La DRH au coeur de l’action pendant et post-confinement.

Actuel RH – le 06 mai 2020 :

Pour Evelyne Arulraj, consultante au sein du cabinet conseil Square, le confinement est l’occasion pour les DRH de repenser et d’accélérer la digitalisation de leurs missions. Ils ne doivent pas non plus oublier d’associer très étroitement les managers à la gestion de la crise et du déconfinement.
Largement sollicitée par la mise en place du travail à distance, l’application de l’activité partielle et l’intégration de nombreuses mesures sanitaires, la direction des ressources humaines doit d’ores et déjà se préparer à un nouveau challenge : accompagner l’ensemble de son personnel à la reprise progressive de l’activité tout en veillant à la sécurité et au maintien des emplois.

Cette quarantaine aura de lourdes conséquences dans les entreprises que ce soit sur l’activité, sur le fonctionnement ou sur le plan humain. La fonction RH aura donc un rôle primordial à assurer pour accompagner ses collaborateurs dans les meilleures conditions et poursuivre sa digitalisation dont la crise est un fort accélérateur.

L’impact du coronavirus sur la digitalisation des entreprises françaises.

Entreprendre.fr – le 08 avril 2020 :

Le vendredi 6 mars Facebook a annoncé avoir fermé ses bureaux à Londres et une partie de ses locaux à Singapour « , après qu’un employé du réseau social dans l’archipel d’Asie du Sud-Est ait été testé positif au nouveau coronavirus. « Nous avons immédiatement fermé les zones affectées pour un nettoyage en profondeur et conseillé à nos employés basés dans les zones affectées de travailler depuis chez eux jusqu’au 13 mars », a indiqué le groupe américain dans un communiqué.

Cette situation est difficile à imaginer en France. La question suivante se pose : aujourd’hui, une entreprise française est-elle capable de fermer totalement ses bureaux et de lancer une procédure d’urgence de télétravail ?

L’épidémie du coronavirus bouscule notre quotidien et plus particulièrement notre organisation au travail. Le gouvernement repositionne ses pions sur les sujets de la sécurité sociale, des assurances chômages, des fermetures d’école, des assurances privées…. Les réunions de crise au sein des directions organisationnelles se multiplient, les interrogations des salariés français sur leur organisation au travail grandissent de jour en jour.

Une digitalisation au service de la décentralisation est-elle possible ?

Le Monde – Le 03 octobre 2019 :

Alors que l’Etat tente de redonner davantage d’autonomie aux régions, vingt des quarante plus grandes entreprises françaises conservent leurs sièges à Paris. Un chiffre qui monte à trente-trois si l’on prend en compte toute l’Ile de France. Avec près de la moitié des postes de cadre situés dans la capitale, doit-on se réjouir de l’attractivité de Paris ou bien s’interroger sur l’importance de la centralisation en France ? Le digital pourrait favoriser la décentralisation, mais au contraire, il semble renforcer le contrôle de Paris sur ses provinces.

Paris bondé, Paris cher, Paris désagréable ?

Paris est la grande gagnante de l’exode rural, un flux migratoire qui a largement contribué à vider de nombreuses régions de leurs forces vives. Historiquement, la capitale centralise toute l’activité économique, administrative et sociale française. Elle attire toujours plus de jeunes afin d’alimenter le marché de l’emploi en pleine croissance.

A l’instar d’une majorité de mégalopoles, Paris est victime de son succès. Les retours de bâton sont plus problématiques : densité urbaine, augmentation du coût de la vie et des loyers, déconnexion d’avec la nature. Ajoutons à cela ce sentiment diffus qu’habiter dans le béton entre en contradiction avec les aspirations des êtres biologiques que nous sommes. De même, s’engager dans une fuite en avant dans le seul but de maintenir son niveau de vie créée un certain nombre de pathologies (burn-out, anxiété chronique, etc.). Du point de vue du parisien « de souche », c’est le prix à payer pour vivre dans la ville Lumière. Pour les autres, c’est un compromis difficilement acceptable, à condition bien sûr d’être en position de réellement choisir son avenir.

La politique à l’heure de la digitalisation

Ces dernières années, le monde politique peine à convaincre les électeurs de tout bord. Cette crise de confiance se traduit par une montée de l’abstentionnisme et un vote contestataire. Paradoxalement, l’intérêt des citoyens pour la vie politique est en forte hausse. Le débat et l’action politique portés par les citoyens, se détournent des médias traditionnels et se déplacent sur Internet en s’y ancrant durablement. Les politiciens surfent sur cette tendance en investissant le web et changent ainsi les codes et les habitudes de communication. Face à ce constat, la classe politique est-elle prête à relever ce défi d’une politique digitale ?

L’humain, clé de voûte de la digitalisation

Digitalisation, voici un mot dont on entend beaucoup parler. Les sentiments qu’elle suscite sont partagés ; Elle séduit d’un côté par la facilité et l’immédiateté qu’elle induit et elle effraie par la transformation qu’elle entraîne, du point de vue clients comme du point de vue des entreprises.

Entre inquiétude et possibilités, la digitalisation amène beaucoup de questions. Quelle place occupe l’humain dans un monde qui se digitalise ? Est-ce en opposition ? Réfléchissons sur deux notions qui sont perçues comme dissociées : l’humain et le digital.

La transformation digitale, parfois appelée transformation numérique, désigne le processus qui consiste, pour une organisation, à intégrer pleinement les technologies digitales dans l’ensemble de ses activités. Il ne s’agit pas uniquement d’une évolution des technologies et des processus, la transformation digitale doit aussi prendre en compte les hommes.