Covid-19 : Accélérateur du financement participatif ?

Next Finance – le 15 juin 2020 :

Si la crise économique se profilant pourrait constituer une menace pour le secteur du financement participatif, elle peut aussi être vecteur d’un changement de dimension et le rendre incontournable dans le paysage du financement de l’économie. L’analyse de Morgan Teisset et Matthieu Neige du groupe Square.

Dans la nuit du 22 au 23 avril, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi de finances rectificative pour 2020 autorisant les intermédiaires en financement participatif (IFP) à distribuer des prêts garantis par l’état (PGE). Les 300 milliards d’euros, initialement réservés aux banques, pourront ainsi profiter aux PME via l’activité de crowdlending – mécanisme d’octroi de prêts financés par la foule – et ainsi compléter les dispositifs des banques, actuellement sous tension, comme l’atteste l’annonce du groupe BPCE qui vient tout juste de déclarer sa 100 000 ème demande de PGE en à peine un mois.

Prêter de l’argent contre rémunération est une activité « veille comme le monde », néanmoins cette manière de le faire est particulièrement novatrice dans la mesure où ce n’est plus une banque qui prête grâce aux dépôts de ses clients, mais bien les clients euxmêmes qui iront directement prêter à des PME en assumant en contrepartie la prise de risque portée classiquement par le prêt bancaire.

Epargne : quelles solutions pour pousser les Français à consommer ?

Money-Vox – le 08 juin 2020 :

L’une des clés pour limiter les effets de la crise économique est la relance de la consommation. Mais comment inciter les Français à dépenser tout ce qu’ils ont épargné durant le confinement ?
Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), les huit semaines de confinement ont entraîné 32% de baisse d’activité, ce qui représente un recul du PIB de 5,8% et une perte de 120 milliards d’euros. Mais la levée progressive des restrictions depuis le 11 mai continuera à impacter fortement certains secteurs d’activités à l’instar du tourisme, des activités culturelles et de spectacle et conduira à une contraction supplémentaire du PIB.

Face à cette crise sans précédent et qui s’installe dans la durée, l’Etat Français a adopté un certain nombre de mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs en difficulté : prêts garantis par l’Etat, financement du chômage partiel, fonds de solidarité, report ou annulation des charges sociales. Ces mesures visent à relancer l’économie mais ne tiennent pas compte d’un facteur essentiel : le comportement des consommateurs.

Sortir du confinement, mais pour faire quoi ?

Entreprendre.fr – le 05 juin 2020 :

Après la stupéfaction des premiers jours et la nécessaire gestion de l’urgence pour maintenir des activités essentielles et pouvoir assurer une activité en mode dégradé, la majorité des entreprises commence à vouloir se projeter non pas dans l’après crise, la grande majorité ayant compris que la crise ne faisait que démarrer, mais dans l’après confinement.

Ce moment de redémarrage de l’économie sera progressif et devra être à la fois un moment de remise en marche du business habituel mais devra aussi avoir intégré, du moins dans la réflexion stratégique, les enseignements des semaines précédentes, qui auront changé sans doute pour longtemps la normalité.

Déconfinement : quelles perspectives pour la reprise économique ?

Economie Matin – le 04 juin 2020 :

127 morts et 5423 cas avérés de contamination au Covid-19. Il s’agissait là du bilan sanitaire de l’épidémie au 16 mars, alors que le président de la République annonçait aux Français l’instauration immédiate d’une période de confinement strict.
2 mois après, alors que la phase du déconfinement progressif débute, nous comptons près de 140 000 cas d’infections, environ 96 000 personnes hospitalisées et un nombre de mort avoisinant 27 000.

Si la mise en place du confinement, à l’instar de nombreux pays Européens, avait pour but la maîtrise du nombre de nouvelles contaminations, ses effets ont été dévastateurs sur l’économie en France et à l’échelle de l’union Européenne.

JO 2024 : une meilleure redistribution des bénéfices ?

Sport stratégie hebdo – semaine du 25 mai :

Alors que les JO 2020 qui devaient se tenir à Tokyo ont récemment été reportés à cause de la crise sanitaire dû au COVID-19, qu’en est-il de la préparation de l’évènement pour 2024 à Paris ? L’évènement tant attendu par les Français a fait voir le jour à de nombreux projets et initiatives dont les bénéfices avaient pour but d’être uniformément répartis. En effet, le Comité d’organisation des Jeux s’est engagé dans l’élaboration d’un évènement éthique et durable tant sur l’aspect économique que social. Au global, la région d’Ile-de-France s’est engagée à investir 209 millions d’euros en équipements publics pour assurer le bon déroulement de l’évènement. Toutefois, ces promesses pourront-elles être maintenues ? 

Un vecteur de croissance pour l’emploi et l’économie

Le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques a prévu la création de près de 150 000 emplois entre l’organisation, le tourisme et la construction.

Coronavirus : le défi d’une Europe plus forte, unie et solidaire.

Economie Matin – le 15 mai 2020 :

Le 9 mai, date anniversaire de la «déclaration Schuman», représente la journée de l’Europe et symbolise l’unité et la paix. L’Europe, à travers ses institutions (Commission, Banque Centrale, Parlement) a déjà agi massivement pour lutter contre la crise sanitaire et sauver l’économie (3 400 milliards d’euros ont été levés par les États membres et la Banque centrale européenne).
Cependant, son avenir demeure incertain. Comme l’indiquait solennellement Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie : «L’avenir de la zone euro et de l’Union européenne se joue dans la réponse que nous apporterons à la crise du coronavirus». C’est pourquoi l’Europe doit être plus unie et solidaire pour affronter cette crise.

De réelles avancées et une réaction encourageante…

La nécessité d’un « après » mondialisé.

Les Echos – le 14 mai 2020 :

En 1996 l’économiste américain prix Nobel d’économie Paul Krugman publiait un ouvrage intitulé «La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre-échange». Déjà, à cette époque, l’économiste affirmait que le libre-échange n’était pas responsable de tous les maux des économies occidentales, à savoir le chômage de masse et la désindustrialisation.

Vingt-quatre ans plus tard, l’émergence de la crise sanitaire actuelle fait de la mondialisation le bouc émissaire idéal. Pour l’historien Franck Snowden, la Covid-19 est «la grande maladie de la mondialisation. Un virus peut être à Jakarta le matin et le soir avec vous à Paris».

Le ralentissement des échanges mondiaux aura des impacts pour tous les pays. Nous voyons déjà apparaître des risques de pénurie alimentaires pour les pays en voie de développement. De même la chute des échanges commerciaux entraînera le déclassement social de millions de travailleurs issus de la classe moyenne dans le monde. Et contrairement aux idées reçues, la Chine, symbole de la mondialisation, subira au même titre que les puissances occidentales, les répercussions de la crise due au nouveau coronavirus.

Le prix du Bitcoin va-t-il s’envoler après le 3ème «halving» de son histoire ?

Le Revenu – le 09 mai 2020 :

Un moment crucial approche pour la plus célèbre des cryptomonnaies. D’ici quelques jours, la rémunération – en Bitcoin – des mineurs sera divisée par deux. Les deux dernières fois où cela s’était produit, en 2012 et 2016, le prix du Bitcoin avait initié une solide tendance à la hausse. Faut-il anticiper un scénario similaire en 2020 ? L’analyse d’Ismaïl Dabladji, consultant senior chez Square.

Le Bitcoin (BTC) a connu, depuis sa création par Satoshi Nakamoto, deux importants «halvings» qui ont déclenché une hausse du cours du Bitcoin.

Certains observateurs spéculent qu’il en sera ainsi pour le troisième halving prévu mi-mai 2020 pendant que d’autres pensent que ce ne sera rien de plus qu’un non-évènement.

C’est quoi le halving ?

Les mineurs de Bitcoin achètent du matériel informatique qui servira à sécuriser le réseau. En contrepartie du coût d’achat du matériel informatique et des coûts d’électricité engendrés pour faire tourner les machines, ils perçoivent une rémunération en Bitcoin lors de chaque transaction.

Covid-19 : une opportunité pour l’investissement socialement responsable ?

Carenews – le 07 mai 2020 :

Pour Thibault Le Boudec, consultant chez Square, la crise que nous traversons doit être l’occasion pour les investisseurs de changer de stratégie. Plus résilients et performants à long terme, les fonds d’investissement socialement responsable (ISR) sont une solution pour créer un cercle économique vertueux.
L’arrêt presque total d’une multitude de secteurs a paralysé notre économie. Toutes les Bourses mondiales ont chuté d’une manière impressionnante. De telles baisses de valeurs n’avaient pas été observées depuis 2007-2008 lors de la crise des subprimes.

Paradoxalement, du point de vue d’un investisseur, que ce soit un épargnant ou un investisseur institutionnel, ces temps de crises constituent une opportunité. En effet, il existe plusieurs types de stratégie d’investissement. Néanmoins, l’objectif reste globalement le même : sécuriser son investissement et en tirer profit au maximum, que ce soit à court, moyen ou long terme.

L’assurance, prochaine espèce menacée ?

Riskassur hebdo – semaine du 13 avril :

Les primes d’assurances mondiales ont dépassé pour la première fois la barre des 5000 milliards USD en 2018, soit 6.1% du PIB mondial, selon un rapport SwissRe Institute sigma[1]. Cette croissance s’appuie notamment sur l’émergence de nouveaux marchés, et de nouveaux risques dont la fréquence et l’intensité croissent de manière exponentielle, confrontant les assureurs au défi de leur assurabilité dans certaines zones géographiques.

Des interrogations liées à l’assurabilité des risques nouveaux

« Un monde plus chaud de 4 degrés sera impossible à assurer ». Par cette sortie, Henri De Castries, l’illustre CEO d’AXA, marqua de son empreinte la COP21 en 2015. Au-delà de son aspect historique, cette déclaration invite à la reconsidération du concept de nouveau risque.