correspond tout simplement pas à LVMH et à nos marques» explique Jean-Jacques Guiony, le CFO de LVMH, pour justifier cette décision.

Une expérience de shopping ultime

Pour répondre aux nouveaux usages de sa clientèle plus à l’aise avec les nouvelles technologies, le leader du luxe doit donc se réinventer à la lumière de ces nouveaux défis. On peut d’ores et déjà imaginer que les marques du groupe devront « cohabiter » sur cette nouvelle plateforme digitale avec des atmosphères, des histoires de marques et des typologies de produits complètement différentes.

The Edit by Net-A-Porter, magazine digital e-commerce

Le retailer britannique Net-A-Porter est un des meilleurs exemples en termes d’expérience d’achat multimarques, alliant stratégie de contenus « Lifestyle » et efficacité e-commerce. The Edit, son magazine digital hebdomadaire met en avant des thématiques inspirantes avec des produits véritablement mis en scène avec la possibilité d’acheter en cliquant sur les pages du magazine. Une attention tout particulière est apportée au style éditorial qui se rapproche des grands magazines de mode.

Comme dans les boutiques physiques, les marques de luxe se doivent d’incarner l’excellence sur cette nouvelle plateforme digitale où l’expérience d’achat devra continuer à fasciner et à se montrer avant-gardiste. Enfin toujours selon ContactLab, il ne faut pas catégoriser les clients du luxe comme « full digital » ou « offline only » car ils s’attendent à des parcours « sans couture » dans le cadre d’une stratégie omnicanale. Les activités de distribution devront considérer le désir d’engagement client en conséquence.

Des technologies disruptives centrées sur le client

Comme le font d’ores et déjà les Maisons du groupe dans leur stratégie produit, l’innovation se doit d’être au service du client y compris sur le digital. Prenons l’exemple de « The Net Set » by Net-A-Porter, premier réseau social basé sur la reconnaissance d’images, et qui propose des contenus contextualisés et personnalisés ainsi que des fonctions de partage.

Pour observer les meilleures pratiques, il faut traverser l’Atlantique du côté des « Department Stores » historiques. En effet, ces derniers rivalisent de créativité sur le digital et proposent des parcours clients multicanal intégrant des technologies disruptives centrées sur le client. Neiman Marcus a intégré la fonction du « Memory Mirror » dans son application mobile et révolutionne la manière de faire des cadeaux avec la fonction « GiftNow ».

« The Memory Mirror » premier miroir digital au monde intégré dans l’app mobile Neiman Marcus

« GiftNow » – Neiman Marcus révolutionne la manière d’offrir des cadeaux

Par ailleurs, Saks Fifth Avenue a conclu un partenariat innovant avec le prestataire SalesFloor pour créer un service client permettant de chatter à distance avec des conseillers 24/24h et 7/7j où des produits personnalisés à leur goût sont proposés.  Saks Fifth Avenue permet de chatter avec un conseiller 24/24j 7/7j

Enfin, Macy’s a lancé un concept innovant avec le service de conciergerie mode « MyStylist » permettant aux clients de prendre rendez-vous en ligne avec un styliste privé.

 

Saks Fifth Avenue permet de chatter avec un conseiller 24/24j 7/7j

Une des difficultés majeures pour LVMH va être de trouver le juste milieu entre innovation et expérimentation. Rassembler l’ensemble des marques prestigieuses sur une seule et même plateforme représente le degré de risque ultime en termes d’image de marque.  Le géant du luxe devra mettre en place des systèmes robustes capables d’assurer excellence opérationnelle propre au luxe et flexibilité digitale pour accueillir l’innovation.

Par Lanette Khamvongsa, Project Manager Leader de la Communauté d’Experts Digital du cabinet VIATYS conseil

Références :